Bonjour-bonjour! Me revoilà avec un nouveau chapitre, oui m'dame! :) Je ne sais pas si c'est la fin d'année ou mon anniversaire qui approche qui me donne autant d'entrain mais il fallait absolument que j'écrive ce chapitre avant de passer à autre chose (comme les révisions avant les partiels que je néglige largement ou encore même l'écriture du chapitre suivant. O.O Je veux poster encore au moins un autre chapitre ce mois ci, oui je vous l'annonce ici... comme ça, ça va me motiver à remplir mes obligations envers vous! Je ne peux pas vous laisser tomber!) Ahem... je m'excuse, j'ai encore le cerveau en feu, puisqu'à l'heure ou j'écris je viens à peine de mettre un point final à ce chapitre.

J'espère que le chapitre précédent ne vous a pas trop dépaysé (les paroles de chanson tout ça), je vous jure que ça avait l'air bien dans ma tête. Bref, comme d'habitude merci à ceux qui laissent des reviews:

Swangranger: Merci ^^ peut être que ce chapitre t'en dira plus sur les personnages (certains d'entre eux du moins) et éclaircira un peu la situation, voici un nouveau chapitre, j'espère qu'il te plaira.

Excusez les fautes d'orthographes qui m'auront échappé, je vous souhaite une bonne lecture.

Disclaimer: les personnages et les lieux que je n'ai pas inventé ne m'appartiennent pas.


« La lame du poignard glissait sournoisement sur sa peau et l'entaillait profondément alors qu'elle se retenait de crier. Elle ne devait rien dire, leurs vies en dépendaient. La sorcière qui lui faisait face se délectait de la voir souffrir, mais elle commençait à perdre patience, elle pouvait le sentir.

– Endoloris ! Tu finiras par parler ou tu mourras.

Un hurlement franchit la barrière de ses lèvres alors qu'elle se tordait de douleur. Au loin, elle aperçut une silhouette blonde familière, se détourner du triste spectacle qu'elle offrait. Lorsque le sort prit fin, elle tomba inerte au sol, reprenant son souffle, alors que son cerveau menaçait d'imploser. Elle devait résister, il le fallait.

Tandis qu'elle s'attendait à ce qu'on pose de nouvelles questions, le poignard ensorcelé la surprit en apparaissant devant elle. On lui lança un sort et elle se retrouva immobilisée au sol. Le poignard vint déchirer son pullover, dévoilant son buste à toute l'assemblée face à elle.

Elle avait pensé que l'humiliation aurait fait moins mal, elle s'était crue prête à recevoir des châtiments physiques sans broncher, cela faisait des heures qu'on la menaçait, giflait, lui tirait les cheveux pour la faire parler et elle n'avait révélé aucune information. Elle protégerait ses amis quoi qu'il en coute, car rien n'était encore perdu, si on la torturait ici, c'était bien parce qu'ils n'étaient pas surs, ils ne voulaient pas faire venir le Lord pour rien… alors tant qu'elle tiendrait, il y aurait de l'espoir.

Pourtant le simple fait de se voir dénudée face à ces monstres lui fit monter les larmes aux yeux et elle se retrouva à pleurer, silencieusement. Pourquoi est-ce qu'on ne lui posait plus de questions ? On torturait pour faire parler, mais ils ne lui avaient encore rien demandé d'autre et continuaient de la faire souffrir. Qu'allaient-ils donc lui faire ?

Le poignard lui entailla la peau du ventre et elle hurla de plus belle. La femme aux cheveux noirs discutait à voix basse avec celui qui l'avait trainé jusque-là.

– …sont les autres ?! L'instant d'après elle menaçait l'homme de sa baguette et il repartait.

