Histoire originale : The Savior, Child of the Tardis, Son of a Mad Man, de Blackcatkuroi
Nombre de chapitres de l'histoire originale : 34, en cours
Nombre de chapitres traduits : 19
Chapitre 19 - Où il y a de nombreux pronoms
~~~~~~~~~~~~~~ C'est un début ~~~~~~~~~~~~~~
Harry sortit d'un pas raide de la boutique de Vanderian, marmonnant sur l'injustice d'être jeté hors de sa propre évaluation de focus, et comment aurait-il pu savoir qu'il ne devait pas toucher une rune bien particulière pendant que Vanderian lançait le sort, il n'y avait aucun signe.
Kyst le suivit, amusé par le jeune garçon. Harry était de toute évidence un enfant impatient. Il n'avait aussi pas peur de défier ceux plus âgés que lui et maîtres dans leur domaine, si on devait prendre sa dispute avec Vanderian comme une habitude. Cependant, Harry vivait avec un Seigneur du Temps, dont il était impossible de deviner l'âge, le TARDIS, qui était probablement sans âge, la Lady Wolf, qui vivait à tout instant à la fois, et l'Immortel qui était, et bien, immortel. Il était donc compréhensible que Harry n'ait pas vraiment de concept de l'autorité des adultes.
Ils se retrouvèrent à nouveau sur le sentier orange et Harry tourna brutalement à gauche. Cela allait hors de la principale zone de shopping et vers les Champs, ce qui inquiéta Kyst. Est-ce que Harry essayait de retourner au TARDIS ? Le Conseil était sûrement en train d'envoyer une équipe spécialisée pour le récupérer des Champs, donc ce ne serait qu'une question de temps avant que le trio puisse rentrer à son vaisseau en toute sécurité.
Kyst allait mentionner ceci à Harry quand le bâtiment vers lequel l'enfant se dirigeait apparut. Ce n'était en fait pas les portes des Champs, mais plutôt un immeuble cylindrique de plusieurs étages construit dans un matériau d'un bleu layette. Chaque étage tournait de façon indépendante de celui au-dessus ou en-dessous et Kyst reconnut le magasin comme étant la boutique la plus prestigieuse de la planète pour les tissus et matériaux magiques, appartenant au membre le plus excentrique que la Factrily avait jamais produite, Prysh.
Que pouvait donc bien faire un humain de huit ans dans un magasin de vêtements ? La plupart des enfants de n'importe quelle espèce s'abstenaient généralement d'acheter des vêtements de leur propre volonté. Ils se moquaient que leur tuteur leur en achète, mais y aller d'eux-mêmes, plutôt que dans un magasin de bonbons, de jouets, de livres, ou mêmes d'artefacts magiques obscurs, était inhabituel.
Toutefois, il semblait que Harry n'était normal dans aucune définition imaginable. Kyst se demanda combien d'histoires connues sur Harry étaient vraies. Beaucoup semblaient complètement incroyables, même sur une planète entièrement magique.
~~~~~~~~~~~~~~ C'est un saut de ligne ~~~~~~~~~~~~~~
Harry se dirigea droit vers la porte, une installation ronde qui disparut quand Harry ne fut plus qu'à quelques mètres, et il sentit la caresse de la magie sur tout son corps alors qu'il traversait le seuil. À peine une minute s'écoula avant qu'il soit enfoui dans les membres d'un être grand, transparent et plutôt mince, si on ignorait les… Harry compta sept membres, plus ce qui aurait pu être une tête si l'être avait été humain.
« Oh par les étoiles ! Tu es absolument parfait pour ma création ! J'étais en train de me demander si je n'allais pas devoir recourir à des constructs magiques pour mon exposition, ce que je n'ai jamais fait de toute ma carrière ! Je les considère comme des mannequins inférieurs, puisqu'ils peuvent être faits sur mesure et ne demandent aucun effort du tout, très paresseux si vous voulez mon avis, mais te voilà ! Tu es absolument parfait, jusqu'à la circonférence de tes chevilles ! Quand je vais le dire à Kryill et Marstiik, ils ne vont jamais me croire ! Oh, tu dois venir avec moi, je dois voir mes vêtements sur toi ! »
Harry cligna des yeux devant les couinements rapides et aigus venant de la créature qui tenait à présent son bras dans la poigne étroite de trois membres. Il n'était pas sûr de savoir comment il se sortirait de ça.
« Prysh, qu'est-ce que ton Unité Familiale t'a dit sur le fait d'attraper les gens ? Il me semble me rappeler d'une longue discussion sur le sujet la dernière fois que tu as effrayé un potentiel modèle, » dit Kyst, flottant juste derrière Harry.
Prysh soupira dramatiquement et libéra Harry de la ferme poigne avec réticence.
« Que je dois demander avant de supposer qu'un mannequin est volontaire. »
C'était appris par coeur, Harry en parierait son dernier tournevis sonique.
« Mais il… tu es un il, n'est-ce pas ? »
Prysh regarda Harry attentivement.
« Les jeunes humains sont difficiles à différencier entre les sexes, et parfois, même les humains plus âgés sont difficiles. J'oublie toujours quel organe sexuel va avec quel nom de genre, ou quel nom de genre tu préfères, puisqu'il y en a tant que tu peux utiliser, je me demande comment vous pouvez décider lequel vous aimez. Le fait que vous développiez des organes sexuels si jeunes est fascinant. Le fait que vous ayez quatre combinaisons au maximum, et seulement deux communes, est absolument étrange. Comment pouvez-vous seulement vous reproduire quand seulement un de vos sexes peut porter des enfants ? »
Prysh regarda Kyst, puis baissa les yeux vers Harry.
« Le peuple de Kyst n'utilise même pas de pronoms de genre, ils n'en ont aucun dans leur langue natale, ce que je pense être merveilleux, et un peu déroutant. Comment pouvez-vous décrire votre position dans votre Unité Familiale de manière concise sans pronom de genre ? »
Kyst émit un bruissement :
« Mon peuple fonctionne très bien sans pronom de genre, et nous n'avons pas le même genre d'Unité Familiale que vous, Prysh, donc le besoin de pronoms aussi spécifiques que ton peuple utilise est superflu.
— Ça se comprend. Enfin, aucun pronom de genre. Très fascinant. »
Prysh se pencha vers Harry :
« Donc, est-ce que tu utilises un pronom de genre ? Ou es-tu plus comme Kyst ? »
Harry rit :
« Je préfère 'il', si vous voulez un pronom de genre. J'aime mon nom aussi, Harry. Ça marche très bien si vous êtes confus. »
Prysh couina :
« Oh, tu es adorable, Harry ! Je suis Prysh, et je préfère le pronom 'elle', même si mon véritable pronom n'est pas traduisible dans la langue de Pethi. Je crois que ça devient confus pour vous tous quand il y a sept pronoms de genre standard et jusqu'à cinq sections de pronoms de genre spécifiques, ce qui crée des centaines de milliers de pronoms de genre complètement personnalisés. Le Conseil n'avait pas besoin de plus de quatre pronoms, et ceux qui en voulaient plus ont juste changé les pronoms de base un petit peu pour les adapter sans complètement changer leur sens initial, puisqu'aucune espèce que nous connaissons utilise les pronoms avec autant de sens que nous. Nous préférons les noms en tout cas. »
Prysh se pencha en avant, les orbes bleu foncé, trois, que Harry estima être ses yeux, l'observant attentivement.
« Donc veux-tu bien être mon mannequin ? S'il te plaît ? J'ai le meilleur design pour des vêtements d'enfants pour ceux avec un corps standard vertical, deux membres pour marcher, deux membres pour attraper, et tu as la taille absolument parfaite pour le porter pour moi ! S'il te plaît ?! »
Harry leva un sourcil, baissant les yeux vers son corps :
« Comment savez-vous seulement que je vais rentrer dans vos vêtements ? C'était ça le sort sur la porte ? C'est un sort très complexe.
— Oh, es-tu à l'Académie ? Tu sembles un peu jeune pour être un étudiant de l'Académie. Je ne suis pas la meilleure pour estimer l'âge, mais j'y étais l'autre jour pour aider la classe d'Enchantements à perfectionner les sorts qu'ils utilisent sur les vêtements pour le festival, et je ne me souviens pas d'avoir vu aucun humain aussi jeune que toi. »
Prysh se pencha plus près.
« Tu me sembles familier pour une raison ou une autre. Est-ce que nous nous sommes déjà rencontrés ? J'oublie rarement un type de corps, c'est ma spécialité, et je peux jurer que je t'ai déjà vu quelque part. »
Kyst flotta plus près :
« Je crains que nous n'ayons pas présenté Harry correctement. Prysh, voici Harry, fils du Docteur, de la Lady Wolf et du TARDIS, et sous la protection de l'Immortel. Harry, voici Prysh, membre de l'Unité Familiale Hirel de la Factrily et officiellement étiquetée comme le membre le plus étrange jamais sorti de la Factrily, » dit Kyst en regardant Prysh.
Les yeux de Prysh semblèrent sortir de son corps :
« Harry ? Le Harry ? Et tu vas être mon mannequin ? Oh, Kryill et Marstiik ne vont pas me croire quand je le leur dirai !
— Attendez, attendez, je ne suis pas venu ici pour être un mannequin. Je voulais savoir si vous pouviez me faire une veste, » dit Harry précipitamment, espérant désamorcer la situation avant qu'il se retrouve dans des vêtements inconnus et soit mis derrière une vitre sans même avoir la chance d'obtenir sa veste.
Le fait que son nom soit si rapidement reconnu avec son contexte était troublant.
« Et que voulez-vous dire par 'le Harry' ? Je suis juste Harry. »
Kyst tourbillonna en émettant un doux bruit soufflant :
« Harry, petit, vous ne serez jamais 'juste Harry'. Vous vivez à travers le temps lui-même, un tel mot ne pourra jamais s'appliquer à vous.
— Mais je suis juste Harry. Je veux dire, qu'est-ce que je pourrais être d'autre ? Je suis le fils du Docteur, je suis l'enfant du TARDIS, je suis un magicien, je suis principalement humain, je suis un empathe tactile, mais ça ne fait pas de moi un 'Le'. Ou ça ne devrait pas, dit Harry, en essayant de réfléchir à tout ce qui pourrait contribuer à la tonalité officielle que Prysh avait donnée à son nom.
— Mais, je veux dire, tu es Harry ! Le Harry ! Oh, tout le monde sait qui tu es ! se rengorgea Prysh, et elle sembla vouloir ajouter autre chose, mais Kyst s'approcha un peu plus et elle se tut.
— Harry, vous vivez à travers le temps lui-même. Vous ne vivez pas dans un temps linéaire, pas comme nous. Donc des choses qui se sont passées pour nous ne vous sont pas encore arrivées. Votre temps linéaire n'est véritablement applicable que dans le TARDIS et avec ceux qui y vivent. En dehors, vous sautez des millénaires, des centaines de milliers d'années, installé à l'intérieur de votre propre bulle de Temps. Pour nous, vous êtes déjà venu sur Haleysio, et vous y reviendrez probablement. Mais pour vous, c'est votre première fois ici. C'est la raison pour laquelle vous n'êtes pas autorisé à approcher ce qui pourrait contenir n'importe quel type d'écrit. Toute prescience sur votre futur et notre histoire vous concernant influencerait vos perceptions, » dit Kyst.
Harry soupira et hocha la tête. Il réalisait vraiment l'importance de la préservation des lignes temporelles, il souhaitait simplement que ce ne soit pas si important sur une planète aussi intéressante.
Prysh, qui était restée à proximité, ses membres tremblants d'anticipation anxieuse, se pencha vers Harry :
« Si j'accepte de faire cette veste pour toi, est-ce que tu veux bien être mon mannequin pendant le défilé de mode de la semaine prochaine sur la principale avenue commerçante ? C'est le moment le plus important de l'année puisqu'il annonce le festival et tout le monde cherche les meilleurs vêtements pour le festival. Cela serait un honneur et je ne te ferais rien payer pour la veste ! Je l'aurais terminée et mise à ta disposition avant la fin de la semaine ! »
Les yeux de Harry s'écarquillèrent et il oublia momentanément son désarroi de ne pas connaître sa propre histoire.
« Vraiment ? Vous me feriez ma veste ? Juste pour porter quelques vêtements ? dit-il avec un grand sourire. Ça marche ! Venez ! Je dois récupérer le tissu dans le TARDIS ! Je l'ai choisi dans la section des Matériaux du Bazar Géant d'Europe en 4198 ! »
Harry sautilla vers la porte, puis s'arrêta :
« Euh, Kyst ? Est-ce qu'on peut aller au TARDIS ? Je veux dire, vous avez dit qu'on ne pouvait pas aller dans les Champs… »
Kyst tourbillonna, le focus en forme d'éventail à main émergeant du corps nuageux, et suivant un battement complexe.
« J'aimerais connaître l'emplacement du TARDIS en ce moment, dit Kyst, et une petite sphère argentée teintée d'orange apparut dans un tourbillon, avant de fuser au loin à toute vitesse. C'est le moyen de communication le plus simple en ce moment, en étant aussi loin des principales Lignes de Cristal du Conseil. Habituellement, ça demande simplement quelques pensées rapides, mais les Boutiques Orange sont spécifiquement protégées à la demande des propriétaires et donc les Lignes n'atteignent pas cette partie d'Haleysio. Ma sphère messagère reviendra dans un moment. »
Harry regarda le mur où la sphère avait disparu.
« C'est fascinant. Est-ce que ça porte le message à l'intérieur ou est-ce que la sphère se dissipe en donnant son message ?
— La sphère fonctionne comme un contenant vocal. Elle se désintègre pour donner son message, enfin, dans sa forme la plus basique, que j'ai utilisée. Des formes plus avancées peuvent envoyer et récupérer des messages, mais elles sont utilisées habituellement uniquement avec les plus jeunes qui ne peuvent pas encore lancer de tels sorts, ou ceux qui sont malades, restreints dans leur magie ou autre chose similaire. »
Kyst tournoya alors qu'une autre sphère, celle-ci teintée de vert, se précipita vers eux à travers le mur.
« Kyst, le TARDIS a été déplacé dans le Hall Principal du Conseil. Harry, le Docteur et Dame Rose peuvent y retourner quand ils veulent, émit la voix mélodieuse de Shorll alors que la sphère disparaissait.
— On peut aller récupérer votre étoffe sans problème, jeune Harry. »
Kyst se tourna vers Prysh :
« Est-ce que tu veux rester ici, Prysh ?
