Chapitre 2 : Le réveil.
Madoka se trouvait entre le sommeil et l'éveil. Elle était consciente de son entourage mais ne parvenait pas à ouvrir les yeux.
_ Salut Madoka ! cria une voix joyeuse. Comment vas-tu aujourd'hui ? Si tu pouvais te réveiller, tu verrais comme le monde a changé ses derniers mois… Il y a des ombres de partout et les gens ne sont même pas au courant… C'est désastreux !
C'était bien sur Yu qui parlait.
_ Il paraît qu'ils veulent encore te garder ici, mais je n'ai pas compris pourquoi.
Là, c'était Ginga. Un liquide chaud coula soudain dans la gorge de l'adolescente, la faisant toussoter. La seule chose qu'elle pouvait faire était de tousser minablement. Elle ne pouvait plus montrer sa douleur ni son dégoût pour ce foutu médicament qui l'affaiblissait un peu plus tous les jours. Elle ne pouvait plus leur transmettre sa joie de les voir. Elle arrivait juste à tousser quand le liquide empruntait le mauvais chemin pour aller lui irriter les poumons. Et ça l'énervait.
Kenta arriva, saluant Madoka avec tristesse en la voyant encore allongée sur son lit d'hôpital. Après avoir discuté longuement avec elle, les garçons partirent, laissant leur place aux infirmiers et au docteur.
_ Le Maître demande de la garder jusqu'à son éveil. Mais comment veut-il la laisser se réveiller en lui administrant une telle quantité de drogue…
C'était le médecin de Madoka qui marmonnait. Elle avait donc raison : ses sales traîtres la droguaient ! Il fallait absolument qu'elle se réveille !
_ Messieurs, veillez sortir s'il vous plait. Mademoiselle à de la visite, annonça une voix robotique.
_ Tout de suite. Merci de nous avoir avertis.
Arrivèrent alors Hyoma et Hikaru. Cette dernière prit la main droite de Madoka, et chuchota :
_ Salut. Je suis venu te faire une grande annonce, comme je te l'avais promis : je suis amoureuse. Donc voilà, je sors avec Hyoma, acheva-t-elle.
Madoka serra fort la main d'Hikaru, sachant que ça n'aurait aucun effet : à cause de la drogue, elle avait encore moins de force qu'avant. Mais à sa grande surprise Hikaru serra, elle aussi, sa main dans la sienne avant de partir dans les bras d'Hyoma.
La journée passa, et Madoka refusa de reprendre son médicament drogué si bien qu'on voulut le lui administrer par piqûre. Après huit seringues brisées, la jeune fille envisagea la possibilité que le liquide médical n'était pas encore mélangé à de la drogue car les infirmières avaient ouvert une nouvelle boite du produit. Elle parvint à cette conclusion lorsqu'elle et les pauvres dames du corps médical furent épuisées. Elle pour s'être débattue par des efforts surhumains et les autres pour avoir essayé de l'immobiliser. En effet, quand Madoka avala le médicament, ses forces doublèrent largement.
L'adolescente décida donc de dormir et de s'enfuir le lendemain si elle se réveillait. Cependant, elle eut une petite visite nocturne : Le grand Kyoya Tategami lui fit l'honneur de venir la voir. Sauf que… Impossible, il pleurait.
Flash back : Kyoya rentrait chez lui après une journée occupée à chasser des ombres de niveau supérieur. Alors qu'il ouvrait lentement la porte de l'appartement où il vivait avec ses parents, un cri retenti : celui de sa petite sœur voyant ses parents en train de se faire tuer par des ombres supérieures. Il dégaina Leone, son flingue, et vida sa réserve sur ses parents. Conformément à ses attentes, les ombres éclatèrent en lambeaux et ses parents ne reçurent aucun dégât. Mais il était déjà trop tard : ses parents étaient consumés par la surpuissance de leurs assassins. Une larme coula lentement le long de la joue du chasseur d'ombres, mais les larmes de ça petite sœur inondaient ses vêtements : celle-ci s'était accrochée à son grand frère et pleurait de toutes les larmes de son corps elle avait à peine deux ans et demi les cheveux verts et les yeux bleus comme lui, elle marchait et parlait presque correctement et elle était particulièrement intelligente à son age. Et elle venait donc de voir ses parents mourir. Les ombres restantes se jetèrent alors sur eux possédant Kyoya et Kyoko marquant quatre bracelets de flammes noires autour de leurs bras droits. Mais les ombres ressortirent aussitôt du corps de la petite fille. Cette dernière mordit l'avant bras de son frère en plein sur les marques sombres. Kyoya jusqu'alors paralysé par l'ombre qui prenait possession de son corps, ressentit alors une douleur telle qu'il reprit le contrôle. Il saisit la lame cachée dans sa chaussure et commença à se mutiler pour enlever les marques et révoquer l'ombre. Celle-ci sortit de son corps et s'évapora. Kyoya se tourna vers sa sœur mais celle-ci avait disparu. L'ombre restante lui annonça que la petite fille serait soumise à des tests et que si ceux-ci n'étaient pas satisfaisants, ils la sacrifieraient en hommage aux ombres décédées sous l'arme de Kyoya. Le jeune homme balança son arme sur le messager mais il s'était déjà évaporé.
