Helloooo ! Je crois que je vous dois quelques explications quant à mon silence de plusieurs mois. Alors de une, je suis une flemmarde professionnelle (autant vous l'avouer), de deux j'ai eu des manques d'inspiration (surement dues à une petite panique voyant la fin de cette aventure avec vous s'arrêter bientôt), et récemment j'ai eu des problèmes de connexion... Bon évidemment si vous n'avez pas vraiment attendu impatiemment la suite, bh vous vous en foutez de ce que je viens de dire. Mais pour les autres, je vous annonce que votre patience va être récompensé ! En ce 23 Août, jour de mon anniversaire, je vous offre ce chapitre.
(il restera encore un chapitre je crois bien, il faut que je mette d'accord avec moi même et avec mon hémisphère droit de mon cerveau)
Au fait ! J'ai eu le bac !
Réponse aux reviews anonymes :
Le chat qui rde : Merci ! ça me fait énormément plaisir ! Si tu n'as pas vu de fautes c'est grace à ma béta The Great Victoria Grant ! Ne t'en fait pas, tu n'es pas la seule à haïr Tapja. J'espère que ce chapitre te plaira autant que le précédent !
Lafinada : Merci :) Oui il l'a inspiré mais vraiment dans les grandes lignes ;) Voilà la suite que tu voulais :)
Little Bowtie : L'écosse oui sérieusement ! C'est très beau les kilt ;) Voici la suite ;)
Bonne Lecture.
Chapitre 21
Sherlock rangeait ses affaires en silence. John le regardait faire en silence. Tous les deux sentaient qu'il y avait beaucoup trop de silence dans cette chambre d'hôpital. Après ce qui leur sembla une éternité, John se racla la gorge.
« Alors… Tu sais pour quand ta désintoxication est prévue ?
John regardait ses pieds. Il ne voulait pas croiser le regard de Sherlock, il savait déjà que les adieux allaient être difficiles.
- Dans un peu plus d'une semaine » répondit vaguement Sherlock.
Lui non plus ne regardait pas John. En fait il se concentrait pour ne pas tomber, les calmants qu'on lui intubait étaient forts et lui faisaient tourner la tête. En plus de ça, Sherlock voulait, tout comme John, éviter le regard de son ami.
Un nouveau silence régna mais pour quelques secondes seulement. John reprit une inspiration et continua à parler.
« Ecoute Sherlock… Je pense que si en effet la désintox' va t'aider, je crois qu'il faut que tu parles à la police.
- Je ne vais pas porter plainte contre mes parents parce qu'ils m'envoient à l'autre bout de l'Angleterre John, même si en effet j'y ai pensé je doute qu'ils me…
- Non ce n'est pas ce que je voulais dire Sherlock !
John le regarda enfin et soupira.
- Ce que je veux dire c'est que tu iras mieux si tu ne peux plus avoir de contact avec la personne qui t'as mise dans cet état.
- Je n'aurai de contact avec personne là-bas tu sais…
- Je veux dire en rentrant… Il faut que tu ailles voir la police et que tu racontes tout sur Tapja.
Sherlock le regarda, les yeux grands ouverts. Franchement il était surpris. Comment un individu comme John pouvait croire que tout balancer à la police serait la solution. Il ne lui répondit pas, secoua la tête et retourna à sa valise.
- Sherlock, je suis sérieux ! S'il se retrouve en prison tu seras beaucoup plus à même d'appréhender ton sevrage. »
Une mauvaise chanson du moment retentit dans la pièce, John sortit son téléphone, s'excusa et sorti de la pièce pour répondre. Une fois son ami parti, Sherlock se mit sérieusement à penser à la proposition de celui-ci. C'était en effet la solution la plus facile, la plus logique. Mais certainement pas la plus raisonnée. John n'avait pas pris conscience de l'étendue de son réseau. En mettre le supposé chef en prison ne serait pas une tâche facile.
John revint tout sourire de sa conversation.
Sherlock avait pris sa décision.
« C'est d'accord, dit il souriant, on ira la police.
- Je suis heureux de voir que tu m'écoutes enfin ! Tu as besoin de plus d'affaires ? demanda John en pointant du regard le sac désormais fermé de Sherlock.
