Oui je prends beaucoup de temps pour écrire mes chapitres en ce moment. En fait non c'est faux. Je mets du temps à m'y mettre. Je suis un flemmarde en puissance. Me le pardonnerez vous un jour ?
Réponse aux review Anonymes :
JeSuisPyroli : Oh une nouvelle ! :) Bienvenue et merci pour ta review :)
Little Bowtie : J'espère que mon requin ne sera pas un argument en plus pour me faire faire manger par des requins ! (tu possèdes des requins ? ouf !) Comme d'habitude je te remercie pour ta review :)
Bonne Lecture
Chapitre 18
Le jeu était lancé.
Sherlock aida Jim à tout mettre en place pour le soir même. Il ne reposa plus de questions sur ses blessures sachant bien qu'il n'obtiendrait pas de réponse claire. Mais il n'en avait pas besoin. Il savait déjà ce qu'il c'était passé et n'avait pas tellement besoin de détails. Cela ne ferait que l'énerver encore plus.
Quand ils eurent fini il reçut l'appel de John qui voulait savoir s'il devait venir le chercher. Sherlock lui expliqua la situation, en évitant de parler de Tapja et de la conversation qu'il avait eue avec Jim et raccrocha. Il comprit que John soupçonnait quelque chose mais celui-ci ne posa pas de question de la soirée.
Tout comme la dernière fois et la première fois que Sherlock avait assisté à une des soirées de Jim, ce fut un défilé de personnes qu'il connaissait à peine. Sherlock était assis avec ses amis à leur table et regardait les gens danser sans retenue en face d'eux. Le salon, si on peut l'appeler ainsi, était tellement grand qu'on aurait pu le confondre avec une de ces boîtes de nuits hyper branchées qu'on voit dans les films. Et l'ambiance était la même. L'alcool coulait à flot, surtout à leur table et Jim faisait passer les joints entre eux seulement mais Sherlock savait qu'il en avait vendu à la bonne moitié de la salle.
Sherlock se demanda si Tapja était au courant mais chassa vite cette idée de sa tête.
Il se reconcentra sur le spectacle qui s'offrait à lui. Toutes ces personnes dansaient à l'unisson des coups de batterie et de basses puissantes sortant des enceintes, qui auraient pu être utilisées dans un concert de rock. Les musiques s'enchainaient ainsi que les shots. Les corps se mouvaient et se touchaient. Certains sans s'en rendre compte et d'autre avec une attention toute particulière à ne pas laisser une partie du corps de l'autre ne serait-ce que non effleuré. Tout cet alcool ingurgité et toutes ces danses illuminèrent Sherlock.
Il regarda autour de la table, Molly et John n'étaient plus là, ainsi qu'Irène. Sherlock ne se rappela plus les avoir vu partir, mais il ne s'en inquiéta pas. Le plus important c'était que Jim soit toujours là. Il semblait perdu dans ses pensées et s'ennuyait incroyablement. Sherlock se leva, fit le tour de la table pour se poster à côté de lui. Jim tourna lentement la tête vers lui et lui adressa un regard interrogateur.
Sherlock le pris par le bras puis, quand il fut levé, par la main et l'emmena vers la piste de danse. Jim ne rechigna pas et à deux ils se frayèrent un chemin jusqu'au milieu de tous ces gens. Sherlock se retourna vers Jim. Au milieu de la piste ils étaient presque collés l'un contre l'autre. Pendant quelques instants, aucun d'eux ne bougea. Puis les deux commencèrent à bouger au rythme de la musique entrainant l'autre dans ses pas, ne sachant pas vraiment qui menait la danse.
Sherlock se laissa aller et ferma les yeux à quelques moments pour profiter du moment de grâce qu'il vivait. Jamais il n'aurait pensé qu'un mec comme lui aimerait se trémousser dans un endroit pareil, collé par tellement de personne et par une en particulier. C'était spécial, mais il aimait ça. Il savait que l'alcool et la drogue y étaient pour quelque chose.
Jim prit les mains de Sherlock, les mis sur ses hanches et se retourna. Ainsi leurs corps étaient encore plus en contact et leur symbiose était presque palpable. Sherlock avait conscience que des gens les regardaient curieusement, que dès le lundi suivant les ragots allaient aller bon train dans le lycée mais il s'en fichait. C'était même une bonne chose.
