Titre : The Wasting Game

Auteur : Polomonkey

Traduction : lovePEOPLEandCOWBOY

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Disclaimer : Merlin ne m'appartient pas

Avertissements : Masturbation et images pornographiques.

Note de l'auteur : Merci pour vos commentaires, je ne peux vous dire à quel point je les apprécie !

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« To be perfect… ? 'Nothing's

perfect in this life,' I say.

Mealy, middle aged wisdom,

Eat your words. See how

precisely he'll come to agree."

Merlin ne lui parlait plus et ce n'était pas facile. Il s'acharnait à parler seul, en espérant malgré tout qu'il ferait capituler son ami, mais Merlin ne montrait aucun signe de faiblesse.

Merlin ne montrait aucun signe de rien, en fait. Son visage semblait en permanence fermé, un petit pli gravé sur son front comme si il était toujours sur le point de sourciller. Il ne levait plus la main en classe, et n'avait même plus de petites conversations avec les autres étudiants. Arthur était resté en contact avec Hunith et elle le rassurait sur le fait que Merlin prenait du poids, même si Arthur ne voyait pas la différence. En toute honnêteté, il était difficile de constater un changement sous ses baggy, et les longues manches que Merlin portait chaque jour, même sous la récente montée des température.

Il avait foi au bon sens de Hunith parcequ'il n'obtiendrait rien de Merlin. Gwen et les autres étaient confrontés au même mûr de pierre, cependant ils pensaient que c'était dû au stress des examens et à l'obsession des révisions de Merlin. Gwen n'avait pas oublié qu'Arthur lui avait demandé de garder un œil sur Merlin, et de temps à autre elle l'observait avec une question en tête, mais ce n'était pas encore le moment. Si il avait le moindre espoir d'arranger sa relation avec Merlin, il ne pouvait le dire à personne d'autre.

Peut être quand Merlin ira mieux…

Il s'inquiétait encore de la santé bancale de Merlin, mais maintenant il avait un nouveau fil de pensée.

Il ne pouvait pas, dans sa propre vie, savoir comment il se sentait par rapport au sentiment que Merlin ressentait pour lui.

C'était étrange. C'était définitivement son premier, et plus éminent, sentiment. Durant leurs années d'amitié, il y avait une chose qu'il avait ignoré. Quelque chose d'énorme. Et ça changeait tout.

Encore que d'une certaine manière, ça ne changeait rien, parceque Merlin resterait Merlin jusqu'à la fin des jours. Ce serait toujours Merlin et Arthur.

Il était en colère contre lui-même de n'avoir rien remarqué, et en colère contre Merlin de ne rien lui avoir dit, même si il savait à quel point c'était insensé. Il se sentait coupable pour toutes les fois où il avait dragué des filles devant Merlin, ou quand il l'avait abandonné pour sortir avec Gwen, ou en général d'avoir agi de manière insouciante. Mais comment aurait-il pu savoir ?

Il scrutait Merlin à la recherche des signes parfois, même si il ne savait pas ce qu'il cherchait exactement. Un tatouage sur le cou de Merlin disant 'Oui Arthur, je t'aime alors que vas-tu faire ' ?

Et puis, il y avait cet autre sentiment, le seul qu'il ne pouvait pas affronter. Ça le flattait et il appréciait ça, il se rassurait, pensant qu'il était normal de réagir de cette façon quand quelqu'un vous aime. Cette partie ne le troublait pas vraiment. Mais il y avait quelque chose d'autre lié à cette flatterie. Quelque chose de palpitant et d'excitant qui n'avait pas de réticence par rapport à la nouvelle. Et cette part de lui, il ne pouvait pas l'examiner, cette partie il essayait au mieux de l'ignorer.

Il était inutile de spéculer de toute façon. La seule personne capable de l'éclairer sur la situation ne voulait plus lui parler.

D'ailleurs, depuis qu'Arthur avait tout dit à Hunith, peut être que Merlin ne l'aimait plus.

Arthur ne pouvait pas expliquer pourquoi cette idée le laissait démuni.

Il ne savait pas si il devait poursuivre ou pas, pour être honnête. Toute son inquiétude pour Merlin, ensuite sa rupture avec Mithian, et le stress des examens approchant, et finalement ce nouveau pavé. Il avait l'impression que son cerveau n'allait jamais cesser de tergiverser.

Il était au bout du rouleau et malheureusement, il n'y avait qu'une seule personne qui pouvait l'aider.