- Eh bien non, je ne pense pas que le voyage jusqu'au poste de police va durer très longtemps tu sais.
John rit et continua.
- Non je veux dire… Mes parents viennent de me téléphoner pour me rappeler que cette semaine ils n'étaient pas là…
- Et … ? questionna un Sherlock ralentit par ses antidouleurs.
- Et alors j'ai pensé que tu voudrais… Oui, tu pourrais peut-être… hum… venir t'installer chez moi jusqu'à ton départ en cure ? Oui enfin tu comprends j'ai supposé qu'avec tes rapports familiaux compliqués, ton frère qui va certainement te faire des réflexions, ne parlons même pas de ton père…
- Ok, dit tout simplement Sherlock, mettant ainsi fin au cafouillage de John. Donc oui j'irai prendre des habits et de quoi tenir chez toi après qu'on soit passé au poste. »
John souriait de plus belle, il semblait soulagé d'avoir été arrêté dans son dépatouillage d'arguments justifiant le départ de Sherlock de la maison familiale. Ce n'était pas dur de convaincre Sherlock de partir, même si ce n'était qu'une semaine. De plus il préférait passer la semaine à rester avec John plutôt que dans sa chambre, seul à se morfondre.
Sherlock eu vite fini de rassembler ses affaires, alors il appela une infirmière pour qu'on vienne le désentuber afin qu'il puisse s'habiller et enfin partir. L'environnement des hôpitaux n'était pas le meilleur qui soit et l'idée de sa semaine chez John lui donnait encore plus envie d'en finir avec tout ça.
John porta la valise d'un Sherlock toujours un peu faible sous les regards attendris des infirmières qui les suivaient jusqu'à leur sortie du bâtiment. Ils allaient se diriger sur le boulevard pour héler un taxi, mais une berline noire s'arrêta devant eux. Sherlock leva les yeux au ciel en soupirant aussi fort qu'il pouvait, et John comprit d'où venait la voiture. Mycroft avait encore frappé.
Il aida Sherlock à s'assoir, mit la valise dans le coffre et contourna la voiture pour s'installer à côté de Sherlock. John demanda au chauffeur de les amener au poste de Police, mais à peine avaient-ils passé un feu que le téléphone de Sherlock sonna.
« Allo ?
- Alors comme ça on veut aller voir la police ? » dit la voix au bout du fil.
Sherlock regarda John avec des grands yeux, mi-paniqué, mi-surpris. Il mit le haut parleur.
- Qui est ce ? demanda Sherlock.
- C'est Jiiiiiiiiiiim, répondit Moriarty d'un ton enjoué.
-C omment sais-tu que nous allons au commissariat ?
- Johnny me la dit bien sûr !
Au même moment John levait la main timidement avec un regard d'excuse pour faire comprendre à Sherlock que c'était bien lui qui lui en avait parlé mais qu'il était désolé.
- Oui ton petit chien pensait que je pourrais te servir de témoin. C'est vrai, pourquoi pas ? Après tout moi aussi je suis mineur, moi aussi j'ai des preuves… Je pourrais t'aider à le mettre en prison…
Sherlock commença à sourire mais Jim poursuivit.
- Mais je ne le ferai pas ! rajouta Moriarty d'une voix aigüe et sur-enjouée.
- Jim, s'il te plaît… commença John.
Mais Jim le coupa. Il expliqua aux deux amis que mettre Tapja en prison reviendrai à signer l'arrêt de mort de certaines institutions, et qu'il ne voulait être responsable de cela n'est-ce pas ? De plus, si jamais un procès était engagé, Tapja gagnerai d'une manière ou d'une autre et sa vengeance n'en serait que plus terrible. Jim finit par dire qu'il était plus sage de laisser les choses se gérer par le MI-6, et par dire que le grand frère Holmes serait toujours là pour effacer les erreurs de Holmes Junior.
Et il raccrocha.
John et Sherlock se regardèrent pendant un moment, sans se rendre compte que la voiture s'était arrêtée. Le chauffeur s'occupa de briser le silence.