Le poignard s'approcha dangereusement de la ceinture de son pantalon et la jeune fille hurla plus fort. Pas ça, non. Elle essayait en vain de se tortiller, de réussir à bouger pour éviter de perdre le peu de dignité qu'il lui resterait, si elle perdait son autre vêtement. L'attention de sa tortionnaire revint vers elle et le poignard délaissa son ventre, pour remonter vers son bras où il s'enfonça profondément, gravant des lettres de feu dans sa peau sanguinolente :

Sang-de-bourbe. »

Hermione ouvrit les yeux sur un plafond de tentures. Sa respiration était hachée et elle luttait pour cesser de trembler. Lorsqu'elle parvint à se maitriser, une douleur sourde l'attira vers son avant-bras, encore rougeoyant des sensations ressenties. Les marques de griffures fraiches qui recouvraient sa cicatrice lui firent pincer les lèvres de douleur lorsqu'elle passa les doigts dessus. Elle s'était encore grattée pendant son sommeil. Elle souffla et sécha ses larmes puis écarta l'un des rideaux autour de son lit pour vérifier qu'aucune de ses camarades ne l'avait entendue.

Tout le monde dormait encore, bien. Elle avait bien fait de jeter un charme de silence autour de son lit. Après tout, ce n'était pas la première fois que ça lui arrivait.


Elle observa d'un œil mauvais, les trois énormes tas de parchemins qui reposaient sur son bureau et soupira en s'installant à sa chaise. La paperasse ne diminuait elle donc jamais ? Elle avait à peine eut deux jours de répit depuis qu'elle avait visé les derniers documents que voilà que d'autres piles réapparaissait déjà en face d'elle. Elle ne se souvenait même plus de la couleur de son bureau. Gérer le poste de directrice et d'enseignante n'était pas une mince affaire. Peut-être devrait-elle songer à déléguer les tâches, son assistant n'avait pas tant à faire que ça, il déambulait souvent dans les couloirs et un peu plus de travail ne lui ferait surement pas de mal.

Une bonne heure à corriger des copies plus tard, McGonagall s'accorda une pause et se servit une tasse de thé. L'heure du rendez-vous approchait. Elle autorisa l'entrée lorsque l'on toqua à sa porte et fut surprise de voir entrer Hermione Granger.

– Miss Granger ? la directrice fronça les sourcils. Que puis-je pour vous ?

– C'est à propos de Ly- d'Aaliyah, corrigea-t-elle.

– Y a-t-il un problème avec miss Seltz ?

– Elle ne se sentait pas bien au petit déjeuner, alors je l'ai accompagné à l'infirmerie. Madame Pomfresh a décidé de la garder pour la journée, donc elle m'a chargée de venir s'excuser à sa place puisqu'elle ne pourra pas être présente à la convocation que vous lui avez soumise à elle et à…

Un coup à la porte interrompit la Gryffondor dans sa tirade et elle se retourna pour voir le nouvel arrivant.

– …à Malefoy, termina-t-elle.

Ce dernier avança et vint se positionner face au bureau directorial, aux côtés d'Hermione qu'il ne manqua pas de toiser. Etait-elle en train de discuter de lui avec la directrice ? Qu'est-ce qu'elle manigançait ?

La directrice les considéra un moment du regard avant de décréter :

– J'imagine que vous pourrez la remplacer pour cette tâche, en tant que préfète de Gryffondor si cela ne vous pose pas de problème ?

– Oui professeur, répondit Hermione, d'un ton solennel.

– Bien nous allons pouvoir commencer puisque-

– Ou est Seltz ? exigea Malefoy. J'espère bien qu'elle sera sanctionnée pour oser ne pas venir à une convocation de la directrice.

– Elle est malade ! C'est ce que je suis venue dire à la directrice. Ton rôle de préfet en chef te tiens soudain à cœur, tout d'un coup, ironisa Hermione tandis que le Serpentard lui jetais un regard flamboyant.

La directrice leur rappela sa présence dans la pièce.

– Puisqu'il s'agit d'une situation exceptionnelle et que la préfète en chef à fait en sorte de s'excuser, il n'a pas lieu de lui donner de sanction. Revenons maintenant à la raison pour laquelle vous êtes ici.

