Disclamer : Harry Potter appartient à JKR et Charmed à Constance M. Burge, mais cette histoire est à moi.
Correction chapitre : non corrigé
RAR
adenoide : merci pour les com's
Chapitre 21
Chris courait tout en jetant de fréquents coups d'œil derrière lui. Il tourna dans un couloir qui le mena devant une double porte qui le conduisit dans un immense jardin éclairé faiblement par des lanternes. Sans prendre le temps d'admirer la beauté de celui-ci, il s'engagea dans une allée tout en faisant apparaitre dans sa main droite une arbalète noire prête à l'emploi. L'être de lumière se cacha ensuite derrière un arbre, les yeux tournés vers la porte par laquelle il venait de s'échapper. Son attente ne fut pas bien longue, car quelques secondes seulement après s'être placé dernière l'arbre, une créature hybride à moitié humaine et à moitié monstrueuse surgir de la bâtisse.
La moitié humaine du corps était celle d'une jeune femme aux courbes sublime. La créature portait des vêtements qui moulaient son corps comme une seconde peau qui ne faisait que souligner ses charmes. Deux grandes ailes puissantes, noires et rouges se dressaient majestueusement de son dos. Son visage d'une laideur repoussante était de forme ronde sur lequel une longue barbe rouge s'étalait fièrement. Elle avait un nez aplati, une bouche immense munie de dents longues telles des défenses de sanglier et pointues d'où sortait une langue gris et fine de serpent. Ses yeux étaient immenses, jaunes et fendus comme ceux des chats. En place de cheveux, elle arborait une chevelure faite de serpents entrelacés qui se tortillaient en émettant des sifflements surexcités qui firent frissonner Chris.
Elle avait une démarche lascive et hypnotisant. On avait l'impression qu'elle dansait plus qu'elle ne marchait. En fait, si un serpent pouvait prendre forme humaine, à n'en pas douter qu'il se mouvrait de la même manière que la créature. Tout en pénétrant plus en avant dans le jardin, elle laissa échapper un rire sifflotant et sensuel qui fit courir un frisson de peur et étrangement, de désir à l'être de lumière. Chris ressentit l'irrésistible envie de sortir de sa cachette et de courir vers la créature. Il lutta bravement avec cette envie en s'agrippant fermement à son arme, bien décidé à éliminer le monstre tentateur et effrayant. Alors qu'elle n'était plus qu'à quelques centimètres de sa cachette, Chris prit une lente inspiration et se releva.
L'arbalète en avant, il attendit qu'elle le dépasse avant de se dresser derrière elle et de la viser. Sans la moindre hésitation, froidement, il tira. Une flèche noire alla se planter dans le bas du dos de la créature. Elle poussa un hurlement effroyable qui glaça le sang de l'être de lumière. Pourtant, Chris ne perdit pas son objective en vue et réarma l'arbalète puis tira une seconde fois. Cependant, la flèche rata sa cible et alla se perdre quelque part dans le jardin. La créature se tourna vers Chris le visage déformé par la colère. Ses yeux brillèrent d'une lueur surnaturelle. Un rayon vert sortit des yeux de la créature et partit en direction de Chris.
L'être de lumière se laissa tomber par terre et roula sur lui-même pour échapper au rayon. Dans la manœuvre, il perdit son arme. Ne cherchant pas à la reprendre, Chris se leva et prit les jambes à son cou. En effet, il n'avait pas le temps de la ramasser, car deux autres créatures ressemblantes comme deux gouttes d'eau à la première, arrivèrent en courant dans le jardin et se précipitèrent auprès de la première créature. Profitant de leur distraction, Chris fit demi-tour et retourna dans la grande bâtisse. Tout en courant, il se demanda s'il lui était possible de faire apparaitre une nouvelle arme. Se disant que ce n'était qu'en essayant qu'il le saurait, il se concentra et matérialisa une autre arbalète noire dans sa main.
