Bonjour/bonsoir! Vous allez bien? Moi ça va un peu mieux qu'il y a deux semaines, j'ai même pu écrire un peu plus que ce que j'avais prévu pour ce chapitre (d'ailleurs clin d'œil à mes reviewers Swangranger et 'Guest' qui se reconnaîtra! Vos reviews m'ont vraiment fait plaisir et trop inspirée/motivée à écrire, j'étais littéralement survoltée). Merci à 'Guest' d'avoir pris le temps de me dire ce qui clochait ou pas dans mes chapitres, je suis contente que la croissance (légère) de la taille des chapitres plaise :D je fais de mon mieux pour ça. D'ailleurs ce chapitre est le plus long de tous ceux que j'ai déjà posté ici. Je vous laisse avec le chapitre sans plus tarder, bonne lecture. :D
Ps: les suggestions de soudntrack sont de retour! (M) ça n'engage personne bien sur, c'est juste que pour certains chapitres (ceux où il y a de l'action pour la plus part, les autres, -comme ici- c'est plus lorsque l'envie m'en prend) je décide de rajouter un bande son (son titre plus précisément) qui colle à l'ambiance du chapitre -ou à une partie du chapitre-.
Disclaimer: Les personnages et les lieux que je n'ai pas inventés ne m'appartiennent pas.
(M): I was never going to go to Africa - Abel Korzeniowski (Penny Dreadful)
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Pansy Parkinson se réveilla avant ses camarades de chambre, comme à son habitude, ne voulant pas risquer de les croiser. Elle n'en avait pas peur, non. C'est juste que se sentir ouvertement exclue des conversations et de toutes autres choses d'ailleurs, commençait à lui peser plus qu'elle ne voulait l'admettre. Au moins avec ses amies d'avant, –même si elle était consciente que leur relations s'apparentaient plus au rapport dominant/dominé qu'à de l'amitié– elle pouvait s'adonner à des commérages et autres frivolités que les filles faisaient entre elles. Tous ces nouveaux arrivants à Poudlard regardaient Serpentard d'un mauvais œil, quoi qu'on ne puisse pas le leur reprocher. Même les Serpentard entre eux se distançaient d'elle et du petit groupe qu'ils formaient avec Blaise, Théo et Drago. C'était du jamais vu dans la maison vert et argent, mais au moins cela ne restait que cela, de la distance. Rares étaient les confits qui en arrivaient aux baguettes et Pansy en remerciait Salazar.
Leur petit groupe s'était formé un peu malgré eux, puisqu'ils se connaissaient déjà et surtout à cause de cette réclusion forcée. Ni Millicent ni les Greengrass n'étaient revenues à Poudlard cette année, mais Pansy refusait de se laisser abattre. Elle n'était pas seule, il y avait toujours les garçons… même si s'étaient des garçons.
La jeune fille se glissa hors de son lit et se dirigea calmement vers la salle de bain. L'avantage de se lever tôt était qu'elle aurait plus de temps pour elle. Elle apparut bien plus tard dans la salle commune vêtue d'un uniforme impeccable, ses cheveux noirs lui frôlant à peine les épaules. La quiétude fraiche qui régnait à ces heures ci dans les cachots avait toujours quelque chose de très intimiste qui avait le don de la détendre. Elle s'approcha de la cheminée et d'un geste nonchalant raviva les flammes qui s'étaient taries il y a de ça des heures. Assise dans un gros fauteuil pointant vers la fenêtre qui donnait sur le lac elle se perdit dans ses pensées et n'en sortit que quand elle commença à entendre du bruit autour d'elle. Le château commençait à s'éveiller.
Elle se releva d'un mouvement souple et retourna aux dortoirs pour chercher ses affaires. Et c'est vêtu de lourdes robes la protégeant du froid, qu'elle s'aventura dans les couloirs glacés du château. Elle perdit pas mal de temps à cause des escaliers qui n'en faisaient qu'à leur tête et quand elle arriva enfin dans le bureau de la directrice tous les autres élèves étaient déjà présent. Elle aperçut Abbot et un Poufsouffle qu'elle ne connaissait pas, Granger et son rouquin de copain qu'elle se fit un devoir d'ignorer. De l'autre côté de la pièce étaient présent son homologue Serpentard avec un nom à consonance asiatique dont elle ne se souvenait plus, ainsi que l'une des jumelles Patil accompagnée de ce sixième année qui ne se privait jamais de lui faire savoir qu'il ne l'aimait pas lorsqu'il la croisait. Il était nonchalamment appuyé contre l'un des fauteuils qui faisaient face au bureau de la directrice.
