Bonjour !

Je tiens à préciser que ce chapitre n'a pas été corrigé par quelqu'un d'autre que moi. Je m'excuse donc pour les possibles fautes que vous trouverez.

Bonne lecture (j'espère) ...


Chapitre 3 : Une histoire : Ma vie – 28 décembre au 10 janvier (pov Hadès)

Je jubile en voyant son regard se teindre de peur, en la voyant perdre son sourire moqueur. Une misérable mortelle osait se moquer de moi. Elle allait le regretter, comme le montrait les ombres répondant à ma colère. Je tendis ma main et fis apparaitre en son creux une boule de feu noir. Alors, que je prendrais mon élan pour la lancer sur cette insolente mortelle, elle tendit son pouce gauche en avant et se protégea le visage avec son avant bras droit. Mais, c'est son cri étrange qui me fit suspendre mon geste.

- Pouce !

Il eut un instant de flottement avant qu'elle n'ouvre prudemment les yeux. Voyant que je n'allais pas l'attaquer, pour l'instant, elle dit quelque chose qui me décontenança complètement :

- Avant de me tuer, je peux vous posez deux questions ?

Je reste figé à sa demande et m'interroge à mon tour : Est-elle stupide ou suicidaire ? Elle prit mon silence pour une approbation et demanda :

- Qu'est-ce que vous fait dans ce bar miteux ? Toute trace de peur avait disparu de son visage pour être remplacer par de la curiosité, quand elle poursuivit : Pourquoi vous souffrez ?

Les deux certainement, stupide et suicidaire.

J'hésitais entre la tuer douloureusement ou la tuer lentement, lorsque je me rappelle une phrase qu'avait dite Hestia à Héra, il y a quelques décennies de cela : 'Parler de ses problèmes fait toujours du bien, ma sœur, cela te permettrait d'extérioriser ta douleur et d'obtenir un avis secondaire sur les évènements'. Je regarde la jeune femme devant moi. Katerishka, si je me souviens bien. Elle était belle, constatai-je simplement. Elle possédait de longs cheveux noirs, rassemblés dans un chignon précaire, contrastant délicieusement avec sa peau de porcelaine. Les traits de son visage étaient harmonieux et délicats. Plutôt grande, elle avait une silhouette élancée, mais je ne pus m'empêcher de remarquer qu'elle avait une petite poitrine. Mais tout ce qui faisait sa beauté était, sans aucun doute, ses yeux si particuliers : un était semblable à un saphir tandis que l'autre était une émeraude. A cet instant, ils étaient braqués sur moi, débordant de curiosité.

Je n'avais rien à perdre en appliquer le conseil d'Hestia car après tout cette mortelle allait bientôt mourir. C'est pourquoi je répondis à sa question :

- Ma femme m'a quitté

-Attendez, m'interrompit-elle, il y a un truc que je ne comprends pas. Vous êtes le Hadès des mythes ? Je lui lance un regard noir qui ne sembla pas l'atteindre. Donc votre femme c'est … Vinsé-chose

- Perséphone, la corrigeai-je. Les noms ont beaucoup de pouvoir, poursuivais-je, donc ne les utilise pas abondamment.

- D'accord, souffla-t-elle. Mme P, elle n'a pas bouffé une pomme qui l'empêche de quitter les Enfers ?

- C'était une grenade, rectifiai-je, et oui elle l'a mangé mais sa mère à trouver un moyen de contre la malédiction.

- Sa mère ?

- Déméter

- La meuf de l'agriculture ? Mais attendez ce n'est pas votre sœur elle ?

- Si. Je m'attendais à une expression de dégout ou une déclaration dans le genre 'l'inceste c'est mal'. Mais ce ne fut pas le cas. Elle se mit à pincer ses lèvres dans le but de cacher le sourire qui voulait y fleurir, mais, malheureusement pour elle, ses yeux brillants de mille feux, exposaient à chacun son amusement face à la situation.

- Donc, vous étiez marié à votre nièce, cette fois si, elle mordilla sa lèvre inférieure dans l'espoir de faire taire le commentaire sarcastique qui voulait de toute évidence s'échapper.

Je hoche la tête en me disant que finalement elle devait être stupide. Cependant, elle redevient subitement sérieuse et dit :

- En faite, je ne comprends rien. Vous ne pouvez pas revenir au tout début ?

- C'est-à-dire ? Demandai-je un peu désemparer devant tant d'idiotie, après tout mon problème n'était pas compliqué.

- Bah, depuis le début : votre naissance, éclaircit-elle avec une expression qui me fit penser que c'était moi l'idiot dans cette pièce et non elle.

Soudain suspicieux, je l'interromps :

- N'essaierai-tu pas de gagner du temps afin de trouver une idée pour t'échapper ?

- Et vous voulez que je vous attaque avec quoi les cendres de l'éponge, rétorqua-t-elle, avant de reporter son attention sur l'objet et de dire : En parlant de ça. Adieu Bob, repose en paix.

