Titre : The Wasting Game
Auteur : Polomonkey
Traduction : lovePEOPLEandCOWBOY
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Disclaimer : Merlin ne m'appartient pas.
Avertissements : Angoisse, angoisse, angoisse.
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« Half a scrape-of-marmite sandwich,
last night's pushed-aside
potatoes, greying like a tramp's teeth,
crusts, crumbs are a danger to him,
so much orbiting space junk
that's weightless for only so long.
Burn it up on re-entry, burn it,
Burn it. So he trains
With weights, he jogs, he runs
As if the sky were falling."
Il avait eu un moment de panique en se levant le matin suivant, alors que les évènements de la nuit précédente le submergeaient. Mais avant d'avoir eu le temps de réfléchir trop, Arthur avait bougé à côté de lui.
« Tu as besoin d'un lit plus grand, » avait-il dit groggy, ne prenant pas la peine d'ouvrir les yeux, alors Merlin s'était légèrement détendu.
« Oh navré Richie Rich, je dormirai par terre la prochaine fois. »
« Mmm, on verra. »
Arthur avait baillé puis il s'était étiré, ses muscles tendus sous le t-shirt qu'il portait au lit. Merlin avait détourné les yeux rapidement, ce n'était définitivement pas le moment de détailler le corps d'Arthur avec si peu d'espace entre eux. Arthur était généralement insouciant mais d'ici, il serait capable de remarquer si Merlin était…excité.
Merlin avait roulé sur le dos en se rappelant difficilement de cette fois où Gauvain n'avait pas fait attention avec la machine à coudre, et que l'aiguille lui avait transpercée le doigt. Merlin ne se considérait pas comme étant douiller, mais se souvenir de ça suffisait pour qu'il soit dégoûté, et chasser toute trace d'excitation.
Il avait laissé échapper un soupir.
« Qu'est ce qui te fais soupirer ? » avait demandé Arthur, la voix toujours épaissie par le sommeil.
« Je ne sais pas, » Avait répondu Merlin. Et puis : « je déteste les dimanche. C'est attendre en repoussant les devoirs, pour regarder des conneries à la TV alors que tu sais que tu vas retourner à l'école le lendemain. »
« Et bien, tu es un vrai rayon de soleil au matin ? »
« Je m'excuse, je n'ai pas dormi parceque quelqu'un a volé toutes les couvertures cette nuit. »
Arthur s'était assis à la remarque.
« Tu me critiques ? Le petit vermisseau me critique ? Tout ce que tu as fait cette nuit, c'est te tortiller comme si tu étais un appât (asticot). »
« Mensonge, mensonge, » avait répondu joyeusement Merlin, s'enfonçant plus profondément dans le lit. Soudain, il avait ressenti toute la chaleur et le bien être et…
« Debout, » avait dit Arthur, en retirant la couette du lit sans cérémonie.
« Arthur ! » S'était plaint Merlin, en se roulant en boule. « Il fait froid ! »
« Alors tu ferais mieux de t'habiller. Nous allons sortir. »
« Quoi ? Il est 6h du matin ! »
« Il est 10h30 Merlin, t'es qu'un casse-pieds, fainéant. Alors nous allons aller à la boulangerie pour rapporter le déjeuner à ta maman. »
« Oh je vois, » avait marmonné Merlin, en se mettant lentement sur ses pieds. « J'aurais du savoir que tu lécherais les pieds de ma mère. »
« Je suis un gentleman, » avait annoncé Arthur impérieusement. « C'est ce que Hunith mérite, mieux que l'ingrat paresseux qu'elle a pour fils. »
« Je suis génial comme fils ! » Avait répondu Merlin indigné. « Tu veux juste me remplacer. Comment tu le prendrais si j'allais chez toi et que j'apportais le déjeuner au lit à ton père ? »
Il y avait eu un bref moment de pause où Merlin s'était imaginé en train d'apporter le déjeuner au lit à Uther, ensuite il s'était presque étranglé. Arthur était en train de lui sourire largement.
« Si ça ne te dérange pas de prendre des cornflakes dans les cheveux, vas-y. »
Merlin avait continué à grogner mais il s'était quelque peu calmé pendant qu'ils se dirigeaient vers la boutique, où Arthur avait acheté une multitude de bonnes choses.
Hunith, de façon prévisible, avait été aux anges de le voir.
« Arthur ! Viens ici, mon ange. »
Elle l'avait enveloppé dans une grosse étreinte.
« Tu es de plus en plus beau à chaque fois que je te vois. »
« Maman, » avait rouspété Merlin alors Hunith avait roulé les yeux.
