Bonjour! Comment ça va depuis le dernier chapitre? J'espère que vous allez bien! A l'heure actuelle je poste depuis le pc d'une amie chez qui je suis en vacances, elle à eut la gentillesse d'accepter (en même temps je lui en aurait voulu sinon! ^^). Pour ceux qui ont cours et qui vont y entrer, ou qui sont déjà en vacances, je vous souhaite de bonnes vacances. Sur ce, je vous laisse avec la lecture, on a une Hermione qui apparait -enfin!- et qui se fera un peu plus présente dorénavant. Pour qu'il n'y ait pas de surprise, il est probable que mon style d'écriture est changé entre ce chapitre et les précédents, ne vous affolez pas (ce n'est pas drôle je sais), j'apprécie un peu plus comment j'écris maintenant, que pour les premier chapitres, même après modifications de ce que je n'aimais plus... et vous? J'espère que ça plaira plus qu'avant. J'en ai fini avec le blabla (Yeah!) et je vous souhaite une bonne lecture! Essayez de me laisser vos avis aussi (s'il-vous-plait?) ça m'aidera.
Disclaimer: les personnages et les lieux que je n'ai pas inventés ne m'appartiennent pas.
Les jours avaient filés et le temps de préparer le château pour halloween approchait. Pansy avait longuement supplié Drago pour qu'il la laisse aider à organiser, qu'il avait fini par accepter. Après tout, il y gagnait aussi. Il avait alors menacé Blaise afin que lui aussi soit présent, –Théodore ayant poliment refusé car il devait réviser– pour l'aider à contrôler cette dernière dans ses envies effrénées. Le blond en avait discuté avec Aaliyah et ils étaient tombés d'accord sur le fait qu'elle aussi pourrait inviter des amis lors de leur petite réunion.
Aaliyah de son côté avait de suite tenté d'inviter toute la bande de Gryffondor, mais Harry et Ron avait été catégoriques, rien ne se mettrait entre eux et les préparatifs pour les sélections de quidditch. S'était ensuite enchainé une conversation assez houleuse, car Ginny trouvait qu'ils auraient pu faire un effort envers leur nouvelle amie. Mais les garçons restaient sur leurs positions et n'entendaient rien.
Alors uniquement dans le but de les punir, parfaitement consciente du caractère péril de la chose, Ginny annonça à Aaliyah qu'Hermione et elle, viendraient. Mais cette dernière ne pouvait rien y redire car à cet instant, elle était à la bibliothèque, travaillant sur son devoir de potion.
Le soir venu, Ginny se chargea de prévenir sa meilleure amie de sa décision. Mais elle se doutait bien que cette dernière ne l'entendrait pas de cette oreille…
– Hermione il faut que tu me promettes de ne pas t'énerver, demanda-t-elle en préparant le terrain
– Ginny franchement, c'est mal me connaitre, je ne m'emporte jamais sans raison assez valable
– Justement c'est bien pour ça qu'il faut que tu promettes… elle avait pris un air grave
Hermione la regardait maintenant d'un drôle d'air, un peu touchée qu'elle fasse autant attention mais en même temps amusée. Ginny n'y comprenant rien, haussa un sourcil d'un air faussement dramatique qui déclencha l'hilarité des deux amies. Se retrouvant à bout de souffle, elles se stoppèrent, ou du moins, tentèrent de le faire.
– D'accord Gin', tu sais que je te fais confiance, la brunette ajouta un clin d'œil à sa phrase
– D'accord, souvient toi que tu as promis, lui rappela-t-elle, donc… je t'ai raconté en retournant de la bibliothèque, que Ron, Harry et moi avions eu une dispute ?
– Oui? l'incita-t-elle à poursuivre d'une œillade
– …c'était à propos de Lyah, enfin pas directement mais suite à ce qu'elle a dit tout a dérapé. Je suis vraiment désolé, tout est allé si vite… menti elle avec affront
– Ginny, viens-en aux faits, ça ne sert à rien de retarder autant la situation, tu ne me ménage pas en faisant ça.
Elle avait parlé sur le ton qu'aurait employé une mère à ses enfants mais il y avait cet air soucieux qui ne la lâchait plus depuis l'instant où Ginny s'était encore excusé. Que pouvait-elle avoir fait d'aussi grave ?
– Bien. Sur un coup de tête… Ron et Harry m'avaient énervée, tu sais bien comment ils sont… je leur ai dit que toi et moi irions… à la réunion qu'organise Lyah pour décider des préparatifs pour Halloween, lâcha-t-elle.