.

A peine furent ils sorti que Drago attrapa fermement le bras d'Hermione.

– Est-ce que tu te crois tout permis parce que je ne réplique pas à tes provocations dernièrement ?

– Mes provocations ? répéta la Gryffondor sans comprendre. Je ne pense pas-

– Je me le disais aussi Granger, tu ne penses pas. Tu me lances des sorts dans les couloirs, tu me frappe devant les profs et maintenant ça… il resserra un peu plus son emprise sur elle.

Hermione grimaça et tenta de reprendre possession de son bras, il allait finir par faire rouvrir ses plaies s'il continuait.

– Ecoutes Malefoy, je ne sais pas si tu le fait exprès ou non, mais saches que je ne te provoque pas, comme tu aimes à le croire. Je faisais simplement mon rôle de préfète, dans les couloirs, où justement je te séparais à chaque fois dans des bagarres, d'abord avec Ron, puis avec ce Poufsouffle. Toi, le préfet en chef, appuya-t-elle pour qu'il comprenne enfin quel était son rôle. Et pour le reste… je suppose que je me suis laissée emporter, rougit-elle de gêne.

Emporter, vraiment ? ironisa le blond en arquant un sourcil.

Cela eu le don d'énerver la brunette.

– Ce que tu peux être bête ! J'ai essayé de me comporter avec toi comme je le ferai avec un ami figure toi ! Je pensais que c'est ce que tu voulais lorsque tu es venu me parler au sommet de la tour d'astronomie : enterrer la hache de guerre.

Le visage du Serpentard se ferma lorsqu'elle lui remémora l'épisode au sommet de la tour. Il voyait là un moment de faiblesse, qu'il s'efforçait d'oublier. Et il devait faire en sorte que la Gryffondor elle aussi, oublie. Devait-il la menacer ou… ou elle finirait par oublier d'elle-même en voyant que cela ne signifiait rien pour lui ?

Hermione posa un regard compréhensif sur lui.

– Tu n'as plus besoin de faire semblant maintenant.

Le Serpentard lui adressa un regard surpris.

– C'est vrai, continua-t-elle. La guerre est finie maintenant, tu pourrais être qui tu veux, redevenir toi-même et-

– La ferme Granger. Il fronça les sourcils et la toisa d'un regard froid. T'as toujours besoin de faire ton intéressante hein, tu veux toujours sauver tout le monde. Comme si je pouvais changer, tu sais quel est mon nom ! Qui est mon père ? Ou peut-être que ça ne t'est jamais venu à l'esprit que je ne voulais pas changer ?

Il se souvint qu'il la tenait toujours, en sentant son bras s'agiter. Elle avait posé son autre main sur la sienne pour tenter de lui faire lâcher prise. Il persista à ne pas la lâcher.

– Alors pourquoi est-ce que tu essaies ? se borna-t-elle, agitant son bras. Est-ce que tu cherches à me faire mal parce que tu veux que je me taise, que j'arrête de te rappeler ce qu'il s'est passé ? Laisse-moi te dire que la pression ne marche pas vraiment sur moi. Tu aurais pu nous livrer pendant la guerre tu sais ? Hermione repris d'une voix plus calme. Mais tu ne l'as pas fait. Je ne sais pas ce qui t'as poussé à faire ce que tu as fait mais grâce à toi, on n'a pas fini tous morts.

Drago fronça les sourcils, une ombre passa sur son visage à mesure qu'il se rappelait les évènements. Hermione saisi cette chance pour récupérer son bras, qu'elle massa en grimaçant.

– On a toujours le choix Drago. Je pense qu'au fond de toi tu-

– Tu me saoule ! Pourquoi est-ce qu'il faut toujours que tu cherches à excuser les comportements ? Il n'y avait peut-être pas de raison derrière mes actes ! On dirait que tu veux que je te frappe ou quelque chose !