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Arthur ne désirait pas vraiment en parler à Gauvain. Ce n'est pas qu'il n'aimait pas son ami (incroyablement platonique, bien évidemment), mais Gauvain n'était certainement pas le plus approprié pour parler de chose sérieuse. D'ordinaire, Gwen était l'amie idéale pour ça, mais il avait besoin d'un mec pour cette fois. Lance aurait certainement été 100 fois mieux que Gauvain pour gérer ce genre de chose, mais malheureusement, il n'était pas l'homme de la situation. Il était trop conformiste pour ce problème en particulier, et Arthur avait besoin de quelqu'un avec un peu plus…d'expérience.

Ça ne signifiait pas qu'il avait une appréhension avec ça.

C'était difficile d'être seul avec Gauvain, alors il avait délibérément traîné sur le terrain de foot, et quand ils étaient entrés dans le vestiaire, les autres étaient partis.

Malgré la réussite de son plan, Arthur n'avait toujours pas la moindre idée sur la manière de lancer cette fichue conversation. Il avait réfléchi en se changeant, en espérant que l'inspiration lui viendrait, mais trois minutes plus tard tout ce qu'il avait dit :

« Alors, Gauvain… »

« Mmm ? »

« Le truc de Merlin… » Avait dit Arthur.

« Que Merlin est amoureux de toi, ce truc là ? » Avait dit Gauvain de manière décontractée, en tripotant son protège tibia.

« Ferme là ! » Avait sifflé Arthur, même si il savait qu'il était seul avec Gauvain dans les vestiaires.

« Tu fais une fixette là-dessus, princesse ? » Avait sourit Gauvain, et seigneur qu'est ce qu'Arthur pouvait détester ce surnom surtout à ce moment.

« Laisse tomber, » Il s'était dégonflé mais Gauvain lui avait attrapé le bras avant qu'il s'en aille.

« Oh, allez, je te taquinais seulement. Qu'est ce que tu voulais dire ? »

Arthur avait dévisagé Gauvain pendant une seconde pour voir si son ami était dans l'un de ses rares moments de sincérité. Il avait décidé de prendre le risque.

« Je me sens…je me sens vraiment bizarre avec tout ça. »

Gauvain avait hoché la tête.

« Mal à l'aise ? »

« Oui. Non ! Ce que je veux dire, pas de la façon que tu penses, je ne suis pas dégoûté. C'est juste… »

Arthur eut du mal pendant quelque seconde. Il ne savait pas comment formuler sa pensée.

« Depuis que vous me l'avez dit, je ne fais qu'y penser…enfin pas y penser, mais j'essaie de comprendre… »

« Si tu l'aimes aussi ? » Avait dit Gauvain, de son timbre imperturbable. Arthur avait cessé de respirer durant une seconde, se disant qu'il pouvait le nier, mais il y avait quelque chose dans la nonchalance de Gauvain – comme si ils bavardaient simplement du nouvel équipement – et ça l'apaisait un peu.

Il s'était assis sur le banc.

« Ouais, je crois. »

Il observa Gauvain du coin des yeux.

« Tu as… avant, je pense, qu'il y a eu cette histoire avec un mec… »

« Le gars qui m'a posé un lapin ? » Avait dit Gauvain avec sa franchise caractéristique

« Ouais, c'est ça. »

Jamais personne ne retenait les détails de sa vie privée, Gauvain leurs avait tout raconté dans le moindre détail sur ce qu'il s'était passé quand il avait été dans un bar gay de Berlin, l'été dernier. Les filles avaient été intriguée, Lance avait été à moitié exaspéré de l'habilité de son ami à s'envoyer en l'air partout où il allait, et Merlin avait rougi et était devenu silencieux, comme à chaque fois quand ils parlaient de sexe. Plus tard, Merlin avait ironiquement commenté que c'était bien triste que son ami vive plus de chose gay que lui.

Arthur n'avait pas été particulièrement intéressé cette fois là, mais maintenant il voulait en savoir plus.

« Est-ce que tu as eu peur ? »

Gauvain avait haussé les épaules.

« Non, je veux dire que j'étais déchiré, et c'était un beau mec alors j'ai pensé, pourquoi pas ? Quand t'es à Berlin, tu fais ce que font les berlinois, etc…etc… »

« Est-ce que c'était… » Arthur ne pouvait pas croire qu'il demandait ça. « Est-ce que c'était bien ? »

« Je ne me suis pas senti très bien quand il m'a sucé. »

Il avait souligné un point.