Jim se remit dans sa position initiale mais Sherlock ne retira pas ses mains de ses hanches. Et les siennes allèrent se poster langoureusement derrière le cou de Sherlock. Rapprochant encore plus leurs corps qu'ils ne l'étaient avant, si cela était possible. Sherlock mouvait son corps au même rythme qu'il mouvait ses mains sur le corps de Jim. Les deux étaient en sueurs mais ne s'arrêteraient que si l'un d'eux tombait de fatigue. Et ce n'était pas près d'arriver.
Il releva la tête un moment pour regarder les gens autour de lui, il y en avait moins que la dernière fois qu'il avait regardé. Il devait être tard. Il croisa le regard d'Irène. Elle avait l'air furieux. Il n'en fit absolument pas part à Jim, sourit à Irène et plaqua son front contre celui de Jim comme pour un baiser. Leurs nez s'effleuraient mais en aucun cas leurs lèvres ne se touchèrent.
« Ce n'était que du flirt » avait-il dit à John quand celui-ci lui avait posé des questions le lundi matin. John l'avait appelé tout le samedi mais Sherlock était rentré tard, ou tôt selon le point de vue, et était resté couché presque toute la journée. Il lui avait expliqué ça par message et John n'avait pas insisté. Jusqu'à lundi matin. Ce jour-là il n'avait pas jugé utile de fumer et d'ailleurs il avait écoulé son stock. Il avait juste décidé de ne plus aller en histoire. John désapprouverait mais de toute façon en ce moment il ne faisait que ça. Comme si désapprouver les faits et gestes de Sherlock était devenu le passe-temps favori de John Watson.
Le samedi d'après il recommença la soirée. John l'accompagna un peu à reculons mais Sherlock comprit qu'il ne voulait pas le laisser seul. Comme s'il avait besoin d'une nourrice. C'était ridicule, mais c'était John. Une fois qu'il fut dans cet état second qu'il adorait, Sherlock alla trouver Jim et l'invita à danser. Jim eu une hésitation. Il se colla à Sherlock, se mit sur la pointe des pieds et lui dit à l'oreille qu'il avait une meilleur idée.
Cette fois ci c'est Jim lui qui lui prit la main et l'emmena à l'étage. Sherlock eu un peu d'appréhension mais ne lâcha pas la main de Jim. Il l'entraina vers une porte en bois sombre, comme toutes celles qui se trouvaient à l'étage. Ils entrèrent à deux dans une pièce si blanche que Sherlock mis un certain temps pour s'y accommoder.
Il découvrit que la pièce présentait une baignoire immense, ainsi que deux lavabos et des étagères fermées. C'était une salle de bain. Sherlock reprit sa respiration, il ne saurait même pas dire depuis quand il l'avait retenu. Jim se retourna vers lui, un sourire aux lèvres.
« J'ai eu un nouvel arrivage d'un petit quelque chose qui va certainement de plaire… » dit-il en ouvrant un des nombreux placard. Il en sortit un petit sachet. Sherlock l'interrogea du regard, mais Jim plongea deux doigts et en sortit un petit comprimé. Il s'approcha de Sherlock avec un sourire mystérieusement excité. Il ouvrit la bouche et avala le petit comprimé. Il en reprit un et demanda à Sherlock d'ouvrir lui aussi la bouche. Il hésita un moment puis lui prit des mains le petit cachet. Il l'examina, il était jaune marqué d'une tête de licorne. Il rit nerveusement. Le regard de Jim était encourageant, et son cerveau lui criait que ça ne coutait pas grand-chose de faire de nouvelles expériences. Tester les limites de son corps et de son mental était quelque chose qu'il avait toujours voulu faire. Il faut toujours se connaître soi-même. Il planta ses yeux dans ceux de Jim et avala d'un coup le comprimé.
Ils redescendirent et la fête pris tout son sens. Les lumières de couleurs partaient dans tous les sens et Sherlock pensa que c'était comme si leur rythme dictait à son cœur de battre plus fort. Il sentait au fond de lui son muscle principal s'emballer, alors il entraina encore une fois Jim au milieu de la piste et ce fut repartit pour un tour. Leurs corps semblaient bouger encore plus vite sans vraiment suivre le rythme de la musique. Sherlock était en feu mais il s'en fichait. Il était comme au paradis. Jim l'était aussi et c'était bon de partager ça avec quelqu'un.