– La violence est-

– Granger je te jure que si tu continues cette phrase je ne réponds plus de moi. Va jouer aux pacifistes avec quelqu'un d'autre, tu nous fais perdre notre temps, on a autre chose à faire, ragea le blond.

Hermione ne finit pas sa phrase mais poursuivit.

– Je… reconnais que j'ai tendance à essayer de rationaliser les choses, tempéra-t-elle. Puis, je ne te cherchais pas d'excuses, j'essayais juste de comprendre. Mais à quoi bon discuter avec quelqu'un qui a recours à la violence au moindre problème, elle leva les yeux au ciel. Tu pourrais presque être sociable si tu arrêtais d'être aussi… Malefoy.

C'était la goute de potion qui faisait déborder le chaudron. Drago l'attira de force dans un couloir où il y avait moins de monde et l'accula contre un mur.

– Ecoute Granger, je ne sais pas si tu me cours autant après parce que ça fait longtemps qu'on ne t'a pas baisé mais tu vas arrêter, je ne suis pas intéressé.

– Si tu comptes encore me traiter de sang de b-

– Non, parce que tu me fais chier ! Est-ce qu'il n'y a que ça qui t'ai attiré l'attention dans la phrase que je viens de dire?

Hermione le regarda d'un air pincé.

– J'ai choisi volontairement d'ignorer ton manque évident de respect, expliqua-t-elle.

– Oui, pour trouver une raison au fait que je ne veuille pas te sauter !

– J'hallucine ! Je n'ai absolument rien fait de tel. Continue encore à être aussi vulgaire et je te jure que je me sers de ma baguette, s'énerva la brunette en évitant de penser au fait que les élèves autours pouvaient les entendre.

– Ca me donnera une bonne raison d'utiliser la mienne alors, Drago lui fit un sourire narquois.

Ils étaient dans une impasse. Hermione n'avait aucune envie de se battre avec le Serpentard, il est vrai qu'il l'avait énervé en lui manquant de respect et qu'elle rêvait de lui coller une bonne gifle, mais de là à se battre en plein couloir alors que c'était interdit par le règlement… elle n'osait même pas imaginer le scandale que cela créerait si une préfète et un préfet en chef, censés faire appliquer le règlement, en venaient à se battre. Merlin la sortie de cette situation périlleuse lorsqu'elle aperçut Blake, qui les dépassait. Elle détourna l'attention de Drago en l'appelant. Le brun s'approcha d'eux d'un air méfiant.

– Hermione ? il lança un regard en biais au Serpentard. Tout va bien ?

– Pourquoi est-ce que ça n'irait pas, grinça Drago. Parce qu'elle se trouve en présence d'un Serpentard ?

– Non, juste de toi, répondit le Serdaigle d'un ton morne.

Le blond lui lança un regard venimeux. Au même moment quelqu'un le repéra au sein du groupe qu'ils formaient.

– Drago ?!

Le blond se détourna en apercevant la nouvelle venue et celui qui l'accompagnait. Merlin merci, il n'aurait plus à arpenter les couloirs aux côtés de Granger, à les chercher puis ce qu'ils venaient d'eux-mêmes à lui. En même temps, ils se trouvaient dans le couloir près de la bibliothèque, il y avait de grandes chances de tomber sur eux en ce samedi.

– Qu'est-ce que tu fous ici ? En plus, avec Granger et… Brooks. Drago remarqua la pause qu'elle avait prise.

– Est-ce que je te t'en pose moi des questions Pansy ? Je pourrais vous demander d'où vous sortez tous les deux…

– Votre langage, soupira Hermione.

– Excusez-moi professeur, nargua Pansy en s'attirant un regard noir de la Gryffondor. Je n'avais pas vu que vous étiez là…

– Très drôle Parkinson, ironisa Hermione.

– Je sais, conclut la Serpentard d'un air supérieur.