— Oh non non non non non, couina Prysh. Je viens juste de trouver le meilleur mannequin de la planète ! Je vais être la coqueluche du défilé ! Je ne te laisse pas t'éloigner hors de ma portée, jeune Harry ! Et j'aimerais voir le TARDIS ! Oh, Marstiik et Kryill vont être verts de jalousie ! »
Elle bondit sur ses membres, les trois qui touchaient en ce moment le sol. Harry essayait de comprendre si certains membres étaient déterminés comme étant des bras ou des jambes, mais il semblait que ses appendices remplissaient la fonction dont elle avait besoin au moment venu, donc certains étaient des jambes, d'autres des bras, et cela changeait. C'était une méthode intéressante.
« D'accord ! En route vers le TARDIS ! »
Harry adressa un grand sourire à Prysh :
« Vous m'en voudrez si je vous présente quelques schémas que j'ai fait ? J'ai une idée de ce à quoi doit ressembler ma veste.
— Ooooh, ça serait parfait ! J'adore quand un client sait déjà ce qu'il veut ! Même si j'adore créer, les demandes personnalisées sont bien plus faciles si je sais ce qu'on veut ! »
Elle posa deux de ses membres sur les épaules de Harry :
« Tu es merveilleux ! Oh, travailler pour le Harry ! Quel honneur ! Mon Unité Familiale n'y croira jamais ! »
Harry avait l'impression d'entendre des coeurs dans sa voix.
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Le Docteur regarda son fils marcher à grands pas hors de la boutique, l'irritation et l'indignation évidentes dans chaque mouvement de son corps. Il regarda Rose :
« Et bien, au moins il ne peut pas rencontrer trop d'ennuis avec une escorte, » dit-il.
Rose leva les yeux au ciel :
« Tu espères simplement qu'il ne fera rien exploser d'important ou ne sera pas impliqué dans des conflits interplanétaires ou ne changera pas complètement la façon dont la magie est vue, ce qui causerait une révolte qui engloberait tous les académiciens de cette planète, » dit-elle.
Prryxt fit aller son regard entre le Docteur et Rose, en émettant de doux bruits curieux :
« Harry est-il prône à causer des ennuis ? demanda-t-il.
— Ce n'est pas tant qu'il cause des ennuis, c'est plutôt qu'il y tombe dedans, ou que les ennuis le trouvent, expliqua le Docteur. Il a failli être sacrifié sur l'autel d'un Dieu de la Destruction comme étant le Prophétisé quand il avait cinq ans. Ça a été suivi par une tentative de créer une aire de gym multidimensionnelle qui a presque fait exploser une planète voisine, et il a provoqué un Déplacement Temporel quand il avait sept ans. Harry n'a jamais été capable de rester loin des ennuis.
— Et bien, Seigneur du Temps, l'enfant vous a comme père. C'est facile de voir d'où il tient son esprit aventurier, dit Vanderian. Vous êtes connu dans tout l'Univers, est-il vraiment étonnant que l'enfant que vous appelez votre fils est aussi connu ? »
Le Docteur remua, légèrement déconfit par l'idée. Rose soupira :
« Docteur, tu sais déjà ce qui risque d'arriver. Harry n'est pas seulement ton fils, il est puissant magiquement et célèbre dans sa propre communauté. Merlin m'a dit qu'il n'avait jamais vu tant de pouvoir contenu dans une seule personne, que c'était une quantité dangereuse, particulièrement à cause du fait que Harry n'a même pas encore commencé sa puberté. Tu auras un enfant dangereux dans les mains quand Harry atteindra ses douze ans. Tu devrais espérer que Hogwarts a l'aide dont il aura besoin.
— Merlin m'en a parlé également. Nous ne pouvons qu'attendre et voir. Mais pour le moment, dit-il en laissant traîner ses voyelles et se tournant vers Vanderian, je crois que j'ai quelques questions pour vous. Je suis curieux au sujet de ces foci que tout le monde semble avoir. J'ai constaté que Shorll avait une sorte d'obsidienne taillée, et un des membres du conseil portait un ruban entortillé dans ses cheveux qui ne semblait pas à sa place et particulièrement lâche, surtout compte tenu du fait que c'est censé attacher les cheveux. Je ne connais que les foci humains et ils semblent tous avoir des baguettes, ou du moins les humains sur Terre en avaient. Mais il y a clairement plus que des baguettes ici. Ce qui se comprend, vu qu'il y a un nombre important d'espèces diverses qui peuvent utiliser la magie, mais je suis curieux, puisqu'il semble que mon fils va en avoir un. »
Le Docteur fit une pause, regardant autour de lui.
« Que pouvez-vous me dire sur les matériaux qui sont utilisés ? Quels types de foci fabriquez-vous ? Jusqu'à quel point un focus est-il personnalisé ? Comment fonctionnent-ils ? Les foci ont-ils une manière spécifique d'interagir avec les canaux magiques du corps qui est différente de la pratique magique sans focus ? A quel point les foci qui ne sont pas fabriqués pour un utilisateur particulier sont-ils spécifiques ? Comment sait-on qu'un focus nous a choisi ? »
Rose posa une main sur l'épaule du Docteur.
« Même si je sais que tu as un système respiratoire particulier et que tu n'as pas besoin de respirer autant que la plupart des autres personnes, tu dois toujours prendre ta respiration et laisser les personnes répondre à tes questions avant d'en poser une dizaine d'autres. »
Le Docteur regarda Rose.
« Comment peux-tu t'attendre à ce que quelqu'un te réponse si tu ne lui en laisses pas le temps ? » ajouta-t-elle.
Vanderian gloussa :
« Je vois d'où votre enfant tire sa curiosité, Seigneur du Temps. Je peux vous donner les bases, et même mes suppositions sur ce que votre fils va recevoir. Pour le moment, je suis toujours incertain de sa forme finale, vu que je n'ai que trois des quatre ingrédients nécessaires, mais il penche vers le Type Naturel, ceux qui ont un focus fait soit de pierre ou de bois. Les humains en particulier ont une connexion importante avec le bois. »
Vanderian regarda Prryxt :
« Votre peuple a aussi une connexion forte avec les Types Naturels, même si vous tendez plus vers les Stationnaires. Je me souviens de l'évaluation de votre première-née. C'était une enfant difficile, une combinaison étrange pour votre peuple. »
Prryxt hocha la tête :
« En effet. Rrrysial n'a jamais été considérée comme normale, mais elle se débrouille très bien à l'Académie. Parmi les meilleurs de sa classe, malgré quelques… accidents de parcours. Je crains que mes triplés doivent venir également ici. Ils sont un lot inhabituel. Je n'avais pas imaginé que j'aurais la chance d'avoir tant de fauteurs de trouble pour enfants, » dit Prryxt en agitant ses moustaches.
Vanderian sourit :
« J'en serai honoré. Des triplés sont des cas inhabituels, leur magie si liée entre eux. »
Il porta à nouveau son regard vers le Docteur :
« Pour continuer, votre enfant n'a pas d'attirance forte vers les trois sous-types standards, Stationnaire, Mobile ou Sauvage. Son inclination pour l'instant, avec son matériau d'ancrage, quelque chose qu'on voit rarement hors des Types Sauvages, et son Coeur, aussi un Type Sauvage, si je me souviens bien, me laisse penser sur la base des matériaux uniquement qu'il est un Type Naturel Sauvage, ce qui est une combinaison bizarre, mais son ascendance humaine me conduit vers le Type Mobile, car c'est le thème le plus commun chez les humains, et le matériau de base, le bois, le suggère également. Mais sans le quatrième élément, on ne peut pas savoir, » dit Vanderian en haussant ses larges épaules.
Le Docteur s'éclaira, puis se pencha d'un air conspirateur :
« Et vous pensez que vous pourrez travailler avec… un matériau inhabituel ? » demanda-t-il en murmurant presque.
Rose leva les yeux au ciel et se tourna vers Prryxt :
« Il pense qu'il est si rusé, 'part qu'il n'y a aucune raison de l'être. Il aime juste rendre tout dramatique. »
Prryxt ronronna d'amusement :
« Je pense que quelqu'un ayant vécu une vie aussi aventureuse que le Seigneur du Temps peut se permettre d'ajouter un peu de drame quand il le souhaite. »
Rose grogna :
« Ne dites pas ça, vous allez juste l'encourager. »
Elle tira la langue au Docteur et eut un grand sourire :
« Juste ce dont il a besoin, de l'encouragement.
— J'ai déjà travaillé avec de nombreux matériaux inhabituels, des choses particulières à quelqu'un, apportées par la famille qui était incapable de trouver une correspondance ailleurs. Avez-vous quelque chose de similaire pour Harry ? »
Vanderian se demandait si c'était l'élément manquant dont il avait besoin pour le focus. Les objets spécifiques à une personne étaient rares mais pas inhabituels dans sa boutique. Ils renforçaient souvent le lien entre le focus et son utilisateur, et rendaient la correspondance parfaite.
Le Docteur plongea la main dans sa poche et farfouille avant d'en ressortir triomphalement quatre pierres brillantes.
La plus grande avait un éclat bleu, brillant dans la lumière et émettant une pulsation toutes les trois secondes. La seconde était d'un rouge profond, stable et violent dans sa lumière. La troisième était d'un blanc pur, iridescent. La quatrième était d'un mauve pâle, stable et doux.
Vanderian fit courir ses doigts à l'apparence d'écorce au dessus.
« Qu'est-ce que c'est ? Je peux sentir… quelque chose sous la surface, un pouvoir rugissant contenu dans la gemme, mais je n'ai jamais rien vu de tel.
— Ce sont des étoiles. Des étoiles attrapées et capturées juste au moment entre la vie et la mort et contenues à l'intérieur de la gemme. Harry les a sorties de là où elles étaient rangées quand il était plus jeune et jouait avec, je crois qu'il s'en est inspiré pour les étoiles de ses petits mondes. A donné un nom aux quatre, aussi, même si je ne me souviens pas vraiment de leur nom. »
Le Docteur semblait pensif, et manqua le regard stupéfait que posait Vanderian sur lui.
« Je crois que l'une s'appelait Frio, et peut-être une autre était… »
Il siffla quelques sons.
« Je crois… Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? ajouta-t-il en levant les yeux vers Vanderian.
— Vous avez des étoiles ? Enfermées dans des gemmes ? Et vous voulez savoir si je peux les utiliser dans un focus ? Êtes-vous complètement certain que vous savez ce que vous être en train de me demander de toucher avec ma magie et manipuler ? » dit Vanderian, semblant légèrement horrifié.
Toutes les choses qui pouvaient mal tourner dans un tel processus était trop nombreuses pour que Vanderian puisse toutes les envisager. La plus importante était l'oblitération de la planète si un tel pouvoir devenait hors de contrôle, et avec la magie, être hors de contrôle était l'état dans lequel la plupart des choses existaient en permanence. C'était le fait de savoir comment on pouvait imposer un ordre sur un état chaotique qui rendait les magiciens bons. Ou de travailler avec le chaos d'une manière harmonieuse pour permettre à la magie de se dérouler.
Le Docteur sembla perplexe :
« Et bien, Harry a joué avec elles et sa magie pendant toute sa vie, même si je les ai confisquées après l'incident du Déplacement Temporel puisqu'il a utilisé un peu d'énergie de l'une des étoiles pour alimenter son laboratoire secret qu'il me cachait. J'ai décidé qu'il n'avait pas la présence d'esprit suffisante pour continuer à les avoir s'il les utilisait pour quelque chose d'aussi dangereux qu'un voyage dans le temps et l'espace non-autorisé, donc je les ai mises dans ma poche, dit le Docteur en tapotant ladite poche. L'endroit le plus sûr pour échapper à la curiosité de mon fils. »
Ceci ne sembla pas du tout apaiser les inquiétudes de Vanderian.
« Le pouvoir dans ces… étoiles pétrifiées est immense. Je ne sais pas si je peux les façonner avec ma volonté.
— Ça ne peut pas faire de mal d'essayer. Pouvez-vous savoir laquelle est la bonne sans Harry ?
— Je crains qu'une véritable correspondance requiert la présence du magicien en question, mais la magie de ce jeune magicien en particulier laisse des traces, donc je peux en toute sécurité, j'espère, voir si elles peuvent correspondre. »
Vanderian regarda la porte effondrée et légèrement fumante par terre.
« Dès que je peux réparer les sorts autour des boucliers de ma salle. Je préférerais ne pas détruire une partie des Boutiques de la Rue Orange avec une expérience malavisée. »
Prryxt s'avança dans un glissement, s'asseyant près de l'ouverture de la porte.
« Si vous le souhaitez, je peux peut-être vous aider avec quelques sorts de réparation. J'ai fait partie des Artisans Constructeurs avant de rejoindre le conseil, et j'ai beaucoup d'expérience du travail dans des zones hautement magiques. »
Vanderian regarda Prryxt, quelques branches s'agitant sous la surprise.
« J'apprécierais l'aide. Je me suis limité à une étude complète de la base de l'art de la construction, l'art de la fabrication de foci était bien plus important pour moi.
— Je ne toucherai pas les boucliers, je suis conscient de la réaction de ces boucliers particuliers à la magie extérieure.
— Vous êtes doué. Je vais travailler sur les boucliers eux-mêmes et les recharger. »
Vanderian tourna le haut de son corps pour regarder le Docteur et Rose :
« Cela sera fait plus vite que je l'espérais grâce à l'aide de Prryxt. J'estime qu'il faudra une heure environ avant que ce soit à nouveau sûr. Si vous pouviez trouver votre jeune magicien entre temps et le ramener ici, l'évaluation pourrait même être complétée et nous pourrons commencer le processus de fabrication. Je serai également capable de déterminer son type. »
Vanderian fouilla dans un repli mystérieux de son corps et en sortit la fleur ouvragée.
« Pour l'instant, il serait plus sage de ne pas nous déranger. Ce sont des sorts particulièrement délicats. »
Prryxt avait également sorti son propre focus, une pierre bleue aux torsades serrées qui semblait tourner en permanence. Il la tenait délicatement entre ses queues, les yeux fermées.
Rose regarda le Docteur, faisant un signe de tête vers la porte, et Vanderian se détourna, les bloquant à l'extérieur alors qu'il commençait à lancer de puissants sorts vers sa pièce actuellement détruite.
« Oh, et Seigneur du Temps, j'ai été informé par le Conseil que votre TARDIS a été déplacé dans le bâtiment principal du Conseil, le grand bâtiment noir que nous avons quitté. Vous pouvez y retourner quand vous voulez. Le Conseil apprécierait d'être informé quand vous partirez, cependant. Ils ont des registres à tenir, » dit Prryxt, ses yeux se fermant à nouveau alors qu'un petite sphère se dissipait complètement après avoir délivré son message.
