Merci pour vos reviews/follows/favoris. Sachez qu'il est toujours très encourageant d'avoir des retours. Comme promis, voici la suite.
Bonne lecture.
Deuxième chapitre
Une bouteille à peine entamée trônait sur la table. Deux verres dans lesquels sommeillait un vin aux nuances rubis étaient posés à ses côtés. Une jeune femme en blouse médicale bleue marine, les bras enroulés autour du torse musclé de son compagnon regardait distraitement un écran de télévision, la bouche entrouverte.
A ce spectacle, l'agent Morgan ne put retenir un sourire moqueur. Savannah semblait totalement déconnectée de la réalité, captivée par les images d'une émission de variété qu'elle ne semblait même pas voir. Sa journée avait sans doute été très fatigante, vu ses traits tirés et son absence totale de réaction. Derek glissa affectueusement ses doigts dans les cheveux ébène de la jeune femme, frottant délicatement son cuir chevelu.
-Tu as l'air fatiguée, lui susurra-t-il doucement à l'oreille, tout en attirant la jolie tête contre son torse.
Surprise, la jeune femme eut un léger mouvement de recul, semblant reprendre ses esprits, et battit plusieurs fois ses longs cils, en regardant l'horloge murale sur sa droite :
-Oh… Un peu, répondit-elle finalement, en s'étirant légèrement.
Morgan sourit plus largement et attrapa le visage de Savannah pour poser un baiser tendre sur ses lèvres pulpeuses. Il noya son regard dans les yeux dorés de sa compagne :
-Je vais donc préparer le repas.
La jeune femme sourit à son tour et fronça les sourcils en une moue dubitative :
-Tu sais cuisiner, toi ? Moi qui croyais que tes bras musclés n'étaient bons qu'à ouvrir des bouteilles de vin, répondit-elle d'un ton railleur, en indiquant d'un geste de la tête la bouteille posée sur la table basse.
Morgan éclata de rire et prit dans ses bras le corps frêle de la jeune femme, qu'il pressa contre le sien. Son odeur, sa fragilité, sa délicatesse. Tout lui plaisait chez elle. Il avait ce désir irrépressible de la tenir contre lui, d'entourer ses minces épaules de ses larges bras, afin de la protéger de tout. Même si elle ne manquait pas de caractère et de mordant, elle restait un fétu de paille dans ce monde sans pitié. Il ressentait le besoin de la préserver, de l'éloigner de tout danger. Il se pencha un peu en avant, la lâchant d'un bras, et attrapa son téléphone posé sur la table, à côté de leurs verres.
-Mes bras puissants peuvent aussi appeler un livreur de pizza, rétorqua-t-il, avec un large sourire.
Le visage de Savannah s'illumina et son rire cristallin fendit l'air :
-Je m'en doutais ! Tu es incapable de cuisiner, tout comme moi ! Nous allons mourir de faim si nous restons ensemble !
Morgan rit de plus belle et approcha son visage de celui de la jeune femme, pour poser un baiser sur son front :
-On peut toujours se dévorer l'un l'autre, dit-il d'une voix plus basse et plus douce, légèrement éraillée par le désir.
Avant qu'il n'eût le temps de l'embrasser de nouveau, son téléphone émit une sonnerie stridente. Le sourire de la jeune femme, flottant encore sur le coin de ses lèvres, s'évanouit aussitôt. Morgan soupira, desserra son étreinte et regarda son portable.
Aaron Hotchner.
Une nouvelle enquête commençait.
Ses hauts-talons fuchsias claquaient sur le carrelage impeccable des couloirs du département. Sa démarche était maladroite et un peu hésitante. Ses mains couvertes de bagues multicolores aux textures diverses tenaient une petit pile de documents. Mordillant ses lèvres couvertes d'un rouge-à-lèvre flamboyant, elle avançait à petits pas rapides vers la salle de réunion.
Elle n'aimait pas ça.
