Chapitre 3 : Academy hunter.
_ K-K-Kyoya ?, bégaya la pauvre Madoka à bout de force. Qu'est-ce qui se passe ? C'est quoi ces rues démolies ? Pourquoi les gens sont bizarres comme ça ? Et-et ce-cette chose aussi ? C'était quoi ? Et pourquoi je ne suis pas morte alors que tu m'as tiré dessus ? Et pourquoi tu m'as tiré dedans d'ailleurs ?
_ Tu peux me laisser par…, commença Kyoya avant d'être coupé par Madoka qui commençait un super délire sur-émotionnel :
_ Je sais ! En fait, on est déjà mort ! Et ça, c'était un démon ! Il voulait m'emmener en enfer et comme tu es un ange, tu es venu pour m'envoyer au paradis sous la forme de Kyoya ! Merci beaucoup !, acheva-t-elle enfin en s'inclinant devant son sauveur.
_ Madoka, tu délire complètement… où est passée la jeune fille sérieuse et calme que tu étais…
_ Je suis juste là ! Devant toi tu as la seule et l'unique Madoka Amano, assura la pauvre dégénérée.
_ Hey ! C'est ma réplique, voleuse !
_ Oups, désolée. Donc, pourrais-tu me donner l'explication rationnelle à tout ceci, s'il te plait.
Ouf, pensa Kyoya, j'ai cru qu'elle allait vraiment devenir psychopathe. Je n'aurais pas été dans la merde. Il transmit tous ses merveilleux songes par un habituel soupir.
_ Il se trouve que, comme tu l'avais prévu, il y a eu une explosion de catastrophes naturelles et par cette occasion, des Ombres sont entrées par une faille spatiale. Les humains ne sont pas au courant mais quand Hikaru et Rio ont retrouvé tes calculs chez toi, ceux-ci étaient bien gardés par des Ombres qui avaient possédé tes parents. On les a libérés, ne t'inquiète pas, ajouta-t-il rapidement devant la tête de son amie. On a donc découvert leur existence et on a créé l'Academy hunter qui forme des chasseurs d'Ombres dans l'espoir de sauver des vies car dans certains cas, les ombres sont nocives et comme les humains se défendent, ils se consument de l'intérieur. Les ombres sont donc ce genre de chose, précisa le chasseur en désignant d'un geste vague les débris du monstre. Et mes balles sont spécialement faites pour ne tuer que les ombres, ce qui signifie que tu n'es pas morte.
_ Super ! Je viens à peine de sortir du coma parce que mon docteur me droguait et tu me balance qu'on est en train de se faire infester par des extra-terrestres ! Et c'est moi la tarée ?, hurla-t-elle.
Le pauvre Kyoya jura intérieurement : il aurait au moins pu penser au choc psycho-émotionnel que la jeune fille allait avoir. Quel incapable !
_ Madoka, je comptais sur toi pour ne pas céder à la panique, mais si tu réagis pareillement, débrouille-toi toute seule.
Sur ces ses mots, il se retourna et sortit de la ruelle abandonnée. Évidemment, les pas précipités de la pauvre adolescente (nda : faut que j'arrête avec les « pauvres ») qui lui cria de l'attendre.
_ S'il te plait, ramène moi chez moi. Je ne sais absolument pas où on est.
_ On est à deux rues de chez toi.
_ Non… Ne me dis pas que c'est la rue hyper stylée dans laquelle les gens se toisent en permanence.
_ 'Faut croire que si…
Madoka se mit soudain à courir : elle venait d'apercevoir sa maison au-dessus de la petite boutique de ses parents. Rien n'avait changé… hormis l'aspect lugubre qui s'en dégageait, ce que la jeune fille ne remarqua pas contrairement au chasseur.
_ Maman ! Papa ! Je suis rentrée !, hurla-t-elle ouvrant la porte.
_ Ma-Madoka ? C'est bien toi ?, demanda son père en la prenant dans ses bras dévoilant légèrement un bracelet de flammes noires à son poignet, ce qui n'échappa pas à Kyoya. Il fit mine de ne rien voir mais… Madoka était en danger…
_ Oh Mon Dieu, s'écria sa mère en la serrant à son tour contre elle.
Kyoya tiqua : elle aussi était marquée ! C'était encore plus grave ! Bordel…
Lorsque Madoka se retourna vers Kyoya pour le remercier, il n'était déjà plus là. Tout du moins, c'est ce qu'elle croyait car ce dernier se trouvait en fait sur le toit de la petite maison, en train de mettre au point une stratégie qui permettrait de sortir Madoka de cet enfer…
Quand la porte d'entrée fut fermée, il descendit se poster sous la fenêtre da la cuisine où les parents Amano discutaient, si on pouvait dire ça, avec les ombres qui les possédaient :
_ Il faut que votre enfant soit contaminée dans le plus bref des temps. L'homme qui vous l'a ramenée était un chasseur, il nous a surement repérés.