Rose eut un grand sourire :
« Nous pouvons aller vérifier au TARDIS. Elle peut savoir où est Harry et nous pourrons jeter un oeil à ces écritures de la langue originale de cette planète. Le Conseil doit savoir où nous pourrons aller. »
Le Docteur acquiesça en se frottant les mains. Il était rare qu'il ne veuille pas résoudre un mystère, et un langage mystérieux était tout en haut de sa liste préférée.
« Probablement quelque part à l'Académie. Et on pourra faire d'une pierre deux coups et Harry pourra discuter avec quelques experts en magie !
— Juste ce dont nous avons besoin, le mélange dangereux du père et du fils attirés par leur curiosité. Des civilisations entières se sont effondrées sous cette menace.
— Oi ! »
Rose eut un rire.
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Harry sautilla avec enthousiasme dans le bâtiment du Conseil, suivi de près par Prysh et Kyst. Le TARDIS était juste au delà de l'entrée principale et Shorll était juste à côté avec quelques autres personnes.
« Prysh, dit Shorll, sa voix musicale montrant sa surprise. Je ne savais pas que vous viendriez. Qu'est-ce qui vous amène au conseil ? Je pensais que vous vous prépariez pour la semaine de la mode qui commence demain. »
Prysh gloussa, quelques membres s'agitant autour d'elle :
« Oh, c'est absolument merveilleux ! Harry va être mon mannequin pour un de mes modèles ! Il a accepté en échange d'une veste faite par moi ! Nous sommes venus récupérer le matériau qu'il veut utiliser. »
Shorll regarda Kyst :
« Vous n'avez pas pu garder votre protégé loin d'une telle activité ? Je ne suis pas sûre qu'être un mannequin soit… sûr. »
Kyst tourbillonna :
« Il n'y a aucun danger lié à une telle activité. Harry sera bien protégé et ce n'est pas pour toute la journée. Tous les mannequins sont en alternance, donc il sera exposé pendant seulement quelques heures, et les affichages des mannequins ne sont pas réellement les pièces qu'ils occupent, pas depuis le Carnage de Gryslof. »
Shorll sembla un peu déstabilisée.
« Vous en savez beaucoup sur le sujet, dit-elle, confuse.
— J'ai été élevé dans un Kriss de Faction très conscient de la société. Tous les jeunes de ma Faction prennent des leçons hebdomadaires sur les nombreux aspects de la société conventionnelle, dit Kyst.
— Je vois, dit Shorll, même si elle n'en semblait pas certaine. Savez-vous où sont votre père et Dame Rose ? » demanda-t-elle en se tournant vers Harry et laissant de côté le sujet du mannequinat pour l'instant.
Harry haussa les épaules :
« La dernière fois que je les ai vus, ils étaient chez Vanderian. Je me suis fait expulser cependant, donc ils peuvent être toujours là-bas ou complètement ailleurs. Si papa pose toutes ses questions, ils sont probablement toujours chez Vanderian, cependant.
— Vous l'avez amené chez Vanderian ? » couina une petite voix depuis derrière Shorll.
Joffryin, une petite silhouette qui flottait quelques dizaines de centimètres au dessus du sol, s'approcha de Harry.
« C'était un endroit sûr. Vanderian sait qu'il ne faut rien dire de compromettant et le jeune Harry est en âge pour au moins être évalué. Vanderian a accepté, même si le processus n'est pas terminé, » dit Kyst en tourbillonnant.
Une petite clameur s'éleva, et Joffryin s'approcha plus près, se transformant en une bouche plissée.
« C'était dangereux ! Laisser quelqu'un avec une telle magie s'approcher de la boutique de Vanderian est chercher une explosion !
— C'était juste une petite ! » se défendit Harry.
Joffryin se transforma en un point d'exclamation :
« Voyez ! Dangereux ! Il n'est à Haleysio que depuis moins de deux heures et il a déjà causé des dégâts !
— Les dégâts ont été contenus et ne sont pas étendus. Vanderian les aura bientôt réparés. Et Harry a besoin d'un focus, même Vanderian est d'accord là-dessus, dit Kyst.
— Donc nous l'autoriserons. Un focus est peut-être juste ce dont Harry a besoin pour l'aider à gagner un peu de contrôle sur sa magie. On ne peut pas aller très loin sans focus, même pour les plus puissants des magiciens. La magie incontrôlée est à la fois puissante et mortelle. Les plus jeunes s'en sortent avec de la magie sans contrôle parce qu'ils en ont rarement assez pour que ce soit dangereux, mais tous atteindront l'âge où la possession d'un focus deviendra nécessaire, dit Shorll en s'avançant et regardant Joffryin. Seuls les mages les plus puissants et ayant la plus forte volonté peuvent étudier un jour la magie sans focus et cela leur prend de nombreux cycles pour apprendre quelque chose d'appréciable. »
Harry pencha la tête avec curiosité :
« La magie sans focus ? C'est faire de la magie sans focus et d'une manière contrôlée, correct ? Pas juste vouloir quelque chose et cette chose se réalisant.
— En effet. La magie dont tu parles est la 'magie de souhait' et se manifeste chez les plus jeunes et est rarement réalisée avec une concentration suffisante pour faire quoi que ce soit sans émotions fortes.
— Donc, comment vous classifieriez ceci ? »
Harry tendit les mains et les tordit, se concentrant sur ses petits systèmes stellaires. Les étoiles et les planètes apparurent dans un scintillement, tournant paresseusement autour du point central de sa création. Il pouvait sentir la chaleur des étoiles qui passaient devant lui, et voir les courants sur les planètes disposant d'eau, voir les anneaux tourner autour des planètes, observer les comètes fuser alentours.
Autour de lui, il y eu un hoquet collectif d'émerveillement.
« Harry, vous avez fait ça ? demanda Shorll d'une voix douce alors qu'elle se penchait en avant, essayant de s'approcher autant qu'elle pouvait sans toucher quoi que ce soit.
— Mmmhmm. Papa dit que j'ai commencé à en faire quand j'étais un bébé. Après ma rencontre avec des Olympiens en colère et jusqu'à ce que je rencontre Merlin, je ne pouvais pas accéder à ma magie à part dans des moments extrêmement émotionnels, mais après que Merlin m'a aidé, j'ai pu les créer à nouveau. Je construis ça pendant mon temps libre, dit Harry en regardant les systèmes. Je n'ai pas de magie particulière en tête quand je fais ça, je m'imagine juste la planète ou le soleil ou la météore ou le satellite que je veux et je souhaite sa création. Ma magie fait le reste. »
Kyst regarda par au-dessus.
« Je peux sentir la chaleur des étoiles. C'est aussi le résultat de votre magie ?
— Ouaip.
— C'est… C'est phénoménal. Êtes-vous capable de réaliser quoi que ce soit d'autre de la même manière ? » demanda Shorll.
Harry réfléchit.
« Pas vraiment. Pas la même manière, en tout cas. J'avais apparemment pas mal de contrôle sur ce que vous appelez la magie de souhait en tant qu'enfant, mais la plupart a été perdu au même moment que j'ai perdu accès à ma magie. Après, ceci est une des rares choses que je peux créer par simple volonté. »
Harry pencha la tête en réfléchissant :
« J'ai une connexion unique avec le temps, donc je peux faire un peu de magie temporelle, si je demande au TARDIS de m'aider. Mais la dernière fois que j'ai fais ça, j'ai transformé Wen en enfant. Je ne suis plus autorisé à en faire depuis. Je peux aussi faire de la lumière si je le veux vraiment.
— Je me demande, fit une voix grave de l'arrière de la foule des observateurs, si peut-être la connexion intime que jeune Harry a avec l'espace, et son éducation inhabituelle, lui permettent de faire de telles créations magiques extravagantes aussi facilement. C'est une création très particulière, sur un sujet spécifique, avec un tel détail que je ne sais même pas si les étudiants les plus avancés en Enchantements ou Illusion de l'Académie seraient capables de recréer, mais ça illustre parfaitement l'enfant qui l'a réalisée.»
La foule s'écarta pour laisser entrer dans le cercle autour de Harry une grande silhouette ronde et ressemblant à de la pierre. Harry aurait pu confondre la personne ayant parlé avec un rocher plutôt grand s'il n'avait pas vu le mouvement de la bouche au milieu du corps.
« Salut, dit Harry.
— Bonjour, petit. Je suis le Grand Membre du Conseil Bryshl, le membre le plus ancien du Conseil. C'est vraiment une magie remarquable.
— Je l'ai toujours eue. C'est mon projet personnel depuis que je suis trop jeune pour m'en souvenir. »
Bryshl acquiesça. :
« Ce qui est probablement la raison pour laquelle c'est aussi puissant et merveilleux. Mettez des années et des années de magie et l'imagination d'un enfant dans n'importe quoi et ce sera fantastique. Avec le contrôle d'un magicien si doué vivant dans un endroit si inhabituel dans le temps et l'espace, une telle création ne peut être que spectaculaire. »
Une petite créature qui semblait être un enfant, si ce n'était les caractéristiques clairement adultes, observa la création de Harry.
« Oui, une telle concentration de magie et de pensée dans un tel projet rendrait certainement ceci possible. Même si pour une personne aussi jeune, c'est une création remarquable. »
Des yeux bleu foncé dans un visage brun foncé se levèrent vers Harry :
« Aimeriez-vous parler avec quelques experts de l'Académie ? Si c'est d'accord avec les Grands Membres du Conseil, dit-elle.
— Je n'y vois aucun problème, tant que tous les experts sont complètement informés avant de rencontrer Harry, dit Shorll.
— Je n'y vois aucun problème non plus tant qu'il y a une réunion préalable, » accepta Bryshl.
Harry tordit les main et fit disparaître son système, légèrement énervé par le fait qu'il ne pouvait rencontrer personne sans qu'il y ait une réunion secrète avant. Il détestait parfois garder les lignes temporelles stables.
Prysh s'était contenue pendant toute la rencontre, vibrant d'énergie. Elle errait vers le TARDIS, quelques membres caressant avec impatience la carcasse.
« Est-ce qu'on peut entrer maintenant ? » demanda-t-elle, la voix pleine d'envie.
Harry sourit :
« Bien sûr, tant que le Conseil n'y voit aucun problème ? »
Il se tourna vers les membres du Conseil rassemblés.
« Aucun, petit. Nous allons tenir une réunion avec les membres de l'Académie avant la fin de la journée et demain, vous devrez pouvoir parler avec qui vous voulez, dit Bryshl.
— D'accord. Demain. Je peux faire ça. Aujourd'hui semble bien occupé de toute façon, dit Harry avec un sourire malicieux. Fabrication d'une veste, présentation de vêtements, évaluation de focus, sans parler les inévitables explosions. »
Kyst soupira. Suivre le magicien le plus influent mais également imprévisible de l'Univers devenait un véritable défi, surtout compte tenu du fait que le pari portait sur toute la durée du séjour de Harry.
Kyst n'était pas sûr que le prestige en vaudrait la peine après une semaine.
Harry approcha le TARDIS, sortant sa clé de sous sa chemise et l'insérant dans la serrure, sentant le bourdonnement chaleureux du TARDIS sous ses mains. La porte s'ouvrit dans un mouvement doux et Harry entra.
Personne ne le suivit, attendant. C'était un moment capital. Le TARDIS était un morceau de l'Univers, du Temps et de l'Espace, installé dans la salle du conseil. Malgré l'excitation de Prysh, même elle ne voulait pas entrer sans autorisation expresse.
Harry passa la tête par la porte, une expression confuse sur le visage.
« Et alors ? Vous venez, tous les deux, ou non ? dit-il en regardant Prysh et Kyst. Je croyais que vous vouliez voir le TARDIS, Prysh. Vous vous accrochiez suffisamment à elle.
— Oooh ! Le TARDIS a un pronom de genre ?! C'est si excitant ! » couina Prysh.
Harry se demanda si tous ceux de la Factrily avait un intérêt aussi prononcé pour les pronoms de genre que Prysh, ou si elle était juste spéciale. Il haussa les épaules :
« Le TARDIS préfère le pronom 'elle', je crois qu'elle aime la force du sexe féminin. Aussi, les Seigneurs du Temps n'étaient une espèce qu'à deux genre de ce que je connais, et tous les TARDIS semblent s'appeler entre elles Soeur, ou c'est ce que j'ai compris. Le TARDIS ne parle pas vraiment en mots. Ce sont des organismes mystérieux, donc ils peuvent être une espèce à sexe unique et utiliser les pronoms juste parce qu'elles aiment ça. Je n'ai jamais rencontré d'autre TARDIS, donc je ne sais pas. »
Prysh eut un grand sourire enthousiaste :
« Une si fascinante créature, le TARDIS ! Elle est si belle. »
Prysh regarda au delà de l'encadrement de la porte.
« Oh, souffla-t-elle. Wow, si merveilleux ! Je n'ai jamais vu le principe de dimension alternative appliqué de manière aussi brillante ! »
Elle regarda Harry :
« Est-ce que je peux entrer ? demanda-t-elle.
— Bien sûr, c'est pour ça que nous sommes venus ici, n'est-ce pas ? dit-il en regardant Kyst. Vous aussi. Vous m'avez supporté tout le temps que j'ai été ici, donc je suis sûr que papa s'en moque si vous entrez aussi. » dit Harry avec un grand sourire en ouvrant plus largement la porte.
Prysh sautilla à l'intérieur, gloussant et ses membres tendus pour caresser les supports et les barrières. Kyst vola à travers la porte, se tordant pour regarder tout l'espace.
« Elle est merveilleuse, Harry, dit-il, de l'émerveillement dans chaque mot.
— C'est la maison ! dit Harry en bondissant autour de la console. Le seul endroit que j'ai connu. Je ne me souviens pas de ma vie avant d'être venu habiter ici, trop jeune pour avoir des souvenirs solides et je n'ai aucune raison d'aller les fouiller. »
Il se précipita vers la porte au fond de la pièce.
« Là, par ici. Mes pièces sont dans cette direction. Le TARDIS ne veut pas me laisser garder tous mes matériaux au même endroit que mon lit, donc j'ai un endroit séparé pour garder mes expériences et tout. »
Il courut le long du couloir.
« Nous devrions le suivre, ou nous allons nous perdre, dit Kyst gravement. Le TARDIS a une dimension infinie à l'intérieur d'elle, tout ce qu'il faut, c'est un mauvais tournant et nous pourrions errer dans les couloirs pendant des jours.
