Voilà la suite du Chasseur d'Ombres. Je me suis rendu compte il n'y a pas longtemps que mon titre était « le chasseur d'omdre » la pas douée…mais bon, la faute est rectifiée, les oiseaux chantent, tout va bien… bon, il est temps que je me la ferme comme vous le pensez tous si fort que je vous entends ! Bonne lecture et n'hésitez pas à laisser votre avis et ce dans n'importe quelle circonstance (si vous aimez ou pas, ça me permet d'améliorer et en n'importe quelle langue, je me débrouillerai ^^)
Chapitre 4 : L'Initiation.
_ Mais comment voulez-vous que je vous appelle ?, s'énerva Mélanie, à court de patience.
_ Mon nom est Ryuga, ce n'est pas compliqué si ? Fait un effort !, la réprimanda celui-ci en levant les bras, comme si c'était évident.
Manque de pot, par la même occasion, il tira. La balle traversa Madoka qui était en ligne de mire et se ficha dans le mur. Ryuga, qui avait suivi son cheminement, se tourna immédiatement après avoir vu que Madoka n'avait pas bougé, vers sa secrétaire. Qui répondit au regard perdu de son patron :
_ Y a-t-il un problème ?
_ Je viens de tirer sur quelqu'un, ça ne te fait pas plus d'effet que…ça ?, demanda-t-il en la désignant.
_ J'ai assisté au meurtre de mes parents, il y a… deux ans. Tués chacun d'une balle. Deux cibles, deux balles. C'était mon seul ami qui tenait le révolver. Alors, croyez-moi, ce n'est un tir de la sorte qui m'effraiera, étant inscrit dans les dossiers que j'ai trié ce matin pour me déterminer meilleure secrétaire que la truie… euh… Ma collègue, pardon, que ses balles étaient spécialement conçues pour tuer… des Ombres ? C'est bien cela ?
_ Exact.
_ Excusez-moi de me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais que sont les Ombres ?
_ Ce sont des extra-terrestres constitués d'un fluide noir et sombre et qui se nourrissent d'âmes humaines en les possédants jusqu'à leur dernier souffle. Sauf si la victime se libère d'ici là, répondit Kyoya avant de se faire oublier par Ryuga qui s'intéressait bizarrement à sa secrétaire et qui avait retrouvé un air sadique.
Le chef sadique se tourna vers Madoka qui frissonna : elle avait toujours eu peur de cette personne aux cheveux blancs. Sans s'en rendre compte, le petit lion (nda : désolée, je vais continuer à l'appeler comme ça ^^') pris la main de la jeune fille moins terrifiée par la balle qui venait de lui passer dedans que par le regard du cinglé-aux-envies-meurtrières. Madoka se reprit rapidement et releva les yeux car ils s'étaient brusquement captivés sur ses chaussures.
_ On te prend, lui indiqua Ryuga. Tategami ? Emmène-la à la salle de l'ordinateur central. Ryutaro lui enseignera les bases. Mais fais attention : il est sorti de sa solitude et réagira peut-être exagérément à une présence féminine ! Déjà qu'il a fait enrager Hyoma quand il a formé Hikaru, je pense que sera pire pour vous deux.
Kyoya réalisa alors qu'il tenait la main de Madoka et fit un effort surhumain pour rester de marbre. Décidément, elle lui faisait un effet qu'il n'arrivait pas à comprendre, mais il dut vite se rendre à l'évidence en lâchant la main de la jeune Amano : il était amoureux !
Lui qui répugnait ce sentiment depuis sa première expérience foireuse en la matière avant qu'il devienne le chef d'une bande racaille sauvage qu'il avait baptisé dans un de ses accès de folie les « chasseurs de têtes », il était bien avancé maintenant… Dans quelle galère allait-il se fourrer encore ?
_ Ne t'imagine pas des choses pareilles. Je ne serai pas contraint de lui tenir la main pour la rassurer si tu quittais ton sadisme, crétin.
Ne répondant pas à la pique, Ryuga toisa son chasseur en souriant d'un air carrément tordu et déclara avec amusement :
_ Tu as une semaine, après l'examen d'Amano, pour me prouver que tu es un homme. Je vois clair dans ta petite mascarade !
Kyoya acquiesça puis, se retournant pour partir emmener Madoka et panser son orgueil déchiré par la honte, il lui vint une idée. Lumineux, pensa-t-il.
_ J'ai une condition.
_ Laquelle ?