Ce n'était pas juste le fait de perdre une soirée avec son homme. C'était surtout la raison de leur venue tardive en ces lieux qui la mettait dans un état relativement épouvantable. Son ventre était noué, ses yeux étaient humides et son cœur cavalait à toute allure dans sa poitrine. Elle haïssait ce métier, parfois.
Des enfants morts, c'était insupportable.
Toute injustice touchant une créature innocente révulsait profondément Pénélope Garcia. Les images de bébés animaux blessés ou torturés avaient déjà tendance à la révolter et à lui donner la nausée. Alors, voir les corps inertes d'enfants innocents ne pouvait que la mettre horriblement mal à l'aise. Elle ressentait un mélange de rage, de dégoût et d'impuissance.
Elle n'aimait vraiment pas ça.
Secouant la tête pour chasser les larmes qui abondaient dans ses yeux encadrés de fard à paupière rose, elle poussa la porte de la salle de réunion dans laquelle se trouvait déjà Aaron Hotchner. Son patron, plongé dans la lecture des rapports de police, ne releva même pas la tête.
-Monsieur, dit-elle d'une voix plus faible et plus tremblante qu'elle ne l'aurait voulu.
Puis, se raclant la gorge et tentant de reprendre une parfaite maîtrise d'elle-même, en pensant notamment à des choses plus gaies – ses bas décorés de licornes vomissant des arc-en-ciel, notamment - , elle poursuivit :
-J'ai ici les rapports de police. Il faut vraiment être un ignoble monstre pour faire de telles atrocités à des enfants.
Sa voix se brisa légèrement sur la fin de sa phrase et de nouvelles larmes affluèrent dans ses yeux. Elle posa promptement les dossiers sur la table et baissa la tête, afin de cacher les émotions qui la submergeaient, même si elle savait pertinemment que son profileur de patron avait déjà noté sa tristesse. Pénélope regarda les quatre misérables dossiers posés sur la table, tout en sentant le regard d'Hotch peser sur elle. Elle soupira et ravala avec peine la mélancolie qui l'envahissait.
Blake était partie.
Elle avait été légèrement froissée d'apprendre le départ abrupt de sa collègue par Hotch. Elle aurait espéré que son amie lui aurait annoncé en personne. Le mot qu'elle avait laissé à chacun d'entre eux semblait tellement impersonnel. C'était assez lâche de ne même pas leur laisser l'occasion d'essayer de la faire changer d'avis.
Tellement égoïste.
Des pas dans le couloir tirèrent Garcia de ses pensées. L'informaticienne leva les yeux et entrouvrit la bouche d'émotion et de joie. Un jeune homme légèrement décoiffé, habillé d'une chemise à carreaux, d'un veston près du corps et d'un pantalon beige se tenait dans l'encadrement de la porte. Sa cravate de travers et son air gourd et hésitant firent sourire largement Garcia qui s'élança pour le prendre dans ses bras.
-Spencer ! Ton génie m'a tellement manqué !
Reid se raidit en sentait les doigts vernis de Pénélope pianoter dans son dos, tandis que ses flancs étaient comprimés par les bras de l'informaticienne.
-Tu m'as aussi manqué, Garcia, bafouilla-t-il, tout en essayant de se libérer de ce contact un peu trop prolongé à son goût.
Pénélope le lâcha enfin et, le tenant à bout de bras, examina ses traits tirés et son bandage avec une moue dubitative :
-Mmh. Tes vacances ne semblent pas t'avoir fait beaucoup de bien. Tu n'as pas l'air plus frais que d'habitude. Tu es très pâle.
Spencer détourna les yeux et, se dégageant de son emprise, s'avança vers la table pour déposer son sac, nerveux et visiblement gêné :
-Je… euh… Je suis pourtant reposé, affirma-t-il fermement, le regard baissé.
Hotch s'était levé et avancé pour poser sa main sur l'épaule frêle de Reid :
-Bon retour parmi nous. Désolé de ne pas avoir pu te laisser des journées supplémentaires de repos, s'excusa-t-il.
Spencer esquissa un vague sourire et haussa les épaules :
-Je n'avais plus rien à lire. Je commençais à devenir un peu fou, chez moi, répondit-il d'une voix très basse, presque inaudible, le regard toujours fuyant.
