Titre : The Wasting Game
Auteur : Polomonkey
Traduction : lovePEOPLEandCOWBOY
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Disclaimer : Merlin ne m'appartient pas.
Avertissements : Beaucoup de pensées noires et de conversation sur les troubles alimentaires.
Note de l'auteur : Merci beaucoup les gars pour vos commentaires ! Je les aimes énormément.
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« Curled like a lip, a crust dries in the bin,
the supermodel's come-on-don't-touch sneer
for the camera – desire
caught, teases, time and again
untill all the wants run dry
and there's only this rictus,
a cat raking claws
down the arm of the chair"
" Tu avais promis," avait dit Arthur et il ne l'avait pas répété, mais il pouvait l'entendre en boucle dans sa tête comme un mauvais mantra : tu avais promis tu avais promis tu avais promis.
Merlin était pâle et ses doigts tremblaient – soit sous le choc d'avoir été pris sur le fait, soit à cause des effets post vomissement, Arthur ne savait pas. Ils étaient restés comme ça pendant quelques secondes, face à face, avec un robinet qui goûtait en rythme derrière eux.
Arthur avait tellement espéré avoir tort. Il avait réprimé ses doutes. Il avait gardé un œil sur Merlin toute la soirée, et il avait essayé de rester assis quand il l'avait vu quitter la table. Il se disait qu'il était parano et ridicule, parcequ'il avait surveillé Merlin ces deux dernières semaines et qu'il semblait normal, heureux – il avait mangé.
« J'ai été malade. » Avait dit Merlin, sans faire le moindre effort pour mentir, face au regard suppliant d'Arthur qui ne comprenait pas.
Ca aurait été si facile de le croire. D'hocher la tête et de taper Merlin sur l'épaule, puis de retourner au près de leurs camarades pour le reste de la soirée. Mais l'illusion était brisée, et tout ce qu'Arthur pouvait voir, c'était le triste magicien derrière la tenture, le visage tiré avec absolument rien dans les manches.
« Tu t'es rendu malade, » avait dit Arthur sans malice, alors que son esprit se demandait ce qu'il devait faire ensuite, comment il allait pouvoir retourner à la case départ avec son ami…
« Je sentais que j'allais l'être de toute façon, » avait dit Merlin impuissant. « J'ai juste essayé d'accélérer les choses. »
Arthur n'avait pas répondu.
« Ca ne change rien, » avait dit Merlin. « Je n'ai pas sauté de repas de toute manière. C'est juste un repas. »
Arthur n'avait encore rien trouvé à dire, son esprit s'activait de manière vertigineuse et le rendait malade, il ne pouvait pas réfléchir clairement.
Merlin semblait frustré du silence d'Arthur.
« Tu ne vas pas me faire culpabiliser pour une saloperie de pizza, non ? »
Arthur avait soulevé une épaule, presque inconsciemment, et Merlin l'avait pris comme un haussement dédaigneux et donc, tout à coup, il était devenu furieux.
« Pourquoi es tu ici de toute façon, tu me surveillais ? Pourquoi ce serait tes affaires ? Tu n'as pas la moindre idée de ce dont tu parles ! »
Soudain, Arthur savait exactement quoi dire, mais ce n'était facile.
« Je le sais. C'est pourquoi je vais le dire à Hunith. »
L'expression de défiance sur le visage de Merlin avait instantanément disparu, remplacé par les traits tordus de la panique.
« Tu ne peux pas, » il avait dit d'une toute petite voix.
« Je ne pense pas que nous ayons le choix, » avait dit Arthur avec beaucoup de précaution.
« Allez, Arthur. » Merlin avait essayé de sourire. « D'accord, j'ai fait l'idiot, je l'admets, c'était vraiment la chose la plus stupide à faire mais je promets de ne pas recommencer. »
Arthur ne lui avait pas rappeler sa promesse ultérieure parcequ'il ne voulait pas être cruel, et la dernière chose qu'il voulait à présent, c'était d'être cruel avec Merlin. Il n'était pas fâché du mensonge de Merlin, mais il était terrifié. Il savait qu'en le disant à Hunith, Merlin verrait ça comme une attaque, une sorte de punition, mais c'était tout le contraire. Arthur voulait aider Merlin et il était évident qu'il ne pouvait pas le faire seul.