_ Fait de même, énonça le petit lion, mystérieusement.
En les regardant partir, leur patron ouvrit de grands yeux en comprenant enfin ce que son chasseur voulait dire, mais aussi qu'il était incapable de séduire sa petite secrétaire, ni même de se déclarer sous peine de se faire jeter. Le défi était gros pour les deux candidats, mais il y avait beaucoup à gagner et toujours un pour rattraper l'autre.
Kyoya traina Madoka qui était dans une phase silencieuse et renfermée jusqu'à la porte. Là, il la secoua :
_ Tu comptes ressembler à une larve encore longtemps, demanda-t-il. Fais attention, je pourrais en profiter !
Madoka s'immobilisa brusquement : elle avait toujours vu Kyoya comme quelqu'un qui était d'un garde haut sous peine d'aucune noblesse mais jamais une seconde, elle ne l'avait pensé ou senti dangereux ou capable de l'enfermer pour en tirer satisfaction ! Jamais elle n'avait répugné qu'il soit un gars de la rue qui ne supportait aucune sympathie ! Elle n'en revenait pas qu'il dise un truc pareil ! A moins qu'elle n'interprète mal, mais…
_ Qu'entends-tu par « en profiter » ?, demanda prudemment la jeune fille en le regardant comme jamais auparavant.
_ Content que tu ais retrouvé l'usage de la parole !, s'amusa Kyoya. Viens, Ryutaro est là-bas, ajouta-t-il devant l'air troublé de Madoka en montrant une porte à l'autre bout de l'étage parmi tant d'autre.
_ A-attends ! C'est quoi toutes ces histoires avec Ryuga ? Qu'est-ce qui se passe à la fin ?
_ Tu comprendras dans un peu moins d'une semaine normalement, élucida-t-il tout souriant, ce qui, n'étant pas désagréable pour l'Amano, n'était pas non plus rassurant.
Le chasseur frappa et entra sans avoir attendu de réponse. Madoka laissa tomber sa mâchoire qui ne toucha pas de peu le par terre avant d'afficher un sourire béat avec quelques étoiles dans les yeux.
_ Bienvenue dans la salle des machines, lança le petit lion avant que Madoka ne parte rejoindre le paradis d'ordinateur qui se trouvait là. Ne touche à rien, s'il te plait.
La jeune fille ne l'écoutait déjà plus et se baladait entre les tables en murmurant des choses que le lion ne saisit pas. Plus loin, une voix parlait au vide ou à elle-même. Ils entendirent alors des pas précipités et Kyoya vit partir Madoka dans leur direction. Deux cris résonnèrent dans la salle :
_ Madoka !
_ Hikaru !
Les deux jeunes filles tombèrent dans les bras de l'une et de l'autre. Derrière, Hyoma éclata de rire. Ils se retrouvèrent tous les quatre à chercher une conversation convenable autre que : « je suis super contente que tu sois réveillée ! » et « ton médecin est un enfoiré ! ». Kyoya demanda donc :
_ Que faisiez-vous au juste dans la salle des ordinateurs ?
_ Rien de spécial, répondit Hyoma.
_ Si je comprends bien, tu lui cours toujours derrière, n'est-ce pas ?
_ T'occupe !, lança Hikaru.
_ Ils ne savent pas !, réalisa alors Madoka. Je suis la seule à savoir ?
_ Oui, fit Hikaru, sourire aux lèvres. On s'étaient promis, souviens-toi ! La personne que j'avertirais, c'est toi et vice-versa.
_ On ne sait pas quoi ?, grogna le lion, mécontent d'être tenu à l'écart.
Hikaru et Hyoma rougirent. Enfin Hyoma tourna la tête mais on devinait facilement qu'il rougissait.
_ Rien ! Chacun ses petits secrets ! Tu le sauras en temps venu !, crana Madoka heureuse de pouvoir sauver le jeune couple. Je ne devais pas aller voir Ryutaro par hasard ?
_ Si, viens.
Il partit la laissant le suivre et pour le grand bonheur de Hyoma, il ne se retourna pas. Les deux adolescents arrivèrent donc près d'une porte derrière laquelle se trouvait une bulle bleue inidentifiable. Ryutaro se tenait au centre de la bulle et la touchait par endroits, faisant apparaitre des pages plus ou moins grandes, les faisant bouger vers d'autres pour les associer ou les faisant disparaitre.
_ Ryutaro, appela Kyoya, Madoka Amano doit être formée.
