Titre : The Wasting Game
Auteur : Polomonkey
Traduction : lovePEOPLEandCOWBOY
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Disclaimer : Merlin ne m'appartient pas
Avertissements : Drogue, violence mineur, vulgarité, possible situation sexuelle non consentie (certaines personnes pensent que les relations sexuelles sous l'influence de la drogue ne sont pas consentie.)
Note de l'auteur : Ce chapitre est plein d'émotion. Désolé si c'est un peu excessif.
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« Close now, this nothing-
hungry thing that fills
him, that empties him… »
Une semaine était passée. Après des mois d'absence, Arthur était tout à coup partout. Attendant Merlin à la sortie de l'école, assis avec lui pour manger, l'accompagnant même jusqu'à la bibliothèque.
Arthur voulait savoir la vérité mais Merlin était plus intelligent que ça. Il savait qu'il ne dirait plus rien à son ami avant longtemps, il était tenace. Arthur non. Il était impatient pour presque tout, il ne savait pas lutter contre ça. Il finirait par se lasser, ensuite par oublier, et Merlin serait à nouveau seul.
Merlin ne savait pas clairement pourquoi il désirait ça, du pourquoi il voulait qu'on le laisse seul, de toute façon il savait que ça allait arriver alors pourquoi mettre en attente l'inévitable ?
Il détestait un peu Arthur pour ça, mais pas autant qu'il détestait cette partie de lui qui s'en réjouissait, cette reconnaissance pathétique puisqu'Arthur passait à nouveau du temps avec lui. Même si c'était seulement par pitié.
Merlin ne s'investissait pas dans les conversations. Quand Arthur lui demandait si il avait mangé aujourd'hui, ou si il lui offrait un encas, il prétendait ne pas l'avoir entendu ou il changeait simplement de sujet. Occasionnellement, Arthur remettait le sujet sur le tapis, seulement quand ils étaient seuls, donc Merlin rassemblait ses affaires et il s'en allait.
Arthur finit par comprendre. Il avait arrêté de demander, conservant des conversations neutres, cependant Merlin pouvait sentir le regard de son ami sur lui, plein d'inquiétude.
Il détestait ça et il aimait ça.
Cela faisait trois semaines depuis qu'il était tombé dans les pommes, et Merlin voyait qu'Arthur avait reçu le message parcequ'il était moins pressant quand ils étaient ensemble, se mélangeant plus rapidement à leur bande d'amis. Ca n'était pas venu spontanément de Merlin mais il avait joué le jeu. En fin de compte, une certaine normalité était revenue quand Mithian annonça qu'elle organisait une soirée le vendredi.
« Je ne sais pas y aller, » avait-il dit automatiquement. « Je suis occupé vendredi. Je vais voir ma grand-mère. »
« Dommage que ce n'est pas samedi, » avait dit Arthur et Merlin avait hoché la tête en signe d'accord.
Il avait réalisé trop tard qu'il était pris au piège, quand Arthur s'était retourné vers Mithian pour lui demander :
« Bébé, pourrions nous la faire samedi à la place ? Je pense que tes parents sont absents tout le week end, non ? »
« Ouais, pourquoi pas ? » Avait dit Mithian, en souriant à Merlin. « Je ne peux pas organiser une fête sans le meilleur ami d'Arthur après tout. »
Elle était gentille, sincèrement gentille, et ça rendait les choses plus compliquées. Merlin avait jeté un regard noir à Arthur, convaincu qu'il avait planifié tout ça. Il ne pouvait plus faire machine arrière à présent, parceque ça aurait semblé louche, depuis quelques semaines il s'était donné du mal à construire sa façade de type 'normal' et il ne pouvait pas la briser.
« Super, » il avait dit, se forçant à sourire ensuite Gauvain l'avait frappé dans le dos.