Un peu ouais, pensa Kyoya.
_ Ce soir, lorsqu'elle dormira, vous devez essayer, ajouta l'ombre.
Une demi-heure plus tard, après avoir obtenu l'autorisation de sauver la jeune Amano, Kyoya rentra par la fenêtre ouverte de la chambre de cette dite en danger. Avant qu'elle ait le temps de crier, il annonça froidement :
_ Tes parents sont possédés.
_ Cool ! Sale pessimiste ! On n'arrête pas les bonnes nouvelles aujourd'hui ! Invasion extra-terrestre et cetera ! Je veux bien mais le morceau est dur à avaler ! , pesta Madoka.
_ Fais un effort… Tes parents ne sont pas tes parents, marmonna le chasseur d'Ombre.
_ Ecoutes-toi parler ! Oublier mes parents ? T'es malade…
Elle s'interrompit en regardant dans le vide, expression qu'elle arborait lorsqu'elle réfléchissait. Elle chuchota :
_ Je n'y avais pas pensé, tu es peut-être malade en fait. Approche, reprit-elle plus fort.
_ Qu'est-ce que tu fais ?, souffla-t-il en la voyant se rapprocher dangereusement de lui.
_ Ecoute-moi bien Kyoya… Tu as de la fièvre parce que tu ne dors pas assez, soit mais tes illusions avec des extras terrestre, ça ne tiens pas debout ! Réfléchis, merde !
Le garçon ouvrit de grands yeux : Madoka, 16 ans, venait de jurer pour la toute première fois de sa vie et le pire, c'est qu'elle ne s'en était pas encore rendu compte.
_ Bienvenue dans un monde nouveau. Fait un sac avec un nécessaire à toilette, quelques fringues et… des éventuels souvenirs qui seraient aptes à passer discrets dans une chambre d'académie, ordonna-t-il en regardant dehors. Et peut-être un animal s'il est dressé. Vite, ajouta le possesseur de Leone sans la regarder.
_ Je te demande deux petites secondes, fit-elle en se dépêchant de filer à la salle de bain, supposa-t-il. Il craignait le « deux petites secondes » que sa mère transformait souvent en un bon quart d'heure… Ah, les filles… toutes pareilles se dit-il sans voir Madoka déjà prête derrière lui.
_ 'Prête !, fanfaronna cette dernière.
Rectification : elles n'étaient pas toutes pareilles, bien trop ennuyeux songea-t-il. De nouveau, il soupira.
_ On sort par où ? Mes parents ne doivent pas savoir, je suppose.
_ Va pour un grand saut… droit en enfer…
Avant qu'elle est le temps de poser des questions Spéciale Madoka, genre insensées, il l'attrapa et sauta pas la fenêtre Comme il l'avait prévu la jeune fille tenta de hurler. Il lâcha donc d'une voix cassante :
_ Boucle-la ! Fais-moi confiance, un peu !
Madoka ferma la bouche, pestant intérieurement contre lui. Il lui faisait mal au bras. Il atterrit en parfait équilibre alors qu'elle s'écrasa à moitié sur le sol… Il ne la releva pas même si l'envie lui tailladait les entrailles : elle devait devenir forte dès maintenant dans l'espérance qu'elle reste à l'Academy Hunter…
Il « attrapa » le premier bus, ne se souciant pas de prendre un ticket car toutes les machines étaient HS. Madoka garda le regard baissé pendant tout le trajet. Kyoya savait qu'elle tentait de refouler ses larmes et il s'intima d'en faire autant… Il était son seul appui maintenant… sauf quand ce « cher » Ginga viendrait et que Madoka trouverait ses bras plus rassurants que les siens… C'était toujours pareil… Bien, arrêtons donc le sentimentalisme pour aujourd'hui et descendons de ce bus, pensa le chasseur.
Ils sortirent du transport en commun, nauséabond, remarqua-t-il, alors qu'ils venaient de passer un quart d'heure dedant. Et arrivèrent (enfin !) devant l'immeuble qui semblait tout à fait normal mais dont un étage renfermait l'unique Academy Hunter formant des prodiges dans l'espoir d'exterminer les Ombres.