_ Qu'elle entre, répondit-il sans les regarder.
_ S'il te fait quoi que soit tu hurles, c'est clair ?, grogna le petit lion à Madoka qui se dirigeait vers la bulle.
_ D'accord, fit-elle en lui souriant ce qui le déstabilisa un instant.
_ Bienvenue, Madoka.
_ Bonjour.
_ Assied-toi je t'en prie.
Elle s'exécuta.
_ Je vais t'expliquer les bases de la chasse aux Ombres. Tu en as déjà vu une. Les ombres se classent par niveaux : les level1, qui obéissent autant à leur instinct primitif qu'à leurs supérieurs, les level2, qui sont moins primitifs et savent parler, les level3, qui peuvent prendre forme humaine et parler normalement contrairement aux level2 qui se contente d'un langage approximatif, les niveaux supérieurs, qui ne s'en prenne qu'aux personne d'exception et les Ombres royales qui ne possèdent que les chefs d'état et même genre de personne. Chaque ombre laisse une marque apparente sur le bras droit de son hôte, des bracelets de flammes noires. 1 pour les level1, 2 pour les level2, 3 pour les level3, 4 pour les supérieures et 4 plus une couronne noire pour les royales. Plus les marques sont creusées, moins il reste à l'hôte du temps pour vivre. Tu connais Leone, l'arme de Kyoya et L Drago, l'arme de Ryuga et tu auras ta propre arme à la fin de ton examen. Elle se baptisera lorsque tu la toucheras pour la première fois. Tu auras aussi une formation d'arme avec Sora, notre maître d'arme.
_ Les ombres ne ressentent rien à part les balles spéciales ?
_ Non. Elles n'ont jamais mal et aucune pitié lorsqu'il leur faut se battre.
_ Comment ça fait d'être possédé ?
_ Soit tu te mets en accord avec ton Possesseur et tu reçois des ordres et ça te garantit une vie aussi longue qu'elle devait l'être. Soit tu résiste et elle te possède entièrement. Dans ce cas, tu es enfermée dans ta tête et tu vois tout ce qu'il se passe sans pouvoir intervenir. Ta longévité est… brulée en quelque sorte. L'ombre te bouffe de l'intérieur.
_ Y a-t-il un moyen pour se déposséder sans balles ?
_ Oui, il faut ressentir une émotion forte comme de la haine, de la peur, un choc sentimental, et autre. Il y a des armes spéciales que tu découvriras plus tard avec Sora.
_ De… l'amour. C'est rappé d'avance. Je pourrai faire concurrence avec n'importe qu'elle fille en nombre de râteau à la journée, je gagnerai !
_ Ce n'est pas possible. Tu es super mignonne ! Regarde comme je suis laide, moi !
_ Pardon ?
_ Je suis une vraie planche à pain et je me fais passer pour un mec, qu'est-ce que tu veux aussi.
_ Tu…
_ Viens.
Il…euh… elle ouvrit les bras et quand Madoka la serra contre elle, elle sentit en effet une petite poitrine probablement aplatie sous des bandages.
_ Et tu plais à quelqu'un, on dirait. Tategami aurait donc des faiblesses…
_ Quoi ?
_ Ne réagit-il pas bizarrement ces temps-ci ?
_ …
Les pièces du puzzle se mettaient en place dans l'esprit d'Amano Madoka. Kyoya vient la voir pour pleurer… Il la sauve à la sortie de l'hospice… Il la ramène chez elle… il la sauve de nouveau chez ses parents… Il l'accompagne à l'académie… Il reste avec elle pendant la visite chez le P.S.P (patron sadique et psychopathe, rien à voir avec le jouet)… Il lui prend la main quand elle veut s'enfuir en courant… Il reste là alors qu'il surement des choses à faire… Il vient de se décoller du mur sur lequel il s'était adossé parce que Ryutaro l'avait prise dans ses bras… EH ! Ça ne va pas dans sa tête ! Ses petites manigances avec Ryuga… le « je pourrais en profiter »…
_ Je fais quoi moi !
_ On va s'amuser un peu. Il joue avec toi, on va faire pareil.
_ Comment tu sais ça ?
_ Moi ? Mais je sais tout !
_ Mélanie est en danger.
_ Non, ça devrait aller. Ryuga ne la touchera pas, que sous autorisation. De toute façon, s'il lui arrive un truc j'éclate la gueule de Ryuga.
