Matthieu Asdan, le Champion de l'arène de , nous faisait face, son visage ambivalent.
"J'ai fait partie de PETRA, pour des raisons dont je suis le seul juge, gamin. Je ne t'en dirai pas plus puisque tu sembles trop lire entre les lignes. Mais laisse-moi te prévenir..." insista le Champion lourdement. "Mon passé est mon passé, il ne te regarde pas. Ne le fouille pas."
Il se redressa et son visage s'éloigna de celui de James pour venir se confronter au mien.
"Et toi, pas la peine de te tendre comme ça quand je m'approche de ton dresseur. J'ai quitté PETRA définitivement."
Il recula et commença à se diriger dans la direction inverse du Centre Pokémon, mais avant qu'il n'ait fait trois pas, il s'arrêta et se retourna :
"Oh, n'oublie pas ce que tu m'as dit à la fin de notre combat..."
Il parlait des paroles de James, celles où il avait affirmé se battre pour nous protéger. Pour qu'on ne meure pas, même. Matthieu Asdan devait vraiment avoir vécu des choses horribles pour le lui rappeler. Combien de pokémons étaient donc morts sous ses ordres ?
"Kronen, on rentre ?"
"Oui." acquiesçai-je en regardant le Champion s'éloigner. "Il va bientôt être 4 heures du matin, on devrait dormir un peu."
"J'y ai pas cru quand je t'ai vu lui mettre un coup de boule sur son paquet. J'ai cru qu'il allait nous exclure, mais heureusement il l'a bien pris." soupira mon ami en commençant à marcher.
"Il s'y était préparé, il avait une coquille."
"Ça devait quand même faire mal, tu aurais pu défoncer un mur avec ta tête." grimaça James. "Et maintenant, où est-ce qu'on va ?"
"On a encore les 4 autres badges à gagner." lui rappelai-je en désignant les badges qu'il avait à l'intérieur de son manteau.
"Oui, c'est vrai, mais... je sais pas pour toi, en tout cas je... on a fait deux combats d'arène en trois jours. J'ai pas eu le temps d'évacuer la pression. J'aimerais bien prendre des vacances."
Des vacances... Il avait raison, on avait enchaîné les combats stressants en peu de temps, même si j'avais adoré me servir de ça pour décupler ma force. Plus l'enjeu était important, plus je me devais de gagner. Je me rappelais de cette phrase d'un auteur inconnu, "Les mers tranquilles ne font pas de bons marins.", qui m'avait marqué. Je me souvenais de ce jour-là parfaitement.
Je devais avoir 8 ans, James en avait 10. On venait de manger, Gabrielle avait fait une blague sur les Magicarpes après le repas. Nous avions mangé un plat de la partie ouest de Kalos, des crêpes. Puis, nous avions regardé un film, Florent l'ayant plébiscité. Je ne me souvenais pas de tout le film, seulement des combats épiques entre les navires. Et cette phrase prononcée par un marin au visage buriné, les cheveux rendus cassants par le sel : "Ce ne sont pas les mers tranquilles qui font de bons marins."
Je m'en étais rappelé la première fois que j'avais affronté un pokémon plante. Puis c'était devenu mon leitmotiv.
"Kro ? Kronen ?"
Je revins brusquement à la réalité et secouai ma tête.
"Désolé, j'étais dans la lune."
"Tu pensais à quoi ?" m'interrogea James.
"Je pensais à... à un jour primordial. Tu te rappelles quand je t'ai montré une phrase que j'avais griffonnée sur un papier ?"
"Oui, c'est quand j'ai appris que tu pouvais pas vraiment écrire avec tes doigts. Quelques jours avant que tu n'évolues, en plus !"
"Voilà, je repensais à ce jour-là. Le plus important de ma vie !" m'exclamai-je.
"Non, le plus important, c'est le jour où on a décidé de partir d'Illumis !" rétorqua James.
"Ah oui, c'est vrai que c'était décisif. Pour moi, c'était le plus beau de ma vie."
