Bonjour! Comment vous allez? Je poste ce chapitre pour célébrer la fin des examens et l'entrée en vacances, enfin! Je préviens d'avance que le titre résume parfaitement ce chapitre! ;) Essayez de laisser une review si jamais ça vous à plus ou qu'au contraire vous avez détesté (quoi et pourquoi, paragraphe argumenté avec intro, développement et conclusion! Je plaisante... Déposez vos couteaux!) Je vous laisse donc découvrir et vous souhaite une bonne lecture!

Update: comme pour le chapitre précédent j'ai aussi retouché celui-ci.

Swangranger: Wow merci, ta review m'a fait trop plaisir! (Ma toute première review ^^) J'espère que je ne vais pas te décevoir!

Disclaimer: L'histoire originelle et ses personnages sont la propriété de JK. Rowling.


Désarmée, c'était certainement le terme qu'Aaliyah aurait choisi pour se décrire en cet instant. Elle venait tout juste de reprendre connaissance et Merlin seul savait depuis combien de temps elle était allongée sur le sol froid. Un horrible mal de crâne commençait à se faire ressentir. Toujours au sol, elle se redressa et s'adossa contre la commode près d'elle. Se remémorant les évènements passés, elle pâlit à l'idée que son homologue ait pu entendre des choses qu'il ne devait pas… des choses que personne ne devrait découvrir. Elle se promit alors de faire son possible pour n'en parler à personne. C'était son histoire et ce serait à elle d'y mettre un terme.

~~O~O~O~~

Plus les minutes passaient et plus la jeune fille ressentait la sensation d'avoir été souillée. Drago Malefoy était un horrible personnage, il l'avait presque étouffée alors qu'il ne se connaissait qu'à peine. Nous n'étions qu'en septembre et ils avaient déjà eu un problème de cette envergure. Il avait fait d'elle ce qu'il voulait, n'ayant même pas besoin de la désarmer vu qu'elle l'avait déjà fait elle-même en lâchant sa baguette, pire qu'un première année. Comment diable est-ce qu'elle espérait partir en guerre alors même que son homologue avait failli la tuer à l'intérieur même de sa chambre.

« Je suis si faible… » pensa-t-elle.

Elle laissa ses larmes couler, seule. Qui d'autre à part Malefoy pourrait la voir ou ne serait-ce que l'entendre ? Et ce dernier devait avoir autre chose à faire après l'avoir humiliée de la sorte. Ressentant des picotements au niveau du dos, elle se décida à bouger afin de voir de quoi elle avait l'air. Elle tenta de se relever, ce qui n'était apparemment pas de l'avis de son dos, où une vertèbre craqua. La douleur était atroce, sauter de la tour d'astronomie aurait fait moins mal, mais il lui fallait absolument se lever. Outrepassant la douleur, comme pour se prouver à elle-même qu'elle n'était pas faible, elle tenta de se redresser.

Faible. Ce mot semblait avoir été créé pour la définir. Elle avait pressenti la chute, car la pièce s'était soudain mise à tourner et à s'agrandir sous ses yeux. Elle s'allongea donc de plein gré, espérant éviter un autre trou noir.

– Fait chier.

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Le temps paraissait si long allongée là, elle était comme vidée de ses forces, étendue là comme une pauvre chose, mais se refusant à appeler à l'aide par fierté. En même temps ce ne serait pas Malefoy qui se déplacerait pour l'aider, après lui avoir lui-même infligé ce calvaire. D'ailleurs pourquoi est-ce que son dos lui faisait si mal ? Elle se souvint alors du moment où Malefoy l'avait lâchée, son dos avait dû cogner contre le meuble d'à côté.

« J'ignore depuis combien de temps je suis dans cette position, mais je commence à avoir mal aux fesses. »

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« … jeune Seltz, unique rescapée de ce malheureux accident... »

« Qui a parlé ? Malefoy c'est toi ? Ne me dis pas que tu es resté levé uniquement pour venir te moquer ?! »

« Non, […] n'est pas Malefoy, […] ne me connais pas mon enfant, pas encore... » elle senti un froid de détraqueur l'envelopper.

La jeune fille se réveilla en sursaut. Ce n'était qu'un rêve, un rêve qui avait pourtant eu l'air si réel… mais elle ne s'en préoccupa guère plus, elle avait l'habitude de faire ce genre de mauvais rêves. Gryffondor l'avait choisi et il était temps de s'en montrer digne, se redonna-t-elle du courage.

– Tu dois te prendre en main Aaliyah! Tu ne comptes tout de même pas attendre que la mort vienne à mon chevet, si tu ne peux pas appeler à l'aide, tu peux toujours avancer !

Elle se retourna et commença à ramper, couchée sur le ventre, avançant doucement mais surement.

« C'est tellement ironique de se retrouver dans cette situation. On dirait un de ces clichés moldu » pensa-t-elle.

La bougie qui éclairait la pièce avait rendu son dernier souffle quelques heures plus tôt et force de tâter le sol, elle finit par retrouver sa baguette mais se sentait incapable de lancer le moindre sort. Heureusement sa porte n'était pas fermée, elle l'ouvrit et continua son entreprise, il lui fallait se rendre à la salle de bain sans attirer l'attention de Malefoy.