_ Moi aussi, solidarité féminine. Au fait, vaut mieux ne rien dire sur ta…
_ Non, en effet. Revenons à notre lion : il pense que tu aimes Ginga et si tu dis que je suis très gentil, il va s'imaginer des trucs. Après tout, la recherche de l'amour ça va avec ton âge.
_ Mmh… ça marche.
_ Bon, commençons par ta formation.
S'ensuivit une bonne heure d'explications sur l'Academy Hunter (nda : sur lesquelles je reviendrais). Une heure passée à parler des moindres détails de telle arme et à faire enrager Kyoya. En effet, chaque fois que Ryutaro faisait quelque chose, elle entrainait l'Amano avec elle et le lion se tenait prêt à intervenir.
Lorsque Madoka sortit enfin de la bulle, elle était enivrée des connaissances qu'elle venait d'acquérir, mais aussi de toute les crasses que lui avait soufflé l'Ordinateur Central, nom que Ryutaro endossait au travail, qu'elle pourrait faire à Kyoya. Ça lui apprendrait.
_ Alors, aboya celui-ci en raison de rage accumulée.
_ Alors, j'ai hâte de commencer mon entrainement avec Sora-Kun et de passer mon examen, ça m'intéresse beaucoup ces choses-là.
Madoka avait insisté sur le Kun et le lion tiqua.
_ Tu as déjà tout compris du fonctionnement de l'Academy ?
_ Bien sûr que oui, c'est super facile.
_ …
_ En plus Ryutaro est très gentil, il m'a montré des documents qui sont réservés aux Chasseurs déjà formés. J'ai beaucoup de chance d'être son amie.
_ Si tu veux mon avis, tu as du pain sur la planche alors on va te prendre une chambre pour t'installer.
_ D'accord.
Ils sortirent de la salle pour se rendre dans un dortoir vide.
_ Tout le monde vit chez ses parents où est assez âgé pour payer son loyer, expliqua Kyoya. Choisis celui que tu veux.
_ Tu avais parlé de chambre.
_ Choisis-en un, se répéta-t-il.
Elle s'exécuta et pris un lit qui se trouvait sous une fenêtre. Elle constata qu'un écart important séparait les lits et qu'ils auraient pu en mettre plus. C'est alors que Kyoya tira sur une petite poignée fichée dans le mur. En sortit alors des panneaux qui constituèrent les murs, le toit et le plafond de la chambre de Madoka.
_ T'as faim ?, demanda-t-il après un grognement sonore de l'estomac de la jeune fille.
_ Oui. Mais quelle heure est-il ?
_ Dix heures.
_ Quoi ?
_ Il n'y aura pas grand-chose à manger si Benkei est passé au réfectoire.
_ Euh… je n'ai très faim, j'ai juste le vente creux, fit-elle remarquer.
_ C'est ça… Ramène-toi.
Ils changèrent encore de salle. Il en avant décidément beaucoup, comme si elles apparaissaient à mesure de leurs besoins. Lorsqu'ils entrèrent dans la pièce, ils trouvèrent en effet Benkei, engloutissant des burgers par paires, Kenta et Yu écroulés de rire l'un sur l'autre parce que Ginga comptait ses burgers avec un air aussi sérieux que s'il avait été à des funérailles, Sora qui essaya de les lui piquer se prenait des baffes, Hikaru et Hyoma dans un coin plus calme et Tsubasa qui somnolait les pieds sur sa table et les mains calées derrière la nuque. Tout ce beau monde se retourna d'un seul même mouvement pour voir Madoka et les deux plus petits se jetèrent sur elle en hurla son nom. Les oreilles bien en compote, elle fut soulevée de terre par deux énormes bras :
_ Madoka, pleura Benkei. Mince alors, je m'étais promis de ne pas pleurer, mais si je pleure de joie ça va, hein ?
Tout le monde éclata de rire. Même Kyoya et Tsubasa se donnèrent cette « peine ». Après, elle reçut un câlin de Kenta, puis Yu et Ginga qui s'attarda pour lui dire qu'il était vraiment content de la voire réveillée, ce qui hérissa les poils du lion dont les jointures des mains blanchissaient tellement il serrait les poings. Benkei sourit à son ami dont bien sûr, il connaissait les fantasmes secrets. A part lui, tout le monde pensait que l'Amano finirait le roux, et personne ne remarquait les discrètes crises de frustration du Chasseur.
