Les chapitres courts, le retour. Désolé pour ça. Il n'est pas passionnant mais fluffy sur les bords :p

Réponses aux reviews anonymes :

Harmonie35 : TAPJIM c'est trop bien ! le double sens est excellent ;) Comme dans un film ? Oh ça me fait plaisir, c'était exactement ce que je voulais donner ! Merci pour ta review :)

Little Bowtie : Aaaah désolé... La frustration, c'est mon truc ! J'espère cependant que ce nouveau chapitre ne te frustra pas trop ! Merci pour ta review :)

Joana Watson : Bienvenue sur ma fic ! Ta review fais hyper plaisir, tu as l'air de t'y connaitre :p La fic est du point de vu de Sherlock, alors forcement c'est plus centré sur Sherlock, mais le prochain devrait mettre plus en avant John :) Merci pour ta review et encore Bienvenue :)

Bonne Lecture !


Chapitre 20

Sherlock était allongé, ça il en était sûr. L'endroit était moins sûr. Pour l'instant tout ce qu'il pouvait sentir c'était son corps engourdi. Ses sensations étaient floues, et ne parlons pas de sa vision. En fait il n'avait même pas la force d'ouvrir ses paupières. Comme si celles-ci s'étaient transformées en lourdes portes de fer, fermées à double tour. Sherlock abandonna la lutte contre elles et redirigea son attention, s'il la maitrisait vraiment, sur son corps.

Il arriva à bouger un peu les muscles de son visage. Ses joues et son nez se murent avec difficulté mais cela eu don de réveiller peu à peu son visage. Des picotements le parcouraient gentiment de l'arrête de son nez à son menton en passant par ses joues aiguisées.

Ravi du résultat il décida de bouger ses mains. Avec plus de difficultés il réussit à localiser ses doigts puis à lever de quelques millimètres les un ou deux doigts qui voulaient bien obéir aux volontés de Sherlock. De même que sur son visage de légers picotements parcoururent ses bras, à travers ses veines.

Plus le corps de Sherlock se réveillait, plus il se rendait compte qu'il avait mal. Ce n'était pas une douleur insupportable, mais il aurait préféré qu'elle s'en aille.

Les sons arrivaient maintenant à filtrer le voile qui s'était posé sur son corps pendant son sommeil. Ses oreilles sifflaient légèrement et au loin il entendait des « bip ». Il avait des acouphènes et un moniteur était en marche près de lui. Mais à quoi servait ce moniteur ? Après que l'information fit le tour de son cerveau, Sherlock comprit où il était. Il serra ses poings et sentit en effet une perfusion dans sa main droite. Il retroussa son nez plus fort que tout à l'heure et cette fois, ce furent les machins en plastiques de l'aide respiratoire qu'il détecta dans ses narines. Il était dans un lit d'hôpital.

Il tenta de déboucher ses oreilles, et après de nombreux essais, il réussit. Ses paupières étaient toujours fermées, mais il devinait la faible lumière du jour à travers celles-ci. Il décida de rester ainsi, sans forcer et laissant son corps de réveiller seul.

Après avoir inspecté tout son corps mentalement, il se rendit compte que quelque chose pesait sur ses jambes. Sherlock devina que ça devait être une tête, vu le poids. Sur ses cuisses il distingua des formes ressemblant à des mains, certainement que la personne dormait sur ses bras posés sur ses cuisses. Puis Sherlock entendit une forte respiration un peu tremblotante, comme quand on prend une grande respiration après avoir pleuré longuement ou quelque chose comme ça. Sherlock reconnu la personne dormant sur lui directement, mais il voulait en être sur. Alors il ouvrit les yeux. C'était devenu facile maintenant qu'il savait ce qu'il allait voir.

« John ! »

Sherlock se gifla mentalement, il avait parlé trop fort sous la joie que la vision de John lui procurait. De plus sa voix était extrêmement roque, même pour lui. Sherlock était partagé entre l'idée de le réveiller ou le laisser dormir.

Il contempla John pendant un moment. Il était calme, paisible. Sherlock aimait voir cette expression sur le visage de son ami. Lui qui était tout le temps en train de s'inquiéter pour lui. Sa mâchoire était ratatinée sur ses bras et sa bouche avait pris une forme ridicule. Cela eut le don de faire rire Sherlock. Il maitrisa cependant son rire pour ne pas réveiller son ami.

Sherlock finit par soulever sa lourde main gauche et la posa dans les cheveux châtain clair et trop longs de son ami. Il la mis de sorte à ce que son pouce puisse caresser la joue de John, et que ses doigts puisse se balader doucement dans sa chevelure. Il apprécia ce contact jusqu'à ce que le petit hérisson décide de se réveiller.