Se disant qu'il ne pouvait pas continuer à courir comme ça, Chris ouvrit la première pièce qui se présenta à lui et pénétra à l'intérieur. Ensuite, il se rendit invisible, se cacha et attendit tranquillement l'arrivée de ses poursuivants. Tout comme dans le jardin, l'attente ne fut pas bien longue, car il n'avait fallu que quelques minutes aux créatures pour le retrouver. La porte de la pièce où il avait trouvé refuge vola en éclat. Une de ses poursuivantes pénétra dans la pièce et lança un regard attentif à l'intérieur. Chris retint son souffle pour ne pas se faire débusquer. Après une longue minute, la créature fit demi-tour. Mais alors que Chris se croyait hors de danger, la créature se retourna et dit :
_ Tu penses réellement pouvoir nous échapper de cette façon, petit démon ? Je sais que tu es là. Je sens ton odeur fétide. Alors, sors de ta cachette pour qu'on en finisse. Je te promets de me montrer clémente malgré ce que tu viens de faire à ma sœur… Je te promets une mort rapide si tu sors maintenant.
Chris ne fit pas geste, mais resserra sa prise sur son arme. Si seulement il pouvait s'éclipser se désola l'être de lumière, mais il ne le pouvait pas. Quelque chose dans le bâtiment, un genre de bouclier ou ce qui y ressemble, rendait cela impossible. Si seulement il avait encore avec lui le collier permettant de contrôler les créatures, il n'aurait pas eu à vivre ça. Mais le collier s'était envolé à son arrivée dans le passé. Il semblerait qu'un objet d'une telle puissance ne puisse exister en double dans le même espace-temps. Si seulement il s'était aperçu de ça avant d'aller à la rencontre des Gorgones, car c'était le nom des créatures qui le chassaient, il aurait peut-être réfléchi à deux fois avant de passer outre les recommandations de Harry.
_ Alors, tu te décides à te montrer ou bien dois-je te forcer à le faire.
Chris ne fit pas un geste.
_ Je vois, dit laconiquement la Gorgone.
Elle ouvrit ensuite ses ailes à leur maximum avant de les faire battre à une vitesse hallucinante. Tout le mobilier de la chambre s'envola. Et avec le mobilier, Chris aussi. Son envol lui fit perdre sa concentration. Cela eut pour conséquence de le rendre visible. La Gorgone mit fin aux battements de ses ailes lorsque Chris tomba lourdement sur le sol.
_ Maintenant, démon, il est temps pour toit de rejoindre les tiens aux enfers. Estime-toi heureux que ce soit moi qui t'ai trouvé et non ma sœur, car de nous trois, elle est la plus vicieuse. Es-tu prêt à quitter ce monde ?
Sans répondre, Chris matérialisa une autre arbalète dans sa main droite et tira sur la Gorgone qui n'eut aucun mal à esquiver la flèche. Chris se leva tout en enclenchant une autre flèche que la créature évita aussi. Ne baissant pas les bras pour autant, Chris continua à viser son adverse tout en cherchant un moyen de se sortir de là. Si seulement il avait hérité des pouvoirs de son frère, mais non ! Lui il n'avait eu droit qu'à des pouvoirs de base en plus de ceux d'être de lumière qui ne lui étaient d'aucun secours à cet instant. Alors qu'il se disait cela, il se souvint que ces derniers avaient muté depuis les fiançailles.
Chris se demanda s'il n'avait pas hérité d'autre pouvoir que celui de faire apparaître une arbalète comme les êtres de ténèbres. Le meilleur moyen de le découvrir étant la pratique, il tendit la main gauche vers la Gorgone tout en continuant de lui envoyer des flèches avec l'arme, il se concentra. Chris avait espoir qu'il ait acquis le pouvoir de lancer des boules de feux comme les démons de niveau supérieur. Cependant, ce qui sortit de sa main ne fut pas une boule de feu, mais une boule d'énergie. Une boule de couleur bleue à l'aspect de l'éclair. Retenant difficilement sa surprise, Chris se débarrassa de l'arbalète et bombarda la Gorgone de boule d'énergie. Mais comme avec les flèches, la créature, vive comme un serpent, n'eut aucun mal à les éviter.
_ Bon ! Ça suffit ! s'énerva la Gorgone en déployant brusquement ses ailes qui se mirent à battirent frénétiquement.
Des bourrasques de vent envahirent la pièce et déséquilibrèrent Chris qui tomba sur le sol.
_ Il est temps de mettre fin à cette mascarade. Aller, regarde-moi dans les yeux, mon mignon, pria la Gorgone d'une voix musicale et mielleuse. J'ai une surprise pour toi.