« Nous pouvons lui dire ensemble, » il avait fini par dire.
« Arthur, nous n'en avons pas besoin. Je te l'ai dit, c'était une stupide erreur. Ca ne recommencera plus. Allez, tout le monde fait des erreurs, non ? Ne sois pas fâché. »
Le ton de Merlin était enjôleur, peut être détendu, mais son regard était désespéré alors que ses mains s'entortillaient.
« Je ne suis pas fâché Merlin. Ce n'est pas… Je n'essaie pas de te dire que tu as déconné, je… Tu as un problème et nous avons besoin de te trouver de l'aide. »
Merlin avait secoué la tête.
« Nous en avons déjà parlé, je n'ai pas de problèmes ! Je n'aurais pas été malade si tu ne m'avais pas forcé à manger autant ! J'ai un petit appétit, c'est mon métabolisme, c'est naturel, je ne… »
Merlin avait été interrompu car la porte s'était ouverte et qu'un homme était entré. Il semblait intrigué par eux, alors Arthur fut frappé par l'étrangeté de leur situation, deux jeunes hommes qui se confrontaient dans l'intimité des toilettes d'un restaurant.
L'homme avait certainement été piqué par la tension dans la pièce parcequ'il s'était dépêché, sortant des toilettes avec du savon sur les mains puisqu'il s'était séché rapidement avec le séchoir se trouvant près de Merlin et Arthur.
Le bref instant de pause avait donné du temps à Merlin pour se recomposer, puisque sa voix était plus calme quand il avait recommencé à parler.
« Ecoute Arthur, je ne l'ai pas mentionné mais maman passe une grande partie de son temps au travail. Elle déteste la pause de nuit et le nouveau chef est une plaie, elle est toujours rappelée… Je dis juste que je ne veux pas la déranger avec ça maintenant. »
« Elle a besoin de savoir… »
« Ecoute, on fait un marché. Deux semaines de plus, d'accord ? Je mangerais toujours avec toi. Mais cette fois je ne déconnerais pas, je le jure. Si je le fais, alors tu pourras le dire à maman, d'accord ? Juste deux semaines. »
Merlin avait espéré si fort, et c'est pour ça que le cœur d'Arthur s'était brisé quand il avait secoué la tête.
« Tu ne peux… Nous ne pouvons pas gérer ça. Tu as besoin d'un vrai soutient. »
Le visage de Merlin était déformé de consternation.
« Pourquoi est ce que tu fais ça ? » Il avait demandé, semblant blessé.
« Parceque j'ai peur pour toi, » Arthur avait simplement répondu. Il n'avait pas ajouté qu'il était dans le noir total, il aurait du le réaliser plus tôt, mais il avait espéré que ça serait plus facile, espéré qu'il pourrait intervenir et sauver Merlin.
La bouche de Merlin faisait une grimace.
« Tu ne vas pas lui dire, » il avait demandé.
« Je ne lui aurais rien dis si tu n'avais pas déconné, » avait répondu Arthur calmement.
« Personne ne doit lui dire. » La voix de Merlin était faible. « Ce que je veux dire, Arthur. Si tu lui dis, je ne te parlerais plus jamais. »
Ca avait coupé le souffle d'Arthur, mais il n'avait plus le choix, plus vraiment, parcequ'il préférait que Merlin soit vivant et le déteste plutôt que…
Les recherches d'Arthur sur les troubles alimentaires n'avaient pas été faciles. Il avait lu le profil psychologique de l'anorexique, les motifs de leur comportement, les déclencheurs extérieurs et leurs routines obsessionnels. Il avait lu page après page des récits personnels sur la manière de garder le secret : faire des exercices intensifs la nuit, avoir de très grandes poches pour cacher la nourriture – et toutes sortes d'idées ahurissantes pour faciliter une illusion de normalité.
