Fluff fluff fluff x)

Jour 5 : Scarf


- Il neige…

Hanzo leva les yeux. Non pas pour vérifier les dires d'Angela – ce serait bien stupide – mais pour assister à la chute des premiers flocons.

Debout sur le trottoir, l'ange et l'archer attendaient à l'extérieur d'une salle d'arcade, où Genji et D. Va s'étaient rendus il y a plusieurs heures pour disputer quelques ou plutôt beaucoup de parties de jeux vidéos. Les deux autres étaient venus les prévenir il y a une demi-heure qu'il était temps de partir, mais les gamers semblaient avoir oublié leur présence.

Hanzo observa un des flocons qui voltigeait vers le sol, danseur blanc aérien. Puis il s'en reçut un autre sur le bout du nez. Angela avait tendu la main pour en recueillir quelques-uns au creux de sa paume, et étudiait leurs formes romanesques avant qu'ils ne fondent au contact de son souffle.

Il faisait froid, mais tous deux étaient bien couverts. Enfin, presque. Rien ne protégeait le cou de Hanzo. Cela ne semblait pas lui poser problème, ou bien il le cachait, comme il savait si bien le faire pour tout ce qui le concernait, physiquement ou mentalement.

Il fut tiré de sa contemplation lorsqu'il sentit une étoffe chaude s'enrouler autour de sa gorge. Il tourna légèrement la tête vers Angela ; l'écharpe bleue qu'elle portait entourait désormais les deux personnes. Pour garder une longueur suffisante afin de les couvrir tous les deux, elle s'était rapprochée de lui.

Il se demanda si elle avait partagé le foulard par altruisme, ou si c'était simplement une excuse pour se tenir épaule contre épaule.

Peut-être bien les deux. Et parce que c'était Angela, il ne s'en plaignait pas. Cela lui faisait même plutôt plaisir.

Leurs mains étaient côte à côte, et il lui suffit d'un mouvement pour enrouler ses doigts gantés avec les siens. Elle lui sourit, puis posa sa tête sur son épaule.

Tous deux avaient le regard tourné vers le ciel. Ils voyaient leur souffle se condenser, s'élever pour ensuite se disperser dans l'espace ponctué de flocons.

Le monde était devenu blanc silencieux, et on pouvait croire qu'il s'était arrêté, tant il était calme.

Et ainsi, pour cet instant-là, était leur esprit.