La voix avait quelque chose d'attractif. De si attractive que Chris leva la tête en direction de la créature. Et contre son gré, ses yeux plongèrent dans ceux de la Gorgone. La dernière chose que vit Chris fut un éclair vert qui le pétrifia de la tête aux pieds. Un cri muet sortit de ses lèvres alors que son corps devenu pierre, s'écrasait sur le tapis.
LNS
Pendant ce temps dans une autre pièce de la grande bâtisse, Cole, Phoebe, Prue et Piper s'emparaient du Livre des Ombres.
_ Je m'étais attendu à quelque chose de plus sophistiqué et plus dangereux que des fées et des Leprechauns, pour garder le livre, dit Phoebe après avoir éliminé le dernier Leprechauns.
_ Peut-être qu'elle a placé un maléfice autour du livre lui-même, suggéra Prue.
_ Ou peut-être qu'elle est trop arrogante pour penser que l'on puisse venir ici pour le récupérer, dit Piper en s'avança d'un pas déterminé vers le livre.
_ Attend ! la stoppa Prue.
_ Pourquoi ?
_ Nous devons nous assurer qu'il ne représente pas de danger pour nous.
_ Et comment on fait ça ? demanda Piper de mauvaise humeur.
En réponse, Prue ferma les yeux. Une copie conforme d'elle se matérialisa quelques secondes après près du livre. La copie s'empara du livre. Rien ne se produisit. Elle reposa le livre et disparue. Piper s'avança et prit à son tour le livre. Et là aussi, rien ne se passa. Elle se tourna vers ses sœurs et leur dit.
_ Venez, on va reformer le lien.
Les deux sorcières approchèrent de leur sœur pendant que Balthazar s'assurait que personne ne vienne les déranger. Les sœurs posèrent le livre sur la table, là où il avait été posé avant que Piper ne le prenne, puis chacune posa la main dessus. Quelques secondes passèrent avant que les trois vesica piscis qui composaient la triquetra de la couverture du livre ne se rassemblent pour la reformer. Un sourire de contentement se dessina sur les visages des sœurs quand cela fut fait.
_ Maintenant, allons donner une bonne leçon à cette salope, dit Piper en prenant le livre avec elle.
_ Attends ! L'arrêta une nouvelle fois, Prue.
_ Quoi encore ?
_ Je pense que nous ne devrions pas la tuer. Paige, je veux dire.
_ Ne pas la tuer ? Et pourquoi je te pris ? Je te rappelle qu'elle est responsable de la mort de Léo.
_ Il n'empêche qu'elle reste notre sœur. Notre petite sœur. Je pense que nous devons tenter de la sauver, parce que si elle n'avait pas été transformée, rien de tout cela ne serait arrivé, dit Prue.
_ Elle doit payer pour ce qu'elle a fait, dit Piper d'une voix déterminée. De toute façon, si je me fie à son comportement avant tout ça, ce n'est qu'une salope d'homophobe et raciste. Et je refuse qu'elle refasse partie de ma vie. De la vie de mon enfant. Je ne pourrais jamais lui pardonner ce qu'elle a fait. Elle doit payer.
_ Je comprends, mais pas en la tuant. Nous devons la sauver si ce n'est pour elle, pour maman.
_ Je refuse, dit Piper campée sur ses positions.
_ Je t'en prie Piper, ne te lance pas sur cette voie, pria Prue. Je sais que ce n'est pas ce que tu veux réellement ni ce qu'aurait voulu Léo.
_ Détrompe-toi, c'est exactement ce que je veux. Je la veux morte à mes pieds, cracha Piper.
_ Ce n'est pas toi qui parles, mais la colère et le chagrin, sans parler de l'influence maléfique due au lien de ma nièce à la Source du mal. Crois-moi, maintenant c'est peut-être bien ce que tu veux, mais lorsque tout reviendra à la normale, tu vas t'en vouloir pour ça. De plus, la Source est aussi coupable que Paige dans la mort de Léo si ce n'est plus.
_ Je me fous des conséquences ! Je réclame vengeance, un point c'est tout !
_ Dans ce cas, si on faisait comme ça, intervint Phoebe.
_ Faire quoi ? demanda Prue.
_ Et si nous trouvions un moyen de faire revenir Paige à ce qu'elle était…
_ Hors de question, la coupa Piper sans la laisser finir.