Pénélope fronça légèrement les sourcils et regarda Hotch avec insistance. Reid semblait assez renfermé et distant. Son visage était impassible et baissé. Les cernes sous ses yeux et les veines bleutées de ses tempes tranchaient sur sa peau diaphane et pâle. Cependant, leur patron resta impénétrable. Sans rien ajouter, il retourna à sa place et laissa Reid s'asseoir à son tour à la table. Garcia se mordilla la lèvre inférieure, un peu inquiète.
La fatigue, sans doute, tenta-t-elle de se rassurer intérieurement, prise d'un léger frisson.
De nouveaux bruits de pas et le murmure d'une discussion l'arrachèrent à ses pensées : Morgan et JJ entrèrent ensemble dans la salle de réunion. Ils s'arrêtèrent net, un peu surpris en voyant Reid déjà installé, puis sourirent largement en s'avançant vers lui. Spencer répondit timidement à leur sourire et accepta leurs accolades, tout en restant assez tendu.
-Ce bandage te donne un côté bad boy. Tu dois faire craquer toutes les filles, beau gosse, lui fit Morgan avec un large sourire un peu moqueur, tout en lui tapant sur l'épaule.
-C'est dommage que je n'aie pas eu le temps de sortir ces derniers temps, répondit le jeune homme, avec une moue légèrement amusée.
Morgan éclata de rire et alla prendre place, après avoir tapé une seconde fois l'épaule de Reid. JJ, quant à elle, l'observait avec tendresse et inquiétude :
-Je suis vraiment heureuse que tu sois de retour, Spenc'. Es-tu sûr d'être prêt à retravailler ?, s'enquit-elle d'une voix douce.
Pénélope porta son regard sur Reid qui eut un mouvement de recul et qui se renfrogna aussitôt. Ses mains s'étaient fermées en poing et ses mâchoires étaient contractées.
-Je suis plus que prêt. Je vais bien. Arrête de t'inquiéter inutilement, répondit-il d'un ton sec.
JJ, décontenancée par cette réponse cinglante, s'assit en silence et lança à Garcia un regard équivoque. L'informaticienne haussa les épaules et tenta à son tour de capter le regard ténébreux de leur chef d'équipe, mais celui-ci resta de marbre, ne semblant pas relever le comportement étrange du jeune homme. Le silence pesant qui avait suivi cette remarque fut rapidement interrompu par l'arrivée de David Rossi. Comme toujours, celui-ci était habillé avec un style élégant et discret, vêtu d'un costume italien sombre, parfaitement taillé.
L'agent fit un signe de tête vers Reid, esquissant un sourire en coin :
-Bon retour.
Spencer opina en silence, tout en attrapant le dossier placé devant lui pour le parcourir à toute vitesse. Pénélope, inquiète pour le cadet de l'équipe, l'observa quelques secondes, puis saisit une télécommande posée sur la grande table de réunion. Elle s'avança avec empressement vers l'écran qui faisait face à l'équipe de profileurs et l'alluma.
Deux petits corps inertes, couchés sur le dos, les mains en croix posées sur leurs poitrines apparurent sous leurs yeux.
Une large et profonde plaie déchirait leurs gorges. Le sang maculait leurs vêtements et tranchait avec leur peau blafarde, presque translucide. Leurs visages étaient cependant incroyablement calmes. Les deux petits garçons semblaient dormir profondément. Garcia sentit ses jambes flageoler et une nausée la submergea. Elle détourna rapidement ses yeux déjà embués de larmes et commença son exposé d'une voix tremblante :
-Peter Padrow et Luke Fallager, tous deux neuf ans, ont été retrouvés morts dans des terrains vagues, commença-t-elle, tout en affichant des photos des enfants souriants.
Elle inspira profondément, tentant de ne pas trop penser aux horreurs qu'elle allait déballer :
-Peter a disparu alors qu'il était au parc avec sa maman, il y a une semaine, à Dale City. Il a été retrouvé mort, le lendemain, dans un terrain vague, aux abords de la ville. Luke, quant à lui, a été enlevé hier et son corps a été retrouvé aujourd'hui, également dans un terrain vague situé à un kilomètre de l'endroit où l'on a retrouvé Peter.
