Bon voilà le chapitre final de cette fic ! Pourquoi la fin ? Car il faut terminer un jour non ?

Je voulais remercier les guest à qui je ne peux répondre personnellement, je vous aime

Bonne lecture.


L'ambulance roula à vive allure. Regina refusait de lâcher la main de son grand frère, qui n'avait toujours pas repris connaissance. Tantôt elle le menaçait, tantôt elle le suppliait de s'accrocher à la vie. Puis, vint le chantage : s'il ne revenait pas, elle raconterait toutes leurs anecdotes de jeunesse, aussi humiliantes que possible, à Belle. Et enfin, la culpabilité. S'il mourait, son fantôme hanterait la ville et ce serait sur elle que les villageois se vengeraient se disant qu'un peu d'humour ne pourrait pas faire de mal à Dominic, elle lui dit même qu'il devait revenir, car elle l'avait inscrit à une école d'humour pour lui apprendre à avoir un peu le sens de la rigolade. Attaché sur la civière, les yeux fermés, la bouche légèrement ouverte, Regina se dit que jamais Dominic Gold n'avait semblé aussi fragile. Rapidement en arrivant à l'hôpital, Regina fut séparée de son frère, qu'on amena au bloc opératoire. Assise seule dans la salle d'attente, elle ne pouvait s'enlever de la tête l'image de son frère, les yeux fermés, le teint blême. Il était beau, il avait toujours été beau, même s'il n'en avait jamais vraiment eut conscience. Dans l'ambulance, il n'y avait aucun rictus sur son visage. Il n'y avait aucune émotion négative non plus, le rendant presque trop paisible, le rendant beau comme un ange. Mais Regina Mills voulait retrouver le diable qu'était son frère, avec son beau visage défiguré par ses sourires mauvais. Elle fut tirée de ses pensées quand la porte de la salle d'attente s'ouvrit dans un fracas, laissant entrer le petit groupe, l'escouade donnons-de-l'amour-à-Gold. Regina se leva rapidement et prit son neveu dans ses bras, le serrant fortement contre elle. Neal éclata en sanglots.

- Il... il ne peut pas m'abandonner comme ça...

Regina ferma les yeux et posa sa main sur la nuque de son neveu tandis que Lacey vint se coller dans le dos de son amoureux. Emma prit Belle par les épaules. Will se sentait de trop, étant le seul qui n'avait pas d'attachement envers Gold, mais il avait fait ce qu'il fallait. Il les avait menés à bon port, auprès de l'homme qu'ils aimaient tous. Son regard était rivé sur Belle, qui se battait de toutes ses forces pour rester forte, se mordant les lèvres pour ne pas pleurer. Will Scarlett avait toujours vu que le cœur de la jeune femme appartenait à un autre homme, mais il l'avait relégué dans un tout petit coin de sa conscience. Il s'était fait le porteur d'un conte de fées dans lequel les fées l'avaient abandonné. Dans son conte, il n'était pas le prince. Il n'était qu'un valet, le valet de cœur de la princesse en détresse Belle, terrorisée de perdre sa Bête, son prince boiteux et fissuré à elle. Son conte de fées ne lui appartenait pas, comme Belle ne lui avait jamais appartenu. Il se disait qu'il avait presque créé son propre malheur à tomber amoureux d'une femme incapable d'oublier la marque rouge vive qu'un autre homme avait imprégnée sur son âme. Emma jeta un coup d'œil vers Will qui s'éloignait, vaincu par l'amour de sa Belle pour un autre. La blonde savait que le cœur de Belle appartenait à Gold, qu'elle aurait du mettre en garde Will quand il était apparu dans leurs vies, mais avec le temps il était aussi devenu son ami. Même si elle se sentait mal pour Will, elle avait besoin qu'il lui rende un dernier service. Elle avait un peu l'impression d'utiliser son amitié, mais elle ne pouvait pas quitter Regina et elle devait être présente si Gold venait à mourir sur la table d'opération.

- Will...

Il se retourna et lui fit un sourire triste.

