Titre : The Wasting Game

Auteur : Polomonkey

Traduction : lovePEOPLEandCOWBOY qui rappelle qu'elle est belge, et que donc certaine chose varie de la france (appellation des repas, système scolaire, etc)

OOO

Disclaimer : Merlin ne m'appartient pas.

Avertissements : Tous les avertissement précédent son d'applications. Suicide !

Note de l'auteur : C'est formidable de voir combien vous aimez, et de lire toutes vos théories sur ce qu'il pourrait se passer !

OOO

Co-ordination

Slipping now, caught out –

Fraud, fraud ! –

He plays the cheapest trick of all.

Merlin avait pu entendre Arthur crier après lui mais il s'en fichait, il avait couru et couru et il n'avait pas pu s'arrêter. Au milieu du terrain, il avait senti Arthur le rattraper et puis ses pas avait faibli alors il avait sprinté, creusant la distance entre eux. Une fois la route traversée, il avait deviné avoir semé Arthur.

Merlin s'était focalisé sur sa course, se forçant à ne pas réfléchir, à se concentrer uniquement sur le martèlement de ses pas sur le pavement. Il avait couru jusqu'à ne plus avoir de souffle, couru jusqu'à la périphérie du parc St Andrew et puis il s'était effondré sur le sol. Durant un moment, il s'était évanoui et puis une vague de nausée l'avait pris et il avait roulé sur le côté pour vomir. Mais rien n'était sorti de son estomac, seulement des haut-le-cœur sec qui déchiraient douloureusement le fond de sa gorge.

Une fois fini, il s'était retourné sur le dos, pour écouter sa respiration se raccourcir, en haletant difficilement.

Il ne pouvait plus ne pas y penser.

Arthur savait.

Les questions 'qui, comment, et pourquoi' volaient dans sa tête mais ce n'était pas vraiment important. Tout ce qui importait, c'était qu'Arthur savait et qu'à présent tout était fini.

Son cerveau ne pouvait pas s'empêcher de répéter les mots qu'il avait entendu, une répétition qui devenait plus déplaisantes et diforme à chaque fois. Ça lui faisait mal à la tête.

(Hé, Merlin)

(J'ai entendu que tu m'aimais depuis pas mal de temps)

(Qu'est ce que ça te fait ?)

Est-ce qu'Arthur savait depuis tout ce temps ? Est-ce que c'était pour ça qu'il avait essayé d'aider Merlin ? Par pitié ? La pensée le rendait malade. Arthur avait-il eu un sens tordu des responsabilités pour son pauvre ami gay qui avait tristement eu le béguin pour lui…

Il se disait que Gauvain et Arthur avait bien du rire de lui, mais la vérité semblait pire : ils étaient navrés pour lui. Ils s'accordaient à penser combien il était pathétique de nourrir un amour secret pour son meilleur ami hétéro.

Arthur avait eu l'air embarrassé quand Gauvain lui avait posé la question. Ça devait probablement être humiliant pour lui, de découvrir que Merlin avait craqué pour lui. Probablement que ça lui donnait la chair de poule. Cependant, il était trop bon pour tourner le dos à son meilleur ami, alors il avait essayé d'aider Merlin, et cela même si l'idée d'être à ses côtés le révulsait.

Merlin avait envie de pleurer mais ses yeux étaient secs, il n'y avait plus rien à l'intérieur de lui.

Comment pourrait-il à nouveau faire face à Arthur ?

Il ne le pouvait pas. Il ne le ferait pas.

Il était resté couché un moment, écoutant le vent dans les arbres autour de lui, sentant ses yeux le brûler et piquer sans que vienne une seule larme.

Puis, tout à coup, son téléphone avait sonné dans sa poche, et il avait sursauté de surprise.

Il n'aurait pas dû être surpris, ça avait déjà vibré à plusieurs reprises depuis qu'il avait commencé à courir, mais il avait ignoré tous les appels d'Arthur. Pourtant cette fois, il avait pris son téléphone pour rejeter l'appel, puis il s'était rendu compte que c'était sa mère cette fois ci.

« Hé maman, » avait-il dit doucement, essayant de paraître normal.

« Salut mon amour, ça va ? »

« Bien, » avait-il répondu.

« Je te sonnais simplement pour vérifier que tu n'avais pas oublié d'aller chez le nutritionniste à 17h50. »

Merde. Il avait oublié.