Excepté le Serdaigle, elle avait provoqué le rire des garçons autour.

– Tu passeras tes trois prochains samedi matins en heures de colle, assena Hermione d'un ton posé.

– On dirait que tu as de l'humour Granger ! plaisanta la Serpentard. Mais je ne crois pas qu'une simple préfète puisse plaisanter avec le règlement à sa guise.

Elle chercha l'approbation de Drago, occupé à foudroyer du regard celui qui se tenait à ses côtés.

– Drago, elle n'a pas le droit hein ? le concerné lui adressa un regard désolé.

– D'ailleurs toi aussi tu es collé, Poufsouffle, conclut le blond d'un air satisfait.

– Le Poufsouffle à un nom connard, répondit ce dernier. Ce n'est pas parce que t'es préfet en chef que t'as le droit de coller du monde à tout va !

Hermione stoppa d'une main le mouvement qu'amorçait Drago vers le Poufsouffle.

– Malefoy, il va vraiment falloir que tu apprennes à te contrôler. Et toi… Rief, je te suggère d'éviter les insultes si tu ne veux pas que ça dégénère. STOP ! N'avancez pas ! Je vous ai déjà séparés une fois, la prochaine fois ça se passera chez la directrice. Vous êtes en septième année quand même, essayez de vous comporter comme tel.

Elle souffla avant de lancer un regard dissuasif, aux quelques élèves autour, qui s'étaient rassemblés en entendant le ton monter.

– La directrice nous a chargés de venir vous l'annoncer, donc c'est parfaitement justifié. Parkinson, tu es bien collée et ce, pour les trois samedis à venir.

Tandis que Pansy prenait un air outré, elle se tourna vers Blake qui se tenait en retrait.

– Tu es aussi collé Brooks, Parkinson et toi passerez vos retenues ensemble… la directrice a été informée de votre bagarre –en pleine ronde– jeudi dernier. J'imagine que vous n'avez rien à y redire ? Elle regarda Pansy baisser les yeux sur ses chaussures tandis que Blake la fixait d'un air impassible.

Le Poufsouffle observa tour à tour la Serpentard et le Serdaigle auquel il ne manqua pas de lancer un regard dédaigneux, avant de se concentrer sur Hermione.

– Et moi dans tout ça ? Je n'ai rien à voir avec eux, Pansy le toisa sans qu'il ne s'en soucie. Je ne me suis battu avec personne dans les couloirs.

Hermione ne releva pas le fait qu'il insinuait peut-être de s'être battu ailleurs que dans les couloirs. Drago la devança en prenant la parole.

– Non, Poufsouffle. Tu es collé à cause de la petite mascarade que tu as causé hier soir.

– La directrice m'a elle-même donné l'autorisation de jouer pour le banquet d'Halloween, vitupéra Rief.

– Oui, mais elle ne t'a pas autorisé à dire à tout poudlard de se ramener déguisé, donc tu es collé, expliqua le blond un sourire goguenard aux lèvres.

– On a dû mal se comprendre alors, plaida le jeune homme en se passant une main dans ses cheveux aux teintes rouge.

– A l'évidence, acquiesça Drago d'un air faussement compréhensif. Tu viendras donc en retenue samedi prochain avec tes camarades.

– On ne sait pas encore avec quels professeurs est-ce que vous irez donc soyez juste présent à l'heure, vous verrez le reste sur place, conclut Hermione.

Il restait encore un peu de temps avant l'heure du déjeuner et maintenant qu'ils avaient rempli leur tâche, Hermione pouvait se séparer du préfet en chef. Elle marcha un moment avec Brooks qui montait vers sa tour et tenta en vain de lui faire cracher le morceau sur ce qui avait bien pu se produire durant sa ronde avec Parkinson, le Serdaigle n'avait jamais rien eu à se reprocher avant cela. Ils se séparèrent alors qu'elle prenait la direction de l'infirmerie. Madame Pomfresh lui avait spécifié qu'il était inutile de repasser, sa patiente aurait besoin de repos toute la journée. Mais elle comptait rapporter à Aaliyah les décisions qu'avait prise la directrice, c'était du moins ce prétexte qu'elle emploierait pour tenter d'entrer dans l'infirmerie afin de prendre de ses nouvelles. C'est ainsi qu'elle se retrouva au chevet de la préfète en chef, qui souriait au plafond.