— Nan, le TARDIS vous aime bien ! Ne vous laissera pas vous perdre, enfin, pas pour longtemps ! En plus, c'est la meilleure façon de trouver des nouvelles pièces ! » dit Harry en se tournant avec un grand sourire.
Prysh trottina vers Harry, son corps bougeant dans un cercle rapide pour suivre le rythme du petit garçon. Kyst suivit leur trace, émerveillé par tout ce qui défilait devant eux.
Le couloir tourna et Harry prit des virages serrés en apparence au hasard, avant de s'arrêter en dérapant devant une porte métallique qui scanna Harry dans une vive lumière bleue, avant de siffler et de se soulever vers le plafond. Harry se rua à l'intérieur et la porte se referma derrière lui, laissant Kyst et Prysh à l'extérieur, regardant avec consternation.
« Hum, tu penses qu'on peut passer le scanner ? » demanda Prysh, se déplaçant déjà pour se tenir devant la porte.
La lumière bleue la scanna et la porte devint noire et un bip doux mais perceptible commença à résonner de l'autre côté de la porte.
« Je suppose que c'est non, » déduisit Prysh.
La porte s'ouvrit, se changeant en métal argenté à nouveau, et Harry passa la tête.
« Bon s… oh, oui, la sécurité. Désolé. Je n'ai jamais réussi à la réparer. C'est pour ça que j'aime cette pièce, elle me dit toujours si quelqu'un d'autre que moi est à l'extérieur, même si papa m'a fait la changer pour qu'il puisse entrer aussi. »
Harry se frotta la tête avec gêne.
« Vous pouvez entrer maintenant. J'ai reprogrammé le système, vous êtes reconnus comme autorisés.
— Pourquoi toute cette sécurité, jeune magicien ? Est-ce qu'il n'y a pas que vous et votre famille à bord du TARDIS ? demanda Kyst en entrant dans la pièce.
— Et bien, on n'est jamais trop prudent. Le TARDIS existe à travers le temps, on ne sait jamais ce qui peut apparaître. Une fois, je me suis rencontré moi-même, mais l'autre moi que j'ai rencontré portait des vêtements différents et semblait plus âgé. Je n'ai toujours pas rencontré mon moi plus jeune, alors je suppose que ça ne m'est pas encore arrivé pour la deuxième fois. »
Harry fouilla dans un grand tiroir de bureau.
« Tu t'es rencontré ? Je pensais que le TARDIS empêchait ce genre de chose, dit Prysh. Je veux dire, ce ne serait pas très mauvais si tu causais un paradoxe à l'intérieur d'elle ? »
Harry grogna :
« Normalement, oui. Ça devait être une sorte de circonstance exceptionnelle. Ça ne m'est toujours pas arrivé, donc je ne sais pas ce qui s'est passé. »
Harry était plongé presque jusqu'à la taille dans le tiroir, qui semblait ne pas pouvoir faire entrer autant de son corps à l'intérieur.
« Tu as une vie excitante, dit Prysh, avec une pointe de jalousie dans la voix.
— C'est pour ça que tu es considérée comme si excentrique, Prysh. Presque tout ton peuple est terrifié de quitter la planète, même le fait de venir à Haleysio a du se dérouler grâce à un sort de sommeil et des enchantements nutritifs pour contenir la peur et l'anxiété, et pourtant tu as quitté Haleysio pour aller aux Bazars et aux Foires au Tissu et rencontrer des spécialistes en enchantement, » dit Kyst.
Prysh gloussa :
« Mon Unité Familiale a toujours été déboussolée par mon désir de quitter la planète pour des événements. Je me souviens qu'ils m'ont emmener voir un spécialiste pour vérifier et s'assurer que je n'étais pas sous l'influence d'un enchantement ou d'un sort, mais ils ont fini par décidé que j'étais juste excentrique. Il y a eu quelques Factrily qui se moquaient de quitter la planète. Deux d'entre eux, une Unité Familiale, en fait, sont ceux qui ont conduit la Factrily loin des fossés de persécution de notre planète natale. Jellst et Kurin. Je crois que Marstiik peut tracer la lignée de son Unité Familiale jusqu'à eux.
— Je vois. Cela fait se demander pourquoi tu es celle qui est considérée comme excentrique et pourtant Marstiik ne l'est pas. Ellui est pratiquement l'exemple type de ce qui est normal parmi la Factrily, dit Kyst.
— Et bien, une lignée d'Unité Familiale n'est pas forcément la détermination de la personnalité de chacun, dit Prysh en agitant un membre vers Kyst. Tout comme une Faction ne détermine pas la personnalité. »
Kyst tourbillonna en guise d'acquiescement.
« Où est-ce que c'est, où est-ce que c'est. Je sais que je l'ai mis quelque part par ici, marmonna Harry, presque entièrement dans le tiroir et farfouillant parmi on ne savait quoi à l'intérieur. Je jure que j'ai besoin de réorganiser cet endroit. Je fourre juste mes affaires à l'intérieur sans penser à l'ordre et je perds tout. Hé ! Je cherchais ça ! J'en ai besoin pour terminer les montagnes russes multidimensionnelles !
— Oi ! Qu'est-ce que je t'ai dit au sujet de ces montagnes russes ? »
Prysh et Kyst se tournèrent pour voir le Docteur et Rose dans l'encadrement de la porte.
Harry sursauta.
« Ayayayaïe, papa, c'est toi ?
— Hé, Harry ! »
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Le Docteur et Rose remontèrent le long du chemin Orange vers le Conseil, le Docteur toujours extrêmement curieux sur les foci, mais incapable d'obtenir la moindre réponse pour le moment. Il devrait attendre leur retour à la boutique de Vanderian.
« Docteur, nous devrons toujours attendre au moins une heure avant que la boutique soit réparée, donc tu vas devoir attendre. Et on doit trouver Harry. Le Conseil a quelqu'un pour le surveiller, ils devraient avoir un moyen d'entrer en contact pour savoir où il est, » dit Rose.
Le Docteur soupira :
« Je sais, mais c'est si fascinant ! Je veux dire, la magie est quelque chose dont les Seigneurs du Temps se méfiaient énormément, donc nous n'avons jamais rien appris sur le sujet. Avant l'apparition des Seigneurs du Temps, Gallifrey était dirigée par le Culte de Pythia, une lignée de Voyantes et de Mystiques qui contrôlaient tout Gallifrey. Après que les Trois les aient vaincues, la magie a été abandonnée, et puisque les femmes Gallifreyiennes ont été maudites d'infertilité par le Culte lorsqu'il est tombé, aucun gêne magique qui aurait pu exister sur Gallifrey n'a pu être transmis, puisque les Métiers à Tisser n'ont jamais eu ce gêne inclus dans la structure de base. La magie est quelque chose à laquelle je n'ai jamais vraiment pensé, pas jusqu'à après la Chute de Gallifrey, alors que j'ai rencontré par hasard la race des Sorciers et Sorcières sur Terre. Un peuple si fascinant, et j'ai alors réalisé qu'il y avait des races magiques dans tout l'Univers. Pas aussi répandues que les espèces intelligentes, puisque elles ont besoin d'une planète située dans un endroit particulier de l'espace pour que les espèces de cette planète développent la magie, mais il y avait des races magiques. Et enfin pouvoir être sur la seule planète purement magique est simplement merveilleux ! J'ai tant de questions ! Et je veux savoir qui était là avant que les premiers peuples s'installent. »
Rose sourit, appréciant le babillage du Docteur. Rose n'avait jamais été la personne la plus intelligente de la pièce, particulièrement pas à Torchwood où ils engageaient les diplômés les plus intelligents, principalement dans les domaines scientifiques et technologiques, pour travailler avec eux. Sa connaissance était bien plus pratique et née de décennies d'expérience. Elle avait été parfois l'étincelle derrière certaines des inventions les plus populaires de Torchwood, mais c'était plus du à sa vie excitante et sa capacité à faire les premiers tests avec les prototypes sans avoir à s'inquiéter d'une mort permanente. Avoir été dans le TARDIS pendant deux ans donnait une vision différente de la vie.
« Docteur, nous y sommes presque, » dit-elle en touchant l'épaule du Docteur et pointant vers le grand bâtiment.
Le Docteur s'était perdu dans sa tirade, réfléchissant à voix haute sur ses questions et des théories sur la magie.
« Et bien, nous ne devrions pas être très loin du TARDIS, donc. Prryxt a dit qu'elle était à l'intérieur du Bâtiment du Conseil, dit le Docteur avec un grand sourire. On fait la course ! » dit-il avant de décoller.
Rose le regarda, les yeux écarquillés, avant de rire et de courir derrière lui. Elle se sentait comme une enfant à nouveau.
Ils entrèrent brusquement dans le Hall d'Entrée, riant et hors de souffle.
« J'ai gagné, souffla Rose avec un sourire. J'avais un mètre d'avance sur toi !
— Depuis quand tu cours aussi bien ? demanda le Docteur, perplexe.
— Depuis que je suis l'entraîneuse en chef des nouvelles recrues. Ils devaient courir avec moi tous les matins, et tous ceux qui arrivaient plus de quatre minutes après moi devaient faire le parcours d'obstacle. Tous ceux qui me battaient avaient le privilège d'un cours d'autodéfense privé avec moi. Je les ai fait travailler pour ça, » dit Rose.
Le Docteur renifla :
« Je me souviens de la fille qui soufflait après dix volées de marches. Tu es devenue une bonne athlète.
— Et bien, tu restes soit coincé dans le passé ou tu grandis et tu regardes vers le futur. J'ai eu ma dépression, puis j'ai compris que je pouvais entraîner les nouvelles recrues, et même les agents de terrain plus âgés me rejoignaient pendant ma course. Ils avaient l'habitude de dire que c'était le meilleur moyen de bien se dépenser, dit Rose en haussant les épaules.
— Et bien, on va devoir courir plus souvent, donc. J'adore une bonne course.
— Docteur, Dame Rose, c'est très agréable de vous rencontrer, » dit une voix grave et rocailleuse devant eux.
Le Docteur regarda celui qui venait de parler.
« Oh wow ! Vous venez de Grryyyck ! Vous êtes des gens si secrets, je n'aurais jamais pensé que vous quitteriez un jour votre planète natale ! »
Bryshl rit :
« Oui, notre peuple est connu pour être secret. En fait, seul un tiers de la population magique a rejoins ceux qui quittaient la planète, dit-il. Mais je suppose que vous cherchez le jeune Harry, n'est-ce pas ?
— Ouais, vous l'avez vu ? Ou savez où il est ? demanda le Docteur. Je sais qu'un membre de la Faction Marbreuse était avec lui, donc ça ne devrait pas être très difficile de les contacter et savoir où est Harry. Vanderian… »
Il s'interrompit alors que Shorll s'avançait.
« Harry est à l'intérieur du TARDIS, ainsi que Kyst, le membre de la Faction Marbreuse, et Prysh, de la Factrily. Je ne sais pas ce qu'ils font, par contre, » les informa Shorll.
Le Docteur eut un grand sourire :
« Génial ! Où est le TARDIS ? »
Rose tapota le bras du Docteur, pointant une zone juste derrière Shorll et Bryshl, un petit sourire sur le visage :
« Juste là, Docteur, dit-elle.
— Parfait ! Très agréable de la voir à nouveau ! Aucun effet négatif à cause des Champs, n'est-ce pas ? Je vais aller vérifier à l'intérieur, elle devrait aller bien, ses boucliers sont au top. Enfin, sauf le Circuit Caméléon, mais je crois que j'aime bien la cabine de police.
— J'aime bien le bleu, dit Rose.
— C'est une nuance de bleue très distincte, n'est-ce pas ? Très joli bleu ! Une de mes couleurs favorites ! »
Shorll regarda le Docteur et Rose. Ils formaient certainement une paire étrange.
« Et bien, j'ai quelques questions concernant votre fils, Docteur. En particulier, son contrôle sur sa magie. Il nous a donné une… démonstration impressionnante d'une magie d'illusion et d'enchantement contrôlée. Quelque chose au delà de ce que je crois que nos meilleurs artisans seraient capables de recréer dans un temps raisonnable. »
Rose lança un regard curieux vers le Docteur. Celui-ci soupira :
« Il vous a montré ses système stellaires, n'est-ce pas ? »
Bryshl acquiesça :
« Oui. Je suis Bryshl, Grand Membre du Conseil Senior. Votre enfant a montré un contrôle impressionnant. Il dit avoir fait une telle magie depuis qu'il est très jeune. Je suis curieux de vérifier cette affirmation, puisqu'il s'agit d'un contrôle formidable, sans focus et si jeune. »
Le Docteur eut un demi-sourire :
« Harry était très intimement connecté à sa magie en tant qu'enfant. Il m'a été confié alors qu'il avait à peine plus d'un an, suite à la mort de sa mère et de son père. Déjà il avait une aura forte et impressionnante, je pouvais la ressentir parfaitement. Sa capacité d'obtenir ce qu'il souhaitait était puissante, et il faisait venir à lui de la nourriture, des jouets, des livres, tout ce qu'il voulait. Quand il a été enlevé et… modifié — il cracha le mot —, sa magie a été affectée et il ne pouvait plus y accéder tant qu'il portait son collier. Il a rencontré Merlin et avec son aide, Harry a étendu son essence jusqu'à ce qu'elle touche sa peau et il a pu y accéder. Mais la seule magie contrôlée qu'il peut faire sans focus est ses systèmes solaires. »
Rose intervint :
« Et il peut aussi faire de la magie temporelle. Tu te souviens de Rowena. »
Le Docteur rit :
« Oh, oui, ça aussi, même si c'est plus du à sa connexion avec le TARDIS, je pense. »
Bryshl acquiesça :
« Cela correspond avec les informations que nous avons sur Harry provenant de sources anciennes. Sa connexion innée avec la magie est extrêmement rare, avec seulement cinquante cas jamais enregistrés sur Haleysio. Tous sauf cinq sont devenus fous quand ils ont atteint leur maturité magique, leur corps incapable de contenir la quantité de magie qu'ils avaient. Sur les cinq qui ont survécu, deux ont eu leurs canaux magiques brûlés en cendre et ont passé près d'une décennie en soins intensifs à recevoir les traitements adaptés. Les trois restant sont devenus les magiciens les plus puissants et impressionnants de l'histoire. »
Bryshl regarda le Docteur avec intensité :
« Vous savez ce que ça veut dire, n'est-ce pas ? »
Le Docteur hocha la tête, soudainement très froid. Rose fronça les sourcils :
« Mais, ne savons-nous pas déjà que Harry a survécu, s'ils ont des traces de sa présence à différentes reprises ? demanda-t-elle.
