Bonjour/bonsoir! Vous avez passé de bonne vacances? Mais c'est bientôt fini *bouhou*. Je vous souhaite une bonne lecture!

Swangranger: Eh oui mystère! La suite nous le dira, même si ce n'est pas pour tout de suite. :)

LylaStandgard: Merci beaucoup pour ton commentaire que je n'ai absolument pas mal pris je précise, ça m'a aidé au contraire, c'est vrai, ce sont des choses que je ne remarque pas forcément en écrivant, mais maintenant que tu me l'as dit je ferai attention, je suis en train de relire tout ce que j'ai déjà écrit pour voir ce qui pourrait ne pas aller.

Update: chapitre modifié (très légèrement (cf. intro chapitre 1 où j'explique tout)).

Disclaimer: Les personnages que je n'ai pas inventés ne m'appartiennent pas, ils sont à JK. Rowling.


Le temps d'une demi-seconde Aaliyah remercia toutes les divinités de lui avoir envoyé un sauveur avant de se rendre compte qu'il ne pouvait s'agir que de Malefoy et regretta tout de suite ses dernières pensées. Il allait encore lui faire passer un sale quart d'heure. Arrêter sa chute par un sort la maintenant en l'air par la cheville, quoi de plus cocasse ! Il maintint le sort et la déplaça vers lui, au bas de l'escalier.

– Liberacorpus, prononça-t-il d'une voix trainante, et l'enchantement se rompit.

La jeune fille atterrit au sol, se heurtant les genoux et les poignets qu'elle avait avancé pour amortir la chute, d'un geste réflexe. Le jeune homme la fixait et elle se dit qu'elle devait avoir l'air bête, complètement sonnée à même le sol. Peu à peu elle reprit contenance et se rendit compte de la situation : elle était seulement en peignoir. Elle se remit rapidement en position assise sous l'œil observateur de son homologue. Cramoisie de honte elle resserra son peignoir sur elle. Drago lui jeta un regard vide et se dirigea vers les escaliers sans même lui adresser la parole.

Quand elle fut certaine qu'il était bien dans sa chambre, se relevant, elle prit la direction de sa propre chambre. Il était vraiment bizarre ce serpentard, difficile à cerner, se dit-elle en revêtant son pyjama. Elle s'affala sur son lit et laissa son esprit déambuler.

Après une très longue guerre, heureusement gagné par le bon camp, la vie reprenait son cours. L'école avait débuté depuis bientôt un mois et cette septième année s'annonçait mal. Le rôle de préfet en chef qu'elle s'était vue attribuer ne lui convenait pas tout à fait, selon elle. De plus, Malefoy était son homologue. Aaliyah s'était toujours faite sa propre opinion à propos des gens qu'elle rencontrait mais il fallait avouer que les dires d'Hermione se confirmaient : Malefoy n'avait pas l'air du genre aimable.

Sortant de ses pensées, elle essaya de s'endormir, chose improbable vu son état d'agitation. Elle se releva donc et reparti vers la salle de bain où l'infirmière avait eu la merveilleuse idée de faire ajouter une petite armoire pharmacomagique en cas de petits soucis. Les potions n'étaient pas nombreuses car rien ne valait une consultation chez Madame Pomfresh, mais cela ferait toujours l'affaire en attendant le lendemain. Elle prit une fiole et la vida d'un trait, ressentant avec soulagement la douleur diminuer.

Maintenant que le calme était revenu, elle se dit que s'avancer dans ses devoirs ne lui ferait pas de mal puisqu'elle avait déjà perdu sa nuit de sommeil. Elle emporta donc quelques manuels dont celui d'histoire de la magie, d'arithmancie et quelques autres qui pourraient servir.

~~O~O~O~~

Une clarté sur son visage la dérangeait depuis un moment mais elle s'obstinait à garder les yeux fermés. Elle papillonna des yeux un instant avant de reprendre ses esprits et poussa un juron lorsqu'elle se rendit compte qu'elle s'était encore endormie. Heureusement elle avait presque fini, plus qu'un demi-parchemin à remplir et elle aurait tout bon. « Quelle heure est-il ? J'ai dû perdre un temps fou à dormir. » Alors qu'elle remontait les escaliers, des bribes de son aventure d'hier soir lui revenait. Elle entra dans sa chambre, cherchant son réveil du regard, quand son ventre gargouilla. Elle fut stupéfaite de voir l'heure qu'il était: treize heure vingt-deux ! L'heure du déjeuner était passée, elle espérait tout de même qu'il y ait des retardataires et qu'il dure toujours. Sa faim était telle qu'elle aurait pu se contenter des restes. « Misère… j'ai les cheveux en bataille ! Tan-pis, il faut tenter le tout pour le tout ».