« Génial ! Maintenant on n'a juste besoin de trouver la veinarde qui va m'accompagner à la fête. »
« J'ai entendu que les femmes en prison avait un jour de liberté le samedi, » dit Freya pince sans rire, alors Gauvain lui avait tiré la langue pendant que Gwen lui volait une frite.
Merlin n'arrivait plus à se concentrer sur ses amis. Est-ce qu'il l'imaginait, ou est ce qu'Arthur lui lançait des regards ? A quoi jouait-il exactement ?
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Debout, en face de son armoire le samedi soir, Merlin se sentait mal. Il savait qu'Arthur allait essayer de lui parler ce soir, il pouvait le ressentir, et il n'était pas prêt à se disputer. Il était tellement fatigué de mentir. Tout ce qu'il pouvait faire pour sauver les apparences, c'était éviter Arthur du mieux qu'il pouvait, et ensuite rentrer chez lui aussitôt que possible.
Il s'était tortillé dans un t-shirt noir puis il avait ajouté un pull noir et blanc avec des motifs écossais. Il n'était visiblement pas trop large alors que son jeans noir était problématique, menaçant de glisser sur ses hanches. Il finit par faire un nouveau trou dans sa ceinture qui le tiendrait quasiment en place.
Quand il s'était regardé dans le miroir, l'effet était…décevant. Ses oreilles étaient incroyablement grandes, même si elles étaient cachées par une touffe de cheveux noirs, puis son visage était émacié et fatigué. Les valises noires sous ses yeux le rendaient ridicule en quelque sorte, comme si il avait mis de l'ombre à paupière. Il ressentait une pointe de jalousie car les filles pouvaient camoufler tout ça.
(Qui veux-tu impressionner de toute façon ?)
Personne. Il ne réussirait même pas si il essayait. Tout à coup, il s'était senti mal en pensant à ce que Arthur verrait en le regardant. Est-ce qu'Arthur allait grimacer en jetant un œil sur le garçon complexe, le garçon squelettique, le garçon maladroit, la somme calamiteuse de ce qu'il était ? Qu'est ce que Arthur lui avait dit dans le bureau de l'infirmière ?
(« Merlin, tu fais peur. »)
Bien sûre qu'Arthur penserait ça. Arthur qui était littéralement à damner avec ses grands yeux bleus, sa peau dorée, et son physique de dieu grec. C'était comme dans les contes de fées, où Arthur était le beau prince et Merlin l'horrible créature qui échouait – la sorcière, le troll, ou le monstre – pour conquérir sa princesse.
Merlin avait décidé de boire beaucoup ce soir.
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Il se sentait sur le point de craquer en arrivant, il n'avait jamais aimé les fêtes alors que tout le monde semblait emballé par la soirée, il tremblait presque de nervosité. Mais Gauvain l'avait sauvé, pressant une bière dans ses mains, et puis une autre quand l'autre fut terminée et il s'était senti mieux. Plus calme. Il avait seulement vu brièvement de loin Arthur, il était avec Mithian la plupart du temps, remplissant ses obligations d'hôte.
Il était perché sur le fauteuil quand il remarqua qu'Arthur venait directement vers lui, alors il s'était levé rapidement pour couper par la cuisine et se rendre dans le jardin, se perdant lui-même dans la foule.
Il ne savait pas si Arthur l'avait vu sortir et il ne voulait lui laisser aucune chance, alors il avait pris la porte de l'abri situé dans le fond du jardin pour se glisser à l'intérieur. Il y avait très peu de lumière et il lui avait fallu un moment avant de réaliser qu'il y avait quelqu'un d'autre à l'intérieur.
« Non de…oh Merlin, c'est toi. »
Il avait plissé les yeux sur le visage tapis au sol et il avait réalisé qu'il s'agissait seulement de Gilli. Ils étaient assis ensemble au cours de math, et ils ne se parlaient pas vraiment, ils n'étaient pas vraiment amis.
« Gilli ? Pourquoi es-tu dans… »
Merlin s'était arrêté de parler en remarquant finalement la table devant laquelle Gilli était allongé, puis il avait vu le permis de conduire et un petit sachet de poudre blanche.