"Je crois que c'était quand on a rencontré Phione. Tu as évolué, on a battu Ned Wayne..."
"On fera quoi s'il nous recroise ?"
Ned Wayne, ça fait partie de ma phrase. J'étais pas assez puissant pour vaincre son Drattak, et pourtant j'ai évolué. C'est grâce à Majelle et à mon évolution que nous avons pu défaire un chasseur de primes.
"Il ne sortira pas de prison avant longtemps." affirma James. "Déjà, le temps que le procès posera une décision, il aura goûté aux joies de l'incarcération. Il y est en ce moment même sans doute."
"Tu réponds pas à ma question." lui fis-je remarquer.
"Il ne sera plus aussi entraîné que nous. On le battra facilement."
Je me retournai vers lui et vis deux phares allumés sur la route.
"Attention, voiture derrière."
"Merci."
"De rien !"
Nous continuâmes à marcher en silence, puis après quelques minutes, nous étions en vue du Centre Pokémon où dormaient nos parents et Goyah.
"On leur annonce comment ?"
"Je vais être franc : je n'en ai pas la moindre idée !" fit mon ami avec un sourire gêné. "Je pense que... enfin, on va pas les réveiller en pleine nuit, non ?"
"Non." approuvai-je. "On leur dit ça demain matin, au réveil ?"
"Non plus. J'ai pas envie qu'ils acceptent en étant encore endormis. Je veux qu'ils comprennent. Et que je puisse leur expliquer, aussi."
Il parlait du contrat pipé que nous avions accepté. En tant qu'être humain, ils n'auraient pas du proposer un tel marché si notre défaite était assurée. Ils auraient dû nous donner la possibilité de réussir. C'était comme nous demander de réussir 3 matchs en n'en faisant qu'un seul. Et puis nous avions gagné le badge, ce qui nous octroyait le droit de garder Zyfforlan. 4 badges étaient suffisants pour deux pokémons classés dangereux.
"On leur explique, et ?"
"T'es bien angoissé cette nuit, Kro."
James s'arrêta, et je l'imitai un pas plus loin, attendant ce qu'il avait à dire. Il contemplait la lune, un léger sourire sur son visage, mains dans les poches.
"On va continuer notre voyage. Les prochains badges, les prochains combats... et puis bientôt la Ligue. Tu te rends compte ? On va aller à la Ligue Pokémon de Kalos ! Moins d'une cinquantaine de dresseurs chaque année, et on va en être dans peu de temps !"
Ses yeux reflétaient le scintillement de la lune et des étoiles par-delà les lumières chaudes des lampadaires de la ville.
"On va faire quoi après ?" le questionnai-je.
"M'en fiche." répondit doucement James. "Là, je me détends. Je veux pas penser à demain, ni à hier. Juste à aujourd'hui."
Je savais que ce n'était pas un reproche, mais je ne pus m'empêcher de me morigéner intérieurement. Il voulait profiter de l'instant et moi, je ne trouvais rien de mieux à faire que de l'accabler avec mes questions. Pitoyable... Je ne profitais de l'instant présent que lorsque je combattais. Le reste du temps, j'attendais avec impatience le prochain entraînement. Il fallait que j'apprenne à me détendre autrement.
"La... La lune est belle."
"Oui." acquiesça James.
"Et aujourd'hui, on est prêts pour la Ligue."
"Oui." répéta-t-il.
"On a tous envie d'aller plus loin."
"Oui."
"On va battre Rose Mulli."
"Oui."
Je ne sus quoi dire d'autre et restai là, à fixer la lune blanche. Parfaitement ronde, sa surface était constellée de cratères. Des météorites datant parfois de millions d'années qui l'avaient percuté et imprimé leur trace immémorielle sur son sol.
"Kronen." fit la voix de James, plus forte que tout à l'heure.
"Oui ?"
"Un jour, on rencontrera d'autres pokémons légendaires. Quand, où, je sais pas, mais on en rencontrera d'autres. On ratissera le globe s'il le faut, mais on va en trouver. Pour pouvoir perpétuer leur légende. Pour les voir de nos propres yeux."