« Et depuis, tu n'as jamais voulu recommencer… »

« Je n'ai jamais plus cherché, » Avait dit Gauvain contemplatif. « Mais je peux apprécier un beau mec quand j'en vois un, et je me dis que peut être un jour je pourrais recommencer. »

« Vraiment ? »

« Vraiment, pourquoi pas ? La vie est faite pour être vécue, non ? J'ai pensé une ou eux fois à faire des propositions à Merlin pour le soulager de sa virginité mais il est si dingue de toi qu'il n'acceptera jamais. »

Arthur était certain d'avoir la mâchoire décrochée, c'est que ça n'arrivait pas dans les livres.

« Tu voudrais…avec Merlin… »

« Bien sûre. Les ados sont tous effrayés de leur première fois, ça travaille dans leur tête, je pensais que ça serait plus sympa de le faire avec un ami, tu vois ? »

« C'est très réfléchit. » Avait finalement dit Arthur.

« Et bien, si tu veux faire du bénévolat à ma place… » Avait dit Gauvain, en souriant, et Arthur avait senti ses joues rougir.

« Ha, ha, » il avait dit, et puis il avait soupiré.

« Je ne sais pas quoi faire. »

Gauvain l'avait regardé plein de sympathie.

« C'est bizarre, je te l'accorde. Un conseil, ni réfléchis pas trop. Fais ce que tu sens. »

« Comment ? » Arthur ne pouvait être aidé mais il avait demandé.

« Regarde quelques porno gay. Ça devrait t'aider à te faire une idée. »

Arthur réalisait qu'il devait avoir l'air scandalisé parceque Gauvain rigolait.

« N'y réfléchis pas, Princesse ! Juste, relax. »

Arthur avait roulé des yeux et il s'était mis debout, en tapant Gauvain sur l'épaule et ils s'étaient dirigés vers le terrain.

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Il n'avait pas la moindre intention de suivre les suggestions de Gauvain. Mais quand il était rentré chez lui ce soir là, ça le turlupinait. Alors qu'il était couché dans son lit, il s'était senti nerveux et excité, comme si quelque chose était en effervescence sous sa peau.

Il n'avait pas beaucoup le choix. Bon sang, pourquoi pas ?

Il avait bu une bière, puis une autre. Il avait entamé la troisième, quand il avait pris sa décision et qu'il avait ouvert son ordinateur, douloureusement satisfait qu'Uther travaille tard ce soir là.

Rechercher des pornos gays était intimidant, en quelque sorte. Et si il tombait sur quelque chose de vraiment bizarre ? Que devait-il entrer pour avoir quelque chose de traditionnel, du sexe sans chichis ? Il avait cliqué par hasard sur un site, devenant plus craintifs face aux titres explicites, et finalement il en avait choisi un qui semblait assez correcte. Il avait bu le reste de sa bière en une gorgée et il avait appuyé sur play.

Il s'agissait de deux hommes dans un vestiaire, le genre de chose prévisible. De toute façon, personne ne regarde un porno pour son originalité, il supposait. Ils devaient avoir aux environs de la vingtaine, l'un blond et l'autre noir de cheveux. Arthur devinait pourquoi il avait cliqué dessus et y songer le fit rougir. Alors que le blond lui faisait sommairement pensé à lui, Arthur devait admettre à contre cœur, que le garçon aux cheveux noirs n'était pas du tout comme Merlin. Il était déjà trop musclé, de ses bras avec de larges épaules. Pas du tout comme Merlin, qui avait l'estomac creux et les côtes protubérantes.

Arrête ça.

Il ne pouvait pas penser à ça maintenant. Il essayait de se concentrer sur la vidéo, où les gars s'échangeaient des compliments aguicheurs sur le corps de l'autre. Heureux de constater que le jeu des acteurs était aussi pauvre que dans les pornos standards, pensait-il avec ironie. Et puis ils avaient commencè à se déshabiller tout les deux dans les douches.

C'était ok, c'était bien, il pouvait apprécié les torses sculptés, même les corps nus car il s'y était préparé. Mais c'était encore un peu bizarre de regarder la bite d'un autre mec comme ça, et même quand ça arrivait en un flash dans les vestiaires du football ( et ce n'était pas vraiment comme si il regardait de toute façon) il n'en avait jamais vu une.

