Je sais, j'avais dit que je posterais un chapitre plus tôt. Mais règle numéro 1 : La licorne ment. Je met de plus en plus de temps à écrire mes chapitres. Mais tout va bien. Ma soirée a été parfaite. The Day Of The Doctor et un nouveau trailer pour Sherlock saison 3 ! PARFAIT! J'ai aussi changé de nom de plumes. J'aime le changement. Bref assez de papotage. Passons aux choses sérieuse.
Réponses aux reviews anonymes :
Little Bowtie : Un Sherlock devergondé c'est cool ;) Merci ça me fait plaisir :) Merci pour ta review :)
Harmonie35 : Taplock ? J'adoooooore ! Bravo tu a trouvé un nom à ce pairing :) Merci encore pour ta (et tes) reviews :)
Artemis : Oh merci à toi pour tes reviews :) Bon apparemment tout le monde le trouve malsain ce gamin :p J'adore voire des parfaits dans les reviews, et tu en as mis trois ! Wow ! Merci :D
Chapitre 11
Des doigts parcouraient lentement son corps. Une bouche sensuelle se baladait de ses lèvres entres-ouvertes à son cou. Un bout de langue curieux venait titiller ses lobes d'oreilles et effleurer ses clavicules. Ses yeux se fermaient de désir et sa respiration s'accélérait à chaque sensation supplémentaire. Des mains puissantes agrippèrent sa taille et l'approchèrent encore plus de ces émotions qui le rendaient fou. La bouche s'attardait sur son cou pour finalement descendre sur son torse fin. Il s'accrocha alors aux draps pour ne pas défaillir. Mais l'appuie que les mains exerçaient sur ses hanches se ressentait de moins en moins. Les baisers procurés par la bouche, pourtant si avide l'instant d'avant, se faisaient plus distraits. Finalement, il ne ressentit plus rien. Plus aucun doigt, plus aucune bouche, aucun bout de langue et plus aucune main de vinrent se remettre à l'assaut de son corps.
Sherlock, alors qu'il ouvrait péniblement les yeux, se rendit compte qu'il avait rêvé. Mais ça semblait tellement réel. En papillonnant des yeux pour s'adapter peu à peu à la lumière qui baignait la pièce, Sherlock observa la chambre en silence. Personne. Encore une fois. Il ne savait pas comment réagir. Il était énervé et en même temps ne voulait pas l'être. Il n'allait pas exiger de son professeur de rester jusqu'à son réveil à ses côtés. Mais il s'avouait quand même qu'il ne serait pas contre se réveiller une fois contre le corps de Tapja, au moins une fois. Au moins une fois se réveiller comme ils s'étaient endormis.
Il se rappela alors l'audace qu'il avait eu la nuit dernière. Il ne revenait pas de l'effet terrible que l'alcool et la drogue avait eu sur lui. Il se sentait alors extrêmement gêné. Même quand il s'était replacé innocemment sur le corps de Tapja avant de se rendormir : il ne l'aurait pas fait en temps normal. Alors qu'il n'avait certainement presque plus rien dans le sang. En repensant à tous ce qu'il avait dit, « Je sais que tu en as envie » lui revenait notamment en tête, il comprenait les réticences de son professeur à rester dans le lit blotti contre lui.
