Oui ce chapitre est en avance. De un jours certes, mais en avance quand même. N'étant pas super dispo ce week end, je voulais vous donner un chapitre avant Dimanche. Je ferais certainement la même chose la semaine prochaine. Car le Samedi 23 c'est l'anniversaire de Doctor Who et évidemment je serais devant france 4 toute la soirée (à défaut d'être à Londres).

Réponse aux anonymes :

Harmonie35 : Mdr, j'avoue qu'imaginer Sherlock danser c'est hilarant ;) Tu crois qu'il est arrivé chez son prof ? Tu vas le savoir maintenant ;) Merci pour ta review

Artemis : Oui suppliez moi encore chère lecteurs :p Je suis sadique et j'adore ça ;) Merci pour ta review :)

titi snape : Je t'ai déjà répondu en MP, mais encore merci :)

PS : un chapitre un peu plus court que l'ancien je crois bien. Je m'excuse auprès des accros de la longueur ;)

Bonne Lecture !


Chapitre 10

« Sherlock allez, lève-toi. »

Sherlock entendit la voix de Mr Tapja comme si elle était très éloignée. Il sentait deux mains essayer de le porter. Malgré ses sens atténués il devina que son professeur avait dû s'y reprendre à plusieurs fois pour arriver ne serait-ce qu'à le relever. Une fois sur ses pieds il manqua de tomber mais sentit de suite des mains le retenir à temps. Il entendait des rires mélangés à des plaintes venant de derrière l'homme qui l'empêchait de tomber. Il devina ensuite un bras passer dans son dos, une main protectrice s'agripper à sa taille puis son bras droit se soulever pour atterrir sur ce qu'il devina être une nuque. Il se laissa entrainer sans réfléchir vers l'endroit où ils allaient.

Une fois l'escalier monté, Sherlock ouvrit les yeux plus grands et se concentra un peu pour essayer de savoir où il se trouvait exactement. Il vit une porte s'ouvrir, puis une autre et se souvint alors de la pièce dans laquelle il était arrivé. Mr Tapja le poussa sans forcer jusqu'au cœur de la pièce et le fit assoir sur ce qu'il devait être le lit. Sherlock regretta alors le contact rassurant et chaud du bras et de la main autour de sa taille.

« Comment as-tu fait pour te retrouver dans un état pareil ? »

Sherlock arriva à peine à articuler le prénom de Jim. Il sentit, à cette réponse, une courte pause surprise dans les gestes de son prof. Puis ce dernier se reprit très vite et Sherlock sentit deux mains pousser ses épaules afin de l'allonger mais ce n'était pas ce que lui voulait. Il résista.

« Sherlock il faut que tu dormes, on ne peut pas te laisser comme ça. »

Le jeune homme planta alors son regard bleu acier dans celui de Tapja. Et là il comprit. Malgré son esprit atténué il comprit. Il sut d'ailleurs que c'était bien grâce à son état qu'il comprenait si bien. Au contact de ses yeux dans les siens il sentit un courant électrique passer des doigts sur son épaule, qui maintenant n'opérait plus de pression mais était juste posé là, jusqu'au plus profond de lui-même. Son état second lui permettait de pouvoir suivre ses instincts premiers et de comprendre pourquoi il était tellement obsédé par ce mystérieux professeur. Il comprit ce qu'il voulait vraiment. Et comprit pourquoi il était venu là au lieu de rentrer chez lui comme prévu. Il pouvait mettre des mots sur ce qu'il ressentait à ce moment même. Il LE voulait. Il voulait plus que tout l'homme qui était en face de lui, à présent presque penché vers lui. Ses yeux allèrent des yeux sombres qui le fixaient, les pupilles dilatées, à la bouche aux lèvres pleines entourée d'une barbe de deux ou trois jours, sombre mais bien taillée. En quelques secondes il se releva sans briser le lien de leurs regards. Les deux hommes avaient maintenant leurs corps à une distance minime et Sherlock savait que son professeur se doutait de ce qu'il allait se passer. Alors avant que celui-ci ne se dérobe, Sherlock posa ses deux mains autour de la taille de l'homme en face de lui et rapprocha son corps du sien, franchissant le peu de distance qui les séparait. Il n'eut pas à baisser la tête pour atteindre celle de son professeur et pu aisément déposer de ses lèvres fines un baiser très chaste et sage sur celles de son professeur. Sherlock pensait se retirer mais il sentit deux mains sur sa nuque. Il reçut alors un baiser qu'il qualifierait de beaucoup plus osé que celui qu'il avait donné quelques secondes avant. Les mains de Tapja se perdaient dans les boucles sauvages de Sherlock et celui-ci réassura sa prise sur les hanches qu'il tenait et fit de sorte que leurs bassins soient encore plus serrés, si c'était possible. Comme quelques instants auparavant, il sentit des décharges électriques agréables se propager dans tout son corps. La bouche de Tapja, se mouvait en experte sur celle de Sherlock qui se laissait guider. Sherlock était aux anges, mais en voulait plus. Et sa zone plus au sud le voulait aussi apparemment. Il retourna la situation de façon à ce que son professeur se retrouve dos au lit. Ainsi il jeta, avec le plus de délicatesse dont il pouvait faire preuve dans son état, l'homme qu'il tenait à l'instant dans ses bras sur le lit. Il put alors voir dans son regard un éclair d'envie, à la limite du fauve. Ce qui décida encore plus Sherlock à revenir sur son professeur. Il posa ses genoux de chaque côté du corps qu'il désirait. Il se pencha alors vers les lèvres maintenant rougies de son professeur et celui-ci l'accueilli avec plaisir. Il remonta ses mains là où il les avait laissées et caressa sa nuque pour l'encourager à continuer puis en posa une sur le bas du dos de son partenaire pour lui faire baisser le bassin afin d'avoir plus de contact. Il obéit et sentit alors que son désir était partagé. Sherlock descendit alors sa bouche vers le cou de son partenaire et y déposa quelques petits baisers. Il voulut continuer plus bas mais il rencontra un obstacle : son débardeur qu'il avait dû enfiler en l'entendant arriver. Sherlock retourna alors doucement vers la bouche qu'il avait délaissée tout en glissant ses mains sur les côtes de l'homme sous lui et commença à retirer le débardeur. Cependant Tapja refusa de se surélever quelques secondes pour permettre à Sherlock de le retirer complètement.