« Ne t'inquiète pas, maman, j'y serais, » avait-il dit rapidement.

« Je ne pourrais pas te rejoindre, mais je serais à la mais au environ de 20h pour le souper. Ça te dit des spaghettis bolognèse ? »

« Super. »

Il y avait eu une légère pause, où Merlin avait presque pu entendre toutes les choses que sa mère voulait lui dire. Mais elle avait seulement soupirer tendrement.

« D'accord chéri, on se voit plus tard. »

« Bye, » avait-il dit et il avait raccroché, en vérifiant l'heure sur son téléphone.

Il était plus de 17h30 à présent. L'hôpital était seulement à 10 minutes de là, il pouvait toujours y être, mais il devait partir maintenant si il voulait acheter un litre d'eau au supermarché sur le chemin.

OOO

Merlin était trop préoccupé par Arthur pour s'inquiéter du nutritionniste, pourtant il avait eu un choc en arrivant au bureau. Le barbu aux cheveux hirsutes n'était pas là, à la place il y avait un intello d'environ 40 ans assis au bureau.

« Merlin, c'est ça ? Entre. »

« Où est- » Avait commencé Merlin et puis il avait réalisé qu'il ne pouvait plus se souvenir du nom de l'autre homme.

« Le Dr Rickle est en congé annuel, alors je prends ses patients pendant ce temps, » avait dit l'homme en souriant. « Tu peux m'appeler Paul. »

Merlin avait hoché la tête, déconfit. « Paul » semblait vraiment plus investi et concentré que Merlin l'aurait voulu.

« Si tu pouvais monter sur la balance pour moi. »

Merlin l'avait fait et il avait regardé Paul qui scrutait les chiffres digitaux.

« Pourrais-tu me faire une faveur Merlin ? » avait-il demandé aimablement. « Pourrais-tu aller aux toilettes ? Nous avons constaté que la lecture était plus précise si les patients avaient la vessie vide. »

Merlin avait senti son pouls s'accélérer.

Seigneur, il savait.

« Je, heu, je ne dois pas y aller maintenant, » avait-il balbutié.

« Si tu pouvais juste me faire ce plaisir, » avait répondu Paul légèrement, en faisant un geste vers les toilettes dans le coin de la pièce.

« J'y suis allé avant de venir, » avait répondu Merlin, essayent d'être nonchalant.

Paul n'avait pas relevé un cil.

« Et bien comme tu es mon dernier rendez-vous de la journée, je suppose que nous pouvons attendre jusqu'à ce que tu sois prêt à y aller. »

Ce n'était pas la peine. La vessie de Merlin était déjà sur le point de craquer, il se doutait qu'il ne tiendrait pas cinq minutes de plus, et encore moins le temps de faire attendre Paul.

Il savait qu'il avait perdu. Il avait marché péniblement jusqu'aux toilettes, et puis il était monté sur la balance comme un mec montant sur des échafauds.

Paul avait écrit une note sur les nouveaux chiffres, et puis il avait directement proposé un siège à Merlin. Sa voix était douce.

« D'accord Merlin, en comparant ton poids avec celui de ta première visite, je suis effrayé de constater qu'il y a une diminution. En considérant que tu étais en sous poids quand tu es venu la première fois, il y a de quoi s'inquiéter. »

« Dr Rickle a dit que j'avais pris du poids, » avait dit Merlin.

« Je suspecte que ça devait être un excédent d'eau, » avait équitablement répondu Paul. Il n'y avait pas d'accusation dans le timbre de sa voix mais Merlin la ressentait tout de même.

« D'accord, très bien, je suppose que le régime ne fonctionne pas, » avait-il dit sur la défensive.

« Je pense que le régime n'est pas le problème, mais qu'il n'a pas été correctement suivi, » avait dit Paul rapidement.

Merlin avait ouvert la bouche pour nier mais Paul avait levé une main.

« Merlin, laisse moi parler franchement. Tu es dangereusement en sous poids. En ce moment, tu es très susceptible d'attraper une infection ou un virus, et même un tas d'autres problèmes de santé grave qui accompagne des BMI aussi bas que le tien. Si tu continues à perdre du poids, tu risques de t'effondrer, de faire une crise cardiaque, et certainement même de mourir. »

Merlin avait ressenti une terrible angoisse le travailler tandis que les paroles de Paul s'écoulaient, mais ça ne l'avait pas touché. Il y avait une distance entre les mots et lui, il ne parvenait pas à les rassembler ensemble.