Tout en lui lançant un regard mauvais, elle vint se placer à côté de Drago qui l'ignora royalement –il devait s'être levé du mauvais pied– et de Seltz qu'elle salua vaguement, c'était la seule à lui avoir vraiment esquissé un sourire.
La directrice apparut derrière une pile de dossier comme si elle avait toujours été là et lui adressa un regard courroucé.
– Nous vous attendions miss Parkinson, l'informa-t-elle. Pansy baissa les yeux. Dire qu'elle s'était levée en avance, tout ça pour finir en retard. La directrice éluda l'incident d'un mouvement de baguette.
– Messieurs les préfets, mesdemoiselles, continua-t-elle, vous serez chargés de communiquer aux élèves de vos maisons les nouveaux mots de passe pour accéder aux salles communes, elle fit apparaitre quatre parchemins qui s'envolèrent chacun vers des préfets de maison différentes.
Pansy n'était pas celle qui avait rattrapé le parchemin et elle fut obligée de se rapprocher du Serpentard dont elle avait retrouvé le nom, –Maï, un cinquième année– afin de pouvoir lire le mot de passe par-dessus ses épaules. Le Serdaigle non loin, perçu le mouvement lorsqu'elle lui passa à côté et stoppa sa discussion avec Patil afin de lui adresser un regard noir qu'elle se fit un plaisir de lui renvoyer. Pour qui est-ce qu'il se prenait ?
Granger qui avait suivi leur petit manège rappela le jeune homme à l'ordre alors qu'il faisait un pas en direction de Pansy.
– Brooks ! L'intima-t-elle au calme, elle eut un mouvement de tête vers la directrice qui les observait elle aussi d'une mine pincée. Le concerné eu un regard désolé envers la Gryffondor et retourna à son argumentation silencieuse avec Patil sur le nouveau mot de passe qu'ils avaient obtenu.
Pansy se demandait que faisaient aussi les préfets en chef dans la pièce, lorsque McGonagall s'adressa à eux, en leur remettant un parchemin beaucoup plus grand que ceux qu'avaient reçu les autres préfets. Puis elle s'adressa à tout le monde cette fois-ci
– Veillez bien à ce que tous les élèves de vos maisons soient au courant du changement de mot de passe qui prendra effet dès ce midi. Vos parchemins, ajouta-t-elle d'un air précautionneux, se détruiront d'eux même dans deux heures à compter de votre sortie de ce bureau.
Elle tourna son regard vers Seltz et Drago qui fixait Granger depuis son intervention précédente.
– Les préfets en chefs repasseront dans mon bureau à la fin des cours en ce qui concerne les nouveaux emplois de temps. Seule Pansy remarqua le mouvement d'humeur que Drago tenta de son mieux de réprimer mais elle vit Seltz juste à côté de lui, se distancer d'un pas. Il allait certainement passer la journée à se plaindre, se dit la Serpentard.
La directrice mis sur ce, fin à leur entrevue matinale en leur souhaitant une bonne journée.
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Les Poufsouffle et les Serdaigle avaient pris les devants en sortant du bureau. Pendant quelques secondes, elle resta admirative de la magie à l'œuvre, qui faisait scintiller le parchemin qu'on leur avait remis, lorsqu'ils franchirent la porte. Au sein du château flottait déjà la douce odeur que dégageait le petit déjeuner qui ne tarderait surement pas à être servis. A côté d'elle le ventre de Ron gronda si fort que Pansy Parkinson qui les dépassait pour rattraper Malefoy, se retourna vers eux d'un air ahurit. Ron rougit jusqu'à la racine des cheveux et Hermione du se retenir de rire pour ne pas vexer ce dernier plus qu'il ne l'était déjà. Sa relation privilégiée avec la nourriture ne changerait jamais.