« Un peu d'aide de ta part ne serait pas de refus » dit Sherlock en souriant.

Mr Tapja fit quitter à regret ses mains de la chevelure de Sherlock et se releva tout en redescendant son Tee-shirt. Sherlock avait repris sa position de départ, c'est-à-dire à cheval sur son professeur. Il était déçu et ne comprenait pas. Il posa à son tour ses mains sur la nuque de son partenaire et joua avec ses cheveux noirs.

« On ne peut pas faire ça Sherlock, dit-il avec calme.

- Mais bien sûr que si qu'on peut, répondit Sherlock en l'embrassant à nouveau. Tapja se laissa faire mais ne rendit pas les baisers qu'il recevait. Ce qui eut le don de décevoir encore plus Sherlock.

- Ce n'est pas une bonne idée, je suis ton professeur et tu es mon élève.

- Mais c'est les vacances, et je sais que tu en a envie. »

Sherlock regardait à présent son professeur avec un regard qu'il souhait équivoque. Il posa un doigt sur le léger creux entre les clavicules qu'il avait devant lui et le fit courir le long du torse. Il allait atteindre la ceinture du pantalon de jogging de son prof quand celui-ci l'interrompit.

« Non ! »

Tapja avait attrapé les poignets de Sherlock et les tenait à distance de lui. Il planta son regard dans celui de Sherlock et répéta ce qu'il venait de dire mais plus calmement. Sherlock se résigna. Tout d'un coup il se sentait fatigué et se laissa tomber sur le lit. Il évita les mains de son professeur qui voulaient l'aider à se débarrasser de ses habits pour dormir. Cependant une fois prêt il attrapa sa main et lui demanda de rester avec lui. Pour la nuit. Tapja hésita quelques secondes mais Sherlock promit de ne rien faire, alors il accepta et se glissa sous les couvertures à ses côtés. Il sentait ses paupières se refermer peu à peu. Mais avant de s'endormir il sentit son prof se mouvoir dans le lit. L'instant d'après son corps se colla à celui de Sherlock et un bras protecteur vint prendre les siens pour les rapprocher du cocon qu'ils s'étaient formé. Tapja murmura à l'oreille de Sherlock qu'il était congelé et qu'il ne pouvait pas le laisser froid comme ça. Sherlock réalisa en effet qu'il était gelé mais rit quand même de l'excuse. Tapja passa une de ses jambes entre celles nues de Sherlock. Ainsi des pieds à la tête, ils étaient collés. Quelques minutes plus tard Sherlock sentait la chaleur se diffuser dans tous son corps et au rythme, certes tentant, du souffle nasal de Tapja sur sa nuque, il s'endormit.