« Bon bah j'imagine que je vous emmène pas au commissariat ? »
Après une longue route accompagnée d'un silence tout aussi long, ils arrivèrent chez Sherlock. John l'aida à sortir de la voiture, puis proposa son bras pour l'aider à monter les quelques marches devant la porte, et bien que Sherlock soit tout à fait à même de monter ces marches, il accepta. Ils ne furent même pas arrivés au seuil de la porte, que celle-ci s'ouvrit laissant sortir la tornade Mrs Hudson. Elle serra Sherlock dans ses bras tous fins, brièvement mais avec force. Elle regarda John avec méfiance d'abord mais le sourire attendri qu'il affichait la dérida tout de suite. Il se présenta comme Sherlock ne le faisait pas et Mrs Hudson fit de même. Ils entrèrent.
Personne n'était à la maison, même pas sa mère. Sherlock annonça son séjour à Mrs Hudson et la chargea d'en informer ces parents. Au cas où ils s'inquièteraient.
Sherlock emmena John dans sa chambre pour préparer sa valise. Quand ils entrèrent Sherlock fut choqué. Il sortit et cria à l'escalier :
« Mrs Hudson ?! Vous avez rangé ma chambre ?
- J'ai juste mis un peu d'ordre pour ton arrivée Sherlock, tu pourrais dire merci. »
Sherlock grommela et retourna dans sa chambre. John le regardait avec un rictus moqueur.
« Quoi ? demanda Sherlock les mains sur les hanches.
- Tu appelles ça rangé toi ? dit John en pointant la pièce du regard.
Sherlock jeta un œil à son lit fait, son bureau bien rangé avec quelques liasses de dossiers non-classés sur le dessus, son parquet pour une fois débarrassé des dits papiers. Pour lui c'était rangé. Mais peut-être que les bouquins qui trainaient près de son lit et près de la bibliothèque trop pleine ainsi que quelques CD par-ci par-là le gênaient. Sherlock n'osa alors même pas imaginer la chambre de John, elle devait surement être au carré, style armée.
- Moi je trouve ça TROP rangé ! Je préfère le bazar, répliqua Sherlock.
- Comme dans ta vie, dit John dans un souffle.
Sherlock ne releva pas, proposa à John de s'assoir sur le lit et posa sa valise à côté. Pendant qu'il la remplissait consciencieusement, John observait. Il l'observait lui, du coin de l'œil, mais aussi sa chambre. Tout dans cette pièce transpirait le Sherlock. Que cela soit les vieux bouquins de sciences qui trainaient un peu partout sur ce que John devinait être du parquet, ou l'ordinateur dernier cri posé en équilibre douteux sur un vivarium tout aussi douteux, ou en passant par l'odeur flottante cruellement familière et unique, profonde et suave, qui comme tout ce capharnaüm ne pouvait qu'appartenir à Sherlock.
Pendant que John prit autant d'images mentales de la chambre qu'il le pouvait, il réalisa une chose.
- Je suis le premier à monter dans ta chambre, n'est-ce pas ?
Ce n'était pas une question que John venait de poser, mais plutôt une affirmation qui avait besoin d'être confirmée. Sherlock leva ses yeux bleu aciers vers John.
- Tu veux dire à part Mrs Hudson ? sourit-il. Oui, tu es le premier.
Et sur cette phrase John sentit ses joues rougir légèrement. Il était le premier. Pas seulement le premier à monter dans ce qu'on pouvait appeler son « antre secrète », mais aussi le premier à rentrer dans sa vie et s'y impliquer coûte-que-coûte. John était le premier à avoir essayé de le comprendre au-delà de ses remarques acerbes, mais pourtant justes, et de son obsession à avoir toujours raison. Il était devenu son ami sans avoir voulu le changer, et ça Sherlock en était reconnaissant.
Sherlock ferma sa valise et ils se remirent en route, cette fois-ci pour la maison de John.