— Tu oublies la partie la plus importante du Temps, Rose. Le Temps peut être réécrit. Tout ceci peut être modifié avec le plus petit changement, et Harry peut ne pas survivre, et ces enregistrements seront effacés de l'histoire. Le fait est, Harry est linéairement pas mature magiquement, et le TARDIS change rarement de ligne temporelle. Il est en vie dans tous les futurs possibles pour le moment parce qu'il n'est pas mort dans cette Ligne Temporelle pour le moment, pas dans l'Univers. Donc toutes les planètes que nous visitons jusqu'à ce que ce moment arrive se dérouleront dans la Ligne Temporelle où Harry est supposé avoir vécu. »
Rose trembla face aux implications. Son esprit se tourna vers sa nièce, sa mort, et la dévastation qu'elle a causé en elle, mais aussi la destruction absolue de son frère et de son beau-frère. Puis vit ces yeux morts et hantés réfléchis et amplifiés chez le Docteur.
« Y a-t-il quelque chose qu'on puisse faire maintenant ? demanda-t-elle en regardant Bryshl et Shorll. Une information qu'on peut avoir, pour aider Harry à survivre ?
— Nous ne pouvons rien voir du passé ou de l'avenir de Harry. Toute connaissance pourrait modifier ce qu'on fait, ce qui arrive à Harry. Et je ne mets pas sa vie en jeu.
— Nous pouvons vous autoriser à voir les archives concernant les cinquante magiciens enregistrés qui avaient une telle connexion avec leur magie, dit Bryshl.
— Elles sont séparées de toute connaissance sur Harry et pourraient vous aider à comprendre ce qui peut arriver à Harry. Je suis certaine que un des cinquante était humain, une petite fille je crois, » ajouta Shorll, essayant d'aider.
Le Docteur cligna des yeux.
« Vraiment ? dit-il.
— C'est sûr ? demanda Rose.
— Oui, ça l'est. La connaissance du processus de maturité magique chez les puissants n'est pas une connaissance qui vous est interdite. C'est essentiellement un processus que nous connaissons tous, et le fait que vous ne sachiez pas ce qui se passe pendant la maturité magique peut gêner votre capacité à en reconnaître les signes chez Harry. C'est un moment important de la vie d'un magicien, » dit Bryshl.
Le visage du Docteur se remplit de soulagement et d'espoir. Rose eut un grand sourire en serrant le Docteur dans ses bras. Elle serait dévastée si quoi que ce soit arrivait à Harry. Le Docteur serait détruit.
« Donc, tu veux retrouver Harry ? demanda Rose avec un sourire. Il est quelque part dans le TARDIS, ça devrait être une aventure.
— Allons-y, » dit le Docteur.
Ils se dirigèrent vers le TARDIS, le Docteur ouvrant la porte et Rose la fermant derrière elle. Le Conseil resta dehors, regardant disparaître les deux autres personnes que l'Univers aimait.
« Où peut-il bien être ? demanda Rose.
— Le connaissant, s'il a amené Kyst et cette Prysh de la Factrily, il est probablement dans sa Pièce de Projets. Le TARDIS la garde séparée de sa chambre pour qu'il ne travaille pas quand c'est le moment de dormir dans sa chambre en secret. Seul moyen que nous avons trouvé pour empêcher Harry de bricoler constamment quelque chose, Jack et moi. Il a une sonnerie paramétrée pour quand il doit aller dormir, et il l'écoute vraiment, avec régularité. »
Rose rit. C'était presque absurde de savoir qu'un enfant de huit ans serait levé jusque tard pour travailler sur un projet de sciences ou de maths ou en train d'apprendre une nouvelle langue ou bricoler avec de la technologie avancée. Elle se rappelait à peine de ce qu'elle faisait à huit ans, de vagues images d'amis d'école et de journées au parc flottant dans son esprit.
« Et donc où est sa Pièce de Projets ? demanda-t-elle.
— Par là. C'est à l'opposé de sa chambre pour qu'il ne puisse pas faire une balade nocturne sans alerter moi ou Jack, ou toi, à présent. C'est important pour un enfant d'avoir suffisamment de sommeil, donc, quinze heures et demi après qu'il se soit levé, la sonnerie retentit et il a huit heures de sommeil à chaque cycle. »
Le Docteur se dirigea le long du couloir et Rose le suivit.
Ils tournèrent plusieurs fois vers une direction que Rose n'avait jamais vue. Le TARDIS était si grand qu'il y avait des couloirs entiers que Rose n'avait jamais vus avant, des sections entières du TARDIS qui lui étaient complètement inconnues. C'était merveilleux. Le temps qu'elle avait passé à bord du TARDIS en tant que jeune fille avait imprégné sa mémoire, des moments dont elle se rappelait avec tendresse comme un moyen de vaincre la solitude de sa longue vie. En voyant des endroits du TARDIS qu'elle n'avait jamais vus avant, et bien, elle se sentait à nouveau avoir dix-neuf ans, entrant dans le labyrinthe immense des corridors et des pièces qu'elle avait d'abord vus avec le Docteur qui portait une veste en cuir et avait un accent du nord.
« Nous y voilà, juste un moment. Dois passer la sécurité, dit le Docteur, avec une pointe d'exaspération dans la voix.
— Sécurité ? Pourquoi aurait-il besoin de sécurité dans le TARDIS ?
— Il l'a utilisée à l'origine pour me garder hors de ses affaires, mais après un incident qui a impliqué un appareil sonique fabriqué tout seul qui a fait exploser l'alimentation de la Proclamation de l'Ombre, il n'a plus eu le luxe de me garder dehors. Donc il m'a programmé dedans. Je dois m'assurer que tu puisses passer aussi, cependant. »
Le Docteur s'avança devant la porte, une lumière bleue le scannant. La porte siffla et se souleva.
« Attends là un moment, dit-il en pointant le tournevis sonique vers la porte. Voilà, elle est coincée pour l'instant. Viens. »
Rose suivit le Docteur dans la pièce, s'arrêtant juste devant la porte.
« … J'en ai besoin pour terminer les montagnes russes multidimensionnelles ! »
La voix étouffée de Harry parvint à Rose et au Docteur. Le Docteur fronça les sourcils :
« Oi ! Qu'est-ce que je t'ai dit au sujet de ces montagnes russes ? » dit-il.
Les deux autres personnes dans la pièce se tournèrent vers eux. La créature en forme de nuage tournoyant et flottant que Rose savait être Kyst émit un petit bruit d'amusement. L'autre, une créature presque translucide avec sept membres tout autour de son corps sans forme et, Rose vit, trois yeux d'un bleu profond. Rose devina qu'il s'agissait de Prysh.
« Ayayayaïe, papa, c'est toi ? »
La voix de Harry venait de l'intérieur du tiroir dans lequel il était presque complètement, même s'il paraissait à peine plus grand qu'un tiroir de bureau normal pour Rose.
« Hé, Harry ! dit le Docteur avec de l'enthousiasme dans la voix. Et c'est quoi ces montagnes russes multidimensionnelles ? Je pensais avoir refusé cette idée après que tu aies découplé le simulateur de gravité dans le TARDIS et que nous avons passé la moitié d'un cycle à flotter dans les couloirs en essayant d'atteindre la salle de contrôle.
— Et bien, je ne voulais pas découpler quoi que ce soit ! Et pourquoi reconnecter la connexion n'a pas marché ? Je me souviens vaguement que tu aies dit que j'avais surchargé le système et nous avons du le redémarrer de la console, mais tu aurais du mettre en place des sécurités dans le système ! »
Harry se débattit pour sortir du tiroir plus-grand-à-l'intérieur-plus-petit-à-l'extérieur, se tournant pour regarder son papa.
« Et bien, je n'avais pas prévu qu'un ingénieur inexpérimenté essaie de pirater la matrice multidimensionnelle du TARDIS depuis le système d'alimentation subsidiaire pour la brancher à une attraction bâclée, répondit le Docteur. Tu ne m'as même pas demandé mon aide, » dit-il, semblant véritablement plus déçu par ça que par les ennuis que Harry avait causé.
Rose comprit intérieurement que c'était la vraie raison pour laquelle le Docteur avait refusé l'idée. Harry avait causé autant de soucis sans demander l'aide de son père.
Harry soupira.
« J'ai dit que tu pouvais m'aider à le réparer, dit-il, morose. Tu ne veux quand même pas me laisser le terminer. »
Le Docteur posa une main songeuse sur son menton.
« Et bieeeen, dit-il, peut-être que si tu réussis à planifier l'ensemble de la chose et t'assurer que toutes les propriétés sont valides, je peux être intéressé pour t'aider à le réparer, » dit-il avec un éclat dans les yeux.
Les yeux de Harry s'écarquillèrent :
« Vraiment ? Tu le penses vraiment ? Génial ! Prochain projet me voilà ! » dit-il en lançant son poing en l'air.
Rose rit. Tel père, tel fils.
« Harry, n'oublie pas ta veste ! Et être mon mannequin ! » dit Prysh, qui se demandait si son défilé de mode serait mis à l'écart en faveur de cet étrange nouveau projet.
Harry eut un grand sourire :
« Bien sûr que non. Les montagnes russes multidimensionnelles peuvent attendre, j'ai encore besoin de tout planifier et ça prendra du temps. Je ferai ça pendant mon temps libre, entre le mannequinat et mon focus et parler à ceux de l'Académie. »
Harry se tourna vers son papa et Rose :
« Papa, tu te souviens où j'ai mis le tissu du Bazar que j'ai pris la dernière fois qu'on y a été ? »
Le Docteur sembla perplexe :
« Tissu ? Tu as acheté du tissu ? Pour quoi faire ? »
Harry grogna :
« Tu ne te souviens pas. J'ai oublié que je ne t'en avais pas parlé. Argh. J'ai acheté du tissu pour que je puisse un jour me trouver quelqu'un pour me faire une veste, comme la tienne et celle d'Oncle Jack. Prysh a dit qu'elle m'en ferait une en échange de défiler pendant la semaine de la mode, qui commence demain. Je dois juste trouver ce tissu ! »
Il replongea dans le tiroir.
« Un défilé ? » s'exclama le Docteur.
Rose gloussa. Harry en tant que modèle serait inoubliable.
« Il est le mannequin parfait ! J'ai des vêtements pour enfant pour la silhouette humanoïde standard qui sont merveilleux ! Mon Unité Familiale ne me croira jamais quand je leur dirai, et tout ce que Harry veut en retour est une veste ! dit Prysh, la voix rêveuse et pleine d'émerveillement.
— Vous êtes de la Factrily, n'est-ce pas ? De grandes Unités Familiales qui sont très ouvertes, un type de corps particulier pour un type de sexe non standard, les yeux aux couleurs de joyaux. Votre nom est Prysh, c'est ça ? Quelle est votre place dans votre Unité Familiale ? demanda le Docteur avec un grand sourire. La Factrily est une race sociale extraordinairement complexe. Ils ont sept types de sexe, quatre standards et trois non-standards. Et chaque pronom de genre est complètement personnalité. Leur langage est très particulier, et leurs pronoms de genre font bien plus que souligner leur sexe perçu. Ils indiquent aussi leur place dans leur Unité Familiale, leur statut en tant qu'enfant, leur statut d'Unité Personnelle, leur position sociale, » expliqua le Docteur à Rose.
Prysh couina de surprise :
« Vous connaissez la Factrily ?! Oh, c'est merveilleux ! Je suis Prysh Korish-PremierEnfant-UnitéTrois-DescendantUn-Excentrique ! dit-elle avec enthousiasme. Mon Unité Personnelle est constituée de Marstiik, Lefie-TroisièmeEnfant-UnitéTrois-DescendantUnCôté-Enseignant, Kryill, Markl-PremierEnfant-UnitéTrois-DescendantUnMilieu-Chef, et Kiarl, Enfant-PremierEnfant-Descendant-Etudiant ! »
Elle tendit trois membres, touchant le visage du Docteur doucement.
« C'est un plaisir de vous rencontrer ! J'ai rarement l'occasion de présenter mon Unité Personnelle, peu en comprennent la complexité en dehors de la Factrily.
— C'est un plaisir de vous rencontrer, Prysh. Je suis le Docteur, Seigneur du Temps, Tissé, Unité Deux, Descendant Un Père, et Docteur. »
Rose regarda l'échange avec un haussement de sourcil. Elle savait qu'elle n'avait compris l'explication de Prysh que grâce aux Circuits de Traduction du TARDIS, parce que le mot qu'elle pensait que Prysh avait dit après son nom n'avait que cinq syllabes, mais ce qu'elle entendit fut huit mots distincts qui n'avaient pas beaucoup de sens assemblés ainsi. La présentation de son Unité Personnelle avait encore moins de sens.
Kyst avait regardé l'échange avec intérêt :
« Je vois à présent pourquoi le Conseil n'a pas traduit les pronoms de votre peuple. Ce sont des présentations très confuses. Je les ai à peine comprises, même alors que je connaissais les mots individuels. L'explication du pronom est trop complexe pour être faite simplement dans la Langue de Pethi, dit-il. C'est agréable de comprendre, cependant. Mon peuple pense que les pronoms de genre n'ont pas grand intérêt, donc voir une culture qui les utilise de manière si complexe et si complète est… cool. »
Kyst hésita sur ce dernier mot, de toute évidence incapable d'en trouver un meilleur qui avait le même sens. Le Docteur eut un grand sourire :
« C'est une des raisons pour lesquelles j'ai toujours aimé la Factrily. Une espèce si fascinante, avec de telles particularités dans leur utilisation personnelle du langage.
— Vous avez fait une très bonne présentation pour quelqu'un qui ne fait pas partie de la Factrily, dit Prysh avec admiration.
— J'ai appris aux côtés de… »
Il fit une pause, réfléchissant :
« De Jaliaks, Markl-QuatrièmeEnfant-UnitéQuatre-DescendantUnDescendantTroisMilieuDescendantUnCôtéDescendantDeuxBas-Président. »
Les yeux de Prysh s'écarquillèrent et tournoyèrent autour de la moitié supérieure de son corps.