_ Écoute moi jusqu'au bout avant de prendre une décision, pria Phoebe.
Piper hocha la tête de mauvaise grâce et Phoebe reprit son explication.
_ Donc, je disais : et si nous cherchions un moyen de la faire revenir à elle et la gardions prisonnière le temps que tout revienne à la normal. Ensuite, lorsque tu auras les aidées plus claires, tu prendras ta décision, proposa Phoebe. Je te promets que, quelle que soit ta décision, ni moi ni Prue ne tenterons de t'arrêter ou de te faire changer d'avis, ajouta Phoebe avant que Piper ne prenne la parole.
_ Je pense que c'est une excellente idée, s'empressa de dire Prue. Si nous parvenons à trouver un moyen de la faire revenir nous aurions un ennemi en moins et un moyen de vaincre les Titans par la même occasion en les privant de leurs pouvoirs.
Piper ne dit rien. Elle baissa la tête durant de longues secondes avant de la relever et de détailler ses sœurs. Elle hocha ensuite la tête alors qu'au fond d'elle-même, elle se jurait de tuer Paige à la première occasion. Elle saurait vivre avec ça, se persuada-t-elle.
_ Parton avant qu'ils ne reviennent, dit Balthazar qui avait suivi l'échange en silence.
Ils firent demi-tour et quittèrent la Maison-Blanche pour les enfers. À leur arrivée, Prue partit à la recherche de Snape pour lui faire part de leur idée. La sorcière avait la conviction que si quelqu'un était capable de trouver un moyen de retirer leurs pouvoirs aux Titans, c'était bien le sorcier. Lorsque Prue pénétra dans le laboratoire qu'avait conçu Snape à son arrivée, elle tomba sur une scène étrange, mais habituelle. En effet, debout au-dessus d'un chaudron posé sur un feu doux, Snape et la Pucelle se fusillaient du regard en silence. Un sourire cynique sur les lèvres de la Pucelle et les lèvres pincées pour Snape, ils se dévisageaient en chiens de faïence.
_ Je vous dis que la queue de sauve-souris n'est pas compatible avec celle des rats, dit froidement Snape
_ Et qu'est-ce qui vous permet de le dire ? rétorqua la Pucelle avec insolence.
_ Je ne sais pas, peut-être parce que je suis maître de potion, ironisa Snape.
_ Dans un autre monde, souligna la Pucelle.
_ Je ne vois pas en quoi l'endroit d'où je viens à avoir avec mes compétences en la matière ? dit Snape.
_ Bien entendu que cela à avoir avec ça ! contredit-elle en souriant de plus belle.
_ En quoi, je vous prie ?
_ Je pense, …non ! Je suis certaine que vos connaissances sont désuètes ici, parce que, qui dit autre dimension dit autres coutumes et pratiques.
_ J'en doute fort, répliqua Snape. Je suis un expert en potion. Qu'importe l'endroit où je me trouve, je reste un génie et je vous dis que vous êtes dans l'erreur.
_ Je vous dis que non ! Je suis une maîtresse de potion âgée de plusieurs centaines d'années, gamin. Et je vous dis que ces queues de rats se marient parfaitement avec celle de chauve-souris.
_ En êtes-vous certaine ou bien est-ce votre ''si grand âge'' qui vous fait dire de telles sottises ? Car il faut bien ça pour dire de pareilles âneries. Ces queues de rats n'ont rien à faire dans cette potion, dit Sape en faisant disparaître lesdites queues d'un coup de baguette.
_ Répétez un peu ce que vous venez de dire sur mon grand âge, saleté de crapaud ! s'énerva La Pucelle en s'emparant d'un autre bocal rempli de queues de rats qu'elle ouvrit et versa prestement dans le chaudron qui se trouvait entre eux deux.
_ Merlin ! Vous êtes complètement inconsciente ! s'exclama Snape en attirant la démone dans ses bras avant de se jeter au sol avec elle.
À peine avaient-ils touché le sol qu'une explosion retentissante réduisit le chaudron ainsi que la table sur laquelle il était posait, en éclat.
_ Êtes-vous satisfaite maintenant ? pesta Snape en se relevant.
_ Qu'avez-vous fait à ma potion ? pesta la Pucelle les yeux posés sur les débris de la table et du chaudron.