- J'espère que... qu'il irait bien…

- Gold… C'est une peau de vache... Un vieux détestable… Ils survivent toujours ceux-là... Mais je l'espère aussi. Il... il nous manquerait beaucoup trop... Je... je pourrais te demander quelque chose ?

- Oui, évidemment...

- Henry... Pourrais-tu aller chercher Henry et le ramener ici... Si... si jamais son grand-père ne survit pas... ou... Je voudrais qu'il ne regrette pas de ne pas put lui dire au revoir...

- Oui... Pas de souci, je vais le chercher...

Will se retourna et sortit avant même qu'Emma puisse lui dire un « merci ». Il lui sembla qu'il venait, comme ça, de faire ses adieux, en silence, qu'après cette soirée, Will Scarlett n'allait plus roder à Storybrooke. Belle tourna son regard vers Emma, qui interpréta mal le regard de la petite brune se dit qu'elle devait chercher Will, mais Belle n'avait même pas remarqué le départ du jeune homme. La blonde s'approcha alors d'elle.

- Will... est allé chercher Henry... On... Je ne veux pas prendre de chance...

- Tu as bien fait... répliqua Belle.

Belle n'arrivait pas à se sentir mal de ne rien ressentir pour Will. Elle se dit qu'elle ne lui avait rien promis. En temps normal, sans l'incident de Dominic, elle l'aurait quittée, s'excusant de ne pas l'aimer, mais que son cœur était pour un autre homme. Mais Will ne lui manquait pas. Belle n'était hantée que par le regard de Dominic quand elle lui avait demandé du temps un peu plus tôt dans la soirée. Se culpabilisant que rien de tout ça aurait eu lieu si elle l'avait gardé chez elle et demandé à Will de partir. Mais ce n'était pas elle. Annabelle French ne réagissait pas impulsivement sur ses envies. Elle devait toujours faire les choses bien et ça avait été de demander du temps à l'amour de sa vie pour pouvoir quitter son copain le moins douloureusement possible. Chose ratée. Neal se décolla finalement de sa tante, prenant Lacey par la taille. Il avait le visage rempli de larmes et ses lèvres tremblaient.

- Quelqu'un a pensé à appeler grand-papa ?

Regina secoua la tête, avant de dire d'une voix basse.

- Je ne crois pas que ce soit une bonne idée, Neal...

- C'est son fils qui est sur la table d'opération. Tu ne crois pas que Malcolm voudrait le savoir ?

- Lui sûrement... mais... Dominic ne voudrait pas le savoir là, souffla Regina.

- Mon père ne va peut-être pas s'en sortir, Regina. Je crois que le temps des rancœurs n'est plus approprié et que la situation demande une trêve...

- Ce ne sont pas que des rancœurs… C'est... c'est plus profond et douloureux.

- Je m'en doute Regina... mais là ce n'est pas le moment de penser à ça...

Neal prit son portable et appela son grand-père. Leur conversation fut brève. Lorsqu'il raccrocha, il s'assoit sachant que l'attente sera très longue. Malcolm n'avait pas laissé le temps à son petit-fils d'expliquer la situation. Il avait entendu le nom de son fils, et les mots « opération » et « mort » dans la même phrase et n'avait pas perdu une seconde. Il avait tout de suite raccroché et au pas de course, il s'était dirigé vers l'hôpital. La vie ne pouvait pas être aussi cruelle, si ? Si le pardon est une force de caractère exceptionnelle, il savait qu'il devait avant tout se pardonner de l'héritage de haine et d'abandon qu'il avait transmis à son fils s'il voulait même pouvoir espérer que Dominic lui pardonne à son tour. Avec les dernières paroles lâches qu'il lui avait dites avant son départ, il savait la route longue avant même un semblant de pardon de la part de son seul fils. Quand il arriva à l'hôpital, il vit la famille de son fils, les êtres que Dominic aimait le plus et qui lui rendaient si bien cet amour.