Elle me lança ensuite un regard amuser et fière de ses bêtise, ainsi qu'un sourire malicieux qui fit apparaitre une unique fossette au coin droit de ses lèvres. Cette absence de symétrie lui donna un air de lutin se réjouissant de sa dernière farce.

De mon coté, j'eus la réponse à ma question : elle était totalement stupide.

Je pousse un soupir mais commence tout de même mon récit, en prenant appuie sur le bar :

- Mon père est …, mais je fus interrompu par un « Trente seconde, je ne suis pas prête » alors qu'elle commença à s'activer. La serveuse prit un verre propre, qu'elle remplit de Whisky avant de me le tendre et posa la bouteille sur le comptoir. Rishka sortit d'un placard deux sachets de cacahuètes et prit trois bières du frigo. Elle plaça le tout à coté de ma bouteille d'alcool avant de sauter sur le comptoir. Une fois bien installée et équipée, elle porta toute son attention sur moi.

Je recommence, donc, mon récit :

- Comme je disais avant d'être grossièrement interrompu, je lui lance un regard noir qui eut pour effet de la faire soupirer, mon père est Cronos le roi des Titans et ma mère, Rhéa, la titane de la maternité …

Et ainsi continua toute la soirée et les nuits qui suivirent pendant un peu plus d'une semaine. Je venais après la fermeture du bar. Tandis qu'elle m'attendait assisse sur le comptoir, avec à côté d'elle une bouteille de Whisky, des bières et de la nourriture. Katerishka m'écouta pendant tout ce temps, ne m'interrompit que de rare fois pour poser des questions pertinentes qui lui permettaient de mieux comprendre ce que je racontais.

J'en ai raconté des choses : mon enfance dans l'estomac de mon père, ma libération, la guerre qui a suivit nous opposant à notre propre famille, ce fichu jeux de dés qui me condamna à régner sur les Enfers, ma vie jusqu'à ma rencontre avec Perséphone, les conseils de drague de mon frère, l'enlèvement de la déesse du printemps, notre mariage, la réaction de Déméter, le compromis trouvé par Zeus, les siècle qui séparèrent les évènements précédents à la Second guerre mondiale, ainsi je lui racontai mon quotidien. Puis, j'évoquai les di Angelo, Percy Jackson, la guerre contre Cronos, celle contre Gaïa. Je lui décris ma famille : Hestia, Héra, Poséidon, Zeus, etc. … et je terminais mon récit sur mon divorce et cette lettre qui me hante, celle que j'ai pu lui réciter par cœur. Des millénaires racontés en quelques nuits et pourtant, j'ai tous dit : je n'ai pas menti, rien omis. Mes mots ne furent que pure vérité.

Mon existence est foutrement pathétique.

Le silence tomba après que ma voix se soit éteinte, je termine ma bouteille de Dieunysos cul sec et j'allais en faire réapparaitre une autre quand je fus interrompu par un bruyant :

- Mais qu'elle connasse ! De la part d'une Katerishka visiblement outrée.

- Plait-il ?

- Ca ne vous gène pas vous ? demanda-t-elle en titubant. Elle a vécu à vos dépends pendant des siècles et elle se barre sans dire merci, sans vous le dire en face et même par lettre, elle a été trop lâche pour vous l'écrire. Bon débarra ! Votre ex-femme, Perséphone, n'est qu'une putain de petite salope.

Le dernier son sortit de sa bouche fut accompagné d'un bien plus terrifiant : celui du tonnerre. Un éclair traversa soudainement la porte et fonça droit vers la serveuse. Elle ne dut son salut qu'à mes reflexes divins qui bâtirent un dôme protecteur autour de nous.

Elle me regarda droit dans les yeux et alors que je pensais qu'elle allait me remercier, elle s'exclama :

- P'tit Jésus ! J'ai failli mourir

C'est beau de rêver.

- Vous venez de me sauver la vie ?

- Effectivement

- Je vous le rendrais dit-elle simplement, face à mon expression pleine de doute, elle ajouta : Je ne suis pas stupide. J'ai bien conscience que dans votre monde j'équivaux à une brindille. Cependant, j'ai une dette envers vous maintenant et je la rembourserai. Ceci est une promesse, Seigneur Hadès, je vous sauverai. Elle me transperça de son regard si particulier, une émeraude et un saphir, avec une telle conviction dedans que je ne pu que lui accorder le bénéfice du doute.

Quand je me réveille, le lendemain matin, avec une gueule de bois du tonnerre, que je repense à son sourire de lutin et à sa dernière question : 'Lequel d'entre vous est petit Jésus ?'. Je gémis en me retournant dans mes couettes : Mais dans quelle merde je me suis mis.

Quelques jours plus tard, alors que j'avais une migraine astronomique, je me fis la promesse de ne plus jamais boire une seule goutte de cet alcool et d'éviter les serveuses folles et têtues comme des mules. Mais, avant ça : je vais la tuer dans les plus brefs délais.


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A bientôt (j'espère) ...