« Ne sois pas jaloux, Merlin. Tu seras toujours mon beau bébé. »
« Maman ! » Avait protesté Merlin une fois de plus tandis qu'Arthur ricanait.
« Nous t'avons rapporter quelques viennoiseries, » avait-il dit en les disposant sur la table.
Hunith semblait irradier de bonheur, alors Merlin s'était précipité dans la cuisine pour faire du thé avant qu'elle ne commence à pleurer, ou un truc du genre.
Alors qu'il remplissait le plateau avec les tasses et la théière, il avait soudain ressenti de la peur à l'idée qu'Arthur trouve le temps de dire…quelque chose…sur lui à sa mère, mais quand il était retourné, Hunith était simplement en train de montrer de vieilles photos à Arthur.
« Je les ai retrouvé l'autre jour, quand je nettoyais, » avait-elle dit. « Il y en a beaucoup de tes 15 ans, mon cœur. »
« Oh mon dieu, » Avait dit Merlin alors qu'il savait que c'était impossible d'arrêter sa mère en route, donc il s'était assis à côté d'Arthur et il avait jeté un œil.
Ca n'avait pas été une grande fête, juste six d'entre eux chez Merlin pour prendre le thé, et son vieil ami Will d'Ealdor.
« Ah ah, regarde Gwen ! » Avait dit Merlin. Il ne se souvenait de cette salopette jaune qu'elle avait porté, et il était bien décidé à ramener le cliché à l'école pour le lui rappeler.
« Regarde les cheveux de Lance, on dirait, » avait dit Arthur. « Il avait une tenture ! »
Merlin avait sorti une photo où Gauvain portait un chapeau en faisant la grimace.
« Maman, est ce que tu savais que Gauvain avait rapporté des bières à cette fête mais qu'il les a toutes perdues ? »
« Mon chéri, ton ami Gauvain est beaucoup de chose, mais certainement pas le plus subtile. J'avais entendu les tintillements de son sac quand il était arrivé, alors je les ai caché dans le placard. » Les yeux de Hunith brillaient d'amusement. « Il semblait tellement troublé de ne plus les trouver, pauvre biche. »
Alors qu'ils étaient en train de bavarder et de se remémorer des souvenirs grâce aux photos, Merlin s'était surpris à prendre distraitement une viennoiserie. Il n'y avait pas réfléchi jusqu'à ce qu'il s'aperçoive qu'Arthur le regardait, et il pouvait voir de l'espoir dans son regard. L'idée rassurait et effrayait un peu Merlin. Il avait divisé en 2 le pain aux raisins et il avait donné l'autre moitié à Arthur, fourrant l'autre dans sa bouche. Arthur souriait alors Merlin avait sourit.
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Pourtant les jours qui avaient suivi n'avaient pas été aussi faciles. Le dimanche, avec Arthur présent, ça n'avait pas été un challenge. Arthur était resté toute la journée et manger avec lui, bien que n'étant pas naturel, lui avait semblé faisable.
Mais le lundi, il s'était levé en retard et il n'avait vraiment pas trouvé le temps de déjeuner. Il avait pris une banane en vitesse, voulant tenir sa promesse envers Arthur, mais le temps d'arriver à l'école, elle avait été écrasée dans son sac et il avait du la jeter.
Puis il y avait eu le dîner, et Arthur l'avait rejoins dans la file. Ils n'avaient pas du tout parler de leur arrangement mais quand il avait vu Arthur prendre des pommes de terre au four, du jus d'oranges, et une pomme, Merlin savait qu'il s'en rappelait – parceque Arthur dévorait habituellement deux hamburgers, trois portions de frites, et un pudding du distributeur.
Il essayait de rendre les choses faciles pour Merlin et Merlin en avait été touché. Il s'était servi pareil, et puis ils avaient pris leur place près de leurs amis, où ils avaient parlé de la soirée.
« Je n'oublierai jamais, » avait dit Gauvain, en enfonçant sa tête entre ses mains.
« Sûrement pas, » avait confirmé Lance.
« Qu'est ce que tu ne pourras pas oublier ? » Avait demandé Arthur.
« Vivian lui a fait des avances samedi, » Avait dit Gwen joyeusement.
« La veuve noir en a après toi ? » avait dit Arthur, prêt à rire.
« Elle m'a piégé dans la chambre de Mithian, puis elle a commencé toutes ses conneries en expliquant qu'elle avait eu tous les gars qui en valaient la peine, et qu'il était temps qu'elle s'occupe de moi, » Avait expliqué Gauvain.
« Cinglée, » avait dit Merlin.
« Cinglée, c'est gentil. Parle avec la veuve noire, seigneur. C'était vraiment comme si elle avait huit bras quand elle m'a attrapé. »
« J'espère que tu as su t'échapper et que ton honneur est sauf, » avait dit Arthur d'une voix traînante, buvant la moitié de son jus d'orange en une gorgée.