« Vous avez rencontré Jaliaks ? dit-elle, la voix douce et émerveillée. Jaliaks est le président le plus vénéré de l'histoire de la Factrily. L'histoire de la présidence de Jaliaks est arrivée jusqu'à Haleysio, et nous a aidé à établir notre forme de gouvernement au sein de la Factrily ! »
Rose et Kyst échangèrent un regard, peu certains de ce qu'ils pouvaient dire. Rose savait que la présentation que le Docteur avait faite de ce Jaliaks était si confuse qu'elle ne savait pas par quel bout commencer. Elle fut épargnée de poser une question quand Harry émergea du tiroir, tendant un paquet à bout de bras :
« Trouvé ! » dit-il triomphalement.
Il toussa et se sortit du tiroir.
« C'était enfoui dans le coin du fond. Je crois que je l'avais mis là pour le cacher, même si je n'ai aucune idée de pourquoi. Ça n'a aucun sens. Pourquoi cacher du tissu ? »
Harry regarda le paquet dans ses mains.
« Mes plans pour ma veste sont dedans aussi. »
Il tendit l'ensemble à Prysh. Prysh le prit, le tenant avec précaution entre quatre membres.
« Est-ce que je peux l'ouvrir ? demanda-t-elle.
— Oui, bien sûr. Je veux m'assurer qu'il y a assez de tissu. J'en ai pris autant que je pouvais raisonnablement me le permettre. »
Prysh déplia doucement le paquet, révélant un tissu vert sombre. Elle le souleva, curieuse de la matière, et elle hoqueta :
« C'est… C'est… Par mes étoiles, je n'ai jamais imaginé être capable de travailler avec ce matériau ! C'est si cher, je peux seulement rêver de le toucher au Bazar ! Oh, Harry, c'est quelque chose de merveilleux ! »
Elle bondit en avant, saisissant Harry dans un de ses membres, quatre tenant toujours le paquet.
« Qu'est-ce que c'est ? demanda Kyst.
— Du Tissu d'Absorption. C'est si malléable qu'il peut être modifié au delà de toute imagination tout en gardant sa structure. C'est un matériau solide et j'ai entendu qu'ils l'ont utilisé dans le vaisseau Beyond Light [ndlt: au delà de la lumière]. Il est en théorie capable d'absorber une quantité phénoménale de magie sans se dissoudre, ce qui est normalement une possibilité, quand on met trop de magie dans un tissu. Oh, c'est spectaculaire ! »
Prysh serra le paquet contre elle.
« Euh, mes plans sont à l'intérieur du tissu. J'ai dessiné un schéma rapide de ce que je voulais, » dit Harry en se tendant pour attraper une feuille de papier avec des gribouillages dessus.
Il y avait un dessin clair fait par une main qui avait plus l'habitude de dessiner des lignes courbes plutôt que droites, mais il avait une forme définie. C'était un long manteau, flottant au dessus des chevilles de la figure humanoïde circulaire. De longues manches et un col haut étaient également présents. Prysh pensa voir la forme vague de poches sur le côté et peut-être quelques unes à l'intérieur ? Ainsi que des boutons sur le devant. Elle avait une bonne idée de ce que Harry voulait. Avec la quantité de tissu qu'elle avait, ce serait définitivement possible.
« Harry ? S'il y a encore du tissu après avoir terminé, est-ce que je peux en utiliser pour les Enchantements que j'ai envie de tester ? » demanda-t-elle avec hésitation.
Harry haussa les épaules :
« Bien sûr. Je n'aurai plus besoin du tissu quand j'aurai ma veste. »
Prysh eut un couinement aigu et se restreint de se précipiter sur Harry pour le serrer fortement dans ses bras. C'était le plus beau jour de sa vie !
« Et bien, maintenant que c'est éclairci, Harry, Vanderian a dit qu'il voulait te voir à nouveau. Il devrait avoir eu le temps de réparer les dégâts, Prryxt était en train de l'aider. Nous avons peut-être trouvé la solution pour ton problème de focus, » dit le Docteur en sortant les étoiles compressées de sa poche.
Harry bondit sur la main de son père.
« Hé, ce sont les miennes ! Je les ai cherchées partout !
— Après le Déplacement Temporel, je te les ai confisquées. Tu en as utilisé une pour me cacher ton laboratoire, et j'ai donc décidé que tu n'avais pas besoin d'accéder à leur puissance jusqu'à ce que tu sois capable de l'utiliser de manière plus responsable. »
Harry sembla désemparé :
« Frio, Shwwws, — il siffla quelques notes—, et Mcklck. Elles m'ont manqué. »
Il semblait morose. Puis il cligna des yeux, les mots du Docteur parvenant enfin à son esprit.
« Une solution pour mon problème de focus ? Veux-tu voir si l'une d'entre elles est la quatrième partie de mon focus ? »
Le Docteur hocha la tête :
« Vanderian a accepté d'au moins regarder. Il a déjà utilisé des objets personnels avant, et tu jouais avec elles tout le temps. Ta magie les enveloppe, donc ça vaut la peine d'essayer. »
Harry eut un large sourire :
« Et bien, qu'est-ce qu'on attend ? Allons-y ! »
Harry se dirigea vers la porte, s'arrêtant pour regarder vers le haut la porte métallique qui ne bougeait pas :
« Papa, tu l'as verrouillée ?
— Ouaip. J'avais besoin de faire en sorte que Rose puisse entrer, et tu as utilisé une programmation pourrie que je n'ai pas envie de comprendre tout de suite.
— Eh, ce n'est pas pourri ! C'est efficace !
— Tu ne peux même pas expliquer comment quelque chose marche, si jamais ça marche. C'est trop simpliste.
— Ça marche très bien et c'est rapide. Ton code prend des heures à être injecté pour faire de simples tâches. Le fait que tu l'as condensé dans ton tournevis sonique est juste de la triche.
— Si tu avais utilisé un meilleur code, tu pourrais le condenser dans ton appareil sonique aussi. A la place, tu es coincé à utiliser les programmes les plus basiques parce que tu ne peux pas coder pour les appareils soniques.
— Au moins, ça ne me prend pas trois cycles pour trouver un simple programme d'ouverture de porte.
— J'essayais de me débrouiller avec ton code, qui était si mauvais que j'ai du déchiffrer ce que tu as écris pour écrire le bon programme pour ouvrir la porte. Si tu n'avais pas oublié le mot de passe, tu n'aurais pas été coincé dans la bibliothèque pendant trois cycles, et si tu n'avais pas énervé le TARDIS, elle t'aurait laissé sortir. Qu'est-ce qui t'a pris de vouloir jouer avec le code de la porte de la bibliothèque ?
— Je le testais ! Le fait que ton code a foutu en l'air le mien même après que je l'ai désactivé et supprimé le code source montre juste à quel point tu fais les choses de manière stupidement complexe. Comment peux-tu t'attendre à une quelconque rapidité quand tu ne peux même pas t'assurer que ton code n'interfère pas avec d'autres programmes en fonctionnement ?
— Que tu ne puisses même pas démanteler une simple programmation de porte montre à quel point tes connaissances du codage sont simples.
— Les garçons, les garçons, dit Rose en s'interposant entre les deux en train de se disputer, après avoir regardé les premiers échanges avec amusement, puis avec une exaspération grandissante. Vous pouvez vous disputer autant que vous voulez sur quel langage de code est le meilleur plus tard, ou nous allons rester ici pendant des heures jusqu'à ce que vous décidiez tous les deux de faire une démonstration pratique et terminiez par faire exploser une partie du TARDIS et devoir vous excuser pour le désordre. »
Elle regarda entre Harry et le Docteur :
« Donc, êtes-vous prêts pour retourner chez Vanderian ? Cela fait plus d'une heure, les réparations devraient être quasiment terminées. »
Harry et le Docteur échangèrent un regard qui promettait de reprendre la discussion plus tard, avant de se tourner vers les trois qui avaient regardé la dispute :
« Bien, tout le monde est prêt ? demanda le Docteur.
— En effet. Je suis impatient de voir le reste de l'évaluation de focus, dit Kyst.
— Quand est-ce que tu pourras venir essayer les vêtements ? demanda Prysh, excitée commencer à faire défiler Harry. Le spectacle commence demain et ma vitrine pour les vêtements que tu vas présenter est active de la dixième heure le matin jusqu'à la première heure de l'après-midi tous les jours de la semaine qui vient. »
Harry réfléchit à la question. Il n'était pas sûr de ce que le défilé demandait, mais ce serait une expérience intéressante.
« Je pense qu'après avoir terminé l'évaluation de base avec Vanderian, je devrais pouvoir venir dans votre boutique. Vanderian a dit que cela prendrait un moment pour faire le focus, donc je peux probablement l'étaler sur quelques jours. Peut-être chaque jour avant que j'aille à la vitrine de présentation ? demanda-t-il en regardant Kyst.
— Ce serait possible. Le travail de Vanderian est intensif en magie, donc une période de repos pour votre magie après chaque partie de l'évaluation serait une bonne idée. Le matin est un moment idéal. »
Prysh se rengorgea, excitée :
« Oh, c'est merveilleux ! Je vais te présenter à Kryill et Marstiik cet après-midi quand tu passeras ! Kiarl est toujours à l'école donc ne pourra pas venir, mais je suis sûre que vous vous rencontrerez à un moment ou un autre. La semaine avant le festival est toujours libre pour les jeunes enfants, ceux qui sont seulement pendant le premier ou le second cycle scolaire. Les autres étudiants ont des danses et d'autres préparations pour le festival. Kiarl est en deuxième cycle. »
Ils sortirent tous du TARDIS, le Conseil s'étant dispersé depuis qu'ils étaient entrés. Ils avaient passé tant de temps à l'intérieur que le Conseil avait décidé qu'ils avaient de meilleures choses à faire qu'attendre dehors que les cinq qui étaient entrés sortent.
Le voyage jusqu'à la boutique de Vanderian fut rapide, Harry bondissant d'excitation et Prysh une boule d'énergie joyeuse. Les trois autres eurent juste à garder le rythme.
Ils se séparèrent sur la Route Orange, Prysh se dirigeant vers sa boutique pour planifier la veste de Harry, le programme de défilé, et contacter son Unité Personnelle.
Les quatre autres se dirigèrent vers l'échoppe de Vanderian. La destruction visible quand Harry était parti était à présent réparée.
« Ils travaillent rapidement, dit Rose avec émerveillement.
— Vanderian a beaucoup d'expérience pour réparer les dégâts sur sa boutique. Il a des explosions au moins trois fois par cycle. Minimum. »
Ils se tournèrent tous vers Kyst, de la stupéfaction sur leur visage.
« Il travaille avec des matériaux très volatiles. C'est naturel que quelques explosions arrivent. »
Harry grogna :
« Il est si en colère après moi alors qu'il cause tout le temps des explosions, » dit-il dans sa barbe.
Rose ébouriffa ses cheveux avec affection :
« Causer des explosions soi-même est une chose, mais avoir quelqu'un qui n'a pas écouté les instructions entrer et en causer est tout autre chose. Comment te sentirais-tu si j'arrivais en pleine expérience, ruinais volontairement quelque chose, et que ton programme entier explosait ? »
Harry la regarda bouche bée :
« Ce serait affreux !
— Mais tu foires tes expériences tout le temps et elles t'explosent en pleine figure. Pourquoi ce serait différent ?
— Parce que je sais comment je me suis planté, ou je peux le trouver. Tu aurais juste… oh. Et bien, il n'avait quand même pas besoin d'être aussi énervé contre moi, » marmonna Harry, même si son irritation envers Vanderian s'était complètement évanouie une fois qu'il avait réalisé ce que Rose lui montrait.
Le Docteur lança un regard admiratif à Rose. Elle lui adressa un sourire :
« Je faisais la même chose avec Kelly. Cela aide les enfants en particulier à faire le pas logique entre la pensée tournée vers soi et la capacité à penser selon la perspective de l'autre. »
Elle fit un signe de tête vers Harry :
« Et il est toujours un enfant de bien des façons, même s'il est hautement intelligent. Kelly rencontrait souvent les mêmes problèmes, et elle était un génie à sa manière.
— Vous êtes très douée avec les enfants, dit Kyst. Vous avez géré ça admirablement.
— Plein d'entraînement, pas seulement en élevant ma nièce mais aussi en dirigeant Torchwood. Plein de nouvelles recrues nous arrivaient à peine sorties de l'université, et la plupart étaient de jeunes génies. Je crois que c'est un mal parmi les gens de haute intelligence qui les empêche de toujours voir les choses dans le bon contexte. Le Docteur est parfois comme ça aussi, bien qu'il soit un ancien. »
Kyst émit un sifflement doux alors que le Docteur lui lançait un ''Hé !''. Rose eut un rire.
La porte de Vanderian était ouverte lorsqu'ils arrivèrent, Prryxt assis à l'extérieur.
« Salut. Nous avons fini les réparations, donc Vanderian est prêt à tester la compatibilité des étoiles pétrifiées. Il a ajouté quelques sorts de protection autour de la pièce. Il n'est toujours pas certain de pouvoir utiliser une magie aussi intense sur des objets aussi puissants. »
Harry eut un grand sourire et se précipita dans le magasin en tirant son papa derrière lui. Rose, Kyst et Prryxt suivirent d'un pas plus tranquille.
« Vanderian ! Vanderian ! Je suis de retour ! Je promets de ne toucher à rien de ce que je ne suis pas supposé, donc peut-on finir l'évaluation ? » cria Harry en approchant la porte du fond où se trouvait la pièce qu'il avait fait exploser plus tôt.
La porte s'ouvrit. Vanderian fit passer sa tête branchue.
« Tu n'as pas besoin de crier, jeune magicien. Je peux parfaitement t'entendre. Ton père m'a parlé de ces étoiles pétrifiées. J'ai accepté de les tester, mais je suis prudent. Si tu veux bien les prendre toutes les quatre et entrer dans la pièce à nouveau, je testerai leur connexion avec les trois autres matériaux. »
Il regarda au-delà, voyant Prryxt, Kyst, Rose et le Docteur.
« Vous quatre devrez rester à l'extérieur de la porte. La magie à l'intérieur ne permettra personne d'autre que moi et le jeune magicien. »
Ils acquiescèrent et Harry se tourna vers le Docteur, les mains tendues :
« S'il te plaît papa ?
— Fais attention avec elle, Harry.
— Bien sûr. »
Le Docteur prit les quatre étoiles compressées et les posa dans les mains de Harry. Harry eut un grand sourire, se tourna et passa la porte. Elle se ferma derrière lui.
Le Docteur, Rose, Kyst et Prryxt échangèrent un regard.
« Et bien, pendant que nous attendons, vous pouvez me donner un cours accéléré sur les foci et la magie de cette planète, » dit le Docteur avec un grand sourire.
Rose soupira.