(Nda : et oui… vous savez sans doute tous que l'humain ne supporte pas d'être inférieur… c'est triste…)
Manque de pot : c'était l'heure de la patrouille des Ombres et une dizaine de level1 trainait devant l'entrée. Il se tourna vers Madoka et chuchota :
_ Soit on attend, soit on fonce dans le tas et on ravage les ombres au passage.
_ Ton barbarisme me déçoit, répondit l'intéressée d'un ton tout aussi bas. Attends.
Elle sortit alors de son sac une brosse, un bordel pas possible et commença à s'affairer sur son visage devant un miroir de poche. Quelques minutes plus tard, elle ressemblait à une petite fille de dix ans, grâce à sa petite taille, et se tourna vers lui.
_ Incognito !, s'exclama-t-elle en secouant ses deux couettes au sommet de son crâne. A ton tour ! Tu dois passer inaperçu toi aussi.
_ Non, non… assura-t-il en reculant prudemment de la trousse de maquillage et surtout de sa propriétaire.
_ Tiens, mets ça, l'ignora-t-elle en lui tendant une veste en cuir à sa taille. Détache tes cheveux…
_ Hors de question !, gronda gravement Kyoya. J'y vais comme ça ! Et pourquoi t'as une veste à ma taille dans tes affaires ?
_ C'est ma veste, railla la jeune femme. Estime toi privilégié que je te la prête ! Maintenant viens là que je te gribouille un peu !, sourit-elle machiavéliquement.
Une grosse cicatrice barra une joue de Kyoya. Plus les cheveux détachés (et oui, il avait cédé…) et la veste, il ressemblait à peu près à une racaille virant vers le punk… Méconnaissable.
_ Je te suis !, rigola Madoka, satisfaite de son travail.
Ils arrivèrent en haut des marches de pierre sans piquer l'attention des Ombres, entrèrent dans l'immeuble et montèrent rapidement les escaliers jusqu'au troisième étage. Là, Kyoya frotta son visage dans l'espoir d'enlever ce foutu maquillage en vain, il ne fit que l'étaler plus…
_ Nettoie !, ordonna-t-il méchamment à la jeune fille qui sourit, malgré l'irritation palpable du chasseur.
Elle le démaquilla, reprit Sa veste, lui rendit son manteau et lui rattacha les cheveux en queue basse car, de frustration, il n'y arrivait pas. Elle fit de même pour elle et flemmardant (nda : si, si, ça s'écrit comme ça) de ranger sa veste, elle l'enfila. Elle laissa aussi ses cheveux attachés, ça lui changerait…
Il ouvrit une porte comme étant chez « M. Ryuga », nom qui était connu des deux jeunes gens pour appartenir à un sadique professionnel dans le domaine lorsqu'il avait une quinzaine d'année. Maintenant qu'il est âgé de dix-huit ans, il est bien plus sage, songea le petit lion (nda : j'ai nommé… Kyoya !) En s'arrêtant devant l'accueil de l'académie où se trouvait Teru qui remplaçait partiellement la secrétaire qui était morte en se faisait posséder.
_ Tiens, bonjour Kyoya. Quel bon vent t'amènes ?
_ Un mauvais, comme d'habitude, répondit l'intéressé. Il y des level1 qui n'attendent que de se faire péter la gueule en bas.
_ Je sais bien, comment t'es rentré ?
_ La miss est une pro en maquillage, il y a deux secondes j'étais un punk qui rentrait chez lui.
_ Tiens, tiens, ce ne serait pas la petite Amano ? Salut Madoka.
Il eut juste un sourire absent de sa part, ce qui l'étonna.
_ Ryuga est là-haut, assura-t-il. Il y a deux secrétaires qui sont arrivées ce matin pour le travail. Des françaises. Une c'est l'idéale et l'autre c'est une vraie pétasse en décolleté et mini-jupe…
_ J'y croie pas, elle a été prise à Ma place, hurla une voix dans un japonais approximatif.
_ Quand on parle du loup…, fit Teru
Effectivement, une jeune brune (bonne pour la maison close, admit Madoka) descendit les escaliers en se déhanchant singulièrement dans sa mini-jupe et en présentant « avec innocence » son décolleté aux deux garçons présents. Teru leva les yeux au ciel en secouant ses longues boucles blondes et s'intéressa à son habit de bourge. Kyoya passa devant la brune sans sourciller et tira la manche de Madoka pour lui faire gravir les marches qui menaient sous le toit du bâtiment. L'Academy Hunter occupait les deux derniers étages du petit immeuble. Ils débouchèrent sur le grand bureau qui était occupé par un jeune homme aux cheveux blancs et qui, grand progrès, avait enfin laissé tomber sa mèche rouge et qui paraissait très calme par rapport au souvenir de Madoka. A côté de lui, une jeune femme, du même âge que lui probablement, ses cheveux noirs tirés pour pouvoir travailler sans gêne, ses yeux verts baissés sur un énorme dossier qu'elle parcourait rapidement, ne regardant que les informations nécessaires, elle se tenait droite au bout du bureau de Ryuga. Elle était habillée en jean foncé et chemise noire à manche trois quarts et ses yeux étaient cernés par la fatigue.