La maison de John n'était pas aussi grande que celle de Sherlock mais elle était beaucoup plus accueillante. Les plafonds bas et les peintures chaudes des murs donnaient à Sherlock une sensation de bien-être extrême. Le salon était ce qu'il y avait de plus normal, des fauteuils usés par le temps mais certainement très confortables, une cheminée condamnée, une bibliothèque pleine à craquer et une petite télé. La cuisine détonnait dans la maison, elle était beaucoup plus moderne que le reste. Elle était ouverte sur le salon avec un grand plan de travail noir et des tabourets de bar.
- Oui je sais, plaisanta John en voyant le regard un peu surpris de Sherlock, la cuisine fait bizarre… C'est un cadeau que mon père a offert à ma mère quand il a eu une prime il n'y a pas longtemps !
Sherlock pouvait imaginer facilement la famille Watson manger autour de ce plan de travail comme une famille normale, riant et parlant peut-être un peu trop fort.
Ils continuèrent la visite et montèrent à l'étage, le palier était assez petit et desservait quatre portes. L'une était blanche et dessus était épinglé un petit ours en peignoir de bain tenant entre ses pattes une pancarte écrit « Salle de bain ». Une autre était également blanche et se révéla être la porte de la chambre des parents de John. Celle d'à côté était grise, comme si elle était blindée, et dessus était collé un sticker « KEEP OUT », la chambre de la sœur de John. Ce dernier lui informa qu'elle était chez une amie pour la semaine, elle aussi profitait de l'absence de ses parents. Et la dernière mais pas la moindre, une porte toute aussi blanche que celle de ses parents, était celle de la chambre de John.
John poussa la porte et fit entrer Sherlock. La chambre était au carré, aussi bien rangée qu'une chambre d'exposition Ikea. Sherlock le fit remarquer et John rit.
- Quand on a la plus petite chambre de maison on fait ce qu'on peut pour la maximiser.
C'est vrai que la chambre était petite, mais encore une fois ce n'était pas un problème et cela ne la rendait que plus agréable et accueillante.
- Le lit est assez grand pour qu'on y dorme tous les deux, mais si ça te gène je peux ramener un lit de camp, dit John.
-Ne soit pas bête enfin, sourit Sherlock, on va s'en sortir avec ton lit.
Sherlock posa sa valise dans un coin et ils descendirent dans le salon. John s'affala dans le divan et alluma la télé, Sherlock s'assit à côté de lui avec plus de délicatesse.
« Tu regardes quoi toi à la télé à cette heure-là ? demanda John en zappant, à la recherche d'un programme regardable.
- Je ne regarde presque jamais la télé, il n'y a que des conneries !
- C'est clair…
- Les séries c'est bien, mais je ne regarde pas les policières…
- Ah bon, pourquoi ? interrogea John, toujours le pouce appuyé sur le bouton de la télécommande.
- Je connais toujours la fin dès les premières minutes de l'épisode.
- Ah oui c'est vrai, tes super pouvoirs !
Sherlock rit en lui donna un coup de poing amical dans le bras.
- Oh je sais ce qu'on va regarder ! J'ai raté l'épisode hier alors on va regarder ça en replay…
John alla dans le menu et sélectionna la chaine, puis le programme. Sherlock avait les yeux qui commençaient à piquer.
- Tu connais Doctor Who ? demanda John à Sherlock.
Sherlock leva sa main et la balança de droite à gauche pour signifier qu'il connaissait sans plus.
- Je suis sûr que tu vas aimer ! Des extraterrestres, des mystères, des aventures ! Tu ne pourras pas connaitre la fin après 5 minutes d'épisode, là au moins.
Sherlock ne put contenir son bâillement mais acquiesça à ce que dit John. Et il avait raison, après cinq minutes d'épisode il n'avait pas deviné la fin certe, mais il se sentait partir dans un sommeil. Son petit séjour à l'hôpital l'avait crevé. Sans réfléchir il s'allongea, posa sa tête sur les genoux d'un John surpris, ses longues jambes recroquevillées sur son ventre et ses bras pliés contre sa poitrine. Il sentit les doigts de John dans ses boucles emmêlées pendant quelques secondes et sombra dans un profond sommeil.
J'espère que ce chapitre vous aura plut, je vais faire mon maximum pour vous publier le prochain vite :)
A bientôt, et encore désolé pour cette longue attente !