– Bien. Nous irons, je ne vois pas où est le problème, d'ailleurs je ne comprends pas pourquoi ils ont réag…
– Dans leur salle commune, coupa Ginny
Les yeux de la brunette rétrécirent, l'idée faisait chemin vers son esprit. Mais Ginny ne pouvait plus attendre et lui dit enfin :
– Il y aura Malefoy et d'autres Serpentard.
Hermione resta interdite, se demandant si c'était une plaisanterie mais quand elle lut dans les yeux de son amie que c'était on-ne-peut-plus-sérieux, céda à la panique.
– Ginny non, tu n'as pas pu me faire ça ? Je n'irais nulle pars ! Dois-je te rappeler qui s'est moqué de moi pas plus tard qu'hier ? » elle empoigna sa baguette d'un mouvement agacé
– Mais tu as promis…
– Je ne me souviens pas avoir prononcé de tels mots, répondit la brunette avec un froncement de sourcils
– Quoi, tu joues sur les mots maintenant ? répondit la rousse, elle reprit : Hermione essaie de me comprendre, en plus Malefoy a accepté sachant que tu serais peut être venue.
– Justement. Il avait une totale confiance en son facteur chance, sachant que je ne viendrai probablement pas sachant qu'ils seraient présents. Et il avait raison, je n'irai nulle part !
Ginny recula de deux pas, en remarquant les gerbes de lumière qui s'échappaient de la baguette de son amie.
Hermione comblât inconsciemment le vide les séparant.
– Tu étais présente non ? ce n'était pas vraiment une question. Harry et lui ont failli en venir aux mains si on ne les avaientt pas séparés, tu t'attends ce que je me présente volontairement chez lui ?!
– Ecoute Mione, la raisonna Ginny, on n'y va pas pour les beaux de Malefoy, on y va pour aider notre préfet en chef.
La brunette quitta la pièce en lui lançant un regard peu amène, bousculant au passage quelques troisièmes années qui rentraient dans la salle. Il fallait qu'elle sorte, qu'elle aille prendre l'air. Ginny quant à elle, se sentait méprisable. Elle avait l'impression d'avoir trahi sa meilleure amie alors que tout était parti d'une mauvaise blague.
Hermione n'en pouvait plus. Si elle n'allait pas prendre l'air, elle étoufferait. C'est ainsi qu'elle se retrouva en haut de la tour d'astronomie, à faire le vide.
« Inspire, expire, fais le calme, fais le vide autour de toi » pensa-t-elle,
Ce genre d'exercices avaient pour but de l'aider mais aujourd'hui, même en puisant au plus profond d'elle-même, elle n'y parvenait pas. Les larmes se mirent à couler. Elle-même ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Sa réaction était plus qu'excessive. Elle observa un instant les nuages. Le calme refaisait surface, lorsque ses émotions reprirent le dessus.
– Encore à chialer Granger ? elle écarquilla les yeux de surprise, mais ne sursauta pas. C'était l'une de ces choses que nous laissent la guerre et qu'Hermione se refusait à qualifier 'd'avantage'.
Malefoy. Ce serpent avait l'art d'apparaitre au pire moment. Hermione parut un instant surprise, mais se repris rapidement. Elle n'allait surement pas se laisser aller devant lui, c'est pourquoi elle reprit, cinglante :
– Toujours en train de fouiner, Malefoy ?
Etrangement, celui-ci eut l'air satisfait de cette réponse, mais se reprit bien vite, se cachant sous son masque. Il portait en lui une sorte de fierté qu'elle lui ait répondue de la sorte. Entre ennemis, ils avaient une réputation à tenir.
En arrivant ici, il avait voulu s'éloigner de l'effervescence qui commençait à habiter le château. Et cet endroit était de loin son coin favori de tout Poudlard. Ironique, pensa-t-il. Absorbé par ses pensées, il ne s'était rendu compte que trop tard qu'il y avait quelqu'un qui pleurait. Peut-être était-ce quelque Poufsouffle qui pleurait son amour perdu ? Alors il avait revêtu son masque de froideur, rehaussé d'un sourire moqueur. Il avançait et s'apprêtait à attaquer lorsqu'il se rendit compte que c'était elle.