Un groupe de Poufsouffle chahutant dans les couloirs leur passa devant en se dirigeant vers la Grande Salle. Il s'agissait toujours des mêmes, se dit-elle en reconnaissant une touffe de cheveux auburn au centre du petit groupe. Au même moment elle aperçut le mouvement de Parkinson qui s'agrippa au bras de Malefoy telle un moule à son rocher. Ce dernier eut un mouvement de recul qui s'arrêta aussitôt lorsqu'il se rendit compte de qui il s'agissait et continua à marcher. Parkinson et lui avait l'air de se chuchoter des choses. Alors que Ron lui parlait, distraite, son regard s'attarda encore un instant sur le Serpentard qui ne lui avait plus reparlé depuis leur rencontre du haut de la tour d'astronomie.
Elle adressa un sourire à Aaliyah qui s'était retournée dans leur direction en levant les yeux au ciel, se distançant un peu du couple de Serpentard pour les attendre. Hermione retourna son attention vers Ron et ils continuèrent d'avancer en discutant tous trois.
Les deux Serpentard qui marchaient devant eux se séparèrent arrivés aux escaliers et la brune partit en direction des cachots alors que Malefoy faisait volte-face, se retrouvant face à face avec Ron. Tous deux eurent un violent mouvement de recul, le Gryffondor bousculant même les filles justes derrière lui.
– Avoir un Weaslaid d'aussi près n'est pas bon pour espérance de vie, attaqua le blond, le visage dur.
– Ça ne fera jamais qu'un connard de moins sur terre si tu disparais, répliqua Ron plein de verve, en se prêtant au jeu. Hermione se sentit obligé d'intervenir lorsqu'ils amorcèrent un mouvement vers leurs baguettes en se rapprochant l'un de l'autre. D'un geste vif elle les éloigna l'un de l'autre d'un sort qui en décoiffa Malefoy tant le mouvement était brusque. Ce dernier lui jeta un regard meurtrier et remis ses cheveux en place d'un geste agacé.
– Allez viens Ron, il n'en vaut pas la peine et je te rappelle que tu es sensé montrer l'exemple en tant que préfet. Elle passa un regard vide de toute émotion sur le blond et s'empara du bras de Ron qu'elle traina derrière elle en montant rapidement les escaliers, ne leur laissant pas le temps de réagir.
Aaliyah qui avait assisté à la scène se retourna vers un Drago qui ne semblait attendre qu'une chose : que quelqu'un dise ou fasse quelque-chose afin qu'il puisse lui déverser sa colère dessus. Elle s'abstint donc de tout commentaire et le dépassa, un sourire aux lèvres. Elle ne lui ferait pas ce plaisir. Elle s'avança donc dans les escaliers, pour se voir rapidement dépasser par le Serpentard qui la bouscula au passage, provoquant un mouvement de robes.
Arrivée au troisième étage, elle se rendit compte que le parchemin qu'elle avait mis dans la poche avant de ses robes avait disparu. Et quand elle comprit ce qu'il venait de se passer, elle accéléra le pas, dans l'espoir de rattraper Malefoy, elle n'avait pas encore mémorisé tous les mots de passes.
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En fin d'après-midi, lorsque Pansy voulu se rendre à son dortoir pour y déposer ses affaires avant de repartir vers les étages ou elle avait rendez-vous, elle croisa à l'entrée du passage vers la salle commune, un petit groupe de Serpentard qui se lamentait.
– Comment veux-tu que je m'en souvienne bon sang, on ne l'a annoncé que ce matin, t'aurais pu t'en souvenir toi au moins ! dit une fille qui devait être en quatrième année
– Oh, c'est bon, je suis sûr que quelqu'un ne va pas tarder à sortir et on pourra entrer, dit un autre
– Moi quand je suis repassé voir parce que je ne m'en souvenais plus trop, le parchemin avait déjà disparu…
– Ah, mais t'as une petite idée quand même non ? Moi je crois que c'était Crésa-ou-crisa-quelque-chose… il se fit interrompre par un deuxième année qui avait aperçu Pansy
– Oh, voilà la préfète ! la petite troupe soupira de soulagement en se retournant vers elle. Elle se mêla au groupe et pris place devant la statue.