Oh.
« Désolé, je voulais juste… » Avait-il bredouillé, en se retournant embarrassé vers la porte.
« Relax Merlin, c'est juste de la coke. » Gilli semblait amusé, comme lorsque Merlin résolvait une équation une demi heure après le reste de la classe pendant que Monsieur Benson grattait sa tête de confusion.
« Ouais je sais, je… »
« Ecoute, je suppose que tu t'es précipité ici parceque tu voulais fuir la fête comme je le fais, alors assieds toi et ne flippe pas. »
Merlin avait toujours l'air dubitatif parceque Gilli rigolait encore, mais pas méchamment.
« Ce n'est pas un épisode de Grange Hill, Merlin. Je ne vais pas te droguer de force ou quoi que ce soit d'autre. Je vais simplement te prier de partager ma cachette. »
Merlin avait réfléchi un moment, ensuite il s'était assis sur une chaise de jardin.
« Pourquoi tu te caches ? » demanda-t-il.
Gilli avait haussé les épaules, déversant un peu de poudre sur la table.
« Ce n'est pas vraiment ma place. Je suis venu pour voir si quelqu'un voulait acheter un peu… » Il fit un geste vers la table. « Mais ce n'est pas vraiment l'atmosphère propice ce soir. »
Merlin ne pouvait pas l'aider mais il était fasciné par ce que faisait Gilli, aplatissant et coupant la poudre jusqu'à ce qu'elle devienne une ligne blanche.
« Et toi ? » Demanda Gilli, le sortant de sa rêverie.
« Oh. Je…ne suis pas d'humeur, je pense. » Avait dit Merlin.
Il essayait de garder le timbre de sa voix léger mais à la manière dont Gilli le regardait, il n'était pas certain d'avoir réussi. Mais Gilli n'avait rien dit, juste acquiescé. Et puis :
« Tu en veux un peu ? »
Le mot 'non' s'était formé au bord de ses lèvres puis il avait hésité. Il n'en avait jamais pris, jamais plus que les joints qui tournent lors des fêtes et les pilules bizarres que Gauvain nommait speed, et qui avait retourné l'estomac de Merlin.
Arthur ne prenait pas de drogues. Il pensait que ça influerait sur son jeu de footballeur, il pensait que c'était pour les perdants.
Va te faire foutre Arthur.
Merlin avait acquiescé et il s'était dirigé vers la table.
« Attends, » Avait dit Gilli puis il avait pris un billet dans sa poche, pour le rouler en tube. « C'est plus facile comme ça. »
Il avait tendu le tube à Merlin et Merlin avait ressenti une pointe de nervosité avant de se mettre à genoux et de pencher la tête. Il avait placé le tube au bout de la ligne et il avait reniflé.
Rien ne se passait. Gilli avait repris le billet, en approuvant d'un signe de tête tandis qu'il se préparait une autre ligne pour lui.
« C'est tout ? » Avait demandé Merlin et Gilli avait souri puis il lui avait expliqué que ça prenait une minute.
« Ceci devrait t'aider, » avait-il dit, et il avait léché le bout de son doigt pour le plonger dans la poudre. Puis, sans prévenir, il avait enfoncé son doigt dans la bouche de Merlin. Merlin était si choqué qu'il lui avait fallu un moment pour réaliser que Gilli frottait les granules sur ses gencives. Ca avait un goût amer et salé, l'expérience était étrange et intimidante.
Puis Gilli avait retiré son doigt, en souriant.
« Merci d'avoir prévenu, » dit finalement Merlin, parcequ'il ne voyait rien d'autre à dire. Gilli avait sourcillé et il était retourné à sa propre ligne.
Les gencives de Merlin s'engourdissaient, et ça lui faisait un petit peu peur mais Gilli lui avait expliqué que c'était normal. Alors Merlin s'était assis puis avait essayé de savoir comment il se sentait.