Hermione se racla la gorge pour lui signaler sa présence.

– Aaliyah, est-ce que ça va ? la concernée la remarqua enfin et papillonna des yeux.

– Oh, Her-mione… oui ça va très bien merci, et toi ?

Hermione la considéra du regard avant d'hausser un sourcil.

– Tu en es sure ?

La préfète en chef se redressa sur son lit et adopta un air plus lucide.

– Ex-excuse-moi, j'ai l'impression que la potion que m'a donné l'infirmière fait encore effet, je ne sais pas ce que c'est mais ça m'a calmé d'un coup… je me sens tellement… bien, elle soupira d'aise.

Hermione lui raconta ce qu'il s'était passé depuis qu'elle s'était rendue chez la directrice jusqu'à son retour à l'infirmerie.

– Ouahou, Brooks et Parkinson qui se battent dans les couloirs en pleine ronde ! s'exclama Aaliyah avec beaucoup plus d'entrain que l'exigeait la situation. J'ai toujours senti qu'il y avait un truc entre eux.

Hermione se retint de grincer face à son ton.

– La potion que tu as prise devait être forte.

– Oui, je crois bien… attend tu dis ça parce que j'agis bizarrement ?! Je suis désolée, je ne m'en rends pratiquement pas compte.

– Ce n'est rien, rassura Hermione. C'est juste que ça change un peu de celle que tu es d'habitude.

Après un échange de banalité Hermione se risqua enfin à demander ce pourquoi elle était venue : elle voulait comprendre ce qu'avait la jeune fille. Peut-être que la potion qu'elle avait avalé la rendrait plus incline à répondre à ses questions.

– Je crois que je suis née comme ça, soupira Aaliyah en se rasseyant confortablement dans son lit. J'ai toujours eu cette sorte de soif qui ne passe presque jamais, j'imagine que je dois remercier mes origines. Quoi qu'il en soit j'ai beau boire des litres et des litres j'ai toujours cette sensation d'être en manque.

– Tu devrais consulter un médicomage pour ça Lyah.

– Déjà fait, admit-elle en fixant un point au-dessus de l'épaule d'Hermione, chose qui mit cette dernière extrêmement mal alaise. Ils n'ont rien trouvé d'anormal, à part le fait que j'avais des symptômes de déshydratation, c'est le cas de le dire !

Elle poursuivit sous les encouragements d'Hermione.

– Il peut se passer des choses pas jolies si je ne bois pas régulièrement, je commence à avoir la peau qui tiraille puis ça s'intensifie, j'ai cette fatigue latente qui peut aller jusqu'à des évanouissements ou encore d'autres joyeusetés que je t'épargnerais mais… elle se pencha vers Hermione d'un air de confidence. J'ai cru que je devenais folle l'autre jour lorsque ma baguette réagissait bizarrement, j'aurais pu jurer qu'elle tentait de communiquer. Pff, t'imagine ! Ma baguette qui veut me parler. Là maintenant, je ne sais pas si c'est à cause de la potion mais je commence à me dire que les joncheruines dont parlait cette Serdaigle, Luna ?- existent peut-être.

Aaliyah fixait maintenant quelque chose au plafond.

– Je comprends mieux pourquoi tu bois autant maintenant, observa Hermione l'air de trouver une réponse à ses questions.

Elle avait choisi de ne pas s'attarder pas sur le reste de sa phrase, il était évident que sa camarade n'était pas dans son état mental normal, à l'heure actuelle.