Il se remit à marcher, me dépassa sans faire de bruit. Même son souffle était paisible.
"Allez, viens. Allons nous coucher. Demain sera une longue journée !"
Nous entrâmes dans le hall désert et sombre du Centre Pokémon, pour tomber nez-à-nez avec Goyah. Celui-ci bâillait, accoudé au comptoir. Fait insolite, il n'avait pas son poncho habituel. Il n'était vêtu en tout et pour tout que d'une tunique beige et de son pantalon. Même ses pieds étaient nus. Ses yeux se fermaient à moitié à cause de la fatigue.
"Salut les jeunes !" s'exclama-t-il sur un ton bas, complètement à l'opposé de son ton usuel, bien plus résonnant. Il me fit un clin d'oeil : "Vu qu't'es pas dans ta pokéball, et ton sourire à toi, vous l'avez eu, pas vrai ?"
James ouvrit son manteau pour montrer fièrement son quatrième badge.
"Je le savais ! Je savais que vous lui rabattriez son caquet ! C'est comme ça que ça doit se passer, les vieux passent le flambeau aux jeunes. Il a envoyé qui ?" s'enquit-il avec intérêt. "Son Galegon ? Son Grolem ? Non, je suis certain qu'il a envoyé Brutalibré !"
"Raté, c'était Ronflex." se moqua James.
"Ah, celui-là ! Sacré gaillard ! Il était rapide, hein ? Pour un Ronflex, hein."
Ses mots me firent tiquer. Je ne m'en étais pas rendu compte, mais le Ronflex avait agi à chaque fois rapidement. Et son poids, ce devait être une masse de muscles, tendue, vigilante, mais dissimulée sous une couche de graisses... Un Champion comme Matthieu Asdan ne devait pas tolérer la nonchalance commune aux Ronflex.
Je hochai la tête en direction de Goyah.
"Oui, mais il a suffit d'un coup bien placé pour que je gagne ça !"
"Ah oui, tu l'as touché où ?"
"Ici." grognai-je en désignant l'entrejambe de l'ex-Maître du Conseil 4 d'Unys.
Ce dernier eut une grimace éloquente.
"Même moi, j'aurais pas osé ça. C'est vicieux, Kronen, enfin fallait bien ça pour qu'il se rende."
"En parlant de ça, qu'est-ce que vous faites debout à cette heure ?"
"Je me suis posté ici après une nuit mouvementée avec l'infirmière, dans l'espoir de vous parler avant que vous ne fassiez une bêtise."
"Vous avez couch... comment ça, une bêtise ?" s'insurgea mon ami.
Voilà qui expliquait la fatigue et l'oubli du poncho. Mais il avait pourtant un petit-fils, une famille ?!
"Oui, une bien belle nuit..." répondit Goyah sans avoir l'air de regretter ses actes. "Allez, vous fichez pas de moi, vous espérez pouvoir parler raisonnablement avec vos parents."
Nos visages devaient être assez expressifs pour combler le silence déclenché par les paroles de Goyah.
"Honnêtement, vous y croyez, vous ? Ils vont vous écouter bien sagement puis vous laisser repartir dans la nature, comme ça ?"
"La promesse que je leur ai faite ne compte pas, elle était piégée !" argumenta James.
"Et tu t'es engagé à la respecter quand même, rappelle-toi." répliqua-t-il d'un ton impérieux. Il reprit plus légèrement : "Je dis pas qu'ils sont intouchables, mettez-vous ça dans le crâne. Enfin, je vais pas vous dire quoi faire."
"Et donc ?"
"Et donc vous pouvez décamper aussitôt pour prendre un peu d'avance, histoire de pas être retardé d'une journée de négociations, ou vous pouvez rester là et attendre demain matin pour vous expliquer." exposa Goyah.