_ Je n'ai rien à voir avec ça, maudite bonne femme ! Tout ça est de votre fait, répondit Snape les lèvres pincées par la contrariété.
_ C'est de votre faute ! L'accusa la démone avec aplomb tout en se relevant à son tour.
_ Pardon ! Alors maintenant c'est de ma faute ! Merlin, vous êtes pire que mon filleul en ce qui concerne la mauvaise foi et d'attribuer vos erreurs aux autres. Si je m'écoutais, je vous…, commença Snape avant de se taire en se pinçant le nez.
Le potionniste sentait poindre une migraine. Au nom de Merlin ! Comment une créature aussi intelligente et douée en potion pouvait-elle agir d'une manière aussi stupide, inconsciente et enfantine ! Snape voulait bien comprendre son désir d'expérimenter, mais il y avait tout de même des limites à cela. Encore un peu, et il penserait être en présence de l'un de ses damnés cornichons incompétents qui lui servaient d'élèves.
_ Et vous quoi ? Provoqua la démone.
_ Embrasserais jusqu'à en perdre le souffle, dit Prue en se relevant du sol où l'explosion l'avait envoyée.
_ Que venez-vous de dire ? crièrent dans un même ensemble Snape et la Pucelle en fusillant la sorcière du regard.
_ Rien. Absolument rien du tout ! s'empressa de dire Prue devant la double attaque de regards.
_ Que venez-vous faire ici ? La mission s'est-elle bien passée ? Harry est revenu ? demanda Snape sans laisser le temps à Prue de répondre.
Il avait été prévu que Snape accompagne Harry, mais il avait changé d'avis à la dernière minute. Non, en fait, il n'avait pas changé d'avis, mais avait plutôt été réquisitionné par la Pucelle qui voulait son aide pour une nouvelle potion. Une potion capable de venir à bout des Titans. Harry qui avait trouvé l'idée bonne, avait demandé à Snape si cela ne le dérangeait pas de l'aider, car quand ils travaillaient à deux, ils parvenaient à créer des merveilles malgré leurs nombreuses disputes. Snape avait accepté du bout des lèvres.
Prue lui dit ne pas avoir de nouvelle de Harry avant de faire part de l'idée de Phoebe aux deux potionnistes. Ils trouvèrent l'idée excellente et se mirent immédiatement au travail en échangeant des idées.
LNS
Du côté de Harry.
Comme convenu avec les sœurs Halliwell, Harry, en compagnie d'une vingtaine de démons se rendit à la surface au milieu de la nuit. Les démons se dispersèrent un peu partout et semèrent morts et destruction. Pendant que ses gens se déchainaient sur les humains, Harry accompagné de trois démons de rang supérieur transplana au siège d'une station de télévision à très grande écoute même au milieu de la nuit et qui passait en direct. Leur soudaine apparition déclencha un affolement sans précédent parmi les humains. Un sourire arrogant et conquérant aux lèvres, Harry alla prendre place en face des deux présentateurs télé d'une quelconque émission.
_ Qui êtes-vous et que venez-vous faire ici ? demanda l'un des présentateurs, un homme d'une quarantaine d'années.
_ Qui vous a laissé entrer, démon ? demanda le second présentateur, un homme un peu plus âgé portant une soutane de prêtre.
_ Qui je suis ? demanda Harry en souriant de plus belle.
_ Oui, dit bravement le premier présentateur.
_ Vous pouvez m'appeler Harry Potter, répondit l'ancien sorcier.
_ Et qu'est-ce que vous êtes ?
_ Eh bien, je suis beaucoup de choses.
_ Mais plus précisément ? insista le présentateur.
_ Marc ! N'adressez pas la parole à cette créature, intervint le présentateur en soutane.
_ Pourquoi ? demanda ledit Marc qui voyait en Harry un sujet sensationnel qui allait augmenter prodigieusement le compteur d'audiences de la chaine, car depuis la prise de pouvoir des nouveaux Dieux, il ne se passait plus rien d'extraordinaire.
_ Ne voyez-vous pas que c'est le malin ?
_ Raison de plus pour l'interroger, dit Marc en retournant vers Harry. Alors, pouvez-vous en dire un peu plus sur vous et ce que vous venez faire sur mon plateau ?