Elle s'était accoudée au bord, lui tournant le dos. Il s'arrêta dans son action. Cela faisait quelque temps qu'il ne l'avait revue, il lui semblait qu'elle avait grandi. Ses éternelles mèches rebelles plissaient sous la force du vent présent au sommet de la tour. Il s'arrêta dans son observation lorsqu'il se rendit compte qu'elle était agitée de spasmes. Son ennemie était en train de pleurer devant lui. Pas consciemment certes, mais cela le mis tout de même mal à l'aise. Lui, qui n'avait pas l'habitude d'être confronté à ce genre de situation. Il savait qu'elle pouvait pleurer, –comme le pouvait à peu près tout le monde–, il se doutait qu'elle avait même souvent dû pleurer à cause de ses remarques. Mais la voir dans cette position lui fit perdre de sa superbe à ses yeux.
La guerre avait laissée nombre de marques, certaines plus apparentes que d'autres. Peut-être que Granger en avait été affecté, perdre autant de proches n'avait pas dû la laisser de glace. Il ressentit même un pincement au cœur de la voir ainsi souffrir. De cette souffrance qui lui avait été causé par un autre. Il aimait la faire souffrir, d'une certaine façon. Il se surprit à se faire la remarque qu'il n'était surement pas le seul à pouvoir l'atteindre. Pas le seul à posséder ce privilège, de pouvoir faire céder celle qui résistait à tous. C'en était presque sadique.
Après la guerre il avait reconsidéré les choses, il n'était pas réellement contre les nés-moldus, les traitres-à-leur-sang et les autres. Il ne voulait pas leur mort. Mais il ne les aimait pas non plus. Pour plaire à ses ainés il s'était simplement plié et avait accepté les responsabilités qu'on lui incombait. Il avait été conditionné dès sa tendre enfance. Conditionné à détester et à rabaisser ceux que l'on disait lui être inférieur. En même temps, c'était facile de se cacher derrière ce fait. Conditionné. C'est ce qu'il avait été. Mais qu'en lui était venu l'âge de raison, il n'avait pas cherché à comprendre, il s'était incliné. Dire que c'était la faute des autres était bien trop facile, et il en avait fini avec la facilité. Il avait son mot à dire. Il était tout aussi impliqué que ses prédécesseurs.
Alors il n'avait plus cherché à l'insulter dès qu'il la voyait. D'ailleurs il n'insultait plus personne sans aucune raison assez valable, selon lui. Il était maintenant un homme et il reprendrait sa vie en main. Tous les choix n'avaient pas encore étés décidés. Certes il se réservait quelques privilèges, il était un Malefoy après tout. Un Malefoy ne se laissait pas dicter sa conduite. Un Malefoy agissait, point.
Et puis cela ne le rendait que d'autant plus impressionnant aux yeux des autres… Ce mode de vie lui convenait. A Poudlard tous étaient conscient qu'il avait changé, mais personne ne savait jusqu'où. Personne ne savait qu'il s'était remis en question, lui, pas ses valeurs. Quoi que les pro-moldus puissent penser, un sang pur restait un sang pur. Les choses étant ce qu'elles sont.
Ne tenant plus à la voir ainsi, il parla : « Encore à chialer Granger ? »
C'était plus fort que lui, il adorait rivaliser avec cette fille. La taquiner, la faire sortir de ses gongs, il en raffolait. Bien sûr, cette dernière se releva et fit honneur à sa maison. C'était bien là le courage des Gryffondor, même aux pires moments, ils attaquaient. « Toujours à fouiner, Malefoy ? », elle le gratifia d'un regard noir, essuyant rageusement ses larmes.
– Que viens-tu faire ici ? il avait parlé le premier
Hermione n'avait pas envie de lui répondre mais le fit quand même,
– C'est le dernier endroit où Dumbledore était en vie…
Elle vit la lueur dans ses yeux perdre de l'éclat. Elle lui avait servi un pur mensonge, mais elle avait envie de lui faire mal, de lui faire ressentir ce qu'elle pouvait ressentir et elle était quasiment certaine que ça le blesserait. Elle s'avait qu'il n'était pas celui qui l'avait tué, Harry leur avait raconté ce qu'il avait vu ce jour-là. Mais lui, ne le savait pas. Elle voulait pour une fois sortir des rangs et avoir le droit de se venger de toutes ses années où il l'avait humilié ou rabaissé plus bas que terre. Les gens disaient qu'il avait changé, après la guerre, ils disaient aussi que les Serpentard, ceux qu'il restait, semblaient moins hostiles. Après la guerre… c'était trop facile. Revenir et prétendre avoir changé alors que vos familles avaient tués maintes autres personnes, prétendument inférieurs, parce qu'ils n'étaient pas de parents sorciers.