Il avait l'air de nous inciter à partir tout de suite, mais pourquoi ? Il clamait que l'on devait assumer nos choix et nous y tenir, pour ensuite nous préconiser d'agir comme bon nous semblait ? Si on repartait, c'était encore une décision immature et stupide. Nous devions poser les choses au clair, une bonne fois pour toutes.
"Je... je sais pas." fit James en croisant les bras. "On doit bien devenir adulte un jour, non ? Y a des tâches à accomplir, que l'on en ait envie ou non."
"Et parfois, mieux vaut passer pour un incompétent, c'est moi qui vous le dis. J'en ai fait l'amère expérience, regardez où ça m'a mené. Matt' m'en veut encore."
"C'est censé nous convaincre, là ?" ironisa mon ami.
"J'ai mis du temps à comprendre. Beaucoup trop de temps, et ça a donné assez de temps au jeune N pour devenir plus fort que tous. Jusqu'à l'arrivée de... je m'égare. Je vous dis juste..." déclara-t-il en secouant la tête, avant d'être coupé par James brusquement.
"Hé bien allez-y, dites-le !"
"J'y venais !" rétorqua l'ex-Maître du Conseil 4 d'Unys un peu trop fort. Il baissa ensuite d'un ton : "Je vous dis juste que parfois, mieux vaut agir prématurément. Trop de réflexion, ça peut vous conduire dans une impasse."
"Et alors ? On a décidé d'aller leur en parler. On va assumer nos actes, justement."
Goyah bâilla une nouvelle fois en se frottant les cheveux, puis mima un applaudissement :
"Bien, bien. C'est à peu près tout ce que je voulais savoir."
"Encore un test ?" grognai-je, incapable de laisser James parler pour une fois.
Récapitulons : Matthieu Asdan nous teste sur notre capacité à improviser et à faire face à un changement de situation hier. Puis il modifie les règles cette nuit, après avoir forcé James à imaginer ma mort. Et là, rebelote, c'est Goyah qui cherche à savoir ce que l'on va faire ?!
Une seconde. Pourquoi a-t-il fait ça ?
"Goyah." fit James un peu trop fort. "Mais qu'est-ce que vous cherchez, en fait ?"
"Moi ?"
Il passa une nouvelle fois sa main dans sa tignasse éparpillée, puis leva les yeux au plafond avant de nous fixer dans le blanc des yeux :
"J'veux juste que vous ayez la tête sur les épaules. Dans la vie, certains choix sont plus difficiles, et on est pas certain qu'ils en valent le coup. Là, vous m'avez tout l'air de vouloir expliquer vos actes à vos parents, c'qui est très noble de vot' part."
James jeta un regard au plafond, un coup d'oeil très discret. Il devait penser à eux, qui dormaient sans avoir la moindre idée de ce qui se passait.
"J'vais être franc : tout ce que je vous ai dit tout à l'heure, c'était pour vous conforter dans votre choix. Et aussi pour m'assurer que vous ayez gagné du plomb dans la tête depuis votre tout premier départ." asséna le roux. "Maintenant, vous avez l'air d'avoir compris. Bon, je suppose que je n'ai plus grand-chose à vous apprendre pour le moment."
"Mais... et votre promesse à Frédérick ? Vous devez nous coacher, non ?"
"Hé bien le stage est terminé, James."
Il croisa les bras, jambes repliées, avec un petit sourire.
"Vous êtes pas encore à mon niveau, mais j'peux pas en faire plus. Fred est un ami, mais il a toujoirs cru, à tort, que j'étais fait pour entraîner les jeunes. J'lui en veux pas pour m'avoir demandé cette faveur, ça payait notre dette. Mais là, tout ce que je pourrais vous enseigner, soit vous le savez, soit vous l'apprendrez tout seul. Et il n'y a pas meilleur professeur que soi-même." déclara-t-il. "Ah, j'dois vous paraître bien irresponsable, hein ?"
"Non, enfin c'est..."
"Vous n'êtes pas irresponsable." soufflai-je.
"Vous nous faites confiance." compléta James. "Comment... comment vous et Matthieu Asdan pouvez être si différents ?"