– Ça doit être pénible d'avoir eu ça depuis toute jeune, quoi que, tu as dû t'y faire depuis le temps.

– Oh non, tu n'imagines même pas combien de fois je dois aller aux toilettes dans une journée ! plaisanta la jeune fille dans son lit, faisant rougir Hermione. C'est assez chiant ça, je ne pense pas que je m'y habituerais si facilement. Avant je n'avais pas ce problème.

– Tu veux dire… Est-ce que c'est lié à cette beuglante que tu as reçue ? demanda Hermione d'un air innocent.

Son interlocutrice observa un silence durant lequel Hermione cru qu'elle n'allait pas lui répondre.

– T'es super observatrice, toi ! Je ne sais pas comment je dois le prendre, ricana Aaliyah. Oui, avoua-t-elle dans un soupir. Elle était de ma grand-mère cette beuglante : il se trouve qu'on avait trouvé une alternative à tous ces désagréments, une sorte de remède… que j'ai oublié d'emporter avec moi. Je crois qu'elle va finir par me tuer si elle apprend que je suis allée à l'infirmerie pour ça.

C'était donc de cela qu'il s'agissait, se dit Hermione. Mais elle ne voyait pas pourquoi est-ce que la jeune fille n'avait pas voulu en parler quand on lui avait demandé. Peut-être qu'elle n'aimait pas étaler sa vie privée ? Hermione regretta une demi-seconde de profiter de l'influence de la potion pour la faire parler. Elle avait encore tellement d'autres questions que leur discussion venait de soulever : de quelles origines est-ce qu'elle parlait et ou étaient ses parents, vu qu'elle ne semblait ne mentionner que sa grand-mère. Mais elle était consciente du fait que cela risquait d'être un sujet sensible alors elle préféra s'abstenir. Il y avait des choses que l'on ne pouvait pas demander aussi facilement dans l'unique but de satisfaire sa curiosité.

L'infirmière vint annoncer qu'il était temps de partir car l'heure du déjeuner avait largement été dépassée, si Hermione désirait manger elle avait intérêt à y aller maintenant.

– C'est vraiment dommage que tu sois à l'infirmerie aujourd'hui, se désola Hermione en se levant. Tu aurais pu voir les fruits qu'on portés le travail des garçons.

– Qu'est-ce que tu veux dire ? interrogea la préfète en chef, intriguée.

– Le match de quidditch Lyah ! répondit Hermione, vaguement irritée qu'elle soit aussi tête en l'air. Tu dois être fatiguée je vais te laisser te reposer je dirais aux autres que tu es à l'infirmerie s'ils s'inquiètent de ne pas te voir.

~~O~O~O~~

Harry tournoyait en cercles lents au-dessus du stade, observant les joueurs s'agiter en contrebas. Cela faisait deux bonnes heures que le mach avait commencé et jusqu'à présent il n'y avait aucune trace du vif-d'or. Tevens, l'un des batteurs de Gryffondor, criait des ordres à certains joueurs entre quelques coups de batte. Plus tôt dans l'après-midi, il avait été tellement occupé à suivre le jeu des poursuiveurs qu'il avait manqué de laisser passer un cognard. Depuis les buts Ron lui avait hurlé de se ressaisir et le jeu de l'équipe avait été nettement mieux. Harry jetais de temps à autre des coups d'œil pour s'assurer que Ginny allait bien. C'était une excellente joueuse, elle n'avait probablement pas besoin qu'il se préoccupe d'elle, mais depuis leur dispute, toutes ses pensées étaient tournées vers elle.

Ginny se fit à nouveau chiper les souaffle par l'équipe de Serpentard et dans les gradins, la foule hurlait à la mort, couvrant les cris de protestation de Tevens. La nouvelle équipe de Serpentard était très bonne, composé presque entièrement de nouveaux membres. Même Malefoy n'en faisait plus partie, il avait été relégué au rang de remplaçant. L'équipe des verts et argent était semblable à une machine bien huilée, les joueurs bougeaient comme un seul homme et donnaient du fil à retordre à leurs adversaires de Gryffondor.