« Mon pote, j'étais parti avant qu'elle ne puisse mettre ses faux ongles sur ma braguette. » Gauvain avait frémi de façon spectaculaire. « Je suis prêt pour ça, mais pas prêt à ça. »
« Et bien ne t'inquiète pas, Gauvain, » avait dit Freya gentiment. « Une heure après, elle était toujours énervée contre toi, et elle a dit qu'elle pensait que tu étais gay. »
La table avait explosé de rire alors que Gauvain rouspétait.
« Oh ouais, rigolez. Au moins je suis raillé de sa liste de mec. »
« Ouais, j'en suis navré, » avait dit Arthur. « Et toi, Lance ? »
« J'suis anéanti, » Avait répondu Lance, en soupirant. « Je ne saurais jamais si elle cache vraiment une queue pointue sous son jeans rikiki. »
« Merlin, sors moi de là, car t'es le seul mec à cette table qui n'est pas en danger avec la malfaisante Vivian, » avait supplié Gauvain.
« Hum, en fait… » Avait dit Merlin, en rougissant.
« Quoi ?! » Avait aussi vite crié Gwen.
Merlin ne pouvait pas croire qu'il allait raconter cette histoire.
« Et bien, il y a deux mois, elle était dehors avec moi, et elle m'a en quelque sorte traîner jusqu'à la salle de bain de Cédric pendant la soirée pour s'excuser. Puis elle a commencer à radoter en me demandant comment je pouvais être certain d'être gay, et que peut être je n'avais pas rencontré la bonne fille, et puis elle a commencé à…se jeter sur moi. »
Merlin avait frissonné en se rappelant son immonde haleine alcoolisée tandis qu'elle s'était rapprochée de ses lèvres. Il s'était jurer de ne jamais le raconter à ses amis parcequ'il savait comment ils allaient réagir, avec le même rire hystérique qu'en ce moment.
« Qu'est ce que tu as fait ? » S'était étranglée Freya entre deux fous rires.
« J'étais horrifié ! J'ai essayé de m'en aller mais elle ne me lâchait pas, puis finalement elle a vomi dans la baignoire et je suis sorti de cet enfer. »
Ses amis ne semblaient pas se calmer de leur hilarité, les salauds.
« Je comprends ta douleur, mon pote. » Avait dit Gauvain, en le frappant dans le dos. « C'est le lourd fardeau que nous devons endurer, nous les supers mec. Arthur et Lance ne pourront jamais comprendre ce que ça fait d'avoir un tel magnétisme sexuel. »
La semaine d'avant, Merlin se serait probablement tendu à cette blague, persuadé que Gauvain se moquait de lui, mais il avait aperçu la bouche souriante d'Arthur et il s'était détendu.
« Un don et une malédiction, » il avait haussé les épaules alors qu'Arthur lui faisait un clin d'œil.
En baissant les yeux sur son assiette, il avait réalisé avoir mangé toutes ses pommes de terre au four. Et il se sentait bien.
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Mais le mardi avait été légèrement plus difficile. Arthur s'était pointé chez lui avec du café et des bagels, presque à l'instant où Merlin se disait qu'il était trop tard pour déjeuner. Merlin était content, parcequ'il allait prendre la voiture avec Arthur, et même si il n'avait pas faim, il avait avalé un bagel.
Mais il s'était senti mal à l'aise car il était trop rempli dés le matin, et quand il avait réalisé qu'Arthur ne serait pas là pour le dîner puisqu'il avait un entraînement de foot, il s'était excuser pour s'isoler dans la bibliothèque et rattraper ses devoirs.
Ce n'était pas tricher, pas vraiment, parcequ'il se sentait rassasié, et sûrement qu'Arthur n'attendait pas qu'il mange alors qu'il se sentait rempli ? Et puis, de toute façon, d'un point de vue technique, Arthur ne mangeait pas en ce moment (cependant il savait qu'Arthur allait manger un sandwich après son entraînement) alors il respectait sa part du marché.
Arthur n'était pas venu le matin suivant mais Merlin s'était levé à temps pour manger. Il s'était beurré quelques toasts sans enthousiasme, et il n'en avait mangé qu'une tranche. Et donc il se disait que son estomac avait l'habitude de manger moins récemment, et que si il mangeait de trop, il serait malade. Et Arthur ne voudrait pas ça non plus, alors ça se justifiait.
