Le blabla de l'auteur :

Merci pour les commentaires :)

Réponse aux questions dans les commentaires:

Angellilou : Merci pour le commentaire. Oui il y aura des héros mais pas ceux aux quels tu penses.

Cjborange : Merci, j'ai arrangé le problème normalement :)


Chapitre 1 : L'Ignorance, ma seule vrai copine - 21 décembre (Pov Hadès)

Au cours de ma longue existence, j'ai vu bien des lieux cependant le Childí reste le plus surprenants de tous. En effet, toutes personnes entrant dans ce bar subissaient une attaque éclair visant leurs sens.

Tout d'abord, notre ouïe subissait un brouhaha permanent : entre les basses qui crachaient une musique électro démodée et trop forte, les clients obligés de crier pour s'entendre ou encore ceux qui s'agaçaient contre la lenteur de la serveuse, qui pourtant s'efforcer de satisfaire la trentaine de personne présente. Le silence avait fuit les lieux depuis belle lurette.

Au même moment, notre odorat était attaqué par des effluves d'alcool, de clope, de sueur, de pisse et de vomis, nous donnant des hauts le cœur difficilement répréhensibles.

Nous n'avions même pas le temps de nous remettre de ces deux agressions que notre vue était prise d'assaut par le manque de goût évident du propriétaire. Des posters de film méconnus du grand public étaient accrochés aux murs dans l'espoir de cacher les trous et les fluides étranges présents sur le papier peint d'un couleur marron sale. Aucune des tables mises à disposition ne se ressemblaient, on aurait dit qu'elles avaient été acheté indépendamment dans le seul but de dépenser le moins d'argent possible. Il y avait des tables en bois accompagnées de banquettes en cuir, d'autre étaient en plastique et il y en avait une qui ressemblait fortement à celles présentes sur les airs d'autoroute, en bois avec les bans intégrés. De plus, aucune d'elles n'étaient accompagnaient de leurs chaises d'origines, si seulement elles avaient été acheté. Nous pouvions notamment remarquer une chaise jaune pisse qui trainer à côté d'une table bleu. Le seul point commun du mobilier était son état plus que dégradé : le cuir des banquettes était fripés et troués, les chaises bancales menaçaient de faire tomber les occupants à chaque mouvements et les tables semblaient être rongée par des ternîtes ou autres insectes du genre.

Après ces trois agressions, nous avions quelques minutes de répit le temps de commander. Une fois assis nous pouvions nous rendre compte que les tables étaient recouvertes d'une fine particule d'huile rendant notre peau plus grasse qu'elle ne l'est déjà à cause la chaleur ambiante.

Pour finir les boissons commander étaient préparées avec des alcools mal dosés et bon marchés qui nous arrachaient la gorge à chaque gouttes avalaient.

Cependant, aujourd'hui, je ne m'en souciais guère, trop plongé dans mes sombres pensées. Depuis plus d'un mois, tournaient encore et encore les derniers évènements qui avaient touché ma vie. Je ne faisais que ressasser l'illusion pitoyable qu'était ma misérable existence. Je croyais qu'après les derniers évènements, c'est-à-dire la guerre contre Papa et celle contre Mamie Gaïa, je serais accepté mais cette lettre montre bien que ce ne fut pas le cas. Ce bout de papier représente la plus grande trahison que je n'ai eu à endurer, ma plus grosse erreur : je pensais être aimé.

Ma très chère sœur Déméter, l'auteur de cette chose, avait choisir méticuleusement chacun de ses mots pour qu'ils me fassent souffrir le plus possible. Ils semblaient pourvus de pique qui s'enfonçait toujours plus profondément dans mon cœur déjà meurtrie par des millénaires de rejet et d'ignorance. Elle l'avait faite pour se venger de l'enlèvement de sa précieuse fille. Elle l'avait faite dans le but de me faire mal et elle avait réussi. Ses phrases resteront à jamais graver au fer blanc dans mon esprit et dans mon cœur.

Hadès,

J'imagine d'ici, le sombre idiot que tu es, entrain d'attendre le retour de ma fille qui ne reviendra jamais. Mon cher frère, toute malédiction possède un contre sort et je l'ai enfin trouvé, après des années et des années de recherche. Ma petite fleur n'aura plus à subir ta présence maintenant, elle est libre. Oui libre parce que pendant des siècles tu n'as été que son bourreau et non son mari. Vois-tu comme votre mariage s'est fait sans témoin et que Perséphone affirme qu'il n'a pas eu lieu et qu'elle ne t'aime pas, aux yeux d'Héra il est nul. Je serais presque triste pour toi car même si tu viens à l'Olympe et affirme que vous êtes bien mariés, personne de te croira. Après tout qui croirait un être aussi répugnant que toi, très cher frère. Non, enfaite, tu me fais pitié. Aller, je te laisse, ma fleur à hâte de redécouvrir l'hiver, et puis tu ne mérites pas plus d'attention.

En espérant que tu tombes dans l'oubli, Déméter.

Comment une chose aussi insignifiante pouvait faire tant de mal ? Ou était-ce le sourire cruel que j'imaginais fleurir sur les lèvres de ma sœur ? Ou bien, étaient-ce les moqueries et les regards plein de pitié que l'on m'avait donné, tout à l'heure, durant le solstice d'hivers ?

Non rien de tout ça, je sais ce qui me faisait si mal : l'Ignorance. Ah, si douce, si fidèle, si cruelle ignorance.

Quand j'ai appris cette nouvelle, je me suis élancé vers l'Olympe mais les portes étaient fermées et elles le restèrent. J'ai eu beau tapé, crié, injurié et maudire, rien ni fit. Une fois encore, dans ma médiocre existence, je fus ignoré par ceux qui étaient censés être ma famille.

Et puis, certes, les Enfers n'étaient pas un endroit très accueillant mais ils auraient pu faire un effort pour venir voir comment j'aillais après la perte de ma femme. Ils savaient très bien qu'elle était la seule qui m'empêche de sombrer dans la folie. Mais aucun ne se déplacèrent, pas même la douce et gentille Hestia. Ils devaient surement espérer, la haut sur leur montagne, que je disparaisse dans l'oubli. Malheureusement pour eux et pour me, je survis encore une fois.

Voilà pourquoi Moi, Hadès, fils de Chronos et de Rhéa, Maître des Enfers, l'un des Trois Grands, je me retrouve dans ce bar miteux à noyer mon chagrin dans l'alcool, entouré de mortels bruyants. En parlant d'eux, le volume sonore augmentait de minutes en minutes ce qui commençait à m'agacer fortement. Je reporte donc mon attention sur le bar pour constater qu'un combat avait éclaté et que l'un des mortels tentait de frapper un autre avec une chaise tandis que la serveuse essayer désespérément de les séparer. Avant, j'aurais probablement rit de cette situation absurde : voir une mortelle, pesant cinquante kilos toute mouillée, qui sautillait et agitait les bras dans tous les sens, interposée entre deux gars pesant à vue de nez quatre-vingt dix kilos secs et dont la seule envie était de se foutre sur la gueule.

Oui, j'en aurais rit. Avant.

Aujourd'hui, je me lève avec indifférence et sort de l'établissement, le tout en ignorant royalement l'appel à l'aide de la jeune serveuse. Une fois sorti, je pris quelques secondes pour apprécier le froid mordant de l'hiver avant de me diriger vers une sombre ruelle où je disparu entre les ombres.


N'hésitez pas à laisser un commentaire pour poser des questions ou encore pour me donner des pistes pour que j'améliore mon style d'écriture :)

A bientôt, enfin j'espère ...