Drago ravala sa rancœur et continua de parler :
– Je venais souvent ici avant… il sembla se plonger dans de profonds souvenirs et faire abstraction de la présence d'Hermione, il continua, C'est assez étrange mais… d'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours pensé qu'ici les problèmes s'arrêtaient.
Hermione n'en croyait pas ses yeux, Malefoy était en train de lui parler sans aucune animosité, comme s'il n'y avait jamais eu de problèmes entre eux. Cela semblait trop irréel. Elle refusait d'y croire, certaine qu'il était encore en train de jouer à un de ces jeux afin de l'humilier. Il avait prétendument changé ! Elle ressentait le devoir de partir, de le planter là, mais quelque chose la retenait. Elle avait envie de découvrir s'il mentait… alors elle l'écouta parler. Jamais elle ne prononça mot ou parole, elle se contenta de l'écouter pendant de courtes minutes, jusqu'à ce qu'il se taise.
Il s'était en quelque sorte libéré. En fait il ne savait même pas pourquoi il avait parlé, devant elle, se mettant à nu, lui révélant que dans ses moments de faiblesse -eh oui-, il se rendait ici afin de se couper du monde. Si c'était à refaire, il n'était pas sûr qu'il lui aurai parlé. Il aurai juste passé son chemin, sans aucune attention particulière à son égard. Maintenant il ne savait plus. Il pouvait toujours partir, mais par Salazar, jamais sa fierté ne lui permettrait de s'enfuir de la sorte, pas après ce qu'il venait de faire. Serpentard avait la réputation d'être lâche, il le concédait. Mais Serpentard avait sa fierté, et la fierté passait avant nombre de choses.
Il était venu pour arrêter de réfléchir, pour s'éloigner du monde, mais depuis qu'il était arrivé c'est ce qu'il n'avait cessé de faire. Alors comme Granger, il s'accouda aux remparts et ne dit mot. Cela semblait tellement irréel, lui et Granger.
Hermione aussi trouvait cette situation étrange, mais cela ne lui déplaisait pas. Tant que Malefoy ne l'emmerdait pas. Ils restèrent au calme pendant encore un moment. Tout de même, un espace non négligeable les séparait et Drago faisait semblant de ne pas avoir remarqué que Granger s'écartait de plus en plus.
Enfin, vint de moment pour Hermione de partir, elle recula encore, jetant un coup d'œil vers la sortie, ne sachant quoi faire. Attraper ses affaires justes à côté et partir sans se retourner ou tenter autre chose ? Elle amorça un mouvement vers son sac et Malefoy se retourna, mettant fin à ses interrogations muettes.
– Bon, et bien je… tenta-t-elle lorsque Malefoy lui adressa un regard insondable, qui lui fit presque regretter d'être resté au même endroit que lui.
Elle n'ajouta pas un mot de plus et quitta la tour plus rouge qu'un coquelicot tant elle était gênée, le pas raide, luttant pour ne pas se retourner, elle continua jusqu'au virage des escaliers, et enfin put se calmer.
Elle ne savait pas qu'elle avait eu raison de ne pas se retourner car elle aurait vu Malefoy la fixant jusqu'à ce qu'elle disparaisse de son champ visuel.
Cette journée avait été étrange. D'abord avec Seltz qui arborait un large sourire, de toute la matinée il ne l'avait quittée. Elle trimballait sa désagréable bonne humeur autour d'elle. Puis Drago avait croisé Potter et Weaslaid d'une humeur passablement maussade. Il ne se priva d'ailleurs pas de le leur faire remarquer. Quant à Weasley fille, elle trainait une tête d'un pied de long, surement qu'elle avait appris que Potter la trompait avec son abruti de frère. Et enfin Granger qui pleurait du haut de la tour d'astronomie, c'était forcément lié. Il était divertissant de les observer. Drago se demandait si c'était la venue prochaine d'Halloween qui leur faisait à tous ce drôle d'effet comme à tant d'autres élèves.
Mais se souvenant de la date qui approchait et que c'était notamment lui qui allait devoir s'en occuper, il perdit tout entrain. Il se dirigea vers la sortie d'un pas trainant, se permettantt un dernier sourire avant de remettre son masque.
Les hostilités allaient pouvoir commencer.
Avouez, qui a remontés les lignes pour vérifier si effectivement Hermione avait « joué sur les mots » ?
Est-ce que certaines choses vous ont déplus ou au contraire y a-t-il des choses que vous avez aimé? ^^ N'hésitez pas à me le dire, comme ça j'essaierai de m'améliorer aux prochains chapitres! Je vous dis à très bientôt!