– Crisalys, dit-elle au mur d'où apparu une porte qui leur ouvrit le passage, c'est le mot de passe, tachez de ne plus l'oublier, leur dit-elle en pénétrant dans la salle.
Effectivement, comme elle l'avait entendu dire, le parchemin que Maï et elle avaient apposé à l'entrée n'était plus là. Elle remonta à son dortoir pour découvrir sur son lit, un majestueux hibou aux plumes mordorés debout sur un magazine auquel elle était censée être abonnée.
– Tu n'es pas là depuis trop longtemps j'espère, pensa-t-elle à voix haute tout en marchant vers sa commode, le hibou darda sur elle son regard acéré et s'ébroua les plumes d'un air mécontent. OK, reprit-elle en écartant les bras, je vois que tu t'es déjà servis dans les friandises, elle ouvrit son tiroir et en sortit quelque mornilles qu'elle glissa dans la bourse que portait celui-ci.
Elle fit un mouvement vers son magazine mais le hibou ne bougea pas d'un iota, poussant un hululement.
– Quoi encore ? S'impatienta-t-elle, voilà ! C'est pour l'attente. Elle rajouta deux pièces supplémentaires au hibou qui prit soin de récupérer quelques friandises avant de s'en aller. De vrais rapaces ceux-là !
Et puis d'ailleurs comment diable était-il parvenu jusqu'aux cachots ?
La jeune fille s'affala sur son lit, magazine en main et d'un coup de baguette, fit rabattre les lourdes tentures autour de son lit lorsqu'elle entendit des bruits de pas se rapprocher. Elle avait le temps de feuilleter quelques pages, le rendez-vous n'était que dans deux heures environ.
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Hermione et Ginny finissaient de monter les escaliers lorsqu'elles aperçurent Blaise Zabini qui semblait lui aussi se diriger au même endroit qu'elles. Ginny jeta un coup d'œil à son amie qui depuis le matin, n'avait cessé de se ronger le contour des ongles en prétextant que la mise en place prochaine des nouveaux emplois de temps et de leur impacts sur les cours la tracassait. Mais au fond d'elle la rouquine se doutait que ce n'était pas seulement cela qui l'affectait, plus on avançait vers la fin de journée et plus l'air pincé qu'elle arborait se faisait apparent, au point que leur dernier professeur de la journée l'avait retenu pendant près d'un quart d'heure afin de savoir si elle se sentait bien, et l'avait lourdement encouragé à se rendre à l'infirmerie malgré son refus.
Ils se retrouvèrent tous trois côte à côte devant le tableau qui leur permettaient d'accéder aux appartements des préfets et les deux Gryffondor se lancèrent un regard désemparé quand elles se rendirent compte qu'aucune d'elles ne connaissait le mot de passe pour entrer. Il allait falloir demander à Zabini ou se résigner à avoir l'air bête en attendant que la porte s'ouvre d'elle-même. Elle amorça un mouvement vers le Serpentard quand celui-ci prit la parole en la devançant.
– Vous connaissez le mot de passe ? un air d'excuse peint sur le visage, il semblait se douter de leurs interrogations silencieuses
– Pas toi ? Demanda une Ginny dubitative, Hermione semblait partager le même avis.
– Super, s'exclama cette dernière d'un air faux, je crois qu'on est parti pour… elle n'eut pas le temps de finir sa phrase que le tableau en face d'eux se déverrouillait.
– Blaise ! Je t'avais dit de… Malefoy s'interrompit de surprise, ne s'attendant surement pas à les trouver tous trois à l'entrée.
Zabini se retourna vers les jeunes filles, un sourire joueur accroché aux lèvres.
– J'aurai peut-être dû vous dire que je les avais prévenus, son sourire s'accentua, dommage que Drago soit arrivé si tôt… on aurait pu s'amuser. En face de lui le blond haussa un sourcil interrogateur face à sa remarque.
Hermione le toisa d'un air réprobateur tandis que Ginny lui lançait un regard noir en comprenant qu'il venait de leur jouer un tour.
– Bon tu nous laisse entrer ou pas ? demanda le Serpentard au blond qui était toujours posté à l'entrée. Ce dernier s'écarta sans un mot et leur laissa l'accès aux appartements.