Quelque chose le dérangea. Quelque chose de sec. Au niveau de son visage. Sherlock se concentra un peu plus. Sa bouche ! Sa bouche était incroyablement sèche. Il le dit à Jim qui lui hurla à l'oreille pour couvrir la musique que lui aussi. Alors ils se redirigèrent vers la table. Tout le monde était là et les observait. Sherlock s'effondra sur la banquette de cuir pour ensuite s'affaler sur John. Il avait la tête sur son épaule et riait bêtement. Il redressa sa tête vers John qui regardait au loin en évitant de le regarder. Sherlock se sentit blessé de cette ignorance totale. Alors il l'embrassa dans le cou pour voir sa réaction. John écarta son cou mais ne le regarda. Alors Sherlock se redressa, vit que Jim tentait une approche similaire avec Irène. Il attrapa la bouteille la plus proche quand il vit que contrairement à lui, Jim avait réussi à se faire pardonner. Pas qu'il y est quoi que ce soit à se faire pardonner.
Il allait se servir un verre quand John lui prit la bouteille des mains et la reposa sur la table. Sherlock, qui avait eu du mal à comprendre ce qui venait de se passer, regarda son ami sans comprendre. Il fronça les sourcils et sentit des larmes lui monter aux yeux. John le regarda sans ciller. Il le fit se lever et l'emmena à l'étage, dans la même salle de bain que celle où il avait été avec Jim.
John le fit s'assoir sur la baignoire. Sherlock manqua de tomber en arrière alors il le mit par terre. Pas une seule fois il ne regarda Sherlock dans les yeux. Il se redressa et se tourna vers les lavabos. Sherlock entendit de l'eau couler puis vit la main de John lui tendre un vers d'eau. De l'eau. Oui de l'eau ! Sa bouche sèche ne demandait que ça ! Il s'empara du verre avec avidité et le vida aussi vite que possible. John effectua encore le même geste mais au lieu de donner le verra à Sherlock, il la fit couler au-dessus de sa tête. Sherlock réagit directement au contact et chercha à s'en éloigner mais le verre s'était déjà vidé sur lui. Il regarda John qui s'éloigna de lui, alla s'asseoir au fond de la salle de bain, loin de lui.
Sherlock lui en voulait de ne pas le regarder. Il lui en voulait de ne pas parler. Il lui en voulait d'avoir jeté cette eau sur lui. En fait ça lui faisait du bien mais il aurait pu prévenir. Et cette lumière blanche, trop blanche ! lui tapait sur le système. Et pourquoi John ne lui parlait-il pas ? Il pourrait dire n'importe quoi. Il aurait préféré que John lui crie dessus, lui déclenchant à coup sûr une migraine, plutôt que ce silence de mort. Le silence lui bourdonnait dans les oreilles. C'était un silence gênant. Et Sherlock se demandait si John ressentait la même chose.
Comme tout à l'heure des larmes montèrent à ses yeux. Il ne savait pas pourquoi mais elles étaient là. C'était ridicule. Il le savait mais ne pouvait s'en empêcher. Il entendit John soupirer, et cela eu le don de faire redoubler ses sanglots. Il entendit les pas se rapprocher de lui. Sherlock leva la tête, conscient de ressembler à un petit chiot abandonné et vit que John s'agenouillait juste à côté de lui. Il se jeta dans ses bras. Après quelques secondes d'hésitation John resserra ses bras autour d'un Sherlock ridicule. Sherlock se calmait un peu quand John voulu changer de position. Il reprit ses pleurs mais John ne s'arrêta pas de bouger pour autant. Il s'adossa contre la baignoire et attira Sherlock contre lui, entre ses jambes. Sherlock sentit le cœur de John battre lentement contre son dos alors que le sien avait encore un rythme anormal. Il ferma les yeux et essaya de le ralentir sans succès. Il décida de laisser faire.
John enfonça son menton dans la tignasse sans forme de Sherlock, et caressa ses bras distraitement d'un geste rassurant. Sherlock sanglota encore pendant un moment, mais se calma peu à peu. Bientôt ce ne fut que de légers soubresauts qui résonnèrent dans la pièce. Et Sherlock ferma peu à peu les yeux, bercé par la respiration de son ami. Il avait complètement perdu la notion du temps, ils auraient pu être là depuis des heures qu'il ne s'en serait même pas rendu compte.
Le lendemain matin, il se retrouva dans un lit qu'il ne connaissait pas. Un tambour battait dans sa tête et il avait du mal à se concentrer. Mais il était sûr de ne pas connaître ce lit. Il essaya de se fier à son odorat et reconnu une odeur. Un savant mélange de lessive bon marché, de livre et d'un autre parfum qu'il connaissait. C'était John qui portait ce parfum. D'ailleurs maintenant qu'il y pensait toute l'odeur qu'il sentait criait le nom de John. Il ouvrit les yeux et se retrouva nez à nez avec un John dormant, ronflant presque.