Et ce qui l'avait le plus marquer, c'était les paragraphes et les images qu'il ne pouvait plus se sortir de sa tête, sur les effets à longs termes. Il était tourmenté par les images d'une fille au ventre incurvé et aux orbites creusés, observant l'objectif. Ou bien de ce garçon émacié dans un lit d'hôpital, ses bras fins reposant sur les draps blancs, la tête appuyée contre un oreiller comme si le corps avait été déposé. Quelques unes des photos racontaient l'histoire de rémissions, vraiment. Des personnes qui s'étaient pétrifiées en passant de 500 calories à 900, des personnes qui avaient réalisés qu'elles ne quitteraient jamais leur lit d'hôpital à moins d'accepter le fait d'être malade et de demander de l'aide. Mais le plus souvent, ce n'est pas comme ça que ça se passait. 'Voici ma sœur qui est morte d'une crise cardiaque parcequ'elle ne pesait que 58 kg'. 'C'est mon petit ami, qui a fait une overdose après 7 ans de bataille contre l'anorexie.'
C'est mon ami, qui est mort parceque je n'ai pas su le sauver.
« Je dois lui dire, » Avait dit Arthur, puis Merlin s'était égosillé furieusement un moment, en dévisageant Arthur.
Ensuite il était parti, en poussant la porte des toilettes, avant qu'Arthur n'aie le temps de dire un autre mot.
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Arthur ne savait pas si Merlin était directement rentré chez lui pour essayer de lui bloquer le passage, ou si il était simplement parti, mais ça n'avait pas beaucoup d'importance. Il allait se rendre chez Hunith de toute façon, dés maintenant, avant de perdre son sang froid. Il ignorait sa nausée, il avait un poids lourd sur l'estomac pendant qu'il conduisait, essayant de ne plus entendre les mots de Merlin qui se répétait dans sa tête.
(Je ne te parlerais plus jamais)
Très bien. Qu'il en soit ainsi.
Hunith était assise dans le canapé à regarder la télévision quand Arthur était arrivé, il avait pu la voir par la fenêtre. Il ressentait des crampes à l'idée d'interrompre ce qui était probablement sa seule nuit de repos de la semaine. Il avait passé tout le trajet en voiture à penser à Merlin, c'était sa seule chance d'en toucher un mot à Hunith. Il allait livrer un énorme pavé à la mère de Merlin, dévastateur, et ce sans le moindre avertissement. Comment allait-elle réagir ? Serait-elle fâchée ? Le croirait-elle ?
Il était trop tard pour réfléchir à tout ça maintenant. Il s'était repris et puis il avait frappé à la porte. Le visage d'Hunith s'était illuminé d'un sourire en l'apercevant.
« Arthur ! Je suis trop contente de te voir, mon chéri. »
Puis elle avait regardé derrière lui, semblant légèrement troublée.
« Merlin n'est pas avec toi ? »
Alors il n'est pas encore rentré chez lui.
« Non, » avait dit Arthur. « Il est…encore dehors. »
« Oh, d'accord… Est-ce que tu veux rentrer et l'attendre ? »
« En fait, j'aimerais te parler. A propos de Merlin. »
Une sorte de confusion avait traversé le visage de Hunith, ensuite remplacé par autre chose qu'il espérait ne pas voir. Il ne voulait pas la voir inquiète. Elle avait acquiescé, puis elle l'avait fait entrer.
« Thé ? » Elle avait demandé et Arthur avait accepté, parceque le thé était bon contre les chocs, et qu'il avait peur de la traumatiser. Une part de lui voulait retarder l'inévitable, assis au comptoir en train d'inspirer pour sentir l'odeur rassurante de l'appartement de Merlin – une odeur simple, propre à une maison, que n'avait jamais eu la sienne.
Hunith était réapparue, en lui tendant une tasse de thé et il le sirotait, se préparant à ouvrir une tranchée. Mais elle avait parlé la première.
« Je pense savoir de quoi tu veux parler, Arthur. »
Arthur avait ressenti un curieux mélange de soulagement et de colère. Soulagement puisque Hunith était au courant du problème, et puis colère puisqu'elle ne semblait pas agir pour ça. Elle était infirmière, combien de temps allait-elle laisser les choses s'aggraver avant d'intervenir ?
Cependant quelque chose n'était pas normale. Hunith avait l'air étrangement nerveuse, presque comme si elle jaugeait Arthur pour essayer d'anticiper sa réaction. C'était juste…inconvenant, en quelque sorte.