Il avait relevé les yeux alors que l'homme continuait.

« J'aimerais te suggérer de prendre une place au centre de convalescence pour un moment. Je sais que tu es en train de consulter un thérapeute, mais je pense que ce serait très bénéfique si tu y restais pendant un certain temps afin de recevoir un traitement. »

Merlin ne parvenait pas à donner un sens à tout ça. Ils voulaient l'enfermer ? Dans une institution psychiatrique ?

« Je n'ai pas besoin d'un traitement, » avait dit Merlin. « J'ai 18 ans. Je suis adulte. »

Paul semblait vraiment fatigué de la situation.

« C'est vrai. Mais en vertu de la loi de 1983 sur la santé mentale, tu peux être retenu dans un hôpital si nous jugeons qu'il y a des risques pour ta vie. »

Merlin avait haleté.

« Retenu ? Vous ne pouvez pas faire ça. Vous ne pouvez pas m'enfermer ! »

« Personne ne veut t'enfermer, Merlin. Le centre n'est pas une prison, c'est un endroit pour aller mieux. Et j'aimerais que tu acceptes d'y aller. »

« Ou sinon, vous m'y obligerez. »

« Je ne veux pas te forcer. Je ne veux pas impliquer la justice. Je veux que tu prennes la décision de toi-même. »

La peur qui avait travaillé Merlin juste avant, venait de le percuter comme un train de marchandise. Ça se passait vraiment. Ils allaient vraiment l'enfermer. L'enfermer, l'observer et le nourrir de force et ne plus jamais le laisser seul.

Une solide panique s'agrippait à la gorge de Merlin. Il avait l'impression qu'il allait commencer à hyperventiler, et puis son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine.

Et puis une voix avait traversé le brouillard de ses pensées, calme et claire.

Tiens le coup. Si tu abandonnes maintenant, ils te traîneront dans une camisole. Tu dois jouer le jeu.

Merlin avait inspiré profondément, puis encore.

« D'accord, » avait-il finalement dit, il s'était lui-même cru quand il avait dit. « Je vais essayer. »

« Vraiment ? » Paul le regardait prudemment optimiste.

« Ouais. Je veux…aller mieux. »

« Bien, » Avait dit Paul encourageant. « C'est vraiment formidable, Merlin. Je vais les appeler dés maintenant. »

Merlin était resté assis en silence durant le coup de fil. Il n'avait pas écouté la conversation, essayant désespérément de réfléchir à un plan.

Lorsque Paul avait raccroché, il avait regardé Merlin.

« Tout est arrangé. Est-ce que j'ai la permission d'appeler ta mère, pour lui faire connaître ta décision ? »

Merlin avait acquiescé.

« Formidable. Elle peut venir pour t'emmener chez toi afin de prendre quelques affaires pour le centre, ensuite nous pourrons y aller ensemble. »

Paul devait avoir remarqué le malaise de Merlin car il s'était penché, avec un sourire rassurant sur le visage.

« Tu n'as pas besoin de t'inquiéter. Le centre est un endroit magnifique et ils ont déjà aidé beaucoup de personne comme toi. »

Il avait jeté un coup d'œil sur son bureau.

« Je pense que je dois avoir une brochure quelque part par là, attends ! »

Il avait cherché dans ses tiroirs durant quelques secondes.

« Ça doit être dans le coin, juste là. »

Paul avait ouvert une porte jouxtant le cabinet d'à côté, et il s'était penché.

« Julie, j'espérais que vous seriez encore là. Je me demandais si… »

Le reste de ses mots avaient été étouffé tandis qu'il se penchait un peu plus dans l'autre pièce, et Merlin avait réalisé qu'il n'aurait pas d'autre chance.

Aussi silencieusement que possible, il s'était levé pour prendre la porte.

Puis, pour la deuxième fois ce jour là, il avait couru.

OOO

Il avait ralenti sa course seulement quand il avait été bien loin de l'hôpital.

Il y avait des mouchettes sur sa ligne de vision, et il s'était effondré sur un banc, épuisé.

Où maintenant ?