Le métisse le dépassa et disparu de leur champs de vision. Hermione jeta un coup d'œil à Malefoy qui leur tenait toujours la porte tandis que Ginny le dévisageait franchement.
– Bon vous comptez entrer ou pas ? S'agaça-t-il en lâchant la porte (le tableau). Il reparti en direction de sa salle commune. Les deux jeunes filles s'adressèrent un nouveau regard
– Je me disais bien que ça semblait louche, il nous tenait la porte, chuchota Ginny en direction de la brune, espérant lui tirer un sourire. Chose faite.
Cette dernière referma la porte et elles partirent toutes deux en direction des voix qui leur parvenaient. Depuis la salle commune probablement. Aaliyah qui descendait les escaliers les accosta.
– Ah, vous voilà ! Je vais me sentir moins seule parmi tous ces garçons
– Dis toujours que je n'existe pas, marmonna une Pansy Parkinson d'un ton détaché, elle tourna un peu brusquement l'une des pages du magazine qu'elle semblait lire, assise dans un fauteuil qui semblait fort confortable
– Ne le prend pas mal, s'excusa la Gryffondor mais toi et Drago êtes ensembles donc c'est différent, selon moi. Je vous considère un peu comme une seule et même entité. Un reniflement dédaigneux de la part des deux concernés lui parvint et elle eut l'impression d'avoir dit quelque chose de déplacé.
Plus mal alaise que jamais, elle regarda Blaise s'affaler sur le fauteuil, bousculant légèrement Pansy à ses côtés. Cette dernière se distança de lui, prenant soin de lui adresser un regard plein de reproches. Elle entreprit de reprendre sa lecture.
– Oh pitié Pansy, toi et moi savons que tu adores que je sois assis là, près de toi, Blaise avait repris son air joueur et réduit l'espace qu'elle avait instauré entre eux. La Serpentard tourna sèchement une nouvelle page et tenta d'ignorer le jeune homme assis près d'elle.
– Qu'est-ce que tu lis ? Il se rapprocha d'avantage afin de pouvoir lire ce qu'elle avait en main, Oh… souffla-t-il près de son visage, conscient que ce geste la ferait réagir, c'est encore tôt pour penser à cela non ?
La jeune fille referma brusquement son ouvrage et se tourna vers le métisse, une veine au milieu de son front bâtait furieusement.
– Mais merde, on peut savoir ce qu'il vous prend à tous aujourd'hui ? Quand est-ce qu'on a décidé que c'était la journée nationale pour emmerder Pansy ? Elle bouscula Blaise à ses côtés, Dégage ! Tu ne comprends pas lorsqu'on te dit non ?
– Hé du calme, tempéra ce dernier, on ne peut même plus plaisanter ? D'habitude tu te prends au jeu.
Dans la pièce les trois Gryffondor ne savaient plus où se mettre. Drago poussa un soupir exaspéré, s'attirant vers lui des regards peu amicaux.
– Elle à croisé sa Némésis dans les couloirs en venant ici, expliqua-t-il à Blaise en ignorant le regard de reproche que la jeune fille lui adressa.
– Ah je comprends mieux maintenant, mon charme ne me faisait donc pas défaut… conclut Blaise.
Hermione qui jusque-là avait observé la scène de loin, découvrant ce côté qu'ils ne montraient pas en public se permit une réflexion qu'elle fit à voix basse envers ses amies.
– Sa Némésis ? Chuchota-t-elle en tentant de comprendre
– Je crois qu'ils parlent d'un sixième année de Serdaigle, lui répondit Aaliyah sur un ton indécis
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– C'est fou l'emprise que ce Brooks à sur toi, vous ne pouvez pas être dans la même pièce sans vous lancer des insultes, commenta Blaise, confirmant les soupçons d'Hermione sur l'identité de cette 'Némésis'.