« Très bien…d'accord…alors tu as remarqué… »
Il avait traîné tandis que Hunith semblait comprendre.
« Ce n'était pas vraiment difficile à voir. » Avait dit Hunith, puis elle avait souri tristement à Arthur. « Merlin n'a jamais été la plus subtile des créatures. »
Arthur avait acquiescé à moitié, toujours déstabilisé.
« Je suis surpris que tu ne l'ai pas vu plus tôt, pour être honnête, » Avait dit Hunith en soupirant, alors Arthur avait ressenti une pointe de culpabilité. Il ne s'était pas attendu à cette conversation, il n'avait pas imaginé que Hunith lui reprocherait son manque de lucidité.
« Je le sais depuis un moment, » avait continué Hunith. « Je suppose que les signes étaient là depuis des années en réalité. »
Arthur était surpris par son calme quand elle parlait. Elle ne semblait pas du tout inquiète, plutôt pensive.
Elle s'était retournée vers lui, et tout à coup elle semblait terriblement anxieuse.
« Tu ne le détestes pas, n'est ce pas Arthur ? Tu ne vas pas cesser d'être son ami ? »
« Quoi ? Seigneur non, bien sûre que non ! » Avait dit Arthur, horrifié.
« Parceque je ne pense pas qu'il pourra le supporter. »
« Hunith… Je ne ferais jamais… Tout ce que je veux c'est le soutenir. C'est pourquoi je suis ici. »
Hunith lui avait fait un sourire fragile.
« Je sais que tu ne l'abandonneras pas Arthur. Tu es un bon garçon. »
Elle avait pris ses mains.
« Est-ce que… est ce que tu lui en as parlé ? » avait demandé Arthur.
« J'ai essayé, mais il ne veut pas en parler. Tu es un jeune adolescent Arthur, tu sais comment c'est. Il ne veut pas parler à sa mère de ce genre de chose. »
Une fois encore, Arthur avait été légèrement surpris du ton de Hunith. Elle en parlait presque comme une accoutumance aux jeux vidéo, alors que c'était l'inverse, il s'agissait d'un trouble. Sa voix s'était faite un peu plus tranchante quand il avait repris la parole.
« Tu ne penses pas que tu devrais insister ? Parceque je pense qu'il a vraiment un problème. »
« Un problème ? »
« Ouais, je pense, et j'essaie de lui en parler. Depuis quelques semaines. »
« De quoi tu lui as parlé ? » Hunith avait relevé un sourcil d'incompréhension. « Il sait que tu sais ? »
« Et bien, ouais. Ecoute, j'ai essayé de l'aider mais je n'ai pas pu… Je ne sais pas comment faire. Il a besoin d'un vrai soutient. Hunith, je pense qu'il a besoin d'aide médicale. »
« D'aide médicale ? » C'était au tour de Hunith d'être déconcertée. « Je suis consciente que ce n'est pas la situation idéal mais je ne vois pas comment un médecin pourrait l'aider. »
Arthur était choqué. Il connaissait Hunith depuis 7 ans déjà, et les deux choses qu'il aimait le plus chez elle, c'était son empathie, et puis l'amour qu'elle avait pour Merlin plus que tout autre chose au monde. Mais ça…son manque de réaction était un réel problème pour Arthur, ça l'alarmait au plus haut point.
Peut être qu'elle fait un déni.
Arthur ne voyait pas d'autre tactique que de parler platement et clairement. Cela semblait être la seule façon de raisonner Hunith quand elle était comme ça.
« Hunith, je pense que Merlin est anorexique. Et nous allons devoir y faire face, dans des conditions sérieuses, donc je pense qu'il a besoin de l'aide d'un professionnel. »
Le silence avait suivi la déclaration d'Arthur et il était assourdissant. Alors que le visage choqué de Hunith se retournait pour lui faire face, il s'inquiétait de savoir si il avait été trop loin, et il devait dire quelque chose pour la faire réagir de son étrange mutisme…
« Je…je ne comprends pas. » Avait finalement dit Hunith.
Arthur avait acquiescé.