Elle se posa tout près du lavabo et ouvrit l'eau. Celle-ci était glaciale en cette nuit d'automne et cela ferait du bien à son corps endoloris. Elle s'aspergea plusieurs jets d'eau fraiche sur le corps et bût un bon coup. Sa mère lui avait toujours dit que si elle buvait autant d'eau c'était parce que ses ancêtres avaient « fréquentés des êtres de l'eau ». Son arrière-grand-mère en était une descendante directe, par conséquent tous avaient une forme propre à chacun de ressentir ces effets. Rien que d'imaginer que l'un de ses Xième arrières grands-parents avait copulé avec une de ces créatures tout sauf amicale, elle en avait des frissons, ou peut-être était-ce à cause de l'eau ?

Elle se mit à penser que si son frère avait pu voir le jour, il aurait eu une voix magnifique. En revanche tous ce qu'elle obtenait c'était cette soif d'eau intarissable et autres désagréments.

– Rien ne me réussit, chuchota-t-elle de peur de se faire entendre

Certes, ses cheveux étaient plus beau qu'il y a deux ans –rien que l'adolescence ne pouvait apporter, sa voix s'était adoucie selon les dires de ses amis mais tout ce qu'elle arrivait à en faire était de pouvoir produire des hurlements stridents –les plus aigus qu'elle n'ait jamais fait– lorsqu'elle s'énervait. Mais les effets les plus apparents et certainement les plus désagréables, étaient de ressentir des effets de dessèchement si puissant qu'elle aurait pu jurer que sa peau commençait à se craqueler comme un vase d'argile que l'on aurait laissé trop longtemps au soleil. C'était très désagréable, et elle s'en passerait bien.

Sortant de ses sombres pensées, elle se fit couler un bain ni trop froid ni trop chaud, le mieux selon elle.

Ce bain était merveilleux, elle aurait pu y passer toute sa vie. Les savons devaient avoir été ensorcelés car au fil du temps, la mousse ne diminua pas d'un iota. Mais une légère douleur au niveau de son cou la sortit de ses rêveries. Elle ne voulait même pas penser à l'horrible marque que ça allait laisser. Pour l'instant il lui fallait limiter les dégâts. A l'aide de sa baguette elle invoqua un sort lui permettant de rafraîchir l'eau présente autour de son cou. Attendre, c'est tout ce qu'il lui restait à faire.

~~O~O~O~~

Elle papillonna un instant des yeux et jura en se rendant compte de sa bêtise.

– Oh non, je n'y crois pas ! Je me suis endormie ! Bravo Lyah t'es la meilleure !

Elle découvrit avec horreur qu'il ne fallait pas abuser des effets de l'eau. Maintenant, se fit-elle la réflexion, sa peau était plus ridée que celle de sa grand-mère. Heureusement, cela partirait une fois sèche. Elle se leva d'un bond et se heurta contre le rebord de la baignoire, se rattrapant de justesse avant de déraper, évitant de finir la soirée morte noyée par tant d'idiotie.

– Ça m'apprendra à dormir

Maintenant il fallait se sécher mais pas l'ombre d'une seule serviette dans la pièce. « Quelle organisation dans cette école ! » se dit-elle, il faudrait qu'elle en touche deux mots à McGonagall. Comme le répétait souvent sa grand-mère : on ne peut être mieux servis que par sois même.

– Accio serviette de bain !

Après deux longues minutes d'attente, elle dû se résoudre à faire autre chose, visiblement ces satanées serviettes s'étaient faites la malle. Ce château avait de sérieux problèmes.

– Accio peignoir

En à peine dix secondes le peignoir qu'elle gardait toujours dans sa chambre surgit. Il y avait donc bien un problème avec les serviettes ! Soudain une question l'effleura : « Quelle heure est-il ? » Il devait surement être plus tard qu'elle ne le pensait. Elle enfila son peignoir, mais malheureusement ça ne remplaçait en rien une serviette : l'eau lui ruisselait de partout.

~~O~O~O~~

Un bruit de grincement la ramena à la réalité et la question de l'heure l'inquiéta soudain. Il lui fallait se rendre à sa chambre. S'il y avait quelqu'un à affronter, ce n'était surement pas en peignoir qu'elle allait le faire. De plus, elle détestait cette sensation d'avoir le peignoir collé à peau humide. Si jamais Malefoy la voyait ainsi, sa fierté en prendrait un coup. L'idée même qu'il ait entrevu ses faiblesses la répugnait. Elle saisit sa baguette, faisant abstraction de la douleur pointant dans sa jambe –maudissant la baignoire– et se dirigea vers la porte. Elle tourna lentement la poignée, presque qu'exagérément et traversa le couloir menant à sa chambre, d'où l'on pouvait apercevoir la salle commune. Il faut dire que ce n'était pas malin d'avoir placé les chambres et la salle de bain à l'étage, là où l'on était à la vue de tous, la salle commune se trouvant au rez-de-chaussée, le tout relié par un escalier.

Elle jeta un œil aux alentours, le spectacle était flagrant : il n'y avait plus aucune lumière, le feu de cheminé semblait éteint depuis des lustres, elle avait vraiment dû perdre beaucoup de temps. Elle s'autorisa à relâcher sa vigilance.

– Merlin, ce que j'ai mal à la jambe !

En boitant légèrement, elle avança rapidement vers sa chambre, ruisselante d'eau. À peine avait-elle remarqué cela, qu'elle se senti glisser. Tentant en dernier recours de se raccrocher au balcon, elle ne fit que s'y heurter, avortant sa dernière tentative. Elle avait l'impression de voir sa chute au ralenti, maintenant elle allait dégringoler du haut des escaliers.

« Bien joué Aaliyah! Tu dois être maudite ! » soudain, une voix emplit toute la pièce :

– Levicorpus !