Intérieurement, il se forçait à faire quelques commentaires (et c'était de loin sa plus mauvaise…expérience, de toute façon), il se disait que la bite du gars aux cheveux noirs était plutôt pas mal. Plus ou moins raide, et bonne à regarder. Même penser à ça le faisait rougir, et le rendait bizarre. Il avait ouvert rapidement une autre bière en regardant les mecs se diriger dans la douche. Ensuite le blond fit le tour de l'autre, le poussant contre le mur pour l'embrasser.

Et c'était bien. En quelque sorte c'était…c'était vraiment hot en fait. Il ne l'aurait pas imaginé. Peut être que c'était simplement l'alcool qui lui réchauffait le corps, pourtant ce n'était pas trop difficile à regarder. Deux corps appuyés l'un contre l'autre, sous le jet de l'eau, s'embrassant avec passion.

Arthur s'était renfoncé dans son siège, conscient que quelque chose faisait frétiller son entrejambe. Peut être. Juste un tout petit peu.

Puis, tout à coup, le blond cessa les baisers pour mettre l'autre gars sur ses genoux. Puis le gars aux cheveux noirs avait ouvert la bouche et puis…

Ok, c'était bizarre.

C'était vraiment bizarre.

Pas nécessairement de la mauvaise manière, mais… évidement, il avait déjà été dans des situations similaires mais ce que ces deux gars faisaient semblait…totalement étranger à lui ?

Il était déterminé à regarder le visage du blond encore un peu, mais il s'accorda à penser que ça n'avait pas vraiment d'intérêt si il ne faisait pas les choses correctement. Donc il s'était forcé à observer la, euh, l'activité principale.

Les lèvres de l'homme aux cheveux noirs montaient et descendaient sur l'autre homme, entièrement rosées. Ses joues se creusaient tandis que le blond agrippait ses cheveux en gémissant au dessus de lui.

L'idée d'être l'homme sur les genoux était encore un peu trop dérangeante pour Arthur, alors il essayait d'imaginer qu'il était l'autre. Certainement que ça n'était pas si différent que de le faire avec une fille ? Une bouche était une bouche après tout…

Son entrejambe frétillait encore. Lentement, de manière expérimentale, il ouvrit son jeans et il poussa une main dans son boxer. Gardant les yeux rivés sur l'écran, il avait commencé à se caresser.

L'homme blond semblait sur le point de jouir bientôt, mais soudain il avait lâché les cheveux de l'autre pour le repousser. L'homme aux cheveux noirs s'essuya la bouche, en souriant, alors que le blond le remettait sur les pieds pour l'embrasser à nouveau.

Le sexe d'Arthur s'était totalement contracté d'intérêt à cela.

Et puis, alors, le blond avait retourné l'autre pour le pousser contre le mur, et ensuite il lui avait enfoncé ses doigts, et il avait craché dans sa main libre, en inclinant légèrement l'autre gars et puis Jesus Christ, non-

Arthur referma son ordinateur en le claquant.

C'était juste un peu de trop. Il s'était senti bien (plus que bien) avec les choses précédentes, puis tout était devenu un peu trop compliqué et il y avait eu les doigts, et les allées venues alors tout s'était enchaîné trop rapidement, et puis certainement que le crachat était un substitut terrible au lubrifiant, de toute façon ?

Arthur essayait de reprendre son souffle, et de se calmer. Il avait été un peu trop loin, pour une première tentative.

Son autre main était toujours dans son boxer, cependant l'excitation était tristement retombée à présent. Mais peut-être qu'il allait essayé quelque chose d'un peu moins intense ? En utilisant simplement son imagination les choses ne pourraient pas déraper ?

Il avait essayé de s'imaginer un mec, n'importe quel mec. Lance et Gauvain traversèrent brièvement son esprit mais ça semblait être une très mauvaise idée. En plus, il doutait que la force de son imagination pourrait faire taire Gauvain suffisamment longtemps pour avoir une érection.

Il avait cherché dans son esprit un peu plus loin, alors lui était apparu Percy, l'assistant du coach de foot. Il était considéré comme le plus beau mec, à en jugé par toutes les filles qui développaient un intérêt soudain pour le football quand il dirigeait les entraînements. Il était le cliché de la beauté, le genre de gars dont on était facilement attiré.