La colère et la tristesse rendaient sa voix plus aiguë et ses paroles plus hachées. Elle reprit de nouveau son souffle et poursuivit :
-Tous deux ont été égorgés six heures après leur enlèvement.
Sa voix se brisa légèrement. Ses doigts pianotaient nerveusement sur sa télécommande, pendant que les images des plaies béantes défilaient et couvraient l'écran qui se trouvait dans son dos. Elle refusait de se retourner et de voir de nouveau ces images atroces. Rossi prit alors la parole, les yeux rivés sur les photos et les rapports qu'il avait entre les mains :
-Il n'y a aucune trace de viol…
Morgan secoua légèrement la tête, les sourcils froncés :
-En soi, les plaies au couteau peuvent être un substitut de l'acte sexuel…
Garcia interrompit aussitôt Derek et ajouta d'une voix empressée :
-J'ai aussi oublié de préciser que le malade qui a tué ces pauvres chéris a envoyé une lettre aux parents, une heure après les deux enlèvements, fit-elle en affichant lesdites lettres sur l'écran.
« Je suis désolé de devoir tuer votre enfant. Il ne mérite pas de mourir, mais je n'ai pas d'autre choix. Toutes mes condoléances ».
Un bref silence pesant s'abattit sur la salle de réunion. Reid prit en premier la parole :
-Pourquoi n'avons-nous pas été appelés après la première victime ? Cette lettre laisse présumer que nous avons affaire à un sadique qui s'en prend directement aux parents des victimes, demanda-t-il, en fronçant les sourcils.
-Ils pensaient que la première lettre venait d'un mauvais plaisantin. Au début, la police soupçonnait le père d'être l'auteur de l'enlèvement. En effet, il était en instance de divorce avec la mère et se battait pour avoir la garde, répondit Hotch en soupirant.
JJ s'exprima à son tour, tout en examinant les photos des scènes de crime :
-La position des corps indique que l'unsub a de profonds remords. Il les a disposés sur des couvertures, d'une manière très respectueuse.
Reid tapota ses longs doigts fins sur la table, la tête légèrement penchée sur le côté, pensif :
-L'unsub dit avoir été forcé à tuer, ne pas avoir eu le choix… Les bras placés en croix peuvent faire écho aux rites mortuaires chrétiens. L'égorgement renverrait alors au sacrifie d'Isaac par Abraham. Le tueur pense peut-être être guidé par Dieu dans ses actes.
-Sauf qu'ici, aucun ange n'a arrêté son geste, l'interrompit Rossi, qui passait ses doigts dans sa barbe, songeur.
Hotchner referma le dossier posé devant lui et se leva promptement :
-Nous en saurons plus une fois sur place. Dale City n'est qu'à trente minutes en voiture d'ici et le chef de la police nous attend déjà.
-Vingt minutes, sans circulation, si nous passons par l'I-95 et Fuller Road, rectifia Spencer sans lever le nez du dossier.
Garcia esquissa un sourire, reconnaissant enfin les manies du génie. Malgré tout, elle ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter au sujet de l'état de santé de Reid. Il semblait tellement exténué et tendu. Elle l'avait rarement vu aussi renfermé et sur la défensive.
Peut-être avait-il été fortement perturbé par le départ de Blake.
Après tout, elle était un peu comme une mère pour lui. Elle avait été la première à venir le trouver au sujet de Maeve et avait été très présente pour le soutenir dans les moments difficiles. Garcia avait également cru comprendre qu'Alex avait fait de réels adieux à Spencer, après l'avoir reconduit chez lui, à retour en Virginie, la semaine passée. Elle se mordit légèrement la lèvre, tout en observant le jeune homme se lever et mettre rapidement les documents liés à l'affaire dans sa vieille sacoche en cuir. Ses yeux s'humectèrent de nouveau, lorsqu'elle repensa à ce qui s'était passé dans l'hôpital. Le coup de feu retentit de nouveau à ses oreilles et la fit trembler.