_ Une recrue ?, demanda Ryuga amusé de voir une adolescente frêle derrière son chasseur. Voyons ce qu'elle vaut, ajouta-t-il en dégainant son revolver, L Drago, de sous son manteau/ cape blanc. Mélanie, peux-tu disposer ?
_ Bien sûr, Monsieur.
_ Arrête de m'appeler 'Monsieur' !
[Fin du chapitre. Et comme je suis très gentille, un bonus… (en fait c'est parce que je suis lente alors je me rachète…^^')]
Mélanie avait passé la nuit dans l'avion, à côté de cette pétasse de Jessica qui, si elle ne parlait pas de ses dernières conquêtes à qui elle avait brisé le cœur (mais quel mec pouvaient bien aimer cette salope ?) et de ses nouveaux fringues, ronflait allègrement.
La jeune secrétaire appelée au Japon par un certain Directeur d'académie. Que pourrait-elle bien foutre là-bas ? Non pas qu'elle parle mal japonais, ça, aucun problème mais… Elle ne voulait pas y aller.
_ Veuillez attacher vos…, commença une voix.
_ Ouais, c'est ça, on s'attache, grogna la peste.
Et dans le taxi, rebelote ! L'autre qui ronfle, les bouchons…
Ils étaient arrivés dans une ville plus calme avec plus de verdure. Le chauffeur a ralenti et à fouillé du regard partout.
_ Je ne connais pas la ville, annonça lentement l'homme pour que la jeune femme comprenne.
Une demi-heure plus tard, il nous avait déposées devant un petit immeuble. Le thon… La collègue au physique ingrat en mini-jupe ne pensait qu'à se remaquiller « généreusement », et Mélanie commença à gravir les marches sans elle. Elle frappa à la porte en entendant les talons aiguilles sur le carrelage.
_ Mlle Jessica Mirna ?, demanda le jeune homme blond aux cheveux blonds et bouclés dans un habit rouge de bourge.
_ Non, Mlle se maquille, railla la jeune femme. Mélanie Juliett. Pour le poste de secrétaire.
Il la détailla, lentement, ne s'arrêtant pas comme un pervers sur ses parties personnelles.
_ Tu seras appréciée, je pense. Ryuga n'aime pas les peste, tu en as de la chance…, chuchota-t-il plus pour lui-même que pour elle. Il espérait que son 'patron' comme ils l'appelaient tous arrête un peu de se fatiguer au travail et la compagnie de cette jeune française le détendrait, mais fallait toujours espérer pour qu'il tombe amoureux.
La grosse vache… La collègue arriva en soufflant comme une vache d'avoir couru en talons haut dans les escaliers.
_ Ah… je voie, murmura le blond à Mélanie. Je suis Teru, suivez-moi.
En haut, là où il les mena, se trouvait un homme aux cheveux blancs qui écrivait sur un ordinateur d'occasion, si vite qu'on ne voyant qu'un flou clair de ses mains. Teru se racla la gorge :
_ Ryuga ?, appela-t-il, et il attendit qu'il lève les yeux. Mesdemoiselles Mirna et Juliett.
Et il partit, les laissant seules face à un briefing cassant du Ryuga.
_ Vous pourquoi vous êtes ici ? Au boulot ! Vous avez deux heures pour prouver qui est la meilleure secrétaire.
Il tendit deux piles de dossiers.
_ Triez moi ça, je vous prie.
Qu'est-ce qu'il est fort, pensa Mélanie. Bon sang, c'est pas le moment de fantasmer !
_ J'en ai plus qu'elle !, se plaignit la truie… La collègue en présentant son décolleté à Ryuga, lequel leva un œil, avec un air de je-m'en-foutisme.
Mélanie prit un classeur et le posa sur sa pile : Maintenant elle en avait le double d'elle.
Une heure plus tard elle avait fini son boulot, la pétasse se faisait renvoyer en France et elle se mit à étudier les membres de l'académie…
A suivre, sauf si vous trouvez ça trop nul…
Pour les Level1 et les choses que vous n'avez pas comprises, ça sera expliqué.
Sinon demandez !
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