Bien, il pensait. Il s'était attendu à un effet spectaculaire, subit, mais il semblait que ça montait lentement. Il ne se sentait pas délirant, hors de son corps ou hypercatif. Il ressentait juste un genre de plénitude, la tête vide, et un peu d'excitation.
Il n'avait pas réalisé qu'il parlait à voix haute jusqu'à ce que Gilli s'en amuse.
« C'est ce que ça fait aux gens. »
Puis Merlin n'était pas sûre d'en avoir le courage mais il avait dévisagé Gilli pour dire, « C'est ce que ça te fait ? »
Il y avait eu un silence durant, cependant Merlin ne s'était pas senti mal, ou nerveux, ou embarrassé. Il était un peu confiant, certainement un effet placebo de la coke. Il se sentait bien avec ça, il devinait comment s'était senti Gilli à l'instant où il lui avait mis son doigt en bouche.
Gilli ne parlait pas, il lui avait juste fait juste un signe pour se rapprocher. Il avait remis le billet dans la main de Merlin puis il avait guidé sa tête vers la table pour que Merlin prenne une autre ligne, comme un pro.
Ensuite il avait relevé les yeux , et leurs regards n'avaient pas eu le temps de se croiser que la bouche de Gilli était sur la sienne.
Ce n'était pas comme avec Mordred, ni même comme avec la poignée de gars que Merlin avait embrassé depuis. C'était rude et un poil désespéré, Gilli avait le goût du sel et sa langue blessait la sienne.
Ils avaient fini sur le sol, Gilli au dessus de Merlin, broyant ses hanches sur les siennes, et Merlin était sacrément excité, il s'était redressé puis Gilli l'avait recouché en embrassant sa nuque.
Gilli avait fait passer le pull de Merlin par-dessus sa tête, le jetant à côté, tandis que ses mains couraient sous son t-shirt. Il érafla un téton et Merlin gémit légèrement.
Ensuite il tirait sur le jeans de Merlin pendant que ce dernier essayait désespérément de l'aider en retirant sa ceinture, puis Gilli fit un pause pour dire : « Je n'en ai pas…tu n as… » Et il fallut une seconde au cerveau de Merlin pour comprendre, et encore une autre pour décider qu'il s'en fichait.
« Faisons sans, » Il avait susurré à l'oreille de Gilli, en retirant sa ceinture pour ensuite pressé sa main sur l'entrejambe de Gilli qui gémissait.
Merlin s'en fichait que ça soit sa première fois, il avait imaginé durant des années que ce serait spécial, et que ce serait avec quelqu'un qu'il aimait.
Plus de conte de fée. Qui avais besoin de ça ?
Finalement la ceinture fut retirée, et Gilli s'actionna sur la tirette de Merlin alors que sa respiration se faisait plus courte car il voulait voulait voulait…
Là, la porte de l'abri s'était ouverte, et Arthur était là.
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Il avait fallu cinq secondes à Arthur pour enregistré l'image qu'il avait en face de lui, et une fois fait il s'était mis à rougir comme jamais Merlin ne l'avait vu durant leurs années.
« Merde, je suis désolé… » Avait-il commencé alors que Merlin se sentait plus agacé que Gilli qui levait les yeux aux ciels.
« Ca va Pendragon, peux tu simplement dégager s'il te plait ? »
Il y avait plusieurs émotions qui se jouaient sur le visage d'Arthur et Merlin n'avait aucune difficulté à les déchiffrer, surtout la confusion. Puis tel un bouclier, le visage d'Arthur s'était refermé.
« Désolé, » avait-il dit une fois de plus, en se retournant pour s'en aller. Puis quelque chose avait attiré son attention sur la table.
Oh merde.
Lorsqu'Arthur s'était retourné il avait l'air incroyablement furieux.
« Bordel, c'est quoi ça ? » Cracha-t-il.
« De quoi ça à l'air, connard ? » Avait dit Gilli, sa patience avec Arthur arrivant à son terme.