Madoka, qui n'était au courant de rien, se contenta donc de serrer la main qui se glissa dans la sienne et de partager son chagrin. Mais maintenant, elle avait peur. Peur de se réveiller, de voir un monde qu'elle ne reconnaitrait peut-être pas, de se faire avoir par ces « ombres » dont avait parlé Yu et surtout, peur de voir Kyoya pleurer.
Le lendemain, Madoka sortit courageusement de son lit d'hôpital et débrancha l'alarme pour pouvoir s'engager dans le couloir. Elle avança lentement, sur la pointe de ses pieds nus, sa blouse frottant légèrement le mur auquel elle se maintenait. Elle arriva à l'ascenseur et, s'engouffrant à l'intérieur, entendit une infirmière crier :
_ La patiente de la chambre 410 a disparu !
Déjà, l'alarme se rependait dans l'hôpital. 410. Elle était au quatrième. Surtout, tu ne descends pas au rez-de-chaussée, murmura une voix dans sa tête. Oui, parce qu'ils l'y attendraient. Elle sortit doucement au troisième étage et emprunta les escaliers de service. Une fois avoir repris l'habitude et la joie de marcher, elle se mit à courir dans les escaliers : si elle loupait une marche, elle irait direct en prison (la 410) sans passer par la case dehors. Mais elle arriva en bas sans encombre et passa devant l'accueil vitesse grand V. Dans son appréhension à vouloir respirer l'air de dehors, elle se prit la porte sur laquelle était inscrit TIRER. Elle glissa longuement jusque par terre, la joue contre la vitre, en maugréant sombrement que la prochaine fois elle ne se ferait pas avoir. Elle ouvrit donc la porte et arriva enfin dehors. La jeune adolescente continua sa marche avant de remarqué un détail flagrant : rien n'avait changé et pourtant tout était différent. Et surtout, les visages sombres et inexpressifs qu'elle voyait dans la masse de cette foule habituelle l'intriguaient. Tout de suite après elle se rendit compte qu'elle ne savait pas du tout où elle était. Elle prit donc une rue au hasard et marcha pied nus sous le regard rond des passants qui la voyaient.
Quelques heures plus tard, elle déambulait toujours dans sa ville (elle savait qu'elle était dans sa ville au moins) sans pour autant trouver son chemin. Ni s'affoler parce qu'elle avait juste besoin d'air. Elle ne vit pas une silhouette sombre se glisser derrière elle et la suivre sournoisement.
Madoka se sentait suivie depuis qu'elle avait mis le pied dans cette rue abandonnée, déserte et plus qu'à moitié en ruine. Et très sombre aussi, mais ce détail ne percuta pas tout suite la rescapée de la 410. Exténuée, elle s'assit sur une pierre qui lui fit un parfait banc (même si ça lui irritait le derrière) et décida d'attendre un miracle. Malheureusement pour elle, celui-ci n'arriva pas. A sa place vint une forme difforme qui lui demanda :
_ Bonsoir Madoka Amano. Serais-tu perdue ? demanda la chose d'une voix sucrée. Je peux t'aider si bon te semble.
L'ombre, car c'était une ombre même si Madoka ne le savait pas, s'avança vers l'adolescente qui lui jeta un regard noir de mépris. Puis il continua :
_ Tu peux me faire confiance, tu sais. En échange je voudrais juste ton âme ! cria-t-il en se précipitant sur elle.
Madoka, qui s'y était préparée, se leva et l'assomma avec une pierre, s'écartant pour que la chose se prenne aussi son banc/pierre dans la gueule. Sauf que la chose se releva sans le moindre dégât. Une balle traversa Madoka qui hurla non pas de douleur mais de stupeur et frayeur réunies. La balle alla se nicher en plein dans la tête de l'ombre qui explosa, libérant une sorte de fluide noirâtre et gluant. Une voix s'éleva derrière la jeune fille terrorisée :
_ Depuis le temps que j'attendais que tu te réveil, c'est pour te sauver d'une ombre… Je te reconnais trop bien Madoka.
Des larmes de soulagement et de joie coulèrent soudainement quand elle reconnu le propriétaire de cette voix : Kyoya, une flingue à la main, lui souriait à l'autre bout de la rue.
Fin du 2° chapitre. Je VEUX votre avis sinon, pas de troisième (je le ferais quand même vous n'inquiétez pas !)(c'est français ce que je dis T_T)
Continuez à lire. J'ai commencé une misc x-overs donc je risque d'écrire encore moins vite, ne me tuez pas svp.
Vanina-san
