Helloooooo! Mieux vaut tard que jamais n'est ce pas ? NON NE ME TUEZ PAS. Sinon voilà ce qui va se passer : Mon meurtre va entraîner une marre de larme qui va elle même faire remonter le niveau de la mer du Nord et dans 5 ans, un tsunami viendra ravager les terres déjà bien humides de l'Angleterre et par ce cas réduire la production de bonnes séries dans le monde à 0.1%. Vous ne voulez pas de ça n'est ce pas ? Non... Alors rangeons la colère et lisons ce chapitre.
Voilà qui est fait. Ceux qui ont reconnu ce moment WhatTheFuckest ci-dessus, je vous dis bravo.
Je m'excuse d'abord pour le temps que j'ai mis. Pas ma faute. Non. Adressez vous plutôt à mon manque d'inspiration et de courage.
Voici la version corrigée. (j'ai donc supprimé tout le blabla que j'avais mis :p)
Réponse aux reviews Anonymes :
Ellanather : Tu n'étais pas en anonyme, mais t'avais je répondu ? Je ne sais plus, ça fait tellement longtemps... En tout cas merci ta review, et de nous avoir rejoins :)
Little Bowtie : En effet un choix s'impose peu à peu pour Sherlock même si c'est un imbécile fini, et qu'il ne s'en rend peut être pas compte. Merci pour ta review et de ta fidélité :)
poware : Quand j'ai lu ta review j'ai eu le sourire pendant au moins dix minutes. Ca m'a fait super plaisir et une review qui commence par "Woaw" ça ne se refuse pas :) Merci beaucoup pour ta review :)
JeSuisPyroli : Mais c'est ta review qui a illuminé ma journée ! J'espère que l'attente n'a pas été trop longue et que Moriarty remontera dans ton estime à la fin de ce chapitre. (ou pas d'ailleurs) :p Merci :)
Harmonie35 : Tes absences sont remarqués mais excusée ! En espérant que tu fasses pareil pour l'attente de ce chapitre ! Merci pour ta review :)
Mesdames et Messieurs (s'il y en a), vous l'avez attendu (ou pas), vous l'avez voulu (sinon vous ne seriez pas là)... Après presque un moi d'attente... Le voilà... Le Chapitre 19!
Chapitre 19
Après son après-midi chez les Watson, il avait découvert une famille soudée mais paradoxalement pleine de secrets. Le père aimait chaque membre de sa famille et ne faisait même pas de différence entre la sœur et le frère. Une première pour Sherlock. La mère aimait aussi ses enfants, mais avait une aventure. Sherlock ne pouvait pas exactement savoir avec qui car c'était quelqu'un de différent à chaque fois. Sa bague le disait. Elle aimait son mari aussi apparemment. Il était étrange qu'elle reste avec lui pour Sherlock mais ce n'était qu'un détail. Cette famille était heureuse et Sherlock aimait cette ambiance dans la maison.
Les Watson ne posèrent aucune question sur la nuit précédente. Et heureusement. Sherlock n'avait pas envie qu'ils découvrent que le meilleur ami de leur fils était un drogué obsédé par son prof d'histoire.
Voilà. Il l'avait enfin prononcé. Dans sa tête certes, mais c'était déjà un début. C'était bizarre de se l'avouer à soi-même. Sherlock chassa vite cette pensée et se recentra sur la famille.
Il découvrit que la sœur avait une relation secrète avec une autre fille. Sherlock se demanda s'il devait en parler à John. Il décida que non mais ce fut John qui lui demanda de lui-même.
« Oui tu comprends, je sais que tu peux deviner des choses comme ça. J'ai des soupçons mais toi… Toutes ces choses que tu as devinées sur les gens au cours de l'année… Tu sais juste pour voir si tu arrives… »
Sherlock s'amusa à le laisser bredouiller des excuses qu'il se faisait à lui-même pour ne pas se sentir coupable de fouiller dans la vie de sa sœur. Il lui confirma ses soupçons. John semblait heureux d'avoir eu raison et soucieux. Certainement pour ce que dirait sa famille.
Le soir arrivé, Sherlock quitta à regret la famille et John le raccompagna chez lui. Il n'était pas trop tard quand il arriva, alors il ne se fit pas remonter les bretelles sur son silence depuis la veille au soir. Mais sa mère était tendue. Elle s'inquiétait tellement trop. Le père de Sherlock n'était bien évidemment pas là. Le pire, pensa Sherlock, c'est qu'il n'avait même pas de maîtresse. Il avait juste du travail. Sherlock avait remarqué que quand son père rentrait du travail il n'avait pas l'air tendu ou de reprendre enfin son souffle en rentrant chez lui. Non, il était tout à fait normal. En fait le père de Sherlock n'avait pas de travail en retard. Il préférait juste rester au travail plutôt qu'avec sa famille. Il ne rentrait que lorsque l'heure devenait trop tardive pour que cela ne soit pas suspect.