– Cet abruti n'a aucune emprise sur moi, assena la Serpentard en se levant pour lui faire face, je ne vais quand même pas me laisser marcher sur les pieds par un sixième année! Je te rappelle que si nous n'avions pas repassé notre septième année pour obtenir nos ASPICs en bonne et due forme –pas juste une piètre équivalence– on serait déjà dans l'enseignement supérieur. Il m'insulte dès qu'il me voit, et en tant qu'ainés il nous doit le respect, ne serait-ce que par politesse, alors tu m'excuseras de le remettre à sa place, conclut-elle en déposant brutalement son ouvrage sur son accoudoir et se rassit.
Hermione jeta un coup d'œil intéressé vers son magazine, qu'elle avait repris en mains. Elle n'arrivait pas à en voir le titre de l'endroit d'où elle se tenait. Ils étaient assez particuliers ces Serpentard. Elle papillonna des yeux en sortant de ses pensées et entreprit de leur faire remarquer leur présence à tous ici.
– Et si on commençait ce pourquoi on s'est rassemblé ?
– Ouais, surtout que je rate l'entrainement de quidditch pour être ici, enchérit Ginny
– Tu n'es pas préfète toi, observa Blaise, il me semble que c'est ton frère qui devait venir
– Tu non plus tu n'es pas préfet, renvoya la rouquine, ça ne t'empêche pas d'être ici pourquoi est-ce que ça le devrait pour moi ?
– Du calme tigresse, je ne faisais que le remarquer, ce n'était pas un reproche, continua-t-il, la Gryffondor souffla.
– Mon frère a préféré aller en entrainement, donc je me suis proposé.
– Et puis un Weasley peut en remplacer un autre, on ne verra pas différence, ricana Drago. Un long silence suivit son intervention.
La rouquine perdit son sourire et Hermione décida d'intervenir.
– Je ne te permets pas !
– Mais je ne te demandais pas la permission Granger, justement.
– Tu ne sais vraiment pas communiquer avec les autres sans les insulter on dirait, répliqua-t-elle en fronçant les sourcils, derrière elle, Pansy ricana à sa phrase, accentuant la mauvaise humeur du blond.
– Les autres sont déjà des ins… il n'eut pas le temps de terminer sa phrase qui aurait pu finir par faire tourner cette rencontre en bataille rangée, qu'il se fit interrompre par son homologue
– On se calme, si ça pouvait éviter de tourner au bain de sang… on a du travail devant nous, gardez votre énergie pour ce qui en vaut vraiment la peine OK ? Et puis les taches de sang ne vont pas trop avec mon uniforme, plaisanta-t-elle.
– Tu plaisante ! La corrigea Blaise, t'es à Gryffondor, si les couleurs ne vont pas ensemble alors elles n'iront à personne d'autre.
– Façon de parler Blaise. Pansy roula des yeux, bon on commence ? Ça promet d'être long si vous continuez comme ça toutes les cinq secondes, conclut la jeune fille d'un ton impérieux.
Tout le reste de la pièce se retint de lui dire qu'elle était la première à avoir commencé.
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Deux heures et demie et quelques disputes plus tard, le petit groupe se séparait. Ils étaient enfin parvenus à s'entendre sur quelque chose. Hermione avait pensé qu'il serait assez simple de préparer la décoration d'un simple banquet d'Halloween, elle réalisa bien vite qu'elle s'était trompée. De nombreuses fois ils avaient failli en venir aux baguettes car leurs opinions sur telle ou telle façon de faire divergeait. Ginny et elle, s'étaient accordées sur le fait qu'ils devraient plutôt miser sur le côté froid et sombre de l'occasion alors que les Serpentard eux, ne voulaient rien entendre et préféraient plutôt accentuer les couleurs vives présentes en automnes. Malefoy était assis seul dans un fauteuil et les jaugeait un à un de son regard glacé, lorsqu'ils prenaient la parole pour défendre leur idée, sans jamais intervenir ou ne proposer quoi que ce soit. Ce que Parkinson, qui participait activement –le reste du temps elle se murait dans son silence et toisait du regard les Gryffondor présents–, avait fini par lui reprocher. S'en était ensuite suivi une nouvelle dispute que Zabini avait su gérer, mais à partir de ce moment, ils avaient tous sans exception du encaisser les commentaires désobligeant du blond.
Finalement c'était Aaliyah qui avait su trouver un compromis entre les deux partis et ils avaient enfin pu commencer à planifier leurs actions et à se répartir les tâches.
