La chambre dans laquelle fut emmenée Mèze était plutôt modeste, à son avis du moins, elle était composée d'un grand lit blanc impeccable, d'une commode en bois bien travaillée, d'un bureau avec une chaise en velours et de plusieurs lampes richement décorées.
Son major d'homme mit les bagages de son employeur près de la commode et commença à les défaire et à les ranger soigneusement. "Merci, Kano, mais va plutôt voir si on peut avoir quelque chose à se mettre sous la dent plutôt. " demanda Mèze, ce que fit le vielle homme, mais il fit une courte révérence avant de partir.
Mèze se changea rapidement dans une tenue plus décontractée, ce qui se résumait en un pyjama noir et des pantoufles à l'effigie de lapin noir aux yeux roses. Bientôt on cogna à sa porte. "Désolé de vous dérangez mademoiselle, puis-je entrer?" demanda la voix de Sebastian de l'autre côté de la porte. Mèze se dirigea vers la porte et l'ouvrit sans cérémonie. "Vous ai-je réveillé?" demanda-t-il avec une inquiétude, mais Mèze ne fut pas dupe par son comportement qui se voulait serviable.
"Non, je venais juste de me changer pour ne plus étouffer dans ces robes trop voyantes. Alors, qu'est-ce que tu voulais." demanda-t-elle sans ménagement ou gêne.
"Je venais vous dire que le dîner sera bientôt prêt." l'informa Sebastian.
Mais Mèze ne sembla pas vraiment heureuse de la nouvelle. "Est-ce qu'il est prêt?" demanda-t-elle.
Sebastian semblait surpris par la question, plus habituer à recevoir des remercîments ou à être inviter à repartir. "Euh, non." répondit-il.
"Alors ne me le dit pas, je préfère le savoir seulement quand c'est prêt et pas avant. " l'informa-t-elle avant de lui claquer la porte au nez.
De l'autre côté de la porte, Sebastian resta sur place un moment avant de repartir à ses occupations, se demandant si la reine avait bien fait de leurs envoyé Mèze, mais il ne dirait par politesse envers la reine.
Mèze commença à s'impatienter, car les minutes défilaient toujours, mais Kano n'était toujours pas revenu, il devait rapidement être au courant des habitudes quotidiennes de Ciel et ses servants afin de suivre le rythme, mais il ne les connaîtra jamais s'il passait toutes ses journées dehors.
Une vingtaine de minute plus tard, Kano revint avec une valise contenant ce dont avait besoin sa maîtresse, et il arriva de justesse, car juste après avoir rangé la valise, le serviteur de tout à l'heure recogna à leur porte.
"J'espère ne pas vous dérangez mademoiselle, mais je viens vous annoncer que le dîner est prêt." l'informa Sebastian d'un ton amical et poli.
"J'arrive, laissez-moi le temps de ranger mes affaires." répondit-elle, et ce n'était pas un mensonge, car elle avait commencé à lire un livre parlant d'un pauvre devenu roi, Arthur Pendragon.
Mèze rangea le livre dans la valise sous son lit avant de demander à Kauno de visiter les lieux afin de lui faire un topo plus tard, puis elle sorti de sa chambre et commença à se diriger vers la cuisine, à la surprise des autres servants et du compte, elle arriva dans un pyjama qui avait l'air très enfantin, malgré sa couleur sombre, mais Mèze les ignora en prenant place à l'une des nombreuses chaises et attendit d'être servi, heureusement pour elle, Sebastian arriva juste après qu'elle ait pris place et déposa des assiettes devant chacun d'eux en leurs décrivant le repas que Mèze ne retenu pas, de toute façon, elle s'en fichait.
"La reine vous a-t-elle donnée des informations par rapports à notre quête?" demanda Mèze sans détour, toujours aussi à l'aise de toutes les situations dans lesquelles elle s'était retrouvée.
"Non, malheureusement, sauf l'endroit où nous devons nous rendre, mais vous devez déjà le savoir, n'est-ce pas?" demanda le compte Phantomhive en posant son regard sur la jeune femme à sa droite.
"C'est vrai, mais j'ai quand même un peu enquêtée sur la manière dont les victimes ont été tués, et je crois savoir ce que c'est, mais ce n'est qu'une hypothèse, il ne faut pas se précipiter aux conclusions attises." déclara-t-elle, les surprenants non seulement par son initiative, mais aussi par sa sagesse, égalant celle du jeune compte, que personne n'avait même approché par le passé, le compte venait de se trouver une égale.
"C'est malheureux qu'elle soit mortelle, nous aurions pus passer de bon moment ensemble, régnants avec notre immortalité." pensa le compte.
Après le dîner, et les souhaits d'une nuit calme, Ciel et Mèze se séparèrent afin de se diriger chacun dans leur chambre.
À suivre.