"On est pas différents, on a juste... c'est plus compliqué que ça... Je vous expliquerai bien, mais c'est une longue histoire et j'ai sommeil." répondit -esquiva, plutôt- Goyah en se frottant les yeux.
"Pensez pas à vous enfuir."
James traduisit mon ordre.
"Ah non, jamais... je suis passé par là, je vais pas recommencer la même erreur. Je vous dirais au revoir demain, quand vous partirez. D'ailleurs, j'ai déjà une destination en tête pour vous."
"Quelle destination, une nouvelle arène ?"
"Pas du tout, James. Pas du tout." se contenta de dire Goyah en secouant les épaules, signe d'un rire qu'il cachait mal.
"Donc, c'est où ?"
"Un endroit pour vous entraîner, dont j'ai eu quelques échos. C'est là où je comptais aller avant que Fred ne m'appelle. J'crois que ça vous fera plaisir."
Il se décida enfin à quitter le support du comptoir pour avancer vers nous, mains dans les poches, en oscillant un peu la tête.
"Une montagne où d'étranges cris résonnent et déclenchent des avalanches mortelles."
"J'ai faim..." gémit Héo-Héo en sautant à terre.
"Moi aussi." ajouta Zyfforlan.
"Tu viens, Majelle ? On va manger !"
La Tarsal regarda le Boguérisse en penchant la tête, lui donnant sa réponse par télépathie. Il hocha finalement la tête et ouvrit la porte en se hissant sur la pointe de ses pieds.
"Allez, viens Zyff ! J'espère qu'on va manger du chocolat, parce que c'est trop bon !"
"Attendez-moi, je viens aussi !" les arrêta James en se levant mollement.
Je sortis aussi de mon lit et considérai Majelle qui levait ses deux mains en position de prière.
Je descends bientôt, Kronen, ne t'inquiète pas, fit-elle sans me prévenir.
Je secouai la tête devant le malaise de ce contact mental matinal. À présent complètement réveillé, je rejoignis les autres en bas, les retrouvant dans l'escalier à discuter des rêves d'Héo-Héo. D'après ce que je compris, quand le pokémon aux cornes brillantes avait émi un son mélodieux, les arbres étaient devenu des rochers d'où jaillissaient des fontaines de chocolats. Puis, comme par magie, des bols avaient poussé des derniers végétaux pour recueillir le breuvage onctueux.
Nous nous dirigeâmes vers la cafétéria, où Florent et Gabrielle nous attendaient déjà. Notre père avalait un café amer à en juger par la moue qu'il faisait, et Gabrielle dormait à moitié en trempant sa tartine de pain dans un lait chaud. Elle n'avait jamais été du matin.
"Bonjour papa, bonjour maman !" les salua James en souriant.
"Bonjour Florent et Gabrielle !" fit Héo-Héo.
Je les imitai, et nous nous assîmes en silence pendant qu'ils nous demandaient si nous avions bien dormi.
"La nuit a été courte." éluda James, laconique.
"Vous vous êtes couchés tard ?" le questionna notre père.
"On s'est couchés tôt ce matin, oui."
"Et qu'est-ce que vous avez fait hier soir, pour vous endormir si tard ?" nous sonda-t-il, suspicieux.
À ce moment, comme si nous avions répété, Héo-Héo, Zyfforlan et moi nous tournâmes vers James. Ce dernier inspira en laissant dériver ses yeux, ne sachant pas quoi dire. Il tripota un instant la nappe de la table.
"Papa, maman, j'ai quelque chose de délicat à vous dire. Je sais que ça ne va pas être facile pour vous, mais..."
Il sortit un objet de sa poche et le posa sur la table. Le badge Désillusion.
Voilà, j'espère que ce cliff va vous faire mourir d'attente :p
Plus sérieusement, personne n'a essayé de deviner le langage crypté de Matthieu Asdan (soupir...), alors que c'est un personnage génial ! D'ailleurs, une fois cette fic terminée, je partirai sur sa propre biographie, bien plus sombre.
Bref, à la prochaine les amis !