Il se rappela rapidement, par images flous, s'être déshabillé et glissé dans le lit à l'aide de John. Mais le reste était encore plus flou. La soirée avait virée bizarrement, sinon il ne serait pas ici.
Sherlock observa son ami dormir. C'est fou ce qu'il pouvait être paisible. Contrairement à lui, John ne bougeait pas d'un poil pendant son sommeil. Au bout de ce qui lui paraissait des heures, John remua les lèvres et Sherlock traduisit difficilement qu'il lui avait demandé d'arrêter de le regarder quand il dormait. Sherlock s'excusa à voix haute et rit doucement.
John ouvrit les yeux et lui sourit pendant un bref instant, puis fronça les sourcils comme s'il venait de se souvenir de quelque chose.
« Tu es affreux ! dit-il simplement à Sherlock.
- Oh je te remercie, je suis content de te voir aussi, répondit l'intéressé en tournant sa tête et fixant le plafond.
- Tu as des cernes, les yeux rouges et tes boucles vont dans tous les sens. C'est ma définition d'affreux. »
Sherlock ne répondit pas, pas besoin, et soupira. Il avait des questions mais ne savait pas comment les poser. Il ouvrit la bouche puis la referma. Par où commencer ?
« Tu as des questions n'est-ce pas ? »
Sherlock acquiesça en silence.
« Je vais t'éviter de les poser » dit-il avant de raconter à Sherlock tout ce qu'il s'était passé.
Celui-ci se sentait coupable pour ce qu'il avait fait subir à John et s'en excusa. Il le remercia aussi d'avoir pris soin de lui.
« Mais à quoi tu joues avec Jim ? demanda finalement John. »
C'était maintenant à lui de poser les questions. Il voulait des réponses et c'était normal. Mais il n'était pas sûr que ce soir une bonne chose.
« C'est… Compliqué.
- Je ne pense pas que ça le soit, répliqua-t-il.
- Si ça l'est, crois-moi.
- Moi je pense savoir ce qu'il se passe.
- Ah oui ? dit Sherlock avec un petit rire ironiquement triste.
- Je pense que tu veux atteindre Tapja en touchant à Jim. »
Sherlock tourna vivement la tête vers son ami. Ainsi il avait compris.
« Mais… Comment ? Comment tu sais ce qu'il se trame entre eux ?
- Irène m'a fait part de ses doutes il y a longtemps et il y a le peu que tu m'as raconté, car je suis sûr qu'il y a plus, m'a permis de comprendre qu'effectivement ils étaient plus qu'amis. Et je ne t'en ai pas parlé parce que je savais que ça te perturberait, rajouta-t-il en devançant la question de Sherlock.
- Donc tout le monde sait ?
- Évidemment ! Mais Sherlock, tu dois comprendre que c'est malsain ce que tu fais ! Tu tombes dans la drogue, te rapproches de Jim, juste pour Tapja ! Alors qu'il a au moins quinze ans de plus que toi et qu'il est vraiment malsain.
- Non il ne l'est pas John !
- Si, il l'est ! Tu en es amoureux, et c'est de sa faute. Il faut que tu trouves une solution pour te le faire oublier.
- Mais…
- Il n'y a pas de « mais » Sherlock ! Tu sais que j'ai raison au fond de toi. »
John ne comprendrait jamais. Ce n'est pas Tapja qui l'avait poussé à en tomber amoureux. Il n'avait rien fait pour ça. Il n'était pas fautif. Le vrai fautif c'était Jim, et Sherlock avait trouvé comment s'en venger. Il flirtait avec lui dans le seul but de le discréditer au regard de Tapja. Plus Jim lui vendrait sa dope, plus Tapja en serait mécontent. C'était un bon plan, que John avait certes à moitié compris, et il n'en changerait pas.
« Sherlock tu dois me promettre de ne plus prendre d'ecstasy. Et de ne plus de comporter comme un idiot sous prétexte de vouloir te rapprocher de Tapja. »
Il ne répondit pas tout de suite. Comme s'il réfléchissait. Il planta ses yeux dans ceux de John, pour lui assurer sa sincérité. Et en croissant mentalement les doigts il dit :
« Promis. »
Sherlock va t il tenir sa promesse ou se comporter comme un parfait crétin (pour être polie) ?
La suite au prochain chapitre !