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Harry regarda autour de la pièce qui, la dernière fois qu'il avait été présent, était un assemblage fumant de murs écroulés et de marques d'explosions.
Elle avait été admirablement bien réparée. Il ne pouvait même pas voir les traces de suie.
« J'ai les étoiles, » dit Harry, en s'approchant de l'autel qui avait été la seule chose à part les deux êtres vivants à ne pas être touché par l'explosion.
Vanderian, se tenant debout derrière, fit signe à Harry de placer les quatre pierres près des morceaux de bois, des fils d'ancrage et de l'os de Premier Thestral.
« Jeune magicien, tu dois comprendre combien c'est dangereux d'utiliser la magie sur quelque chose d'aussi puissant que des étoiles, tout particulièrement des étoiles qui ont été forcées à prendre la forme d'une pierre. La quantité de pouvoir contenue à l'intérieur est immense et je m'inquiète qu'elles puissent mal réagir à la magie. »
Harry fronça les sourcils :
« J'ai joué avec elle depuis que je suis tout petit. Elles ont toujours été exposées à ma magie. »
Il inclina la tête en regardant Vanderian :
« Pourquoi acceptez-vous de les tester si elles sont aussi dangereuses ?
— Pour la simple raison qu'elles ont été exposées à ta magie, donc elles devraient légèrement mieux l'accepter. J'espère. »
Il fit un geste vers l'autel :
« Si tu veux bien. »
Harry plaça doucement les quatre étoiles sur l'autel.
« Et maintenant ?
— Ton restricteur doit être enlevé pour la procédure. »
Harry tritura son collier, l'enlevant et le fourrant dans sa poche. Vanderian veilla à vérifier à quelle distance de Harry il était et de ne pas envahir son espace personnel.
« Maintenant, place ta main sur les matériaux. Je vais activer les sorts d'évaluation.
— Vous n'avez pas besoin d'être dans la salle spéciale pour ça ?
— Non. Les objets personnels sont souvent présentés lors de l'évaluation initiale et ils sont susceptibles à de violentes réactions. Cette pièce est bien mieux protégée contre de telles réactions. Les runes dont j'ai besoin sont sculptées dans l'autel. Avec la présence des matériaux déjà choisis et du matériau extérieur, les éléments corrects seront attirés les uns par les autres. »
Vanderian sortit son focus en forme de fleur.
Harry plaça sa main au dessus des matériaux, se demandant si cela allait fonctionner.
Vanderian chanta, les runes sur l'autel s'allumèrent et la magie de Harry commença à tourbillonner autour, visible à nouveau.
Elle se tortilla et s'enroula autour des matériaux sur l'autel, déplaçant physiquement les différents éléments. Deux des bois, le gris et un des noirs épais, sur le côté, suivis par l'os de Premier Thestral et un de chaque des fils d'ancrage or et vert. Puis elle se tourna vers les étoiles. Elle les survola, et Harry eut l'impression qu'elle saluait de vieux amis, avant que son étoile favorite, celle qu'il avait nommée selon la tradition des langages sifflés, et émettant une douce lumière violette, fut roulée vers la petite collection de matériaux.
La magie de Harry tournoya autour de la petite collection, et Harry entendit un son clair de clochette avant qu'elle revienne à lui, s'enroulant autour de son corps alors que Vanderian arrêtait de chanter et que la lumière des runes s'éteignait.
« Ta magie est magnifique, jeune magicien. Elle a non seulement choisi l'étoile qu'elle sentait lui convenir, mais elle a aussi choisi le reste des matériaux et les a rassemblés. »
Vanderian regarda Harry, et le garçon put voir du pur émerveillement dans ses yeux.
« Tu vas être un plaisir à travailler avec. J'ai hâte de voir ton focus, dit-il en regardant la petite pile des matériaux. Deux bois est inhabituel, mais pas méconnu. Ce sont les deux matériaux d'ancrage qui m'inquiètent. En avoir un est rare, en avoir besoin de deux…
— C'est une mauvaise chose ? demanda Harry.
— Non, pas une mauvaise chose en soi. Je crois que deux matériaux d'ancrage aideront à équilibrer le pouvoir de l'étoile pétrifiée, dit Vanderian en pointant vers l'étoile pétrifiée d'un doux violet. Est-ce qu'il y a une signification particulière derrière cette étoile ? »
Harry sourit :
« C'était mon étoile favorite. Ce n'est pas la plus puissante, c'est Mcklck, la blanche, mais la couleur et son éclat doux m'ont toujours attiré. »
Vanderian hocha la tête :
« L'objet favori d'un magicien est souvent utilisé quand ils ont besoin d'un focus personnalisé. Je suppose que tu as souvent manipulé celui-là avec ta magie ?
— Oui. Tout le temps.
— Ça va rendre les choses plus faciles. »
Vanderian regarda les matériaux restant, les deux autres bois et les fils d'ancrage restant :
« Laisse-moi les ranger, et nous allons découvrir quelle forme a ton focus. Cela m'aidera à commencer la fabrication du focus cette semaine. »
Vanderian rassembla les bois et les fils, se déplaça vers le côté de la pièce et toucha une rune sur le mur. Une petite porte s'ouvrit rapidement et il plaça les matériaux à l'intérieur, avant de fermer la porter et graver une autre rune au-dessus de celle existante.
« Qu'est-ce que vous avez fait ? demanda Harry.
— J'ai renvoyé les matériaux à leur bon endroit à l'intérieur de la salle d'évaluation. Ils ne feraient qu'interférer s'ils restaient dans la pièce. »
Vanderian prit les deux bois, les plaçant au milieu de l'autel.
« Kifeern Noir et Relique Fumée. J'ai une histoire particulière avec ces deux bois. Ma Colonie habite une région d'Haleysio qui est blottie entre la Forêt des Immortels et la Forêt du Géant. J'ai toujours été attiré par ces bois, tant que mon propre focus est fait de Relique Fumée de la Bouche des Géants. »
Il montra à nouveau la fleur, laissant Harry voir la couleur de gris cendré.
« C'est génial !
— En effet. A présent, jeune magicien, place ta main au dessus des bois. Ne les touche pas, c'est important, dit Vanderian en regardant Harry. Je ne sais pas ce qui pourrait se passer si tu touches les bois. La dernière fois qu'un jeune magicien a touché le focus durant sa fabrication, il a souffert de sévères brûlures le long de ses canaux magiques. Douloureux et handicapant. »
Harry déglutit :
« Promis. Je ne touche pas.
— Très bien. Maintenant, s'il te plaît, ta main. »
Harry plaça sa main au dessus des deux bois.
« Concentre-toi. Ta magie va suivre le chant de mon sort, puisque le processus est complexe. Mais j'ai besoin que tu concentres ton esprit sur la direction de ta magie, comment elle s'écoule, toutes les sensations que tu ressens quand tu libères ta magie de manière contrôlée. »
Harry ferma les yeux, sachant que bloquer sa vue lui permettait de plonger plus facilement dans ses souvenir.
Il pensa aux moments où il créait son système solaire, au temps passé avec Godric, Salazar, Helga et Rowena, passé à apprendre avec Merlin. Le focus vide qu'il avait alors utilisé pour lancer des sorts basiques. Les heures passées à se promener à Camelot en faisant léviter de fragiles objets en verre, testant son contrôle. Le sort de lumière qu'il avait surchargé de puissance et qui l'avait presque épuisé. La joie qu'il ressentait à chaque fois qu'il pratiquait un peu de magie de la manière qu'il voulait. A quel point quelque chose aussi opposé aux règles essentielles de l'Univers était complexe, comment souhaiter quelque chose ne donnait jamais vraiment le même résultat qu'utiliser un sort contrôlé, comme la lumière qu'il souhaitait n'atteignait jamais une puissance suffisante pour être utilisée. Sa magie s'écoula de sa peau, le long de sa main et de sa paume, vers les deux bois posés sur l'autel.
Tant de magie, pensa Harry. Il utilisait rarement autant de magie à la fois, si rapidement. Mais il ne pouvait pas penser à ça.
Il pensa au fait que la magie était un élément fondamental de l'Univers, les Lignes de Pouvoir qui s'écoulaient à travers l'Univers et offraient à certaines planètes suffisamment proches la magie. Au fait qu'Haleysio était situé à l'intersection de sept lignes et si pleine de magie que rien ici n'était pas magique. Au fait que la magie le fascinait par son existence même et son désir d'apprendre tout ce qu'il pouvait à son sujet. Comment l'utiliser, les sorts, les enchantements, comment faire ses propres créations à grande échelle.
Sa magie s'écoula de plus en plus vite, et Harry dut lutter contre la perte rapide de sa magie.
Il pensa à Hogwarts et à la quantité de magie que les quatre magiciens qui l'avaient créée avaient mis dans ses pierres, suffisamment de magie pour créer une conscience, une véritable intelligence. La chose adorable, stupéfiante, qu'était un château magique conscient. Il pensa au fait qu'il y suivra des leçons quand il sera suffisamment âgé, à quel point il était impatient de découvrir le monde magique dont avaient fait partie ses parents biologiques, de voir le monde d'où il venait, même s'il n'en faisait plus vraiment partie. Plus depuis qu'il avait été emmené pour la première fois à bord du TARDIS.
Vanderian garda les yeux ouverts, ayant besoin de voir le processus pour diriger la magie pure.
Le flux de magie venant du jeune magicien était immense, époustouflant. Quelle quantité de magie avait-il ?
Une légère inquiétude naquit au fond de l'esprit de Vanderian. Il se souvint d'un jeune de la Factrily qui avait aussi une immense quantité de magie, trop de magie il apparut. Le jeune magicien avait brûlé chaque connexion magique en atteignant sa majorité magique et même après une décennie de thérapie et de soins il pouvait à peine réaliser les sorts les plus élémentaires. Cela s'était déroulé quand il avait à peine ouvert sa boutique, il y avait quelques deux cents cycles.
Harry semblait appartenir à ceux qui avaient trop de magie.
Le jeune de la Factrily avait aussi eu un focus inhabituel. Vanderian se souvenait que le focus avait été à la frontière entre un type stationnaire et un type sauvage.
Plus de magie s'écoula de la main de Harry, sculptant les deux bois sur l'autel. Ils se modifièrent, se collèrent l'un à l'autre, avant de s'enrouler encore et encore, jusqu'à ce qu'ils forment un long et étroit tortillon de bois. Cela ressemblait à une baguette, le type mobile le plus commun parmi les humains, mais les bords évoquaient un type stationnaire, ou peut-être étaient-ils les sillons pour le fil d'ancrage.
Vanderian allait ralentir le chant, mais la magie de Harry surgit à nouveau et il regarda avec stupéfaction alors qu'elle commençait à graver… était-ce des runes ? Elle gravait des runes, des runes que Harry ne pouvait pas connaître, mais Vanderian les connaissait, et il savait que la magie de Harry avait emprunté cette connaissance à sa propre magie pour accomplir cet exploit. Des runes sur un focus. Seuls les types sauvages les plus instables avaient besoin de runes. Un type Mobile Sauvage. Vanderian trembla intérieurement devant la puissance qu'un tel focus pouvait manipuler.
Harry tituba lorsque le sort s'acheva. Vanderian n'en fut pas surpris. Beaucoup de magie avait été glissée dans le bois.
« Je me sens si… vide, dit Harry d'une voix douce. Je veux dire, pas fatigué, pas comme lorsque je me sentais lorsque je m'entraînais à lancer des sorts avec Merlin, mais vide. Je peux à peine ressentir ma magie, elle frémit au plus profond de moi. »
Vanderian souffla :
« C'est là où la magie de tous les magiciens réside. Que tu te sentes vide parce que tu as à présent à peine moins que la quantité normale de pouvoir d'un magicien moyen en dit beaucoup sur la quantité de magie que tu possèdes. N'importe quel autre magicien à part quelques uns incroyablement puissants se sentirait épuisé et serait probablement mort s'il avait essayé d'utiliser la même quantité de magie que toi à l'instant, dit Vanderian en lançant un regard appuyé à Harry.
— Est-ce que c'est fini ? demanda Harry, les yeux toujours fermés et la main posée sur sa poitrine.
— Regarde. »
Harry lutta pour se redresser et ouvrit les yeux. Il regarda l'autel, et ses yeux s'écarquillèrent :
« Oh wouah… C'est magnifique. Est-ce que je peux le toucher ? demanda-t-il en tendant la main.
— Oui, mais il doit rester dans la pièce jusqu'à ce qu'on ait terminé le focus. »
Harry souleva le focus. Il faisait un peu plus de 38 centimètres, et Harry pouvait sentir l'arête tournant dans le sens des aiguilles d'une montre et les runes gravées dans l'autre sens.
« Quel type ? demanda-t-il.
— Un type Mobile Sauvage. Les types mixtes sont visibles uniquement chez les magiciens les plus puissants ou les plus inhabituels. Je n'en ai fait que trois, et jamais un type mixte Sauvage. Les types Sauvages sont connus pour avoir du caractère. Je suis impatient de voir ce que tu vas faire avec ce focus. Même si nous devons encore le terminer, ce ne sera pas aujourd'hui. Tu dois laisser ta magie se reposer. Viens demain et j'évaluerai ta puissance. Si tu as retrouvé suffisamment de pouvoir, alors on avancera. Sinon, on attendra encore un jour. »
Harry acquiesça avec compréhension. Sa magie lui semblait toujours étrange. Il était surpris de ne pas se sentir fatigué cependant. Il demanda à Vanderian pourquoi.
« La façon dont tu as utilisé ta magie n'a pas vraiment forcé tes canaux magiques. Tu as fait s'écouler de la magie brute et c'est mon sort qui l'a dirigée. Donc tu n'as rien fait. Mais tu devrais dormir plus longtemps ce soir pour permettre à ta magie de récupérer plus rapidement. Le sommeil est le moment idéal pour la magie pour récupérer.
— D'accord, cela se comprend. Je vais le faire savoir à mon papa.
— Je lui dirai aussi. Tu auras besoin aussi d'un bon repas, avant de dormir. C'est essentiel que ton corps fasse le plein de vitamines et de minéraux, parce qu'ils aident à diriger ta magie.
— Ce qui expliquerait pourquoi j'adore manger. J'ai une quantité folle de magie, je dois tout manger. »
Vanderian fronça ses brindilles :
« Tu as de drôles d'expressions, jeune magicien. »
Harry eut un rire.
Ils quittèrent la pièce, Harry laissant avec réticence le focus derrière lui sur l'autel. Il était impatient de le récupérer. Il avait l'impression que le focus faisait partie de lui.