_ Alors, comme je vous l'ai dit, vous pouvez m'appeler Harry Potter. J'ai été un héros, un policier et un sorcier dans une autre vie.
_ Et maintenant ? interrogea le présentateur qui eut du mal à ne pas le questionner un peu plus sur ce qu'il venait de dire.
Un démon se targuant d'avoir été un héros était plutôt déconcertant et très intrigant.
_ En fait, ce que je suis maintenant est la raison de ma venue ici.
_ Et quelle est cette raison ?
_ Je viens demander des comptes aux imposteurs qui vous dirigent et qui se font appeler Dieux et déesses.
_ Des comptes ? De quelles natures ?
_ Depuis plusieurs jours, ces faux Dieux…
_ Hérésie ! s'écria le prêtre en pointant Harry du doigt.
Le pauvre hère partit en fumée en quelques secondes. En effet, une boule de feux partit de la main droite de Harry avant même que l'exclamation de l'humain ne parvienne aux cerveaux des témoins. Et comme s'il n'avait jamais été interrompu, Harry reprit son discours.
_ Ces faux Dieux se sont donnés pour mission de tuer et de chasser mes gens de la surface. Cette chasse a eu pour conséquences un retour massif de ces derniers au foyer. Ce qui fait que je me trouve actuellement noyé dans la paperasse, chose que j'ai en horreur. Et pire que tout, je n'ai plus une minute à consacrer à mon compagnon, ce qui n'est pas bon pour mon humeur. Et je vous assure que vous ne voulez pas me voir de mauvaise humeur, débita Harry avec sérieux déconcertant.
_ Hum… Mr Potter ?
_ Oui.
_ Puis-je… hum, peut-on… Peut-on savoir qui sont vos gens ? demanda péniblement le présentateur couvert de sueur, d'une voix tremblante.
_ Vous n'avez pas à avoir peur de moi, lui dit Harry en souriant de toutes ses dents. Rassurez-vous, je ne vais pas vous tuer… enfin tant que vous ne m'irritez pas.
La déclaration de Harry rendit le présentateur un peu plus nerveux qu'il ne l'était déjà. Il jeta un rapide regard sur les cendres de son ex-collègue avant de revenir à Harry.
_ Et… et vos gens ? Qui sont-ils ? demanda-t-il pourtant courageusement.
_ Mes démons bien entendu, répondit Harry. Je suis leur roi.
_ Vous êtes réellement le diable ! s'exclama le présentateur en jetant un autre regard aux cendres du prêtre.
_ Pas le diable, mais La Source du mal, le corrigea Harry.
_ Et… et que venez-vous faire sur Terre ? questionna le journaliste.
_ Je suis venu lancer un défi à vos prétendus Dieux, bien entendu.
_ Bien entendu, répéta le journaliste. Mais pourquoi dites-vous que ce sont de faux Dieux ? demanda-t-il ensuite.
_ Parce que c'est ce qu'ils sont, lui dit Harry.
_ Qu'entendez-vous par là ?
_ Exactement ce que je viens de dire, vos prétendus Dieux ne sont en réalité que de sim…
Mais Harry n'eut pas le temps de finir sa phrase, car les quatre Titans, dans même ensemble, apparurent devant les caméras de télévision.
_ Tu as enfin eu le courage de quitter ton trou et te présenter devant nous, dit Paige avec arrogance, son trident à la main.
_ Je vois que ta transformation n'a rien arrangé à ton caractère de merde, lui répondit Harry.
_ Ne perds pas ton temps à lui adresser la parole, dit le chef des Titans, Chronos, avant que Paige ne puisse répondre. Il n'y a que venin qui sort de sa bouche. Nous devons le détruire avant qu'il ne contamine plus de monde que ce qu'il vient de faire ici.
Et après avoir dit cela, le Titan attaqua. Des échanges de sortilèges, d'éclairs, de boule de feux, de glace et bien plus encore s'abattirent dans le studio. Les humaines qui parvinrent à échapper aux maléfices perdus se dépêchèrent de quitter les lieux pour se mettre à l'abri. Harry tint bravement et admirablement tête aux quatre Titans. Les nombreuses années qu'il avait passées à combattre et à échapper à Voldemort l'aidèrent bien plus que ses nouveaux pouvoirs et son titre de Source de mal. Et pendant presque une heure, il rendit coup pour coup à ses adversaires. Il parvint même à blesser mortellement l'un d'eux. L'autre femme du groupe, Meta.