Maintenant qu'il avait vu à quoi ressemblait la famille de John, il ne pouvait s'empêcher de faire des comparaisons. C'était affligeant.
Il passa le reste du week-end cloitré dans sa chambre. Personne ne vint l'embêter. Même pas Mycroft. Ce fut un week-end peu productif. A une exception près. Il explosa son record à Flappy Bird. 44. C'est fou ce que ce jeu (et surtout cet oiseau) pouvait être idiot.
Le lundi, le réveil fut affreux. Il n'était pas spécialement fatigué. Il ne voulait juste pas quitter son lit. Il ne faisait aucun bruit, pour tenter de se faire oublier, mais son téléphone le trahit. Il avait oublié que le mode alarme était activé. Et en plus il mit du temps à trouver. Sans que Sherlock ne puisse l'expliquer, il trouva son téléphone à l'autre bout de sa chambre. Il éteignit son alarme et soupira quand il se rendit compte qu'il était levé. Il était trop tard pour se rendormir, et en plus il entendait les pas assurés de sa mère dans les escaliers.
Comme d'habitude il prit son petit-déjeuner tranquillement et partit en courant car il avait était trop occupé à charrier son frère. Il eut son bus de justesse, arriva tout juste avant la fermeture des grilles et entra le dernier dans la classe. Comme à son habitude maintenant il s'installa dans le fond. Au bout de vingt minutes de cours, il se rendit compte que quelque chose n'allait pas. Quelque chose manquait… Non, en fait, quelqu'un manquait.
John.
Comment avait-il pu mettre autant de temps à s'en rendre compte ? Aucune importance. Il ne pouvait pas non plus faire attention à tout ce qu'il se passait autour de lui. Ou ce qui ne se passait pas d'ailleurs.
Sherlock se détacha du cours - très inintéressant - de science auquel il assistait pour regarder la classe. La place du fond était vraiment une la place idéale pour observer. Et comme observer était son sport favori, c'était la joie. De la joie dans du l'ennui total, c'était toujours bon à prendre. Bref, il regarda autour de lui et aucune trace de John. Il trouva Molly et la fixa avec autant d'intensité qu'il le pouvait, pour la faire se retourner. Bien que Sherlock ne pense pas sérieusement que cette technique marche… Oh bah si en fait ça marche. Molly tourna la tête vers Sherlock. Ce dernier lui fit signe de la main mais Molly lui intima le silence en posa un doigt strict sur ses lèvres. Sherlock fut un peu surpris par ce geste mais ne s'en inquiéta pas.
Il se mit à chercher son téléphone. D'abord dans son long manteau, puis dans son sac. Il fit tous les coins et recoins de ses affaires mais ne trouva pas son téléphone. Il voulait contacter John pour en savoir plus mais il devrait attendre.
A la fin du cours, il sauta presque sur Molly pour lui demander où était John. Molly lui expliqua qu'il avait envoyé un SMS disant qu'il était malade, genre bien malade, et qu'il ne fallait même pas lui rendre visite sous peine d'être contaminé. Sherlock la remercia et commença à partir vers son autre cours quand Molly dit :
« Tu pourrais faire de grandes choses tu sais ? »
Sherlock la regarda sans comprendre.
« Oui tu sais, toutes ces prouesses d'observation dont John m'a parlé. Tu pourrais les utiliser pour… Je sais pas moi, résoudre des meurtres ou des trucs comme ça.
- Molly, tes propos ont un sens n'est-ce pas ?
- Je veux juste dire que tes dons sont trop précieux pour les laisser se noyer dans la drogue et tout autre chose que tu fais ingurgiter à ton corps.
- Molly, c'est pas tes affaires… »
Et là sans savoir d'où elle venait, il se prit une claque sur la joue droite. Cette fille avait une de ces forces ! Il se frotta la joue et la regarda. Elle avait les joues en feux mais ne fuyait pas son regard. Quelques élèves s'était arrêtés et retournés au son qu'avait fait le gifle sur la joue de Sherlock.
Maintenant Molly pointait un doigt fin et accusateur dans sa direction.