Elle redescendit rapidement les marches, attrapa ses robes de sorcière et s'apprêtait à sortir lorsqu'elle remarqua quelque chose d'étrange : ses affaires avaient disparues.

Sur la table ou jadis étaient empilé ses parchemins, il n'y avait plus rien. Des milliers de questions fusaient à dans son cerveau, elle se rapprocha de la table pour mieux comprendre et observa attentivement le bois lisse pendant quelques instants, comme s'il pouvait avoir réponse à ses questions. Elle décida qu'il vaudrait mieux retourner dans sa chambre pour voir si par miracle ses affaires y étaient. Effectivement, elles y étaient constata-t-elle avec surprise. Ses parchemins et ses livres reposaient sur sa table de chevet comme s'ils avaient toujours été là.

Elle connaissait un petit plaisantin qui rirait moins lorsqu'elle en aurait fini avec lui, était-ce comme ça que l'on tentait de se faire pardonner d'avoir presque étouffé quelqu'un à Serpentard ? En lui jouant un mauvais tour ? Tout de suite elle retourna à la salle commune ayant ferme intention de découvrir où il s'était dissimulé pour son tour de passe-passe, il se devait d'être à proximité pour effectuer un tel sort.

Alors qu'elle s'approchait de la table un repas apparut, la faisant alors sursauter. Il y avait un mot accompagnant le tout : « Pour Miss Seltz. » trois petits mots, sans aucune signature… « La personne qui a fait cela a toute ma reconnaissance ! » son estomac avait désormais pris le contrôle, elle ne s'interrogea pas plus et pris place à la table.

Le repas dégageait une si bonne odeur, il y avait une délicieuse salade, accompagnée d'un faisant soigneusement rôti, des pommes de terre dorées à souhait, à cela s'y ajoutait une généreuse part de tarte aux citrouilles, une part de tarte aux fruits rouges, une part de tarte à la mélasse, du jus de citrouille bien frais, de l'eau bien sûr, du pain fourré à la confiture de citrouille, des petits gâteaux et des biscuits à la cannelle.

Les yeux écarquillés, elle avait regardé tous ces bons petits plats apparaître, les uns après les autres. « J'ai dû prendre au moins deux kilos rien qu'en les regardants » pensa-t-elle. « Ce pourrait-il vraiment que tout cela soit pour moi ? Oui… après tous, c'est ce qu'il y a d'écrit ». Elle se servit donc, non sans avoir dissimulé son immense joie et commença à déguster, replissant son estomac avide de nourriture.

~~O~O~O~~

« J'ai dû passer au moins une heure à manger ces mets délicieux. Je ne sais même pas comment j'ai pu tout engloutir. Je me fais penser à Ron dans ces moments-là »

Il fallait dire que depuis hier midi elle n'avait rien mangé, ce qui équivalait presqu'à une journée. Elle s'assit dans un fauteuil près du feu. Cet après-midi était bien frais, même si la cause la plus probable était qu'elle ne portait qu'un short. Elle se réchauffa un peu, puis l'idée du parchemin lui revint en tête. « Je n'ai pas fini d'écrire mon devoir». Elle monta chercher son matériel et redescendit une énième fois, s'installa sur la table –qui entre temps était redevenue bureau– et s'attela à la tâche. Les chambres des préfets étaient équipées de bureaux mais Malefoy comme elle, semblaient préférer travailler dans la salle commune, plus près du feu surement.

Une heure et demie plus tard, elle avait terminé.

Un bain. Il lui fallait prendre un bain. Elle ne pouvait s'empêcher d'appréhender vu ce qu'il lui était arrivé précédemment. Il lui faudrait juste faire plus attention se dit-elle en entrant dans sa chambre. On était samedi, et après tout ce qui lui était arrivé, une petite entrave au règlement vestimentaire ne serait rien.

En sortant du bain, face au miroir, elle découvrit avec horreur la marque qu'avait laissée les mains de Malefoy sur elle. Un énorme bleu recouvrait la quasi-totalité de son cou, et l'on pouvait aisément reconnaitre les contours des doigts qu'avait laissés sa main. Elle se désola de ne connaitre aucun sort de camouflage. « Merlin qu'est-ce que je vais faire ?! » tant-pis de toute façon elle mettrait une écharpe. Relevant les yeux de son cou, elle aperçut l'énorme bosse qui trônait fièrement sur son visage : on aurait dit qu'un deuxième front lui avait poussé. Heureusement, pour ça, étant de nature maladroite, elle emportait toujours son baume miracle avec elle.