Il allait manger avec Arthur et les autres de toute façon, et c'était presque bien, mais quand il était rentré chez lui le soir dans son appartement vide, il n'avait franchement plus envie de se faire à manger. Il avait mastiqué quelques carottes en regardant la télévision, puis il avait eu la vague idée de se faire des nouilles ou autre chose, mais au final il s'était endormi dans le fauteuil. Quand il s'était réveillé, il était plus de minuit, alors il avait trébuché jusqu'à son lit à moitié endormi.
Merlin se sentait légèrement coupable à propos de tout ça, mais il s'était rassuré en pensant qu'il devait juste mettre le système d'Arthur au point. Ils avaient besoin d'un arrangement qui conviendrait aux deux, donc il allait s'en assurer. De toute façon, Arthur semblait vraiment ravi avec lui, il faisait toujours en sorte de manger lorsque Arthur était là, et Arthur lui rendait la pareille en choisissant des repas légers pour eux deux. Alors, il ne se sentait pas si coupable, parcequ'il mangeait plus que d'habitude, et qu'Arthur était heureux, alors où était le problème ?
La première véritable situation de crises s'était passée après la fête de Mithian. Arthur avait suggéré qu'ils sortent tous pour manger des pizzas le vendredi soir. Merlin avait accepté dés le début, ainsi que tous les autres, puis il avait commencé à se sentir anxieux à propos de ça, parcequ'Arthur était venu avec un déjeuner ce matin là et qu'il avait dîné avec lui, alors Merlin se sentait bourré avec ces deux repas. Mais il pouvait difficilement refuser, non ?
« Tu n'es pas obligé de choisir la même chose que moi évidemment, » lui avait murmuré Arthur quand ils faisaient la file. « Mais tu vas prendre une pizza, non ? »
Il semblait légèrement anxieux, même si il essayait de le cacher. Merlin avait hoché la tête pour le rassurer mais à l'intérieur, il paniquait. Il avait déjà trop mangé de la journée pour prendre une pizza, il était sûre que son estomac n'allait pas le supporter. Et il n'avait littéralement aucun moyen de la cacher ici.
Il allait ruser un peu de toute manière, en retirant le plus de fromage possible pour le cacher dans sa serviette quand personne ne le regarderait. Il allait même s'arranger pour faire tomber discrètement une tranche de pizza par terre, sous sa chaise, quand Arthur serait parti aux toilettes. Cependant il n'avait pas encore fini de manger les 2/3 de sa margherita qu'il avait commencé à se sentir mal, car il avait essuyé la graisse sur ses doigts avec sa serviette. Il s'était renfermé dans sa bulle, loin des conversations où tout le monde semblait prendre du bon temps, même Arthur était distrait.
C'était simplement de trop, il pouvait sentir son estomac s'agrandir, horriblement rempli. Il se sentait gonflé et malade, puis effrayé pour d'autres raisons qu'il ne pouvait pas expliquer. Il avait l'impression d'avoir une pierre sur le haut de son estomac, toutes l'huiles et la graisse qui l'empoisonnaient de l'intérieur. Il ne pouvait plus le supporter.
Il s'était levé pour aller aux toilettes, prenant soin de ne pas se presser en d'attirerant l'attention. Il ne voulait pas ça mais il n'avait pas d'autre solution de toute façon, honnêtement il avait l'impression qu'il serait malade d'une minute à l'autre, alors ce n'était pas une si mauvaise idée que ça d'aider un peu les choses…
Il avait eu un moment de doute, agenouiller sur le sol froid des toilettes, conscient qu'il allait violer l'arrangement, mais ça ne l'avait pas ramené à la raison. Et puis si Arthur se souciait de lui, alors Arthur n'aimerait certainement pas qu'il souffre, non ? Parceque c'était une souffrance, ce terrible poids à l'intérieur de lui, une peur tremblante qui lui traversait tout le corps. Alors, juste pour une fois, il avait besoin de revenir sur sa parole, juste cette fois…
Il n'avait pas fallu plus de quelques essais avec ses doigts dans la gorge pour qu'il finisse par remettre, Merlin avait des larmes qui se formaient à cause de ses efforts pour vomir. Il avait vomi le plus gros, finissant par saliver, alors il avait essuyé sa bouche avec un morceau de papier avant de sortir, prenant le temps de s'adosser au mur pendant quelques secondes, les mains tremblantes.
C'était horrible et il détestait ça mais il ne le regrettait pas, puisque c'était comme appuyer sur le bouton 'reset', et qu'à présent il ne se sentait plus rempli et paniqué.
Il avait inspiré et expiré plusieurs fois avant de se remettre sur ses pieds et d'ouvrir la porte.
Seulement pour découvrir Arthur, les poings lâchement pendu, ses yeux bleus scintillants verrouillés dans ceux de Merlin.