« Pas mes affaires ? Si, Sherlock ! Si ce sont mes affaires. Je te considère comme mon ami. Et je veux pas que tu gâches ta vie. Compris ? »
Sherlock hocha la tête, baissa le doigt qu'elle pointait sur lui et reprit son chemin. Mais Molly le rattrapa par le bras et l'obligea à se retourner. Tout comme elle l'obligea à la regarder dans les yeux. Sherlock céda mais fronça tout de même des sourcils.
« Ne le fais pas souffrir s'il te plaît. Ne le fait pas souffrir encore plus. »
A ces paroles, Sherlock se radoucit. Ses sourcils se défroncèrent et il se sentit presque coupable. Il posa sa main sur l'épaule de Molly et dit ce qu'il put pour la rassurer.
« Écoute Molly, John est un grand garçon. Il a pris soin de moi une soirée, je pense qu'il s'en sortira. Et il t'a toi. »
Il ponctua son dernier point par un sourire et partit, cette fois pour de bon.
Et pendant trois longs jours, John ne pointa pas son nez. Sherlock lui téléphonait mais ils ne pouvaient pas rester trop longtemps en communication. Une fois John s'était endormi au téléphone alors que Sherlock parlait d'un théorème physique, qu'il avait découvert récemment, tout à fait passionnant.
Et en plus Moriarty ne répondait pas à ses messages. Si encore il avait pu planer pendant l'absence de John ! Il savait qu'il avait fait la promesse à John de ne plus en prendre, mais il n'avait pas prévenu qu'il devrait faire face à un tel ennui !
Les cours furent absolument affreux. Encore plus que d'habitude. Et il faillit déballer la vie de son prof de math devant toute la classe car il n'arrêtait pas de l'interroger alors qu'il se concentrait sur le comportement étrange (pas si étrange que ça en fin de compte) du jardinier qui était dehors, dans la cours, s'occupant des plantations d'hivers. Mais il se retint, car la petite voix de John lui dit de ne pas le faire. Sherlock était plutôt heureux que ce soit celle de John et non pas celle de son père qui le sermonnait dans sa tête. Ça devait signifier qu'il évoluait. Ou qu'il voyait John plus souvent que son père.
Et bien évidemment il sécha les cours d'histoire.
Quand John annonça à Sherlock qu'il revenait au lycée, celui-ci se sentit revivre. Et pendant les deux jours restants de cours avec lui, Sherlock se fit hyper souriant et hyper joyeux. Il se rendait compte lui-même qu'il en faisait trop. Mais il ne voulait plus que John s'absente à nouveau.
« Tu sais que tu es flippant ? se moqua John.
- Oh désolé, je vais me calmer… Je pensais que ça te ferait plaisir.
- Hum... Non en fait c'est juste flippant. Si tu veux me faire plaisir, ne surjoue pas la joie. »
Ils en rirent et passèrent le reste de la journée tranquillement. Sherlock lui assura n'avoir rien prévu avec Jim ce week-end, ce qui était vrai cinq minutes avant leur conversation, et se plaint d'une réunion de famille factice à laquelle il devrait aller, justement ce week-end.
Jim avait appelé Sherlock dans l'après-midi alors qu'il n'était pas avec John. Il lui avait proposé une soirée mais cette fois pas chez lui. Ils iraient dans un club dont Jim connaissait le propriétaire. C'était parfait. Car même si Sherlock doutait que John aille dans une soirée sans lui, il était sûr de ne pas le croiser en boîte select.
Ils se donnèrent rendez-vous le samedi soir, à deux pas du club. Mais Sherlock passa presque toute son après-midi dehors à arpenter les rues. Il faisait froid, mais ce n'était pas grave. Il arriva devant la porte noire mais ne sonna pas. Il se posta plus loin et attendit. Il ne savait pas exactement ce qu'il attendait, mais il restait là.
Puis il le vit sortir. Tapja dans son long manteau d'hiver, surement très chaud comme celui de Sherlock. Il avait les cheveux en pagaille et une cigarette à la bouche. Sherlock l'observa l'allumer et tirer dessus latte par latte. Chaque bouffée faisait écho en lui et tirait sur ses entrailles. Ça faisait combien de temps qu'il n'avait pas fumer ? Une semaine tout au plus. Et il n'avait jamais vraiment ressenti de manque. Ce n'était peut-être pas les cigarettes qui lui manquaient en fait. Ça pouvait être les lèvres de Tapja. C'était ridicule, il n'allait pas être jaloux d'une cigarette.