Il reposa lourdement sa tête contre l'oreiller et inspira profondément. L'air était calme. Plus calme que d'habitude. D'ailleurs Sherlock n'entendait aucun bruit, d'aucune sorte. Pas de bruit de bas, pas d'entrechoquement de plat ou autre provenant de la cuisine. C'était le calme complet. Les seuls sons qu'il captait étaient ceux provenant de l'extérieur. Il leva un bras qu'il déposa sur ses yeux et écouta. C'était rare qu'il puisse faire cet exercice. Habituellement, le bruit de sa maison ne lui permettait pas d'écouter avec attention le grouillement provenant de la rue. Il pouvait à présent se servir, et entrainer son sens de l'audition. Il perçut notamment des pneus usés par les freinages et les courses trop fréquents d'un taxi. Une femme en sorti à en juger par les talons qui claquaient contre le sol. S'il n'avait pas finit par s'ennuyer un peu, Sherlock aurait sans doute continué son observation auditive de ce qu'il se passait dans la rue. Il décida de changer de position et se mit sur le côté. Il failli refermer les yeux quand il vit quelque chose de blanc sur l'oreiller à côté de lui. Après que ses yeux aient fait la mise au point sur l'objet, Sherlock comprit que c'était un bout de papier. Son cœur s'affola quelque peu et Sherlock saisi de sa main gauche le papier. Il se remit sur le dos et leva le mot au niveau de ses yeux et lu.
Sherlock,
Tout d'abord j'espère que tu as bien dormi et que mon départ ne t'a pas réveillé. J'ai dû partir d'urgence pour une affaire d'ordre privé.
Ensuite je me dois de te rappeler que je suis ton professeur et toi tu es mon élève. Je vais être honnête, dans une autre situation j'aurais peut-être cédé à ce quelque chose qui nous anime tous deux, mais ce n'est pas le cas. Alors pour notre bien à tous les deux, je n'en parlerai à personne. Je compte sur toi pour en faire de même.
Je t'annonce que je rentrerai tard et je veux qu'à mon retour tu sois parti de mon appartement. Je te demande de ne plus chercher à me contacter jusqu'à la rentrée. Je ne veux plus te voir jusqu'au prochain cours que je donnerai à ta classe.
Tu es assez intelligent pour savoir que c'est ce qu'il y a de mieux à faire pour nous deux.
Amicalement, Mr Tapja.
Sherlock resta immobile pendant plusieurs longues minutes qui lui parurent être des secondes. Il relut le mot encore et encore jusqu'à imaginer Tapja l'écrire, puis le dire. Sherlock aurait préféré être réveillé en plein sommeil et se faire cracher au visage qu'il ne voulait plus jamais le revoir, plutôt que de lire tout ça sur un papier banal, écrit avec un stylo banal par une main… magnifiquement assassine. Il ne voulait donc plus le voir. Très bien. Il ne le verrait plus.
Il se releva et sortit du lit avec agilité. Ses habits étaient posés sur une chaise. Sherlock les prit et les enfila en évitant de penser à la façon dont ils étaient posés. Ils étaient soigneusement rangés et pliés. Comme la dernière fois. Quel maniaque. Il prit le mot qu'Il avait laissé pour lui, le plia et le rangea dans sa poche de manteau. Et il fit ce qu'Il lui avait demandé. Il partit. Sans rien faire d'autre. Dans les films on voyait que les amants délaissés se vengeaient toujours de façon pitoyable. Sherlock n'était pas comme ça. Il était très calme bizarrement.
Une fois dans la rue il releva le col de son manteau afin de se protéger du froid et enfonça ses mains dans ses poches. Il regagna à pas décidés l'arrêt de bus le plus proche et par chance, il arriva très vite. Il s'assit au fond et se détendit. Il sortit son téléphone en évitant tout contact avec le papier blanc. Il avait reçu des appels en absence de son frère. Ne pouvait-il donc pas le laisser tranquille ? Il décida de ne pas le rappeler et s'intéressa au message vocal que John lui avait laissé.