Les heures passèrent au ralenti, au pas de course d'un escargot. Will n'était revenu que pour déposer Henry. Celui-ci s'était collé en pleurant dans les bras de sa maman. Belle n'avait même pas remarqué le retour de Will, occupée à caresser le dos de sa jumelle, la tête et le cœur dans la salle d'opération suppliant l'amour de sa vie de rester en vie, que la vie ne faisait que commencer pour eux. Regina déposa sa tête sur l'épaule de son amoureuse, tandis que celle de Neal était sur les cuisses de Lacey. Personne n'avait appelé Cora, ou Zelena. Elles n'étaient pas la famille de Dominic. Malcolm en faisait partie par défaut, étant le géniteur. De toute façon qu'aurait fait les deux femmes dans cette salle d'attente? Il est fort probable qu'elles auraient fait passé leurs rancœurs avant toute autre chose. La rumeur se répandit rapidement dans Storybrooke : on avait tiré sur Dominic Gold, la Bête était entre la vie et la mort. La vie sociale sans la Bête avait peut-être été plus légère, comme si l'air était plus respirable, mais la vie commerciale de la ville se portait beaucoup mieux lorsque Gold s'y trouvait. Un résident en chirurgie vint régulièrement donner des nouvelles aux membres de la famille, même si ce n'était pas la procédure habituelle. Comme il s'agissait de la famille Gold, que le patient était le fils de l'ancien maire et le frère de la nouvelle mairesse, l'hôpital passait outre ce règlement. Quand les portes coulissantes s'ouvrirent une première fois sur le résident, Malcolm fut le premier à se lever d'un bond.

- Dominic Gold est toujours dans la salle d'opération. Pour le moment, il est difficile d'en dire plus, mais les choses se déroulent au mieux qu'elles peuvent se passer dans les circonstances. Ils ont retiré la...

- Mais qu'est-ce que ça veut dire plus exactement, demanda illico Malcom. Il va mourir ?

- Papa !, s'exclama Regina en voyant la réaction de peur s'afficher sur le visage d'Henry.

- J'ai le droit de savoir si mon fils va mourir ou non, grogna-t-il

- Comme je vous le disais, c'est difficile de prédire la suite, mais en ce moment, l'opération se déroule bien, continua le résident.

Lorsqu'elle vit son père lever les yeux au ciel, Regina s'empressa de rassurer le résident qui semblait être sur le point d'être lui-même transporté en salle d'opération pour un arrêt cardiaque devant la frustration de Malcolm Gold. Ce jeune résident ne connaissait pas leur merveilleuse vie familiale, que Malcolm DEVAIT avoir son fils vivant pour pouvoir mourir un jour en paix et avoir le pardon de Dominic et peut-être espérer un peu d'amour de sa part.

- Merci de nous avoir avisés, Docteur. Nous attendrons d'autres nouvelles dès que vous en aurez…

- Bien sûr.

Et il quitta. Malcom s'était rassis, tapant nerveusement du pied contre le sol, se passant plusieurs fois une main tremblante au visage. Henry se dirigea vers lui avant de venir s'asseoir sur son arrière-grand-père.

- C'est vrai que grand-papa va mourir ? Je ne veux pas qu'il meure, moi. Je l'aime, grand-papa…

Emma se dit que finalement ce n'était peut-être pas une bonne idée d'avoir demandé à Will d'amener Henry à l'hôpital. Ça faisait beaucoup d'émotions et d'incertitude à gérer pour un si petit garçon. Être confronté à la mort d'un grand-père était dans la force des choses, mais pas comme ça, pas quand le grand-père avait été atteint par balle. Emma vit Malcom se ressaisir et, d'un ton plus posé et calme, il rassura le petit.