Ginny était restée silencieuse durant la totalité du trajet menant à la tour Gryffondor, elle ne laissait rien paraître mais la brunette savait qu'elle avait eu du mal à faire face à la moquerie que lui avait sorti Malefoy lors de leur rencontre. Arrivé devant le tableau, Hermione donna le mot de passe.
– Grille-langue. Le tableau s'écarta du passage.
– Ah, enfin ! Harry et Ron les attendaient, assis dans un fauteuil défoncé qui bordait la cheminée.
– On a failli partir à votre recherche, vous êtes restées là-bas au moins quatre heures !
– Tu exagères un peu Ron, tempéra la préfète, on a mis moins de trois heures. Les deux jeunes filles s'installèrent à leurs côtés en toussotant face au nuage de poussière qui s'était élevé du fauteuil. Harry le dissipa d'un geste de baguette distrait. Il n'avait d'yeux que pour Ginny.
– Vous rentrez à peine d'entrainement, remarqua cette dernière en touchant du bout des doigts les cheveux encore humides du brun suite à sa douche.
– On a encore eut droit à un 'briefing spécial Terens' ! Il tenait absolument à nous montrer une autre tactique qu'il a inventé durant la semaine, il nous a fallu plus d'une heure pour lui faire comprendre sans le vexer, qu'il aurait fallu qu'il nous en parle avant l'entrainement –et pas après–, expliqua le survivant.
– Il nous a collé jusqu'à la sortie des vestiaires pour s'excuser –une fois n'était pas suffisant–, rajouta le rouquin. On a fini par lui dire qu'on étudierait tous ses plans au prochain entrainement pour qu'il nous lâche, il nous retenait vraiment par les bras.
Hermione esquissa un sourire et Harry remarqua que Ginny avait l'air ailleurs. Observateur, le Gryffondor la scrutait de ses yeux verts, il s'attarda sur son visage, elle semblait différente. Ron se racla la gorge.
– Fatiguées ?
– Très fatiguées, releva la brunette, tu n'imagines même pas à quel point débattre avec des Serpentard peut devenir épuisant. On dirait qu'ils essaient de nous contredire ne serait-ce que par principe –quoique Zabini, j'avais l'impression que ça l'amusait plus que de raison–.
Ginny grimaça à cette remarque.
– Au moins on a su rester civilisés, conclut-elle. J'étais presque sûre en y allant, qu'on en viendrait à se taper dessus.
– En tout cas j'espère que cette réunion chez la fouine valait la peine de rater un entrainement, Ron adressa un regard à sa sœur.
– Je te rappelle que c'est autant chez Lyah que chez Malefoy, lui rappela Hermione, Il était normal pour des préfets d'aller aider leur préfet en chef, gêné, le rouquin baissa les yeux sous son regard insistant.
Ginny se rapprocha afin d'entrelacer ses doigts à ceux d'Harry, le sourire lui revint.
– Il va falloir que je rattrape cet entrainement… marmonna-t-elle.
– T'as intérêt ouais ! lui rappela son frère, c'est Harry le capitaine mais je t'assure que Terens t'en voudra à mort. Harry fit une grimace.
– Alors capitaine, repris la rouquine d'une petite voix, il va falloir que tu me crée un entrainement spécial. Hermione écarquilla les yeux devant l'audace de son amie mais ne dit rien, elle fit mine de s'intéresser au livre qui reposait sur l'une des tables.
– On rattrapera tout ça au prochain entrainement, tu apprends vite, lui assura le brun en passant une main incertaine dans ses cheveux emmêlés.
– Je veux rattraper avant, l'informa-t-elle d'un ton sans appel. Ça ne te dérange pas j'espère? se radouci-t-elle, ce sera juste toi et moi puisque je suis la seule à avoir manqué l'entrainement. Harry resserra brièvement ses doigts aux siens, la faisant sourire.
Il n'eut pas le temps de répondre à sa requête.
– Bon ! Il se fait tard. On va se coucher Harry, Ron l'arracha littéralement aux doigts de sa sœur. Bonne nuit les filles. Il embrassa Hermione et traina son ami jusqu'au dortoir sans lui laisser le temps de dire au-revoir.