« Je comprends. J'aimerais ne pas y penser mais ces deux dernières semaines, il m'avait promis d'essayer de manger plus, et je pensais vraiment que ça allait, mais au repas de ce soir il s'est fait vomir et je pense que ça dure depuis longtemps, alors nous avons besoin de l'aider… »
Tout ce qui sortait de sa bouche ressemblait à une énorme avalanche, alors il avait fini par remarquer que Hunith était devenue complètement blanche, et qu'elle se tenait la poitrine, et puis il avait compris, sans le moindre doute il avait compris qu'ils ne parlaient pas du même sujet tout ce temps, qu'elle n'avait pas la moindre idée au sujet de Merlin jusqu'à maintenant.
« Tu ne savais pas, » il avait dit stupidement parcequ'il ne pouvait pas pensé à autre chose.
« Tu penses que Merlin est anorexique ? » Avait elle murmuré, et des larmes s'étaient formées au coin de ses yeux.
« Hunith, je suis désolé, je pensais que nous parlions de ça. »
« Non. Non, je n'étais pas… Oh mon dieu. »
« Il… Je… Il s'est évanoui à l'école le mois dernier quand tu étais partie. Et j'ai remarqué qu'il avait perdu beaucoup de poids, et qu'il n'avait plus d'énergie, et puis il n'y avait pas à manger chez vous. Et puis, avec ça, j'ai réalisé que je ne l'avais plus vu manger depuis longtemps. Mais il ne l'a jamais admis. Puis nous… Il y a eu un incident et nous avons discuté, et il m'a promis de recommencer à manger. C'était il y a deux semaines, mais ce soir au restaurant il a simplement… »
Arthur avait ralenti. Il n'était pas certain que Hunith l'écoutait de toute façon. Elle regardait le vide, les bras drapés autour d'elle comme si elle se berçait.
Il y eut un long silence et puis elle avait parlé.
« Il m'a dit qu'il avait commencé à courir. » Sa voix était vraiment très calme. « Durant toutes mes nuits de garde. Et il était toujours dans sa chambre à travailler, alors je le laissais, il était occupé, et je me disais que j'aurais plus de temps avec lui une fois mes nuits finies. Et maintenant, tu me dis qu'il est… »
Puis elle avait commencé à pleurer.
Arthur s'était figé durant une seconde. Il ne l'avait jamais admis, pas même à Merlin et encore moins à lui-même, mais il avait toujours considéré Hunith comme une mère de substitution. Il ne pouvait pas s'imaginer comment était sa propre mère, et Uther ne lui en parlait jamais, même les photos qu'il avait d'elle était très vieille. Alors quand il était venu chez merlin et qu'il avait rencontré Hunith, il avait commencé à imaginer que sa mère l'aurait traité comme Hunith le faisait. Elle lui faisait des câlins quand elle le voyait, elle ébouriffait ses cheveux et elle l'embrassait sur la joue pour lui souhaiter la bonne nuit, elle lui donnait des conseils pour ses devoirs et pour les filles, et elle cuisinait ses repas préférés quand il était là. Occasionnellement, Merlin plaisantait sur le fait qu'Arthur était le fils qu'elle n'avait jamais eu, alors le cœur d'Arthur sautait toujours un battement, car il espérait secrètement que Hunith le considérait comme un second fils.
Et à présent, elle était en train de pleurer par sa faute, parcequ'il lui avait parlé sans ménagement et qu'il avait détruit son monde.
Il avait été indécis durant quelques secondes avant de prendre le risque de la prendre dans ses bras, puis quand elle l'avait légèrement serré en retour, il avait eu la sensation d'une mère étreignant son fils.
Puis elle avait reculé et il s'était souvenu que c'était Merlin qui était vraiment son fils, et c'est de Merlin qu'ils avaient besoin de parler.
« Je suis désolé, je m'y suis pris de la mauvaise façon, » Avait-il dit l'air misérable, et Hunith avait secoué la tête.
« J'avais besoin de savoir, » elle avait répondu, les yeux brillants.
Il se tenait prêt pour toutes les questions qu'elle allait poser, mais il y avait eu un bruit de porte, et soudain Merlin était là.
Il n'avait pas regardé dans la direction d'Arthur, faisant comme si il n'était pas là.
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