« Hey Sherlock ! C'est le matin et… Oh... Oui désolé Molly… Je vais devoir chuchoter pour éviter d'empirer le mal de tête de Molly. Oui donc je disais, c'est le matin et je n'ai pas de nouvelles de toi, j'espère que t'es bien rentré chez toi. Et que tout va bien. Voilà. Au fait si tu veux qu'on aille se boire un thé un jour, ou même un café peu importe, je suis dispo. Rappelle-moi, bye ! »
Un sourire se dessina sur le visage, jusque-là vierge de toute émotion d'émotion, de Sherlock dès le début du message. Il imaginait très bien Molly faire une remarque et les bruits de plaintes incompréhensible qu'il avait entendu derrière John. Encore une fois, John s'intéressait à lui et semblait s'inquiéter pour lui. Il avait décidé de le revoir pendant les vacances. Mais que lui et John. Il voulait se retrouver avec lui. Sherlock comprit que l'amitié qu'il portait à John était très forte, et que pour la première fois il avait envie de partager quelque chose avec quelqu'un d'important. C'était une bonne chose n'est-ce pas ? Il rappela alors John et fixa un rendez-vous avec lui le lendemain après-midi dans un café.
Sherlock repensa à ce rêve pénétrant qu'il avait eu ce matin. Il n'en avait jamais fait de cette nature avant. Ce rêve paraissait si réel sur l'instant. Maintenant il semblait s'estomper de sa mémoire. Il savait que ce qu'il avait vécu dans ce rêve était l'expression du désir qu'il ressentait pour son professeur. Mais ce n'était pas possible. Tapja l'avait dit lui-même. Il ne devait plus y penser. Coincer toutes ces idées, que certains qualifieraient de malsaines, dans un coin de sa tête et ne plus y repenser. Sherlock savait que ce ne serait pas facile quand il aurait cours avec lui. Mais il se sentait assez fort pour continuer à le regarder sans forcément le désirer. Il n'était pas du genre mélodramatique et n'allait pas en faire toute une histoire. Ce qu'il s'était passé cette nuit n'était rien à côté de ce qui aurait pu se passer.
Il était tellement perdu dans ces pensées qu'il faillit rater son arrêt. Il descendit et se mit à marcher plus vite que d'habitude. Il pleuvait et le vent soufflait dans sa direction. Il arriva vite devant sa porte d'entrée et y fit rentrer sa clé. Il ouvrit la porte et, à peine l'eut-il franchit que sa mère et Mrs Hudson se précipitèrent sur lui.
« SHERLOCK HOLMES ! Mais où étais-tu enfin ?
- Petit inconscient regarde dans quelle état tu nous mets ! Qu'as-tu fait bon Dieu ? »
Sherlock regarda les deux femmes avec ses deux yeux ronds de surprise. Il ne savait pas pourquoi elles étaient si paniquées. Il les questionna sur leur état d'une voix douce et sa mère s'emporta :
« Mais enfin tu n'es pas rentré de la nuit ! Et là tu débarques comme une petite fleur des champs. ET TU OSES NOUS DEMANDER POURQUOI.
- Vous vous inquiétiez ? C'est ridicule enfin, il ne va rien m'arriver.
- Oh mais oui bien sûr, Sherlock Holmes est tellement intelligent qu'il ne lui arrive jamais rien de fâcheux ! » commenta Mrs Hudson.
Sherlock prenait peu à peu conscience que le fait qu'il ne soit pas rentré cette nuit avait pu en effet être inquiétant. Il s'excusa rapidement et monta ensuite dans sa chambre. Il n'avait aucune idée de l'heure qu'il pouvait être maintenant mais il était extrêmement fatigué. Il jeta un œil à son réveil et vit qu'il était déjà quinze heures. Il se déshabilla, enfila un vieux sweat-shirt et se coucha dans son lit. Il alluma la musique en fond léger et se laissa bercer par la voix et les notes langoureuses qui sortaient des hautparleurs. En quelques minutes il se rendormit. Demain il reverrait son ami John et lui parlerait de ses deux nuits avec Tapja. Il savait qu'il aurait besoin de conseils, et John était la personne la plus gentille et la plus ouverte qu'il connaissait.
JE SAIS. Il est court. Ne me tuez pas. On est le 23 novembre, c'est l'anniversaire de Doctor Who, fallait pas s'attendre à un roman ;) Bref je vous promet (peut être) un chapitre plus long pour le prochain. Si vous voulez toujours de moi ;)
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