- Mais non, mon garçon. Ton grand-père a une tête de cochon et il est fait fort et il ne se laissera pas abattre aussi facilement…

Le résident revint trois autres fois pendant l'opération, la première fois leur annonçant que le cœur de Dominic avait arrêté de battre, mais que rapidement ils avaient réussi à le récupérer et qu'il n'y avait eu aucune autre complication. La deuxième fois c'était pour annoncer fièrement que la balle avait été retirée et qu'elle n'avait fait aucun dégât. Et finalement, il revient pour la troisième fois, annonçant la fin de l'opération qui avait duré près de quatre heures. Lorsqu'il annonça que Monsieur Gold était en salle de réveil, tous les visiteurs présents, même ceux n'appartenant pas à la famille, applaudirent. On entendit plusieurs soupirs de soulagement dans la salle. Belle put respirer pour la première fois de la soirée, se permit de laisser couler quelques larmes de joie. Elle qui n'avait pas bougé d'auprès de sa sœur depuis son arrivée à l'urgence était maintenant debout auprès du chirurgien, lui demandant à quel moment elle pourrait le voir.

- Monsieur Gold en a pour une à deux heures dans la salle de réveil et de surveillance étroite. Ensuite, nous l'installerons aux soins intensifs pendant 24 heures pour bien suivre les progrès et son rétablissement.

- Et quand pourrons-nous le voir ? renchérit Belle

- Il n'y a pas de visites permises durant la nuit aux soins intensifs… mais je suppose qu'on peut faire une exception. Mais ce devra être bref…

- Je veux le voir aussi, dit Regina.

- Moi aussi, ajouta Henry. Je veux y aller avec papa.

- C'est mon fils, je veux le voir aussi, continua Malcolm.

Personne n'osa contredire Malcolm et lui dire que son fils ne voudrait peut-être pas le recevoir. Ils étaient simplement heureux que Dominic soit encore en vie et ils attendaient avec impatience le moment de lui dire qu'ils l'aimaient. Les rancœurs des 12 derniers mois étaient oubliées. Aujourd'hui était la nuit de l'amour, pas de la dispute et des vieilles histoires sordides de famille. Une atmosphère plus légère se propagea dans la salle. Dominic était sain et sauf. Les prochaines heures seraient décisives, mais il avait survécu.

Ce n'est que deux heures trente plus tard que le chirurgien revint les voir. Il avait une mine basse, ce qui alarma immédiatement Neal. Normalement Victor Whale ne venait pas voir la famille, mais c'était Dominic Gold et il devait bien faire les choses. De toute manière, il n'avait pas le choix.

- Que se passe-t-il ?

Devant la réaction de son neveu, Regina se précipita à la rencontre de l'équipe médicale. La famille entourait maintenant le chirurgien, qui leur annonça nerveusement :

- Monsieur Gold est toujours endormi. Nous pensons que c'est un coma transitionnel qui…

- Dans le coma ? Mon frère est dans le coma ?

- Non, vous avez dit que tout était beau, gémit Belle

- Papa, c'est quoi le coma ? demanda Henry.

- Viens me voir, Henry, l'appela Lacey.

Elle se pencha et prit Henry dans ses bras alors que Neal semblait perdu dans ses pensées. Le médecin continua.

- Ce n'est pas habituel, mais ça s'est déjà vu dans de telles circonstances lorsque le choc a été vraiment fort. Le corps a besoin de temps pour récupérer…

- De combien de temps ? demanda Emma, pragmatique.

- On ne peut pas savoir… On peut seulement suivre l'évolution.

- Est-ce qu'il y a des chances qu'il ne se réveille jamais ? s'inquiéta Malcolm.

- Je suis désolé de ne pas pouvoir vous en dire plus…

- On peut le voir ? demanda Belle d'un ton suppliant.

- Quelques instants seulement… Pas plus de deux à la fois dans la chambre…

- Merci, docteur, s'empressa de remercier Emma.