Arthur se donna une chance. Il s'imaginait que Percy revenait avec lui après un entraînement, peut-être en le complimentant sur son jeu. Sauf que ça devenait affreusement kitsch alors il avait décidé de couper les dialogues et d'en venir au fait. Il imaginait Percy retirer son t-shirt, l'imaginait en train de se pencher pour l'embrasser, et directement changer de pièce…

Sauf que tout à coup, ça ressemblait horriblement à la vidéo qu'il venait tout juste de regarder alors il avait frissonné, changeant de pièce rapidement. Sauf qu'il n'arrivait pas à imaginer Percy ailleurs qu'au foot, et les images qu'il avait de lui semblaient s'effacer sous ses yeux, même sa queue en était résolument désintéressée.

Une fois encore, il ouvrit son ordinateur avec précaution, avec la vague idée que regarder des images sur Google pourrait l'aider. Il sortit rapidement de la fenêtre qu'il avait ouverte, pour tomber sur son fond d'écran.

C'était une photo de Merlin et lui.

Bien, il se disait que c'est ce qu'il avait essayé d'éviter jusqu'à maintenant. La solution la plus évidente, certainement la seule définitive qui répondrait à la question sur ses sentiments pour Merlin.

Pourtant ça semblait si dégoûtant, en quelque sorte. Il connaissait Merlin depuis qu'il avait 13 ans, et maintenant il regardait des photos de lui prise à l'anniversaire d'Arthur l'année dernière, pour avoir du plaisir.

Merlin doit certainement faire la même chose, lui avait murmuré une infime petite voix dans sa tête. Il s'était mis à rougir à l'idée que Merlin pouvait penser à lui. Un mélange d'embarras avec un soupçon de quelque chose d'autre…

Il reconnaissait ce sentiment, même si il n'était pas prêt de l'admettre. C'était le même sentiment qui l'avait poussé à poser ses lèvres sur celles de Merlin quand ils avaient 15 ans, c'était le même sentiment qu'il avait ressenti quand il avait surpris Merlin et Gilli quelques semaines plus tôt.

Ce n'était pas vraiment de la jalousie, pas non plus de la possessivité, mais un sentiment indéfinissable profondément ancré en lui et que seul Merlin lui faisait ressentir. C'était son attention, sa protection, son rire et les conversations, et une centaine d'autres choses qu'il ne pouvait pas nommer.

Et il y avait un peu d'égoïsme aussi. Le fait de vouloir être le centre d'intérêt de Merlin. Quand ils avaient parlés de Mordred cette nuit là, et de l'homosexualité de Merlin, Arthur avait été saisi par une peur soudaine. Jusqu'à maintenant Merlin et lui était parfaitement accordé l'un à l'autre, pas à pas, et maintenant c'était comme si Merlin s'éloignait de sa route, sur un sentier où Arthur ne pouvait pas le suivre. Quand il s'était penché pour l'embrasser, c'était comme si il essayait de lui dire toutes ces choses en une fois, ne m'oublie pas. Ne me laisse pas derrière. Rappelle toi que tu es à moi.

C'était mauvais, tout allait mal, Arthur le savait. C'était mal de vouloir que Merlin soit toujours là pour lui, de rester avec ses copines et de regarder ses entraînements de football, ou d'accourir quand Arthur avait besoin de lui. C'était mal de vouloir que Merlin s'occupe de lui avant tout les autres.

Arthur était tout à coup déchiré par le dégoût de lui, amer et fort dans sa gorge. Il semblait à peine savoir ce qu'il faisait en se concentrant très fortement sur la photo du visage souriant de Merlin en face de lui. Il se caressait douloureusement, en imaginant Merlin en face de lui, en imaginant qu'il embrassait son cou, en laissant courir ses mains dans les cheveux désordonné de Merlin. Il imaginait Merlin sourire, comme sur la photo, comme il ne l'avait plus fait réellement depuis longtemps. Il se caressait fort et vite, il n'y avait rien de tendre ou de doux là dedans et même son Merlin imaginaire semblait le réaliser parceque son sourire s'effaçait, et quand il retira son t-shirt, Arthur avait pu voir ses épaules squelettiques et ses côtes, et c'était terrible mais il était trop tard, et il avait joui dans un halètement.

Il avait fermé son ordinateur en le claquant pour la deuxième fois de la soirée, incapable de supporter le visage rayonnant de Merlin sur lui. Il était resté assis là, un certain temps, avant de se nettoyer, luttant contre son besoin inexplicable de pleurer.

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Merci d'avoir lu. J'apprécie votre attention. Désolé si ce chapitre est bizarre et embarrassant, mais Arthur se sent comme ça alors j'espère que vous comprenez.