D'une cigarette, certes non. Mais de la personne qui arriva derrière Tapja, oui certainement. La silhouette se fit de plus en plus nette. Sherlock l'identifia comme étant Jim, évidemment. Il entoura ses bras autour de la taille de Tapja et comme il se tenait sur la marche de l'entrée et Tapja sur le trottoir, il fourra sa tête dans son cou. Certainement pour y déposer un baiser.
Sherlock les observait de derrière une voiture. Il ne cherchait pas forcément à être invisible, mais ne se cachait pas non plus.
Jim descendit de la marche, sourit à son amant et se retourna pour partir. Mais Tapja l'attira à lui pour l'embrasser. Et Sherlock aurait juré qu'il le regardait pendant cet instant. Puis il lâcha Jim et celui-ci partit tout sourire.
Sherlock l'observa partir et quand il disparut au coin de la rue, Tapja était rentré chez lui. Il ne prit même pas la peine de sonner à la porte ou d'essayer d'avoir une conversation avec lui. Sherlock n'avait pas besoin de mots, il avait besoin d'action. Et de toute façon tant que Tapja aurait Jim dans le collimateur, ça ne servait à rien d'essayer de s'en rapprocher. Plus que tout il avait besoin des bras et de la présence rassurante de Tapja, mais pour l'instant il n'en était pas question.
Sherlock retourna chez lui, se préparer pour le soir. Il était silencieux et ne répondit même pas à son frère quand celui-ci se moqua de lui et de l'importance qu'il donnait à son apparence. Mycroft dit que ça ne servait à rien de s'en soucier quand ils savaient tout deux que Sherlock ne ressemblerait à rien en fin de soirée. Il était concentré et se repassait les images qu'il avait vues plus tôt dans l'après-midi.
Et ils se retrouvèrent sur un parking non loin de l'endroit où ils avaient prévu de se rendre. Il avait commencé à neiger et heureusement Jim les fit rentrer devant tout le monde.
Ils allèrent sur une table en rond, dans le coin VIP, devina Sherlock. Et à partir de là, l'alcool coula à flot, les couleurs des spots éclairaient les visages de la piste de dance sans que Sherlock puisse vraiment regarder quelqu'un en particulier. Il avait avalé une pilule rose que Jim lui avait tendu sans même savoir ce que c'était. Et maintenant il profitait de l'effet. Il espérait que la descente serait moins violente que la dernière fois, parce que maintenant il n'y avait pas de John pour l'aider. Il faisait confiance à son corps.
Et la soirée continua comme toutes celles auxquelles il avait assisté chez Jim. Sauf que là il ne connaissait personne. Et Jim connaissait beaucoup moins de gens. Sherlock le remarqua à son comportement bien plus explicite. Il n'hésitait pas à toucher Sherlock plus sérieusement que pendant ses propres soirées. Et celui-ci lui rendait bien.
Puis comme si l'alcool et les pilules ne suffisaient pas, quand ils revinrent à leur table, des amis de Jim avaient sorti des sachets contenant une poudre blanche assez épaisse. Jim en pris un peu sur son petit doigt et le porta à plat à son nez. Sherlock l'observa aspirer, fasciné. Jim se frotta le dessous du nez avec son index en inspirant toujours. Il rit de son air fasciné. Il en mit sur un sous verre qui trainait là. En fit deux lignes distinctes. Il s'approcha de Sherlock et pressa sa main contre sa nuque. Ils se regardèrent dans les yeux et aspirent ensemble la ligne de cocaïne qui se présentait à eux. Sherlock fit automatiquement le même geste que Jim avait fait juste avant. Comme s'il y était habitué.
Sherlock observa les gens autour de lui. Ils avaient l'air différent, bien plus drôles qu'avant. Il les entendit dire que ce qu'ils avaient ingurgité était vraiment de bonne qualité. Quelle bonne nouvelle ! Sherlock était vraiment enjoué. Il tenta de se lever mais n'y arriva pas, il en fit part à Jim et ils rirent à deux. C'était tellement facile de rire avec lui. Surtout depuis la poudre blanche. Ça devait être ça son effet. Cool.
Jim finit par le prendre par le bras et l'aida à se lever. Ils se frayèrent un chemin vers la sortie et une fois sortis, le froid les fouetta en plein visage. Il avait dû neiger super fort depuis leur entrée dans la boîte parce que leurs pieds étaient recouverts de neige.
Sherlock commençait à se sentir mal.
« Jim ? C'est normal que je me sente vide de rire et de joie ? Que je pense que la vie entière m'a quittée ?
-Oui, répondit-il. Tu fais une descende mon pote.