Pendant la nuit, Sherlock commença à gigoter. Il avait froid. Il se rappela du contact de la peau contre la sienne et ouvrit les yeux. Il se retourna et trouva un lit vide. Il soupira tout en posant sa main sur la place supposément occupé par Tapja. Elle était encore tiède. Il n'avait pas dû quitter le lit il y a très longtemps. Il se redressa pour reprendre ses esprits et s'assit, le dos contre la tête de lit. Il rassembla les couvertures sur lui et plia ses cuisses sur son torse et posa sa tête sur ses genoux. Des flashs de la soirée passée lui revenaient. D'abord la fête de Jim, puis ce qu'il avait pris et bu, ensuite l'accrochage violent de son hôte avec un pénible individu dont il avait déjà oublié le nom, et puis le trou noir. Comment avait-il atterri ici ? Il n'en savait absolument rien. Il avait reconnu la chambre de Mr Tapja malgré la pénombre. Et de plus l'odeur de son professeur lui collait à la peau. En se réveillant il avait senti un manque d'un contact sur son corps. Il devina facilement que c'était le contact du corps de Tapja sur le sien qui lui manquait et qui, par son absence, l'avait fait se réveiller. Ils avaient donc dormi ensemble. Il savait qu'ils n'avaient pas couché ensemble car il avait gardé son boxer. Mais il avait une sensation étrange. Il jeta un œil au lit et se souvint alors de lui assit au bout et son prof voulant le coucher. Il se revoyait se lever, des picotements lui parcouraient les mains tandis qui se revoyait les poser sur les hanches de l'homme. Le regard sombre de Tapja lui revint et ses lèvres criaient leur présence quand il repensa au baiser qu'il avait osé donner. Il avait un sacré mal de tête maintenant, mais savait que ce qu'il avait fait là n'aurait jamais dû se passer. Il posa des doigts légèrement tremblants sur sa bouche et sentit à nouveau le baiser rendu par Tapja comme s'il était en train de se passer maintenant. Son pouls s'accéléra, ainsi que sa respiration. Il sentit le rouge lui monter aux joues. Tout cela n'était pas très catholique et n'imaginait même pas l'embarras de l'homme avec qui il avait partagé la nuit. Enfin pas une nuit entière apparemment. Les paupières de Sherlock étaient bien trop lourdes et il se remit en place, allongé dans le lit. Il se plaça au milieu, pour profiter du reste de chaleur que Tapja avait laissé et, Sherlock ne l'avouerait pas mais, pour être plus proche de son professeur s'il revenait dans le lit.

Il allait refermer les yeux quand il entendit, comme l'autre jour, des pas comme s'ils tournaient en rond. Cette fois ils étaient plus proches. Et Sherlock n'eut pas de mal à entendre ce que Mr Tapja disait. Il avait un ton horrible. Sa voix était comme métamorphosé en une menace complète et dangereuse. Il en eut des frissons.

« NON ! TU me laisses parler. Tu n'as pas d'excuse… Tu. Te. TAIS. Tu as vu dans quel état il est ? Non évidemment c'est pas toi qui l'a récupéré devant chez toi à moitié mort… Je t'ai demandé explicitement de pas mettre en contact qui que ce soit par consommation ou autre, alors encore moins un de mes élèves… »

Une seconde… Sherlock se rendit compte alors que son professeur parlait de lui avec son interlocuteur. Il tendit l'oreille plus attentivement.

« Je me fous de savoir s'il s'ennuyait ou pas. Il est intelligent. Trop intelligent… Non, tu ne sais pas Jim. »

Jim ?! Ca ne pouvait pas être Jim Moriarty. Enfin peut-être ?

« Il l'est plus que toi apparemment… Je l'ai ramené, et couché pour qu'il redescende de tout ce que tu lui as fait fumer et boire…»

Il changea brusquement de ton et, se voulant rassurant, continua :

« Non Jim, il ne sait rien passé. Tu es toujours mon favori… Je sais qu'il l'est, je ne suis qu'un homme après tout… Oui, à demain. Ne me refais plus jamais ça. »

Cette dernière phrase fut dite plus sèchement et Sherlock entendit le bruit signifiant la fin de la conversation téléphonique. Les pas de Tapja se redirigèrent vers la chambre. La porte s'ouvrit, il avança dans la pièce puis posa son téléphone sur la table de chevet. Sherlock sentit la couverture se lever et par la même occasion le froid s'y engouffrer. Mais cette fraicheur soudaine fut comblée par la chaleur du corps de Tapja qui, au plus grand malheur de Sherlock, ne se remit pas contre lui. Leurs corps étaient vraiment trop proches, et Sherlock avait trop besoin d'un contact. Il décida alors de se retourner, de poser sa tête sur son torse qu'il découvrit, à sa grande joie, dénudé, mis sa mains sur son cou, le pouce caressant légèrement sa joue, puis plaça une de ses jambes en travers de Tapja. Il profita de la position de sa jambe pour faire rapprocher son bassin, puis son corps du torse puissant de l'homme qu'il tenait maintenant dans ses bras. Tapja avait suivi les gestes de son élève et avait entouré le dos de Sherlock de son bras. Maintenant il avait sa main sur le bras de Sherlock et le caressait distraitement.

Sherlock appréciait plus que tout ce moment. Et même s'il était particulièrement perturbé par la conversation qu'il avait entendu, il se rendormit.


TADADADAAAAAAAA. J'espère que ce chapitre vous à plus. Je vous avoue que j'ai autant kiffé que galéré à l'écrire. Qui aurait cru que ce genre de scène étaient complexes à écrire. Heureusement j'avais les images bien précises dans ma tête ;) Voilà, je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures ;)