Comme Sherlock, John prit son temps pour se réveiller et se rendre compte qu'il avait une main sur sa tête. Il se figea, et Sherlock croyant lui avoir fait peur, arrêta de bouger ses doigts. John se releva d'un coup avec de grands yeux, fixant Sherlock qui avait laissé sa main retomber sur le lit. Il regarda John sans comprendre et savait que ça se voyait. Un sourire franc se dessina rapidement sur le visage de John. Sherlock n'eut pas le temps de lui répondre que John s'était déjà jeté à son cou. Sherlock, d'abord surpris par tant d'élan, rendit l'étreint de John et il fut incroyablement surpris du bonheur que ça lui procurait. Il ne s'était pas encore adressé un mot, mais un contact visuel et un câlin avait suffi à…

Sherlock n'eut pas le temps de formuler sa pensée qu'une main vint se poser violemment sur sa joue. Sherlock regarda avec des grands yeux surpris John qui venait de le gifler. Mais Sherlock lui pardonna de suite. John le regardait avec un air à la fois effrayé et soulagé, ce qui donnait un mélange d'émotions très dur à saisir. Surtout quand des larmes se mirent à couler sur les joues de John. Sherlock se sentit immédiatement coupable, peu importe ce qu'il avait fait. Il se redressa sur son lit et attira John à nouveau à lui. Décidemment quand on commençait les effusions, on ne finissait jamais !

Les larmes de John coulèrent sur Sherlock et quand il fut calmé il rit de la grosse tache qu'il avait laissée sur la tunique bleue de Sherlock. Ensuite il expliqua la situation à Sherlock.

« Tu as fait une overdose. Tu t'en souviens peut être ? »

Sherlock fit non de la tête.

« Pas étonnant ! Vu la quantité que tu t'es gobée… »

Il baissa la tête. Il se rappela vaguement en effet avoir pris beaucoup de substance ce soir-là… Ça faisait combien de temps déjà qu'il était là ? Il le demanda à John.

« Ca fait deux jours que t'es là, tu es arrivé à temps. Ils t'ont sauvé et tu as dormi depuis… Oh Sherlock si tu savais comme j'ai eu peur… »

John enfui son visage dans ses mains. Il ne pleurait pas… C'était comme s'il était épuisé de ce qui était arrivé à Sherlock. Celui-ci devina qu'il avait dû avoir peur de le perdre. Il lui attrapa alors les mains, les enleva délicatement de son visage et les dirigea vers sa poitrine.

« Tu sens ? Je suis vivant. Tu peux te relaxer maintenant. »

Sherlock accompagna ces mots par un sourire encouragent et sincère. John lui sourit, les yeux aux bords des larmes. Combien de temps de sommeil lui manquait-il pour être si sensible émotionnellement ? Les deux amis furent dérangés dans leur moment d'intimité quand une infirmière entra dans la chambre.

« Oh, Mr Holmes vous êtes enfin réveillé ! Vous vous sentez bien ?

- J'ai une douleur diffuse dans tout le corps mais c'est supportable, répondit-il avec froideur, énervé d'avoir été coupé dans son élan de tendresse.

- Oui cela me semble normal, vous étiez en hypothermie quand vous êtes arrivé ici. Vous avez eu de la chance. »

Encore une fois John réagit en faisant un bruit bizarre quand le sujet de la presque mort de Sherlock revenait sur le tapis. Avant Sherlock n'y aurait même pas fait attention. Mais là il lui lança un regard désolé.

« Et malheureusement on ne peut pas vous donner d'antidouleur à accoutumance alors vous aurez celui qui agis moins fort, ajouta l'infirmière.

- Quoi ? Mais… Pourquoi ? »

Le bipper de l'infirmière sonna.

« Le docteur vous expliquera tout ça. Je dois vous laissez » s'excusa-t-elle avant de franchir la porte.

Sherlock regarda John. Il voulait comprendre pourquoi il n'avait pas le droit à l'antidouleur de choc. John soupira avant de lui répondre qu'il était ici à cause d'une overdose et que c'était irresponsable de donner un médicament à accoutumance à un drogué. Sherlock fut blessé par le mot que John avait employé.

« Oh ne fais pas cette tête Sherlock ! Tu es un drogué !

- Non je ne le suis pas ! Ca faisait partie de mon plan, et tu le sais ! C'était comme une sorte de couverture…

- Quelle genre de couverture requiert ça, Sherlock ? cria John en se levant soudainement et montrant d'un geste vague le corps de Sherlock et les machines autours de lui. »

Sherlock ne savait pas quoi répondre, et le retournement de caractère de son ami le bousculait. Il y a quelques minutes il était au bord des larmes de voir Sherlock réveillé mais maintenant il semblait hors de lui.

« Et même si c'est vrai… Si tu n'es pas accro à la drogue, tu es accro à Tapja… »

Sherlock détourna le regard. Il n'avait pas tort.

« Ce n'est pas grave d'être accro à un homme. Je ne suis pas un junkie juste parce que je voulais être avec lui, répondit-il en fuyant toujours le regard de John. »

John se rassit sur le lit de Sherlock, prit son visage en coupe dans ses mains, l'obligeant à le regarder dans les yeux.

« Il est nocif Sherlock. Regarde-toi… Non, regarde-moi. »

John avait compris que Sherlock ne se souciait pas de lui-même, mais des personnes qu'il aimait. Et sans prétention, John savait que Sherlock tenait à lui.