Son papa, Rose, Kyst et Prryxt étaient toujours dehors. Le Docteur avait engagé Prryxt dans une discussion sur la magie de construction et les limites de leur capacité à agrandir l'espace. Rose et Kyst discutaient de la complexité du gouvernement sur Haleysio.
Ils se tournèrent tous vers Harry et Vanderian.
« Ça a marché ? » demanda son papa.
Harry eut un grand sourire :
« Ouaip ! Nous avons réussi à donner une forme aux bois, aujourd'hui, mais je suis épuisé. Vanderian a dit de revenir demain. Le matin, ça vous va ?
— Je me lève avec le soleil, donc n'importe quel moment après le lever du soleil est acceptable.
— C'est parfait !
— Aussi, Seigneur du Temps, votre jeune magicien aura besoin d'une quantité de nourriture plus importante que la normale pour aider sa magie à récupérer. Il dormira aussi plus longtemps que d'habitude, donc je vous conseille de prendre ça en compte pour l'heure de son coucher. J'ai compris que Prysh avait réussi à l'engager en tant que mannequin, donc vous devrez vous souvenir quand il doit être à sa boutique, dit Vanderian en regardant entre les deux. A présent, j'ai besoin de me reposer. J'ai utiliser plus de magie que prévu, et je vais m'enraciner pour le reste de l'après-midi. Je vous verrai demain. »
Vanderian les accompagna à la sortie et ferma la porte derrière eux, et ils se retrouvèrent dans la Rue Orange à nouveau.
« Donc, chez Prysh ? dit Harry. Je lui ai dit que je passerai après Vanderian, et il y a toujours pas mal de temps avant le coucher du soleil. »
Prryxt siffla :
« Je vais vérifier quelques choses avec le Conseil. Je vais vous laisser ici. Je vous verrai plus tard. »
Il inclina la tête vers le Docteur et Rose :
« Vous avez été des plus éclairants. J'ai apprécié discuter avec vous. Je vais réfléchir à votre proposition, peut-être que nous pourrons avancer dans nos sorts de construction. »
Le Docteur eut un grand sourire :
« C'était agréable de discuter avec vous aussi ! Ça a été très instructif. »
Ils saluèrent Prryxt alors qu'il partait, avec de grands bonds en direction du bâtiment du Conseil.
La boutique de Prysh était juste un peu plus bas dans la Rue Orange, et elle attendait dehors avec deux autres membres de la Factrily. Ils se tenaient debout, les membres emmêlés avec ceux des autres, et parlant doucement. Alors que le groupe s'approchait, Prysh se tourna au son de leurs pas, bondissante.
« Harry ! Tu es là ! J'aimerais te présenter mon Unité Personnelle ! C'est Marstiik ! dit-elle en montrant d'un geste la personne à sa gauche, une teinte opaque de jaune clair avec des yeux en joyaux rouges. Et c'est Kryill ! dit-elle en montrant la figure derrière elle, qui se pencha sur le côté pour agiter un membre vert clair, ses yeux de joyau violet tournoyant.
— Tu es Harry. Prysh a été incapable de dire quoi que ce soit de plus que son excitation à l'idée de travailler avec toi. Marstiik et moi-même avons été plutôt sceptiques au début, mais c'est un plaisir de te rencontrer, dit Kryill d'une voix douce et musicale qui était quelques octaves plus graves que les couinements de Prysh.
— En effet. C'est un plaisir de te rencontrer. Prysh était très inquiète pour son défilé, en n'ayant que quatre sur les cinq modèles. Elle cherchait un mannequin enfant depuis des semaines, » dit Marstiik d'une voix aiguë mais aérienne.
Harry eut un grand sourire :
« Prysh a accepté de me faire ma veste, et être mannequin a l'air d'être intéressant. Je n'ai jamais fait ça avant, donc ça peut être intéressant.
— Viens viens ! Je dois voir mes vêtements sur toi ! Oh, je suis si excitée ! »
Prysh se démêla de Kryill et Marstiik pour qu'elle puisse attraper le bras de Harry et l'entraîner dans la boutique, en haut des escaliers au fond de la pièce principale, et jusqu'au sommet.
Des vêtements, des tissus et toutes sortes de choses défilèrent dans un tourbillon de couleurs. Les yeux de Harry s'embuèrent. Ils s'arrêtèrent dans une pièce remplie de supports qui maintenaient les tissus drapés d'étranges façons.
Prysh entraîna Harry à travers les différents tissus vers une petite poupée à forme humaine bien particulière.
« C'est ça que vous voulez que je présente ? demanda Harry en voyant les dimensions similaires entre lui-même et le mannequin.
— Oui ! C'est mon chef d'oeuvre ! J'adore faire des vêtements pour les enfants et c'est le top des vêtements pour festival pour les silhouettes à forme humaine jeune ! »
Harry regarda d'un oeil critique.
C'était attaché à la gorge, le haut du bras droit, l'avant-bras gauche et avait un petit lien dans le dos, laissant la partie arrière du haut du corps ouverte. Un morceau de tissu doré s'enroulait en haut du bas du corps et tombait en une moitié de colonne sur la jambe gauche et une colonne complète sur la jambe droite, attaché au genou et à la cheville respectivement. Les tissus supérieurs étaient un tourbillon de rouges, de oranges et de dorés. L'ensemble tombait plutôt bien sur le mannequin.
« C'est très coloré, dit-il.
— Ce sont les couleurs primaires du festival ! Chaque enfant porte ces couleurs lors du Festival de l'Appellation. J'ai voulu que les couleurs tournoient comme les sorts utilisés pour maintenir l'Appellation et chaque attache a un enchantement conçu pour rendre l'enfant très léger et capable de flotter au dessus de la foule pour regarder les festivités d'une manière sûre. »
Prysh pointa vers le cou, les bras et les jambes qui avaient chacun une attache.
« Les enfants à forme humaine sont désavantagés dans ces situations, ils sont habituellement trop petits pour tout voir, et trop lourds pour permettre à leurs tuteurs de les porter tout le temps. »
Harry hocha la tête :
« Ça a du sens. Donc, comment le met-on ? »
~~~~~~~~~~~~~~ C'est un saut de ligne ~~~~~~~~~~~~~~
Rose, Kyst et le Docteur restèrent en bas avec Kryill et Marstiik.
« Donc, vous enseignez, Marstiik ? » demanda le Docteur.
Marstiik s'agita de surprise :
« Est-ce que Prysh vous en a parlé ?
— Oh, j'ai une certaine fascination pour les pronoms de genre de la Factrily, donc Prysh a décidé de me présenter son Unité Personnelle. Cela fait longtemps depuis que j'ai utilisé ce format, mais j'apprécie sa complexité et sa spécificité, dit le Docteur avec un grand sourire.
— Oui, elle a du adorer l'idée. Parmi ses nombreuses excentricités, on trouve une personnalité très obsessionnelle, fit remarquer Kryill, en regardant affectueusement vers le haut où Prysh avait emmené Harry.
— Vous dites excentrique, mais selon ma compréhension, au moins sur Terre, ce n'est jamais utilisé de manière gentille, » dit Rose, qui était curieuse à ce sujet.
Kryill regarda Rose :
« Je vous ce que vous voulez dire. Dans le cas de Prysh, Excentrique est utilisé pour décrire sa Position Sociale. Tout comme je suis un Chef et Marstiik un Enseignant, Prysh est une Excentrique. Elle a choisi de faire quelque chose en dehors de la société de la Factrily, et notre langage utilise Excentrique pour décrire ce fait. Ce n'est pas une façon d'insulter ou de dénigrer quelqu'un, mais parce que la Factrily a besoin d'une précision absolue dans le langage, avoir une Position Sociale en dehors de la société implique un vaste ensemble de mots qui serait incompatible avec la concision. Excentrique est le terme utilisé pour ceux qui choisissent de telles vies, et le mot invite à poser plus de question sur leur Position Sociale. C'est en réalité plutôt une bonne chose, car c'est toujours un bon moyen de commencer une conversation, vu que le pronom de quelqu'un est son identité complète au sein de la société de la Factrily. »
Rose hocha la tête :
« Je comprends mieux. J'ai entendu Prysh vous présenter, mais je dois avouer que ça a eu peu de sens pour moi. Le mot dans votre langue avait cinq syllabes mais il y avait tant de mots dans la traduction que je n'ai pas pu comprendre quoi que ce soit. »
Marstiik eut un petit rire :
« C'est souvent la réaction devant nos pronoms. C'est pourquoi il n'y a pas eu tant d'agitation lorsque le Conseil a abandonné l'idée de les traduire dans la langue de Pethi. Le membre de la Factrily travaillant comme délégué au Conseil avait passé trois semaine à essayer d'expliquer les mots utilisés, mais aucune autre race n'a la même complexité pour juste un pronom, et ça a donc été décrété comme une tâche impossible. »
Kyst tournoya en guise d'accord :
« Tout particulièrement pour les espèces qui n'utilisent aucun pronom, l'immensité des pronoms de la Factrily était une idée si effrayante et si étrangère qu'elles ne pouvaient même pas participer. »
Marstiik et Kryill hochèrent la tête.
Rose trouva tout ceci très fascinant.
A ce moment-là, Harry et Prysh descendirent les escaliers, et Rose dut cligner des yeux.
Harry était habillé d'une telle gamme de rouges, oranges et dorés que c'était déstabilisant. Le tissu supérieur, un tourbillon de cette palette de couleurs, était une forme étrange et drapée attachée au cou, au haut du bras gauche et à l'avant-bras droit, des morceaux de tissu tombant en plis élégants. La moitié basse était d'or pur et tombait à la moitié de la jambe gauche et attachée au genou, tandis qu'elle tombait jusqu'à la cheville de la jambe droite.
« C'est magnifique, » dit Rose.
Prysh couina :
« Oh, merci Rose ! Harry a l'air merveilleux avec ! Et regardez ! »
Elle fit un signe à Harry.
Harry pressa un petit bouton à l'arrière de l'attache de cou, et sentit un frisson se répandre à travers le tissu avant d'avoir l'impression de ne peser plus rien. Il poussa doucement sur le sol, dépliant le voile de tissu à sa taille. Prysh s'y accrocha, arrêtant la montée de Harry vers le plafond à environ un mètre et demi du sol.
« Wouah, ce sont des enchantements impressionnants, dit le Docteur en regardant son fils à présent flottant. Combien de temps ça dure ?
— L'enchantement initial est incorporé et a suffisamment de magie interne pour lancer le sort de pouvoir externe, qui utilise la magie extérieure pour durer indéfiniment. Il se sert de la magie ambiante dans l'air pour alimenter le sort donc ça ne met en danger la magie de personne en l'utilisant comme source. »
Kryill et Marstiik hochèrent la tête.
« Nous avons participé à l'idée, sachant que de tels sorts sont dangereux s'ils ne sont pas alimentés correctement. Ce sort, le sort d'alimentation externe, est en fait assez compliqué à lancer. C'est l'argument de vente principal du vêtement. »
Le Docteur et Rose regardèrent Harry s'étirer dans les airs, avant de se pencher en arrière.
« C'est plutôt confortable, dit-il. Agréable et relaxant. »
Prysh gloussa :
« Tu vas être le meilleur mannequin ! »
Le Docteur regarda dehors :
« Et bien, nous allons devoir vous priver de votre mannequin pour le moment, Prysh. Mon fils a besoin de manger et de se coucher. Tu devrais te changer, Harry. Tu n'as envie de perdre ces vêtements. »
Harry soupira et pressa à nouveau le bouton à l'arrière de son cou, et commença à descendre lentement vers le sol.
« D'accord Prysh. Nous reviendrons demain. Vous pourrez me dire ce que font les mannequins ! »
Il grimpa les escaliers avec Prysh pour retrouver ses vêtements.
Le Docteur, Rose, Harry et Kyst furent rapidement en route vers le bâtiment du Conseil, après avoir salué Prysh, Marstiik et Kryill.
L'estomac de Harry grondait bruyamment et il baillait. Le ciel avait adopté une teinte brillante de rouge et d'orange alors que l'étoile d'Haleysio se couchait.
« Et bien, Kyst, nous vous verrons demain, n'est-ce pas ? dit le Docteur en regardant Kyst.
— Oui, je vous verrai demain tôt dans la matinée. J'attendrai au moins Harry ici dehors. Je crois comprendre que vous voulez voir demain les archives concernant les ruines trouvées sur Haleysio ? »
Le Docteur acquiesça :
« Ouaip.
— Il y aura un membre de l'Académie pour vous conduire au musée, donc. Vous et Dame Rose ?
— Oui, je vais y aller aussi. Ça semble fascinant. Même si j'ai envie de voir les débuts de Harry en tant que mannequin, » dit-elle avec un sourire en direction de Harry.
Elle avait l'impression que Harry n'avait pas vraiment d'idée sur ce que représentait le mannequinat. Ce serait assez amusant de voir quand il comprendrait ce qu'il allait faire.
« A demain donc. »
Le lendemain serait une journée intéressante. Cette semaine serait une semaine intéressante.
~~~~~~~~~~~~~~ C'est une fin ~~~~~~~~~~~~~~
Note de l'auteur : Si vous avez la moindre question sur les espèces/personnages présentés, demandez. J'ai une trame pour pratiquement chacun d'eux dans ma tête. La Factrily, je le déclare à présent, est ma création favorite de tous les temps. J'ai en fait emprunté le concept initial d'un livre d'Isaac Asimov que j'ai lu il y a des années, mais à présent je doute que vous puissiez le reconnaître comme mon inspiration.
Note de la traductrice : Je suis absolument désolée pour ce retard ! J'ai complètement sauté une date de publication... J'avoue m'être laissée déborder par d'autres projets, tant de fanfiction que personnels, et voilà ce que ça donne...
En respectant le calendrier initial, le prochain chapitre est prévu pour le 12 septembre. Toutefois, si j'ai du retard, sachez que ce n'est que ça : du retard. Je n'ai aucune intention d'abandonner cette traduction, mais elle n'est pas ma priorité par rapport à mes autres projets, je dois le reconnaître. Je vais quand même garder le calendrier initial (un chapitre toutes les deux semaines), histoire de me donner une limite et ne pas trop me laisser déborder par les autres projets. Mais ne vous étonnez pas s'il n'est pas exactement respecté.
Et concernant la note d'auteur, effectivement, demandez, je transmettrai :) (ça, par contre, ce sera fait dans les 24h de la demande, puisque c'est ma politique personnelle de réponse aux messages que vous pouvez m'envoyer).
En attendant le prochain chapitre, bonne lecture et à bientôt !