-Ne te prends plus de balle, mon Chou, s'exclama-t-elle d'une voix faussement enjouée.
Reid s'arrêta un instant de remballer ses affaires, leva ses yeux sombres et cernés vers elle :
-Je ferai de mon mieux. Merci Garcia, répondit-il d'une voix douce, avant de détourner le regard et enfiler son sac sur son épaule.
Il sortit, sans rien ajouter de plus. Morgan, sentant la détresse de Pénélope et pensant qu'elle était simplement bouleversée par leur affaire, vint déposer un baiser sur son front :
-On reste en contact, baby girl. J'espère que ta magie nous aidera à vite attraper ce salaud, chuchota-t-il à son oreille.
Morgan lui fit un clin d'œil, puis s'éloigna rapidement. JJ sur ses talons. Seul David finissait encore de mettre ses documents dans sa serviette en cuir sombre. Hésitante, Garcia s'avança vers lui, puis, après une seconde d'indécision, s'adressa à cet homme qu'elle appréciait et craignait légèrement à la fois :
-Rossi ?
A cette voix timide qui ressemblait si peu à Garcia, David leva des yeux inquiets vers la blonde au style coloré et s'arrêta un instant de ranger ses affaires pour la laisser parler. Pénélope glissa nerveusement ses petits doigts sur les plis de sa jupe multicolore, dénotant étrangement avec la sobriété du bureau dans lequel ils se trouvaient.
-Faites attention à Reid. Il n'a pas l'air bien, continua-t-elle d'une voix tremblante.
Rossi acquiesça lentement, avec gravité :
-Je veillerai sur lui, ne t'inquiète pas. Il a sans doute juste besoin de retrouver ses marques et est bouleversé - comme nous tous - par le départ de Blake, répondit-il avec douceur.
Garcia baissa les yeux, se sentant soudainement un peu ridicule. Elle s'inquiétait sans doute pour rien. Rossi avait raison. Reid était simplement un peu secoué par les récents événements. Elle sentit la main de Rossi sur son épaule et releva la tête :
-Je ne le laisserai jamais seul et, s'il y a quelque chose de plus grave, je le verrai, déclara-t-il d'une voix apaisante.
Pénélope battit plusieurs fois ses longs cils pour chasser les quelques larmes qui paressaient encore dans ses yeux et opina vigoureusement du chef, un peu rassurée :
-Merci monsieur.
Rossi sourit un peu, lâcha l'épaule de l'informaticienne et prit sa serviette sous son bras. Il lui fit un signe de tête et sortit de la pièce. Garcia écouta ses pas s'éloigner dans le département et jeta un regard circulaire sur le bureau désormais vide et silencieux. Elle soupira et éteignit l'écran pour cacher les horreurs qui étaient toujours affichées. Elle ne pouvait expliquer pourquoi, mais une angoisse dérangeante pesait toujours sur sa poitrine. Et se frappa légèrement le front du plat de la main et secoua énergiquement sa tête encadrée de cheveux dorés, pour éloigner le mauvais pressentiment qui l'assaillait. Elle était bien trop protectrice envers ses amis. Elle devait arrêter de s'inquiéter pour n'importe quoi et d'imaginer le pire.
Elle allumerait une bougie dans son bureau –même si cela était interdit - et tout irait bien.
Elle sortit à son tour de la salle de réunion et marcha dans les couloirs déserts pour rejoindre son bureau. Elle s'arrêta brusquement en chemin et fit demi-tour pour prendre l'escalier et se rendre dans la kitchenette du département : un thermos de café ne serait pas de trop.
La nuit risquait d'être très longue.
A suivre…
La suite arrivera dans moins d'une semaine, si tout se passe bien. Merci d'avoir lu ce chapitre. N'hésitez pas à me laisser un commentaire. C'est toujours très encourageant d'avoir des retours, quels qu'ils soient.
Je m'excuse s'il reste quelques fautes dans mon texte.