Tous se regardaient avec consternation. Alors qu'ils croyaient Dominic hors de danger, voilà que le suspense reprenait de plus belle. La roulette russe du coma. Allait-il s'enfoncer davantage ou allait-il se battre pour rester avec eux ? Lacey regardait Neal faire les cent pas dans la salle d'attente et son cœur se serra. Il venait à peine de retrouver son père qui lui avait tant manqué durant la dernière année que déjà il risquait de le perdre. La conversation qu'elle avait eue avec Dominic un peu plus tôt lui avait fait du bien et elle espérait que son amoureux pourrait aussi avoir l'occasion de discuter avec son père.Même si elle avait toujours envié la relation entre le fils et le père, Lacey savait que Neal n'était pas prêt pour perdre son père dans ces circonstances tragiques. Elle proposa à la famille que ce soit Neal qui le visite en premier, ce qu'ils acceptèrent. Lorsqu'Henry demanda à son père de l'accompagner, Neal lui proposa de plutôt accompagner Malcolm. Il se disait que la présence de Malcolm pourrait bien faire fuir son père dans un autre monde et il espérait que la présence d'Henry pourrait balancer la visite. Malcolm lui adressa un regard reconnaissant, ne sachant pas tellement comme il aurait abordé son fils après toutes les horreurs qu'il lui avait dit. Bien qu'il agissait comme s'il n'avait pas conscience qu'il n'était pas le bienvenu, il le ressentait dans les regards que tous lui adressaient. Il méritait tous leurs regards méchants. Il s'était, depuis un an, avoué tous ses torts. Seul Henry l'apaisait, étant trop jeune pour comprendre ce qui s'était passé, et ce qui se passait encore, il ne voyait en lui que son arrière-grand-papa gâteau. Il n'avait même pas été un père et un grand-père digne de ce nom, mais il faisait bien les choses avec Henry.

Un infirmier reconduit Neal auprès de Dominic. Ce dernier était monitoré par plusieurs appareils que Neal n'avait jamais vus de sa vie.

- Est-ce qu'il m'entend ? demanda Neal.

- Vous pouvez lui parler, oui. On ne sait pas dans quelle mesure les personnes dans un coma comprennent ce qu'on leur dit, mais votre présence, le son de votre voix peut le rassurer et l'aider. C'est à vous de décider selon ce que vous ressentez.

- Papa ? s'essaya Neal comme s'il attendait une réponse.

L'infirmier sortit de la chambre après l'avoir informé que la visite ne devait pas durer plus de quelques minutes.

- Papa… Tu n'as pas le droit de m'abandonner… Tu es parti trop longtemps pour partir à tout jamais… Je t'en supplie… J'ai besoin de toi… On a tous besoin de toi… J'ai tant de choses à te dire… Sache que je suis heureux avec Lacey… Je l'aime tellement. J'ai l'impression que ça peut vraiment fonctionner nous deux. Et c'est... c'est grâce à toi, tu sais... Je veux que tu saches aussi que je comprends que ça n'a pas été facile pour toi… Que tu peux te réveiller, je ne te ferai pas de reproches… Avec Henry je me rends compte à quel point le rôle de parent peut être ingrat parfois et qu'on fait tous du mieux qu'on peut… J'ai besoin de toi… Reste, papa… Je t'aime… Tu m'entends ? Je t'aime ! Et ne t'avise pas de partir ! Tu as été le père parfait, un père et une mère que tout enfant rêve d'avoir.

Lorsque l'infirmier entra dans la pièce, Neal comprit que son temps était écoulé. Il se pencha et déposa un baiser sur le front de son père. Il sortit ensuite. Regina faisait la file pour voir son frère ensuite. Impatiente et nerveuse, elle avait demandé à Emma de l'accompagner. Elle était dans tous ses états et n'était pas certaine de comment elle réagirait à voir son frère ainsi allongé sur un lit d'hôpital. Regina porta la main à sa bouche, étouffant un gémissement douloureux. Il avait repris des couleurs, mais le voir encore couché les yeux fermés lui faisait mal.

- Dominic, c'est Regina. Tu dois te réveiller maintenant. Allez ! Maintenant !

- Je ne crois pas que… commença Emma.