Bref, sur ces petites paroles qui voulaient dire tellement de choses, ils eurent un bon repas, Kyoya se fit engueuler parce qu'il avait pris Le burger de cet ahuri, comme il se plaisait à appeler Ginga, et il se fit courser à travers du réfectoire avant de réagir qu'il était le plus fort et d'envoyer le pégase à l'autre bout de la salle. Et d'aller se coucher, suivit à son insu de Madoka qui l'attrapa par le bras. Plus fort que lui, il se dégagea de son emprise et de lancer un regard équivalant à un « quoi ? » plutôt rageur.
_ Tu ne veux pas aller avec moi au dortoir, je ne veux être toute seule.
_ Mmh…
_ Oui ou non ?
_ Oui.
Elle resta sans voix et il la traina jusqu'à son lit où elle rangea le mur gauche pour pouvoir le voir. Le lion s'affala sur son lit et poussa un soupir d'aise qui fit rire la jeune fille.
_ Tu es plus détendu quand il n'y pas les autres, remarqua-t-elle.
_ C'est toi qui me détendant.
_ Comment ça ?
_ Tu ne fais pas des chichis pour un burger.
Ils éclatèrent de rire. Ils discutèrent pendant un moment, et quand plus aucun bruit ne monta du réfectoire, Madoka s'endormait sur les genoux de son lion préféré qui n'eut que l'envie de la prendre contre lui et de la serrer tendrement contre son cœur.
Au milieu de la nuit, il émergea d'un cauchemar dans lequel sa sœur se faisait mutiler à vif par les Ombres, qui prenaient un grand plaisir à arracher des bouts de sa chair. Il éclata en sanglot, ce qu'il n'avait pas fait depuis la mort de ses parents. Il y avait deux jours en fait.
_ Que… Quoi ? Qu'est-ce que… Tu pleures ?
Pour toute réponse, il l'écrasa contre lui, se nicha dans son épaule et mordit son pull pour tenter d'étouffer ses pleurs.
Oui, elle aurait pu le repousser, s'enfuir, le laisser dans sa tristesse mais… non. Non, elle n'était pas ce genre de personne, elle était la seule qui lui faisait ça, l'unique, pour se répéter encore une fois. Elle fit un effort surhumain pour lui faire cracher son pull, desserra ses bras pour se retourner vers lui et le fit s'asseoir. Avec une délicatesse infinie, elle se glissa contre lui et se mit à genou entre ses jambes. Enfin à sa hauteur, elle passa ses fins bras autour de son cou, et le lion toujours en pleurs n'attendit pas pour l'écrabouiller de nouveau contre sa poitrine. Pas très romantique tout ça.
Il pleura longtemps et Madoka resta jusqu'à ce qu'il s'endorme et ne l'entraine avec lui.
{…}
Comme chaque matin Ryutaro faisait le nettoyage des salles. Non, pas avec l'aspirateur, le produit à vitre et sa copine la serpillère, non. Elle virait les Ombres qui s'introduisaient parfois dans l'Academy Hunter durant la nuit. Donc avec l'aide de son sabre Pisces, spécialisé pour tuer les Ombres, pas avec le cousin balayette !
C'est alors que, son chemin la menant au dortoir, elle tomba sur une scène des plus émouvantes que le garçon derrière lequel elle cachait sa forme féminine s'arrêta pour les contempler : sur un lit baigné dans la pâle lueur du soleil levant se trouvaient Kyoya et Madoka. Elle, était recroquevillée dans une position probablement désagréable. Lui, l'écrasait contre son cœur qui avait l'air de souffrir atrocement.
_ Madoka, debout, chuchota-t-elle avant de s'éclipser, non sans les avoir effleurés du plat de son sabre pour vérifier qu'ils n'étaient pas possédés.
Madoka flottait au-dessus d'un champ de blé doré par le soleil. (Le blé pas elle) Le vent soufflait dans ses cheveux, il faisait chaud et elle ne voulait pas bouger. Elle se surprit à fantasmer sur l'odeur de la brise, une odeur épicée et masculine. Peu après, un lion vint à sa rencontre, sautillant dans le ciel, il se liquéfia en larmes qui restèrent suspendues dans le vide jusqu'à s'écraser sur la jeune fille. Plus tard, un poisson vint à sa rencontre, un requin plutôt.
_ Madoka, debout
Disparition du requin. Retour à la vie réelle. Et donc, après considération et re-brassage des éléments du rêve :
_ Kyoya, debout.