Aujourd'hui elle voulait profiter de ce beau temps, elle délaissa donc ses robes de sorcière au profit de sa cape. Elle pris soin d'emporter son insigne de préfet en chef et se dirigea vers le parc. En chemin elle croisa toute la bande : Ron, Harry, Ginny et Hermione. Celle-ci fut la première à l'apercevoir.

– Aaliyah ! On t'a cherché ce matin, dit-elle en s'approchant.

– Hermione… et vous aussi je vous en prie appelez-moi Lyah c'est plus facile ! Désolé ce matin je... j'étais en train de dormir, s'excusa-t-elle.

– D'accord. Ce n'est pas grave 'Li-yah' enchaina rapidement Ron en insistant sur la fin de son prénom, t'as raison, c'est beaucoup plus facile que de dire [aa-li-yah] et puis je pense que-, Il se fit interrompre par sa sœur, lui mettant un coup de coude bien placé, provoquant un fou rire général qui eut le don d'effacer la gêne qui s'était installé entre eux dès son intervention.

– Merci Ginny, dit sarcastiquement le rouquin en se frottant les côtes.

Ron faisait sa tête d'enfant boudeur, ce qui était vraiment comique et Harry se retenait de rire devant son ami.

– Nous allons à Pré-au-lard, tu veux venir ? proposa celui-ci

– Oh, c'est très gentil merci mais je dois finir quelque chose, peut être une autre fois.

Ginny semblait l'observer attentivement, elle regardait son écharpe plus précisément et son malaise augmenta.

– Tu as froid par ce temps ? On ne te voit presque pas sous cette énorme écharpe… Il n'a pas l'air de faire si froid pourtant, continua-t-elle suspicieuse.

Aaliyah s'empourpra, elle n'aurait peut-être pas dû mettre autant d'efforts à cacher cette marque, maintenant il fallait qu'elle invente un mensonge.

– O-Oui, j'ai laissé ma fenêtre ouverte cette nuit, j'ai dû prendre froid alors j'essaie... de ne pas tomber malade –je veux dire plus malade, se corrigea-t-elle maladroitement.

Cela ne semblait pas avoir convaincu la rouquine mais elle lui fit un petit sourire.

– Tu feras plus attention à l'avenir

– Promis !

Elle prit la direction du lac.

Celui-ci était tout simplement magnifique, ce devait être la quatrième fois qu'elle y venait mais elle se voyait toujours autant émerveillée. Le calme y régnait, il y avait quelques élèves, des Poufsouffle, se dit-elle en voyant leurs écharpes jaune. Elle aperçut Luna, une Serdaigle de son âge qui était amie avec Harry, Ginny, Hermione et les autres, qui observait elle aussi le lac. Elle lui adressa un bref sourire. Au bout de quelques minutes l'air commença finalement à se rafraîchir et les quelques élèves qui étaient présents non loin d'elles s'en allèrent peu à peu, les laissant seules.

– Il n'aurait pas dû te faire ça, lança une Luna qui s'était rapprochée en fixant son cou.

– Pardon ? répondit Aaliyah un peu méfiante, en reculant d'un pas. « Comment diable était-elle au courant ? »

Mais la Serdaigle s'éloignait déjà en direction du château. Aaliyah portait son écharpe et pourtant, elle avait su déceler ce qui n'allait pas. Puis Luna revint vers elle d'un pas rapide, un air concerné marquant son visage.

– Tu devrais faire attention, tu es entourée par de nombreuses Joncheruines, elle reparti aussi vite qu'elle était apparue. Cette fille était fascinante.

~~O~O~O~~

Après avoir longtemps observé le lac afin voir si elle arrivait à y déceler quelque chose, alors qu'elle rentait au château, Aaliyah croisa sur sa route Hermione et Ginny déjà de retour de leur sortie. Une question la préoccupait depuis leur rencontre.

– Dites-moi, est-ce que c'est vous qui m'avez fait porter le déjeuner ce midi ?

– Oui, répondit Hermione. Avec Ginny on te cherchait partout –sans te trouver bien sur– et puis on a commencé à s'inquiéter tu comprends ? On ne t'a pas vu au dîner d'hier soir non plus alors…

– Et c'est là que Malefoy nous a dit que tu dormais, coupa Ginny. Charmant, grimaça-t-elle. Ce n'est pas dans ses habitudes… ou peut-être qu'on avait l'air assez désespérées à te chercher… pourquoi tu dormais si tard le matin d'ailleurs? La nuit a été courte ? Où longue, ça dépend des points de vue…

Elle disait cela avec un sourire en coin qui lui valut un coup de coude dans les côtes de la part d'Hermione.

– Je n'arrivais pas à dormir hier soir, alors je me suis avancé dans mes cours.