« Tu aurais pu devenir accro à n'importe qui… Tu aurais pu tomber amoureux de… de… »

C'était au tour de John maintenant de fuir le regard de Sherlock. Il desserra son étreinte autour de son visage mais posa ses mains sur le long cou de Sherlock. Il prit une grande respiration.

« Bref, tu as choisi la personne la plus dangereuse pour toi. J'imagine que je vais devoir m'y habituer. »

Sherlock aurait voulu qu'ils restent longtemps comme ça. Mais il avait une question qui le taraudait depuis un moment. Comment était-il arrivé ici ? John se rassit sur sa chaise près du lit et lui expliqua qu'il avait posé la même question aux docteurs. Et ils lui ont répondu qu'un homme plutôt grand, brun était venu avec Sherlock dans ses bras. Une femme ajouta que l'homme en question avait un long manteau et qu'il avait l'air plutôt à l'aise dans son costume sans cravate. John expliqua qu'il n'a pas du réfléchir longtemps avant de comprendre que Mr Tapja avait ramené Sherlock à l'hôpital.

Sherlock n'eut pas le temps d'être surpris que John continua son récit.

« Apparemment il a signé les papiers nécessaires, et il est parti. Quelques heures après je suis arrivé, je suis content que tu m'ais mis dans tes numéros d'urgence d'ailleurs… Oui donc je suis arrivé, et comme tu étais encore en soin intensifs, j'ai du attendre un moment dans la salle d'attente des urgences. Et là, devine qui arrive ? Irène ! Elle était toute paniquée, la pauvre. Elle aidait Jim à marcher du mieux qu'elle pouvait !

- Jim ? Mais…

- Il était recouvert de sang, et de bleus… Il boitait, et quand je me suis renseigné j'ai appris qu'il avait deux côtes brisées, le genou pété et une clavicule défoncée. »

Sherlock aurait dû se sentir ravi de l'état de Jim. Mais il n'y arrivait pas. C'était à cause de lui qu'il était comme ça. C'était à cause de ses conneries et de son addiction, peu importe à quoi il était addict, que Jim avait été mis dans un état affreux.

« Et il va bien maintenant ? demanda Sherlock sincèrement inquiet.

-Oui… Enfin je crois, il est parti le lendemain matin en laissant Irène. Je crois qu'il lui fait la gueule pour l'avoir amené ici. Je lui ai parlé et elle l'avait trouvé comme ça en arrivant à la maison. Elle n'a pas de preuve, mais on sait tous les trois qui a fait ça….

-Tapja… Mais évidemment il ne veut pas le dire aux médecins…

-Non… Je crois qu'on a trouvé pire que toi dans le mode « Je suis accro à un connard » ! »

Sherlock rit malgré lui. Quelqu'un frappa à la porte, John répondit qu'il pouvait entrer et un homme aux cheveux grisonnants passa la porte. Sherlock eu directement confiance en lui. Ce médecin était facile à lire, il avait une femme aimante et deux enfants qu'il aimait plus que tout. Un homme bien qui aimait son travail et qui inspirait à Sherlock de la sympathie. Si John devait vieillir un jour, Sherlock voulait qu'il ressemble à l'homme qui se tenait en face de lui. La femme en moins certainement.

« Bonjour Monsieur Holmes, dit-il en souriant. Je suis content de pouvoir vous parler. Enfin de vous parler et de pouvoir recevoir une réponse de votre part évidemment. »

Sherlock sourit simplement, il n'avait pas besoin de répondre des banalités.

« Alors… Je pense que votre ami vous à expliqué votre situation, dit-il en tournant la tête vers John.

- Que j'ai fait une overdose et que j'ai failli y passer, oui il m'a expliqué. »

La main de John se posa immédiatement sur la sienne en réaction à ses paroles.

« Bien… Alors la procédure habituelle c'est la désintoxication. »

Malgré tout l'effort que le médecin avait mis dans son intonation et dans son sourire, Sherlock n'arrivait pas le prendre pour une bonne nouvelle.

« QUOI ? Mais enfin c'est ridicule !

- Vous avez ingurgité une énorme quantité de drogues la nuit de votre overdose. En fait vu la quantité votre corps devait être plutôt habitué à ce genre substances. Alors j'en ai parlé à vos parents et…

- Mes parents ? Ils ne sont même pas là !

- Ils étaient là Sherlock, j'ai pris la relève car ta mère était fatiguée et ton père travaillait, intervint John.

-Évidemment… Et ils ont dit quoi mes parents ? demanda t il au médecin un peu brutalement.

- Ils sont d'accord avec moi et veulent le meilleur pour vous, je vous assure. »

Sherlock souffla et roula des yeux. Comme s'ils pouvaient savoir ce qui était bon pour lui.

« Ton frère m'a dit qu'il avait déjà trouvé un des meilleurs centres, dis John la voix basse. »

Il tourna la tête vers John, il était devenu tout triste d'un coup. Le médecin annonça qu'il reviendrait et quitta la pièce.

« Et c'est où ce centre ?

-En Ecosse. »

La voix de John se brisa. Sherlock commença à paniquer et serra inconsciemment la main de John encore plus fort.


Alors alors ? Une review peut être ?

On arrive bientôt à la fin... Just saying...

A la prochaine !