- Il ne peut pas dormir comme ça alors qu'on s'inquiète de lui, s'exclama Regina. Dominic, réveille-toi. Ne me laisse pas ! Je m'excuse du mal que je t'ai fait… de ce pari stupide que j'ai initié et qui t'a causé tant de mal… Mais tu es si borné que je... je devais te faire voir que Belle était pour toi. Je t'aime, mon frère. Je ne veux pas te perdre. Je t'ai toujours vu comme mon héros… Laisse-moi être là pour toi, prendre soin de toi… Je sais que notre famille a connu plus de bas que de hauts, mais ça n'a pas besoin d'être comme ça entre toi et moi. C'est toi ma famille. C'est toi qui m'a permis de grandir et de comprendre qu'il n'y avait aucun mal à ressentir du désir pour une femme… Toi qui m'as permis d'accepter qui je suis… qui m'a poussé à explorer cette facette de moi dont j'avais tellement honte… Tu as même mis Emma sur mon chemin... Tu es mon grand frère et je t'aime de tout mon cœur…

Regina s'arrêta quelques secondes pour reprendre son souffle entre deux sanglots. Elle venait d'avoir une idée. Un autre pari un peu con dont elle seule connaissait les secrets.

- Oh, et Dominic ? Papa est ici… Je voulais juste de le dire… Il veut te voir… Veux-tu ? Tu peux m'envoyer un signe si tu ne veux pas… Par exemple, t'asseoir sur le lit et me hurler que tu ne peux pas le sentir...

Dominic ne bougeait pas, toujours imperturbable dans son coma. Regina attendait toujours que son frère lui envoie un signe et c'est Emma qui reprit la parole.

- Il viendra te voir avec Henry… Gold, malgré tes marchés douteux, tu as toujours été un grand-père présent dans la vie d'Henry et je souhaite que ça continue… Et puis, tu dois revenir parce que j'ai l'intention de demander ta sœur en mariage et que tu dois la conduire à l'autel… Car tu as été une figure paternelle, plus que Malcolm.

Regina s'étouffa.

- Quoi ?

- Tu vois même silencieux et dans le coma tu me fais faire des trucs bizarres... Mais... Regina. Je sais que ce n'est pas le moment, mais ça fait plusieurs semaines que j'y pensais… Et avec ce que Dominic vit, je ne vois pas de raison de perdre plus de temps. Je t'aime, Regina. Et je veux être avec toi pour le reste de ma vie. Je veux être là pour toi. Je veux faire partie de ta famille. Je veux me réveiller tous les matins auprès de toi et me dire à quel point je suis chanceuse que tu sois dans ma vie. Et je voulais que ton frère soit témoin de ça, qu'il sache que malgré toutes ses manigances, on s'est trouvées, et que c'est un peu grâce à lui... Non pas un peu, c'est totalement grâce à ce bâtard que tu es dans ma vie... Merci, Dominic…

Regina hochait la tête en signe d'approbation, mais elle était trop sous le choc pour être capable de parler. Emma s'approcha d'elle, et doucement, elle déposa un baiser sur ses lèvres. Elle prit Regina par la main, qui à son tour, prit la main de son frère.

- Je t'aime, Dom…

Les témoignages d'amour que recevait Dominic étaient bouleversants. Ce fut ensuite Malcolm et Henry qui entrèrent dans la chambre. Sur le pas de la porte, Malcolm n'osa pas trop s'approcher. Il sentait qu'il était un intrus dans la pièce. Il laissa Henry courir jusqu'au lit, prendre la main de son grand-père dans la sienne et du haut de ses 11 ans, innocent face à la maladie ou la mort.

- Grand-papa, arrête de faire semblant de dormir… Papa a de la peine… C'est le temps de te réveiller, dit naïvement Henry.

Lacey lui avait expliqué que le coma était une sieste très profonde dont des gens qui avaient été blessés avaient besoin pour refaire leurs forces. Mais si c'était une sieste, on pouvait donc les réveiller se disait Henry. Il se rappelait des fois où il avait rejoint son grand-père dans sa chambre pour lui demander d'aller à la salle de bain avec lui en plein milieu de la nuit, car il faisait trop noir et que son grand-père faisait semblant de dormir pour lui faire faire le saut quelques instants plus tard. Henry attendait le « bouh » de son grand-papa, mais il ne vint pas. Malcolm, qui n'avait pas dit un mot encore osa prendre la parole.