Arthur avait eu un mouvement brusque, comme si il allait frapper Gilli. Mais il s'était juste jeté par terre pour le repousser, alors Gilli était tombé loin de Merlin, s'écrasant contre le mur de l'abri.
« Lève toi. Maintenant. » Avait dit Arthur à Merlin et il n'avait pas attendu sa réponse, attrapant le poignet de Merlin pour le remettre sur ses pieds.
« Oh, non de dieu, Arthur ? » Dit Merlin car il était toujours en plein trip et qu'il savait qu'Arthur n'aimait pas la drogue, cependant tout ça semblait un peu excessif.
« Je te ramène, » dit Arthur, la main agrippé à son bras.
« Connard. » Dit Gilli, en se remettant sur les pieds. « Ce n'est pas ton chien Pendragon, il n'a pas un collier même si tu sembles penser le contraire. »
« Ne me cherche pas, » dit Arthur, la voix sombre. « Tu as donné de la drogue à mon ami et ensuite tu profite de lui. Bordel, je devrais te tuer. »
« Seigneur, Arthur, ce n'est pas ce qu'il se passe ! » Dit Merlin, atterré, mais Arthur n'avait pas répondu, et il l'avait tiré vers la porte. Merlin avait à peine eu le temps de refermer sa tirette avant d'être entraîné dans la nuit, jetant un dernier coup d'œil à Gilli qui claquait la porte de l'abri.
Arthur n'avait pas prononcé un mot jusqu' à la voiture et même là, il avait lancé abruptement « monte », en ouvrant la porte passager à Merlin.
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Le nuage commençait à s'éclaircir dans l'esprit de Merlin pendant qu'Arthur se rapprochait de la maison. Pourtant il se sentait totalement bouleversé et épuisé, la nuit se rejouait dans son esprit. Le trip s'en était allé mais il était toujours ivre, et un million de sentiments différents explosaient en lui.
Arthur l'avait ramené de force à son appartement et il l'avait assis dans le fauteuil, un seul sentiment surpassait les autres dans son esprit.
Colère.
« Tu as fini d'agir comme l'homme des cavernes, Arthur ? » Siffla-t-il, donc Arthur l'avait regardé encore plus furieusement que dans l'abri, si c'était encore possible.
« Ne retourne pas la situation ! Tu pensais à quoi ? Merde, de la cocaïne, Merlin ! »
« C'était juste un peu de coke Arthur, je ne me déglinguait par dans le fond d'une ruelle, » hurla Merlin en réponse. « Ca s'appelle s'amuser ! »
« Et c'était amusant, ça ? Avoir l'esprit ailleurs et laisser n'importe quel type te toucher ? »
« Ce n'était pas n'importe quel type ! Retire le balais de ton cul Arthur, c'est ce que font les gens pendant les soirées, ils se beurrent et ils baisent ! »
« Oh et c'est ce que tu voulais, c'est ça ? Perdre ta virginité avec Gilli DANS UN ABRI, besoin d'être drogué pour baiser ? »
Ca lui faisait du mal qu'Arthur sache qu'il était encore puceau, tellement mal qu'il ne pouvait plus se retenir.
« Hypocrite ! » Cracha Merlin. « Je t'ai pris sur le fait, toi et Gwen, il y a deux ans à une fête et je ne me suis pas énervé contre toi ! »
« On était complètement consentant ! »
« Comme moi ce soir ! » Merlin ne s'était pas fâché depuis longtemps. « Gilli avait raison, tu me traite comme ton chien ! »
Arthur avait jeté son poing dans le mur.
« J'essayais seulement de te protéger de TES PROPRES CONNERIES ! Je ne veux pas que tu te réveilles au matin en regrettant une terrible erreur ! »
« Ce sont mes erreurs ! » A présent, Merlin était conscient du fait qu'il criait mais il s'en fichait. « Je devrais pouvoir faire des erreurs ! »
Puis soudain, sans le moindre mot, Arthur était en face de lui, posant simplement sa paume sur l'estomac de Merlin pour dire, vraiment très vite :
« Comme ça ? »
D'abord, durant la première seconde, Merlin n'avait pas réagi, et ensuite il avait rejeté la main d'Arthur comme si elle était en feu.