Il ne pouvait pas rentrer chez lui. Ils allaient l'attendre là bas.

Il ne pouvait pas aller chez des amis, ils le dénonceraient.

Il ne pouvait aller nulle part. Il n'y avait pas un endroit sauf. Peu importe où il essaierait de se cacher, ils le retrouveraient finalement, pour l'emmener dans cet endroit, pour lui ouvrir l'intérieur de la tête, pour lui faire manger ce qu'ils désiraient et l'enfermer la nuit.

Et puis quoi ? Ils lui diraient qu'ils le laisseraient s'en aller un jour. Que ferait-il ensuite ? Il aurait manqué son examen de fin d'année. Il devrait doubler et recommencer une année, si on le laissait recommencer. Et tous ses amis seraient partis à l'université, ou pour travailler, faisant de leur vie une réussite, tandis que lui pataugerait au même endroit. Coincé avec des émotions qu'il ressentait depuis toujours.

Et Arthur.

Il ne pourrait jamais plus le revoir. L'avenir qu'il s'imaginait était la certitude de l'avoir aimé puis de l'avoir perdu. Il n'y avait plus rien à faire.

Le réaliser aurait dû être plus spectaculaire, comme des éclairs tonnants lourdement ou la foudre déchirant le ciel. Mais c'était totalement morne, simplement comme une conclusion qui avait mis du temps à venir.

Il n'y avait plus aucun doute. C'était le mot de la fin.

Il savait où il devait aller à présent. Il s'était levé du banc et ses pieds l'avaient dirigé sur la route.

OOO

Il lui avait fallu du temps pour trouver les médicaments dans les rayons du supermarché. Mais il les avait trouvé, alors il avait pris deux boites de paracétamol, chacune de 32 tablettes. Il s'était dit que c'était plus qu'assez. Il avait lu quelque part que si on en prenait trop et trop rapidement, on finissait par les vomir avant qu'ils n'atteignent le foie et commence à agir. Il aurait préféré prendre des barbituriques ou quelque chose de plus fort si il avait pu, mais c'était tout ce qu'il avait pour faire ce qu'il devait faire.

La jeune caissière avait souris en s'excusant quand il avait déposé les boites sur le tapis.

« Désolé, vous pouvez seulement en acheter une à la fois. »

« Pourquoi ? » Avait automatiquement demandé Merlin, et puis il avait dû se contenir pour ne pas rire hystériquement car il savait pourquoi, c'était exactement pour cette raison qu'il en avait besoin.

La fille avait haussé les épaules.

« C'est la loi. »

Merlin était resté là un moment, pas certain de ce qu'il devait faire. Il ne pouvait aller nulle part ailleurs, le supermarché sur Oakland serait encore ouvert mais c'était une longue route-

« Oh, je vais simplement faire deux comptes séparés, » avait tout à coup dit la fille, en lui souriant avec complicité. « La loi est stupide, de toute façon. »

Et elle l'avait fait. Merlin avait eu l'impression que c'était le signe qu'il attendait pour le faire.

Il avait acheté de la vodka dans le magasin de liqueurs juste à côté, parcequ'il savait que ça accélèrerait les choses. Puis, dans un éclair de génie, une brique de lait, se souvenant de quelque chose qu'il avait vu à la télévision une fois.

Il avait tout ce dont il avait besoin, le seul autre facteur était le temps. Si ils le conduisaient à l'hôpital dans les premières heures, ils pourraient le ramener et il ne voulait pas ça. C'est pourquoi il n'était pas rentré chez lui, pour que sa mère le trouve et appelle une ambulance. Il y avait un parc à quelques rues d'ici qui était fermé la nuit, il allait y aller. Personne ne le trouverait avant le matin, et donc il serait trop tard. Il avait pris son téléphone dans sa poche, il doutait qu'ils pourraient le tracer mais il ne voulait pas tenter le diable. Il avait regardé les appels manqués, et puis il avait éteint son téléphone.

Il avait trébuché à l'aveuglette et passé devant l'entrée du parc, puis il s'était glissé à l'arrière, loin du sentier principal. Une fois là, il avait pris son sac de course entre ses dents, et il avait grimpé le mur couvert de lierre. Ça n'avait pas été facile, surtout dans son état de fatigue, mais il y était parvenu.