Cependant, malgré sa force magique, sa dextérité et son expérience aux combats, Harry commença faiblir. La mort imminente de Meta semblait avoir donné des ailes à ses deux compagnons mâles qui devinrent bien plus fougueux. Harry jugea qu'il avait suffisamment distrait ses adversaires comme ça. Il mit la main dans sa poche et se saisit de la petite figurine que Snape lui avait confiée avant son départ en lui disant d'une voix bourrue : « Prenez ça avec vous Potter. Connaissant votre chance légendaire, il pourrait vous être d'une aide bienvenue. » Quand Harry lui avait demandé ce que c'était, il lui avait répondu sur le même ton que s'il n'était pas capable de reconnaitre un Golem quand il en voyait un, ce n'était pas de sa faute. L'ancien sorcier l'avait remercié en empochant la figurine.
Harry dressa un bouclier opaque devant lui, à l'abri des regards de ses adversaires, puis il porta la petite poupée d'argile à ses lèvres et lui insuffla la moitié de sa magie. Il hésita un instant avant de se séparer d'autant de magie, car c'était risqué avec ce qui se passait, mais il jugea que cela en valait la peine. De plus, ses réserves devraient rapidement revenir à la normale, se dit-il pour se rassurer. Tout en se disant cela, il douta de lui, mais balaya ses doutes. Il n'avait pas le temps de débattre sur le sujet. Il transmit donc la moitié de ses réserves magiques, et même un peu plus, dans la figurine puis lança récita la formule magique que Snape lui avait donnée en même temps que le Golem.
Il posa ensuite cette dernière au sol et fit deux pas en arrière. La poupée vibra quelques secondes avant de se mettre à grossir et grandir. Rapidement, elle prit la taille et la corpulence de Harry avant de prendre son apparence physique aussi. Harry fixa le Golem une seconde avant de lui dire.
_ Je te laisse la suite. Essaye de gagner autant de temps que possible. N'hésite pas à te servir des deux démons qui sont encore en vie comme bouclier si cela s'avère nécessaire.
Ensuite, Harry transplana directement dans ses appartements aux enfers. Il avait une irrésistible envie de voir Chris. Cependant, à son arrivée, il n'y avait personne. Harry se lança alors à sa recherche. Il ne lui fallut pas bien longtemps pour comprendre que ce dernier n'était plus sous terre. La colère et l'inquiétude l'envahirent à la seconde où il comprit que Chris s'était joué de lui et les avaient suivis à la surface. Alors qu'il pensait à la punition qu'il allait infliger à ce dernier lorsqu'il lui mettrait la main dessus, une sorte d'alarme retentit quelque part dans son cerveau. Harry comprit immédiatement que cela avait quelque chose à voir avec Chris.
Suivant son instinct, il visualisa la carte mentale qui lui permettait de localiser tous les démons. Un point vert brillant de mille feux l'attira. Guidé par lui, Harry transplana. Il atterrit devant la Maison-Blanche. Un dérivé d'un sortilège anti-transplanage recouvrait tout le bâtiment. Sans faire de manière, il le brisa et pénétra dans la bâtisse toujours guidé par le point vert. Il arriva dans une pièce complètement retournée. Devant lui, se dressait une immonde créature mi-humaine mi-monstre. Néanmoins, ce qui retint le regard de l'ancien sorcier ne fut pas la créature, mais ce qui se trouvait à ses pieds.
En effet, aux pieds de cette dernière, il y avait une statue de pierre brisée, et qui ressemblait étrangement à son amant. Mais avant que l'information ne parvienne complètement à son cerveau, un trou noir se dessina sous ses pieds et il fut happé par lui. Un cri de pure fureur qui fut entendu par tous les habitants de la grande bâtisse surgit de sa gorge tel l'appel d'une bête sauvage à l'agonie, alors qu'il disparaissait. Le trou le déposa dans une pièce vide éclairée par des torches.
_ Harry ! Oh mon dieu, Harry ! Je suis enfin arrivée à te ramener à la maison, dit Hermione en souriant de toutes ses dents.
Le hurlement qu'il poussa cette fois-ci donna froid dans le dos et fut entendu par la totalité du monde magique britannique.