– Tiens, on croirait entendre Hermione ! Toujours à vouloir s'avancer dans ses cours, plaisanta-t-elle.

– Oui donc, repris Hermione après une œillade sévère pour son amie, on a demandé aux elfes de maison s'ils voudraient bien te monter un repas.

– Oh, hé bien merci beaucoup, leurs dit-elle d'un air reconnaissant, j'avais vraiment peur de rater le déjeuner

– T'inquiète ! C'est tout à fait normal. Nous on va au lac, tu nous accompagnes ?

– J'en sors justement, se désola-t-elle, ce sera pour une prochaine fois.

Elles se sourirent toutes deux.

Arrivée au tableau elle commença à se débarrasser de son écharpe, donna le mot de passe et entra à la hâte, se percutant violemment contre Malefoy qui arrivait en sens inverse.

– Fais attention ! s'énerva-t-il en reculant, on dirait que tu t'es découvert une passion pour me rentrer dedans.

Elle avait lâché son écharpe et s'empressa de la ramasser. Il perçu le mouvement et ses yeux se dirigèrent vers son cou qu'elle tentait vainement de camoufler. Le blond saisit son poignet afin de stopper son mouvement et lui pointa sa baguette dessus, elle recula par réflexe et buta contre le tableau dans son dos.

– Tu devrais cacher ça, lui suggéra-t-il d'une voix ne laissant transpercer aucune émotion. Il posa sa baguette sur sa gorge et l'instant d'après elle ressentait un froid lui enserrer le cou. Des doigts glacés semblaient se déplacer sur son cou de la même manière que son homologue l'avait précédemment fait. Une fois le sort terminé il rangea sa baguette et la dépassa sans un regard alors qu'elle recommençait à respirer normalement.

« Il vaudrait mieux que je l'évite un moment, cette situation devient bizarre » pensa-t-elle.

~~O~O~O~~

Cela allait bientôt faire deux semaines que la jeune fille se démenait pour ne croiser Malefoy que très brièvement, elle l'évitait le plus possible, ils faisaient leurs rondes dans un silence de mort. Le pire était sans doute les matins où elle arrivait en retard à presque chaque cours à cause de lui. Il avait remarqué son petit manège et prenait alors tout son temps dans la salle de bain, ne lui laissant que très peu de temps pour elle, elle passait donc en coup de vent à la Grande Salle et devait s'attarder encore plus afin de manger si elle ne voulait pas risquer de s'effondrer en plein cours.

Ce matin-là, elle avait débarqué avec un teint de cadavre au cours de potion et Slughorn avait insisté pour qu'on la conduise à l'infirmerie. C'est donc naturellement qu'il avait désigné l'autre préfet en chef pour l'accompagner. Seulement elle ne se dirigeait pas vers l'infirmerie mais vers les toilettes de Mimi-geignarde. Elle était persuadée que Malefoy s'en était rendu compte, mais lui, ne disait rien. Arrivée, elle le laissa devant les portes et entra dans la pièce. Mimi n'était pas là, heureusement, car elle lui aurait surement fait toute une scène, la première fois qu'elle l'avait vu l'avait plus amusée que surprise, mais depuis la situation avait changé.

Elle avalait quelques gorgées d'eau quand le sol sembla se dérober sous ses pieds, son homologue apparut derrière elle, la rattrapant in extremis. Eut un violent sursaut en se rendant compte qu'il était juste derrière elle. Elle ne l'avait même pas entendu approcher.

– T'as vraiment du culot de te pointer derrière moi par surprise comme ça ! s'indigna-elle

– J'ai entendu du bruit, se contenta-t-il de répondre d'un air indifférent

« Tu m'étonnes que t'as entendu du bruit, j'étais dans la pièce. Voyeur ouais! » pensa-t-elle en lui lançant un regard mauvais à travers le miroir.

Toujours posté dans son dos, le blond aussi la fixait intensément à travers le miroir, pas du tout affecté par son énervement. C'était vraiment gênant, mais elle s'efforça de ne rien lui montrer.

Elle finit de boire et s'aspergea le visage, reprenant passablement des couleurs. Ils repartirent dans ce même silence en sens inverse. De retour en cours, à peine s'était-elle assise qu'un cinquième année toquait à la porte.

– Le professeur McGonagall demande les deux préfets en chef dans son bureau

Cette phrase était sans appel, le professeur de potion ne put qu'accepter. Aaliyah se leva sous les regards de toute la classe, rangea ses affaires et sorti de la salle suivie de près par Malefoy. Qu'est-ce que la directrice pouvait bien avoir à leur dire ?


Petite précision: Les phrases en italique et encadrées de «guillemets» sont en fait des pensées ou des choses se passant dans la tête des personnages.