Je suis à la bourre, j'avais pas d'internet hier, oups ^^'

Jour 4 : A gift


Hanzo avait toujours pensé qu'offrir des chocolats pour la Saint-Valentin était amplement suffisant pour satisfaire les gens. Enfin, il tirait cet avis de ses observations : au Japon, les chocolats avaient une grande importance pour qui les recevaient. C'était une preuve d'affection.

Or, tout le monde était pris d'affection pour Angela. Qui ne l'était pas ? Cette femme douce, pleine de compassion et de sourires, tout le monde l'adorait. Aussi cela expliquait-il pourquoi chaque année, son bureau était recouvert de dizaines de boîtes de chocolats, immense tas qui menaçait de s'effondrer.

Mais Hanzo ne voulait pas lui offrir des chocolats. Ce serait trop simple et vraiment paresseux. Il savait qu'elle appréciait ces friandises, mais il voulait vraiment lui faire plaisir en ce jour spécial. Il avait longuement réfléchi la veille, et il avait désormais pris sa décision.

- Agent Reinhardt ?

- Oui, Hanzo ?

- J'aurais besoin de votre aide.

O*O*O*O*O

Angela tapa le code de sa chambre, en essayant de contenir avec un seul bras les nombreux paquets qu'elle transportait. Chaque année, elle recevait tellement de chocolats qu'elle avait suffisamment de réserves pour tenir pendant des mois. Mais bon, se connaissant, elle allait probablement en dévorer la plus grande partie en quelques jours. Toutes ces sucreries, c'était sa plus grande faiblesse.

Alors qu'elle déposait son chargement, elle remarqua qu'une petite note avait été posée sur sa table.

« Rendez-vous dans la salle 37 à 19h30. Hanzo. »

Elle haussa un sourcil. Que pouvait bien planifier le Japonais ?

Elle reçut la réponse quelques heures plus tard, lorsqu'elle entra dans la pièce qui servait de petite salle à manger. Quelle ne fut sa surprise en découvrant la table dressée, recouverte de mets ! Qui plus est, des plats de son pays : polenta, capuns, älplermagronen, soupe de chalet, saltimbocca… Elle remarqua Hanzo et Reinhardt, debout dans un coin.

- Est-ce vous qui avez…

- Il a tout préparé par lui-même, répondit l'allemand. J'étais là pour m'assurer qu'il ne te ferait pas mourir d'empoisonnement.

Hanzo leva les yeux au ciel et Angela ne put s'empêcher de pouffer. C'était donc pour ça qu'elle ne l'avait pas vu de toute la journée.

- Sur ce, je vous laisse, continua le croisé qui joignit le geste à la parole.

Lorsqu'il s'approcha d'Angela, il lui murmura avec un sourire :

- Je dois avouer que, même si c'est la première fois qu'il cuisine ces plats, il s'est très bien débrouillé. Profite de ton bon repas.

Lorsque les deux amants furent seuls, Angela fixa la table avec admiration, son regard illuminé et la bouche légèrement entrouverte.

- Hanzo… Je ne sais pas quoi dire. Merci, c'est tellement…

- Je voulais offrir un cadeau suffisamment important pour toi pour aujourd'hui. J'espère que cela te convient.

- Si cela me convient ? Je suis aux anges, Hanzo. Merci encore.

En parlant, elle s'était approché de lui et avait posé sa main sur sa joue, caressant son visage du bout du pouce. Lui posa ses doigts sur sa main fine, appréciant le tendre contact.

Finalement, ils se séparèrent et passèrent à table. Et Angela nota que Reinhardt avait eu tort : le dîner n'était pas bon, il était délicieux. Elle savoura chaque bouchée avec enthousiasme, et Hanzo était heureux de la voir ainsi. Ce qui le rassura également, lui qui s'était improvisé cuisinier… Il débarrassa les assiettes lorsqu'ils eurent fini les plats principaux, pour apporter le dessert. Mercy poussa un petit cri de joie en voyant qu'il s'agissait de meringues. Certes, elle adorait le chocolat, mais qui pouvait dire non aux meringues ? Celles préparées par Hanzo avaient une jolie couleur dorée et fondaient sur la langue…

Le repas terminé, Hanzo se hâta de tout ranger (il nettoierait plus tard), puis s'inclina devant la suisse.

- Merci d'avoir passé ce repas en ma compagnie, Angela.

Il sentit deux mains entourer son visage, puis des lèvres se presser doucement sur son front.

- Pourquoi me remercier, Hanzo ? C'est toi qui mérites les félicitations pour ce soir. Et je suis heureuse de ce cadeau.

Il ferma les yeux, et répéta la même pose de tout à l'heure, ses doigts s'enroulant autour des poignets du docteur.

Qu'elle soit heureuse, cela lui faisait plaisir. Pour lui, c'était le meilleur cadeau qu'il pouvait avoir.