A l'intérieur, il s'était dirigé vers le milieu du parc. Il y a quelques années d'ici, le comité de la ville avait rendu hommage à 'Alice aux pays des merveilles' en achetant les personnages pour les enfants. C'était une sorte de repaire, caché sous un arbre énorme, à l'intérieur il y avait le visage peint du chapelier fou et de chester le chat. A l'arrière, il y avait une stèle avec un passage du livre dessus.

Officiellement, il était trop vieux pour jouer dedans quand il avait été construit, mais Merlin l'avait toujours adoré. La structure avait quelque chose d'enfantin et de secret, d'accueillant et d'énigmatique.

Merlin s'était assis sur la dalle et il avait posé ses courses à côté de lui.

Il avait d'abord bu le lait, pour recouvrir son estomac.

Puis il avait commencé à prendre les pilules, un par une, chacune avec une gorgée de vodka.

Il avait commencé à pleuvoir, mais les branches au dessus de lui le protégeait du pire. Les gouttes sporadiques coulaient par terres et sur sa tête, ruisselant sur son visage comme des larmes, celles qu'il ne pouvait pas faire tomber.

Quand la dernière pilule fut partie, il avait bu le reste de vodka et il avait posé la bouteille dans l'herbe. Il avait regardé fixement l'obscurité.

Il voulait… Il ne savait pas ce qu'il voulait. Peut être quelqu'un pour lui dire que la réalité n'était pas vraiment comme ça, que ce n'était pas tout ce qu'il y avait.

Mais c'était comme ça. C'était ce que c'était. Il n'y avait rien de plus à présent, juste les battements de son cœur qui ralentissait alors il s'était couché sur le côté, avec le goutte à goutte régulier de la pluie dans les feuilles au-dessus de lui.

C'était la fin d'une longue journée, c'est comme ça qu'il l'avait ressenti. Il avait été fatigué toute sa vie, toujours avec un train de retard, quelque chose lui manquait toujours. Comme ces garçons dans les conte de fée, qui ont la poisse, avec une visage grotesque, et un esprit sans malice. Un esprit qui voulait le dévorer de l'intérieur. Un esprit qui agissait comme des cellules cancéreuses, détruisant tout sur son passage.

Il avait vécu trop longtemps avec ce poison dans ses pensées.

C'était tout à présent, il avait pensé. C'était plus que suffisant.

Il ne sentait même plus le froid, pour la première fois depuis des mois. Il s'était tourné sur le dos et il avait pu voir le ciel filtrer à travers les branches au-dessus de lui. La nuit était claire, et une poignée d'étoiles la parsemait.

Il aimait les étoiles. Il se souvenait avoir campé avec sa mère quand il était petit, il avait eu la permission de rester éveiller tard pour regarder le ciel et écouter sa mère qui pointait les constellations en racontant des histoires sur celles-ci.

Il était fatigué à présent, ses yeux se fermaient sans son accord, même si il voulait les garder ouvert le plus longtemps possible, voulant compter toutes les étoiles dans le ciel.

Il y avait Draco, et Arcturus, et Cassiopée. Qu'elle était l'histoire de Cassiopée encore ? Elle était belle et vaniteuse, alors elle avait été attachée à une chaise et congelé dans les cieux pour l'éternité… La plupart des mythes étaient cruels.

Il avait pensé à Arthur. Si la vie était comme un mythe grecque, Arthur en serait le héro, comme Persée ou Thésée. Il ferait de grandes actions avec bravoure et ruse, et lorsqu'il mourrait, il serait repêcher par les dieux pour devenir une étoile, et donc on se souviendrait toujours de lui.

Merlin devinait qu'on ne se souviendrait pas longtemps de lui. Mais il espérait qu'Arthur ne l'oublierait pas. Maintenant qu'il était proche de la fin, il pouvait presque sentir de la reconnaissance car Arthur savait la vérité.

Il se souviendrait toujours que quelqu'un l'avait aimé.

Que Merlin l'avait aimé.

Il n'arrivait vraiment pas à garder ses yeux ouverts alors il les avait laissé se fermer. Il avait ressenti une sorte d'engourdissement dans tout son corps mais il n'avait plus mal du tout.

Il pensait à sa mère. Et à Arthur, toujours Arthur.

Et puis la douleur s'en était allée.

A toothmug of tap water,

Sixty paracetamol.

He tries hissing himself offstage.