- Mon fils… Mon fils… Je m'excuse… Je... Reviens-nous…

Et il ne trouva pas le courage d'en ajouter plus. Il ne pouvait pas dire à son fils qu'il l'aimait après lui avoir dit souvent qu'il n'était rien pour lui. Il avait perdu ce droit il y a longtemps. Tout ce qu'il pouvait faire était de lui manifester sa présence, lui démontrer que la porte était ouverte et qu'il ne demandait qu'avoir une vraie conversation avec son fils. Il aurait aimé pouvoir lui dire ce que sa mère avait représenté pour lui, dire à Dominic que malgré tout ce qu'il avait pu lui avoir dit : la mort de Fiona n'était pas de sa faute. Ils sortirent ensuite de la chambre.

La dernière à attendre pour voir Dominic était Belle. Lacey voulait rester auprès de Neal. Elle avait laissé toute sa famille passer, sachant qu'elle n'avait aucun lien avec Dominic. Seule la famille était autorisée et elle n'avait même pas le titre de petite amie. Mais personne n'avait osé contredire Regina quand elle avait dit que Belle était une membre de la famille à part entière. Elle était, après tout, la femme que Dominic Gold aimait à la folie.

Elle entra dans la pièce sur la pointe des pieds, effrayée de faire trop de bruit et de fragiliser l'état de santé de Dominic. Elle s'avança et s'assit sur le lit, au niveau du bassin de Dominic. Elle avait les larmes aux yeux et se retenait pour ne pas s'effondrer. Il semblait si fragile… Elle seule l'avait déjà vu dans une telle position de vulnérabilité.

- Dominic… Si tu savais… Si tu savais à quel point j'ai souhaité ton retour… Je ne l'avais jamais imaginé comme ça… Je n'avais jamais imaginé que je pourrais te perdre deux fois… Et que ça pourrait bien me perdre pour de bon moi aussi… Durant la dernière année, je t'ai vu partout… Chaque fois que je tournais un coin de rue, je me disais que j'allais t'apercevoir… J'ai senti ta présence tellement souvent que j'ai pensé que j'étais folle…

Belle s'arrêta un moment. Elle avait tant de choses à dire et ne savait plus comment les dire.

- J'étais fâchée quand je t'ai vu à ta maison… Que tu reviennes et que je cède aussi facilement à tes avances… que je les provoque… que je n'arrive pas à me détacher de toi… que ta présence résonne dans mon cœur et dans mon corps aussi intensément, comme au premier instant… Je t'en veux de m'avoir laissée… mais je sais que tu devais le faire… Je m'en veux d'avoir perdu tout ce temps avec toi que nous ne pourrons peut-être jamais rattraper… Je regrette de ne jamais t'avoir dit que je t'aime, même si je sais que ça n'aurait pas été possible entre nous avant. Mais je t'aime, Dominic… Mon amour… Je ne veux pas vivre sans toi…

Belle se pencha délicatement en fermant les yeux et déposa un baiser sur les lèvres de Dominic. Aussitôt, sa respiration s'accéléra. Dominic avait bougé. Il avait répondu à son baiser. Elle ouvrit les yeux pour découvrir un Dominic aux yeux vitreux qui la regardaient intensément. Il essaya même de faire un sourire en coin.

- Oh, tu es réveillé ! On doit appeler les…

- Belle…

- J'appelle l'infirmier et je…

- Non, Belle. Ce n'est pas nécessaire…

- Mais oui, ils doivent vérifier que tu vas bien…

- Je vais bien, mon amour… Je n'étais pas…

- Pardon ? demanda Belle, sentant la colère monter. Tu veux dire que pendant tout ce temps, tu nous laissais croire que tu…

- Belle…

- Non !

- Mon amour, s'il te plait, laisse-moi t'expliquer, supplia Dominic en lui prenant les mains.

- Qu'est-ce que qui peut justifier que tu…

- La honte… Et un plaisir malsain de... je... Belle

- …

- J'ai... j'ai demandé, non exigé à Whale de vous dire que j'étais dans le coma... J'ai... La honte d'être qui je suis et de vous avoir fait tous autant de mal. Je... je ne suis pas un homme bien et cette balle n'a rien changé... mais je connais tous les reproches qu'on peut me faire... Je ne pouvais juste plus faire semblant avec toi... je...