-Je veux pas descendre moi…
- Alors suis-moi ! Je connais un truc super pour toi. »
Super ! Il voulait retourner dans ce monde où tout était bon pour rire et où tout était risible. Maintenant même la neige n'était pas assez belle pour le faire sourire. Pourtant petit il adorait se plonger dedans et faire des batailles de boules de neiges. Aujourd'hui ses batailles de boules de neiges il les faisait tout seul. Ce détail lui monta au nez et des larmes coulèrent sur ses joues.
« Allez, tiens bon Sherlock on y est presque. »
Les paroles de Jim résonnèrent au loin dans son crâne. Il sentit ses mains le soutenir par la taille. Ils arrivèrent bientôt dans un entrepôt. Il y avait des gens dans les coins, d'autres cachés derrière des caisses ou n'importe quel objet se trouvant là. Jim le guida à travers tout ça, vers quelqu'un. Sherlock ne saurait pas le décrire.
« Mon ami aimerait retourner au pays des merveilles. Mais un peu plus longtemps que ce que la cocaïne peut donner. Tu as ce qu'il faut on m'a dit.
- Oui j'ai ce que tu demandes. Mais est-ce qu'il le veut vraiment, lui ? »
Sherlock fit oui de la tête. Il n'en pouvait plus de voir le monde comme il le voyait. Tellement, tellement de choses tristes. Toutes ces petites choses tristes qui attristaient le monde devaient disparaître.
« Très bien alors assieds-toi là, dit-il à Sherlock. »
Mais comme il ne pouvait pas tellement bouger tout seul, c'est Jim qui l'y déposa. Sherlock voyait l'homme dans un brouillard causé par ses larmes dans ses yeux. Il le vit approcher, sentit quelque chose de caoutchouteux autour de son bras, un coton froid près du pli du coude, puis, finalement, une pointe fine pénétrer son bras pour y déposer un liquide qui maintenant déferlait dans ses veines. Il reprit sa respiration quand l'aiguille quitta sa veine.
« Voilà ça va agir dans… Ah bah voilà » dit l'homme en voyant Sherlock ouvrir les yeux et sourire. »
Jim le remercia, refusa d'en prendre aussi et aida Sherlock à se relever. Il arrivait beaucoup mieux à marcher et refusa l'aide de Jim. Une fois sortis de l'entrepôt, il avait encore plus neigé. Ils marchèrent pendant même pas une minute quand Sherlock sentit sa respiration se faire de plus en plus dure, sa tête tournait et ses muscles se détendaient. Il essaya de s'accrocher à Jim mais ses jambes le lâchèrent avant.
Il s'écroula sur son dos dans la neige. Jim s'approcha de lui.
« Sherlock ? Ça va ?
- Des fois j'me dis que j'suis pas né dans le bon sens, genre j'suis sortie d'ma mère à l'envers et les mots qu'j'entends j'les entends à l'envers, les gens que j'devrais aimer j'les hais et les gens qu'je hais...
- Tu fais du copier-coller maintenant Sherlock ? se moqua Jim. »
Sherlock ne comprit pas et ferma les yeux. Il voulait juste être là, ne plus bouger, ne plus sentir. Il aurait pu rester là longtemps. En tout cas c'est ce qu'avait décidé Jim. Il était partit depuis un petit bout de temps. Certainement entre le moment où Sherlock avait entendu sa voix au loin le menacer que Tapja était à lui et le moment où il s'était retrouvé à flotter au-dessus de lui-même. Mais quelle importance ? Quelle importance pouvait-il donner à Tapja ? Maintenant qu'il était là, dans la neige, comme dans son enfance. Sauf qu'il ne pouvait pas bouger les bras et les jambes pour faire un ange. C'est ce qu'il aurait pu être, en fait. Un ange. Il se voyait flotter au-dessus de lui-même comme une vision parfaite de lui-même. Le contraste de son corps assombri par son manteau et ses boucles avec les flocons de neige était intéressant. Oui il aurait pu rester là à se regarder, mais il préféra se laisser aller et ferma les yeux pour une nuit que Sherlock espérait sans fin.
Vous avez certainement remarqué l'hommage à Skins. Si non, bh faut vous cultiver. Cette série c'est la vie. Mais juste la UK. La US elle n'a aucune espèce d'importance.
Dites moi ? Êtes vous dessus ? Êtes vous content ? Êtes vous frustrés ? Ou vous vous en foutez ?
C'est pas fini rassurez vous. Heureusement sinon ce serait expédié bien pouritement comme fin.
A bientôt !