Harry effectua une figure puis une autre avant de remonter en piquet, cela faisait des années qu'il n'avait pas joué aussi librement, sans qu'il n'y ait de menace pesant autour. Il fit quelques tours de terrain, à la recherche de la balle qui pourrait mettre fin à la lutte serrée qui se jouait en contrebas : Serpentard menait d'une cinquantaine de points.

.

Dans les gradins, aux côtés de Neville et Luna qui les avait rejoints, Hermione observait le match d'un œil critique. L'équipe de Gryffondor avait connu mieux, entre Harry qui passait son temps à fixer Ginny lorsqu'il ne cherchait pas le vif d'or, chose que cette dernière remarquait surement d'ailleurs, Ron avec qui elle était un froid ou ce batteur qui se prenait pour le capitaine, l'équipe en pâtissait. Le mental jouait un rôle important au sein du jeu et le leur n'était pas au beau fixe. Le reste des joueurs s'épuisait à essayer de compenser et la fatigue commençait à se faire sentir dans leur jeu. Chez les Serpentard un poursuiveur se démarquait des autres, Hermione ne se souvenait plus de son nom mais savait qu'il était préfet, pour l'avoir déjà croisé dans le bureau de la directrice. Plusieurs de ses feintes avaient déjà eu raison de la garde de Ron, au plus grand bonheur des Serpentard qui exultaient de joie dans les gradins.

– Harry Potter se dirige à toute allure à l'autre bout terrain ! cria le commentateur, en attirant l'attention de tout le monde. Est-ce qu'il aurait aperçu le vif qui pourrait sauver les Gryffondor de la défaite ?

Hermione pouvait voir Harry slalomer entre les joueurs en direction des buts de Serpentard.

– Que fait-il ? Aurait-il envie de marquer lui-même des buts pour remonter les scores de son équipe ? Tu sais que c'est interdit Harry ! plaisanta la voix du commentateur qui se fit huer par les élèves des gradins. C'est bon, on a encore le droit de plaisanter non ! On est avec toi Harry ! Aïe ! On vous soutient aussi Serpentard, un peu moins mais- Aïe ! C'est bon j'arrête. Oh, attendez, l'attrapeur de Serpentard semble lui aussi s'activer on a peut-être un vif d'or en vue. Je le vois ! Il est là près des anneaux, allez Harry !

Hermione tendit le cou pour essayer de voir dans la direction qu'avait pointé la voix. Elle eut le temps d'apercevoir un rayon doré avant que celui-ci ne disparaisse.

– Le vif d'or s'est éclipsé, encore ! Les deux attrapeurs sillonnent la zone à sa recherche, pendant que les joueurs de Gryffondor se font laminer, allez reprenez-vous les gars !... et les filles. Attendez, les attrapeurs foncent à toute allure vers le haut du stade, le vif d'or est en vue ! Retenons nos respirations pour qu'Harry- aïe! Arrête de me mettre des coups de coudes par Merlin ! (…) –Mais je suis impartial, de quoi tu parles- OH, NON ! Serpentard s'empare du vif d'or et met fin au match… C'est une défaite pour les Gryffondor qui regagnent le sol la mine défaite –c'est le cas de le dire. Un très mauvais début pour cette saison.


Bonjour, je m'appelle Merlin et je désamorce les scènes problématiques. C'est ce qui arrive quand on essaie de jouer avec des clichés, Merlin intervient souvent pour régler tous ça. Le chapitre d'aujourd'hui est presque entièrement du point de vue d'Hermione! La pauvre elle à le don d'énerver Drago rien qu'en ouvrant la bouche. ;)

Ps: J'ai créé un Tumblr sur cette fanfic, le lien est sur mon profil si jamais ça intéresse.