- Tu sais ce que je pense des mensonges, Dominic ! s'énerva Belle, même si elle était tellement heureuse que l'amour de sa vie soit en vie qu'elle ne ressentait pas vraiment la colère.

- Je sais… Et tu as ma parole, Belle, ma parole que plus jamais je ne mentirai… Enfin c'est un mensonge… mais un mensonge que je crois et je promets de faire tout mon possible.… C'est pour ça que je ne pouvais pas te laisser continuer sans te dire à quel point je t'aime. À quel point c'est moi qui suis désolé de tout ce que je t'ai fait vivre. J'ai survécu pendant des années et tu m'as appris à vivre. Je n'ai jamais ressenti ce que je ne ressens pour toi pour personne d'autre. Et même si au début ce sentiment m'a terrifié... je... je ne voulais pas le laisser partir. Tu es l'amour de ma vie. Belle, je ferai tout pour ne plus jamais te décevoir… Je serai l'homme que tu mérites, même si moi je ne te mérite pas… Je te rendrai fière, heureuse… je t'aimerai jusqu'à la fin de temps… je…

Gold n'eut pas le temps d'en dire davantage que Belle se jeta sur lui pour l'embrasser. Ignorant la douleur qui le fit grimacer, il embrassa Belle avec désespoir.

Quelques mois plus tard il eut un double mariage. Emma avait refait une demande officielle à Regina quelques jours après le faux réveil de Gold. Et Neal avait eu le courage de demander à Lacey, qui avait hurlé de joie. La jeune femme redevenait de plus en plus la personne qu'elle était avant son agression. Malcolm avait été celui qui avait eu le devoir d'amener Regina à l'église, heureux comme un pan, fier au bras de sa fille. La relation avec son fils était au neutre. Dominic l'avait écouté, mais ne l'avait pas pardonné. Trop de douleur et de blessures profondes pour penser avoir une relation avec cet homme, mais il était toléré. Et Malcolm Gold ne laissait jamais passer une occasion d'être avec sa famille. Belle était la demoiselle d'honneur d'Emma et Lacey alors que Dominic était le témoin de son fils et sa sœur.

Les vœux étaient magnifiques et devront rester qu'entre cette famille qui faisait leur possibles pour être fonctionnelle. Les baisers échangés par les deux couples firent couler les larmes aux personnes présentes.

Sur la piste de danse, les couples dansaient, collés, amoureux et finalement heureux.

Emma et Regina était front contre front, heureuse d'avoir pu vivre cette journée, entourées des personnes qu'elles aimaient le plus.

Neal caressait le cou de Lacey alors qu'elle avait le nez collé dans son cou, le serrant fortement contre elle. Elle avait aimé le père, mais était totalement éprise du fils.

Belle ne voulait pas laisser ses mains autre part que sous le veston de Dominic, qui avait déposé son front contre son épaule, la laissant guider la danse, lui portant une confiance aveugle.

L'histoire ne dira pas comment le cœur fragile de Dominic a pu survivre aux ébats sexuels qui suivirent. Elle ne dira pas non plus combien de temps Emma Swan et Regina Mills furent gardées éloignées des disputes, ni si Lacey ouvrira son cœur sur son agression à Neal. On ne saura pas si Dominic pardonnera à son père, ni si Henry eu des oncles et des tantes ou des frères et sœur. Mais elle dira certainement que l'amour avait gagné. Qu'avec de la patience et beaucoup d'amour, chaque personne mérite une deuxième chance.


Merci énormément d'avoir suivit cette histoire de personne blessé qui grâce au bonne personne on pu avoir une seconde chance d'être heureux dans la vie ! Au plaisir de vous voir sur mes autres fic...

Il n'aura que CETTE histoire de publier cette semaine, je suis malade comme un chien de l'enfer et j'ai donnée toute mon énergie pour cette final, qui j'espère sera à la hauteur de vos espérance...

Comme j'ai une histoire de terminer... laquel de celle qui son arrêté voulez vous revoir revenir à chaque semaine ?