« Je t'ai dit de laisser tomber, » l'avertit-il.
« Pourquoi ? » Répondit Arthur, une voix menaçante. « Il n'y a rien de mal, c'est ça ? C'est ce que tu me dis, n'est pas ? »
« Tout à fait, » Merlin serrait les dents.
« Alors je te crois. Parceque les amis ne se mentent pas, le font-ils ? » Le ton d'Arthur n'avait pas changé et Merlin sentait les poils de sa nuque se dresser.
« Tu es en parfaite santé, est ce juste ? »
« Oui ! » Répondit Merlin dans un demi cri.
Et puis, comme venant de nulle part, Arthur avait tiré sur le t-shirt de Merlin.
« Montre moi, alors. Laisse moi voir à quoi ressemble un corps en parfaite santé. »
« Dégage ! » Grogna Merlin, en poussant la main d'Arthur. Mais Arthur était plus fort et il avait passé le t-shirt de Merlin par-dessus sa tête même si celui-ci se débattait en griffant et mordant. Ensuite Arthur l'avait traîné, plutôt porté, jusqu'à la porte de sa chambre où Merlin comprit ce qu'il avait l'intention de faire, il avait poussé Merlin en face de l'énorme miroir et l'obligeait à rester debout là et bordel…
Il avait jeté un coup de coude dans l'estomac d'Arthur puis il avait entendu un grognement de douleur, ensuite il avait lancé un coup de pied dans le tibia d'Arthur. Arthur avait de nouveau grogné, permettant à Merlin de se dégager de son étreinte puis il s'était retourné vers son ami. Donc Arthur avait joint les mains dans une supplique, car il savait que ça allait trop loin, mais il était trop tard. Merlin lui envoya un coup dans la mâchoire, aussi fort qu'il le pouvait. Arthur avait roulé sur le côté, et les poings de Merlin s'était abattu plusieurs fois, puis Arthur les avait attrapé pour les mettre au sol, alors Merlin avait donné des coups de pieds désespéré mais Arthur était plus fort et Merlin manqua bientôt de force, ses membres et ses articulations protestait déjà de l'effort qu'il avait mené contre Arthur et il sentait sa tête lui tourner…
Arthur était assis sur sa poitrine, tenant ses mains vers le bas, sans difficulté, juste suffisamment pour que Merlin ne puisse plus le frapper. Merlin avait ouvert la bouche pour lâcher un tirade abusive quand il se concentra sur le regard d'Arthur…Arthur pleurait ?
Il pleurait, des larmes coulant de son visage, sa respiration lui coupant la gorge. C'était si troublant que Merlin était devenu tout à fait calme.
« Arthur ? » Dit-il gentiment, puis Arthur se retira, reculant sur le sol pour s'asseoir contre un mur, la tête dans les mains.
Merlin s'était relevé pour le regarder.
« Arthur ? » dit-il encore, et son ami le regardait, les yeux mouillés.
« Je suis désolé, » avait-il murmuré. « Je suis tellement désolé. Je ne voulais pas… »
Merlin s'était rapproché pour être assis en face d'Arthur. Mais ce n'est plus vraiment Arthur qu'il voyait, le garçon de 18 ans, mais plutôt celui de 13 ans qui avait réveillé Merlin en pleine nuit à cause d'un cauchemar, en pleurs parcequ'il avait vu sa mère morte dans son sommeil.
Merlin avait pris son ami dans une étreinte jusqu'à ce qu'ils se rendorment. Mais cette fois, il ne pouvait rien faire de plus à part s'agenouiller en face d'Arthur et le regarder, Merlin tremblant légèrement car l'air frais lui caressait la peau du dos.