_ Non.
_ Allez, debout !
_ Non, encore un peu.
_ Lâche-moi alors.
_ Laisse-moi dormir, bordel, on ne réveille pas les gens le matin…
_ J'ai une formation et ce n'est pas un flemmard qui m'empêchera d'y aller.
_ Ouais, c'est ça… Aïe !
Madoka tenait la joue de Kyoya et tirait dessus.
_ Lâche-moi, répéta-t-elle sourire aux lèvres.
_ Sadique ! Tu me fais mal !
_ Lâche-moi, demanda-t-elle de nouveau, toujours avec cet air bizarre.
_ C'est quoi cette tête ?, se renseigna-t-il.
_ Je ne sais pas, je suis sur un lit, avec un mec de dix-huit ans qui me serre dans ses bras, qui a enroulé ses jambes autour de moi, je suis à deux centimètres de son visage, alors j'ai de quoi être gênée…
_ Pardon ?
_ C'est gênant, abruti !
Une grosse gêne s'installa. Mais Kyoya libéra la jeune fille qui occupait ses fantasmes. (Nda : que je ne citerais pas) Et elle partit en quête de sœur brosse à dent et son copain dentifrice, ainsi que leurs potes rangés dans une petite trousse de toilette.
En entrant dans la salle de bain adjacente au dortoir, elle trouva Kyoya qui s'était rendormi au-dessus du lavabo et sa brosse à dent menaçait de tomber, ce qui arriva, d'ailleurs. Et Kyoya se fit tirer la joue de nouveau, l'autre cette fois-ci, il faut alterner.
Ce matin-là, dans le réfectoire :
_ Salut Kyoya ! Ça va ?, lança Yu, tout content de pouvoir lui hurler dans les oreilles alors que le lion tombait presque dans son café.
_ … mal aux joues… Madoka.
_ Quoi ?
_ J'ai mal aux joues à cause de Madoka, grogna-t-il comme d'habitude, il faut le dire.
_ Ha… Depuis quand Madoka te réveille le matin, demanda Ginga qui avait encore des débris de radioréveil en main.
_ Pourquoi ? T'es jaloux ?, se ravit Kyoya, en pensant : « vengeance ! ».
_ Non je…
_ Tu…
_ Rien.
Kyoya n'avait jamais autant adressé la parole à son ennemi depuis… longtemps…
Quand Madoka salua tout le monde, elle lui demanda de lui montrer le chemin, à lui, pas à Ginga. Il jubilait.
Ils eurent tôt fait de se rendre dans la salle d'armes et d'entrainement où ils trouvèrent Sora en équilibre sur une perche plantée dans le sol. Il sauta à terre et fit voler Madoka au bout ses bras en manifestant ça joie par des cris. Lui, Kyoya ne lui en voulait pas parce qu'il avait une petite amie merveilleuse qu'il ne quitterait jamais, donc il ne toucherait pas à Madoka parce qu'il était loyal et de toute façon c'était « sa petite sœur adorée »
_ Comment ça, tu viens faire une formation ?
_ Bah, comme ça, histoire d'éliminer quelques ombres et de servir à quelque chose.
_ Tu es consciente des risques à prendre ?
_ Tu les prends bien, toi.
_ Oui, mais ils ont eu mes parents !
_ Les miens aussi.
_ Tu as des chances de mourir !
_ Toi aussi ! Tu comptes encore m'engueuler longtemps ?
_ Ok, t'as gagné… Kyoya, tu pourras la prendre en stage après son examen ?
Le lion, qui suivait l'échange depuis le début, fut étonné d'entendre son nom :
_ Mmh ?
_ Est-ce que tu me prendrais en stage après mon exam' ?, questionna Madoka.
_ Oui, bien sûr.
Commença alors un entrainement sans pitié pour Madoka et Kyoya qui était allé s'entrainer dans une salle individuelle.
_ Allez nee-chan ! Tiens ce sabre correctement !
Elle apprit à manier le sabre, l'épée, le katana, les shurikens, et d'autres armes japonaises, puis l'utilisation des armes à feu, tel que les revolvers, même des armes automatiques, et l'Academy regorgeait encore d'armes. Elle voulut commencer l'apprentissage des arts martiaux avant qu'on lui dise qu'il était déjà neuf heures et demie du soir et qu'elle était là depuis sept heures du matin.
_ Quoi ?, s'étrangla-t-elle.
_ Il est déjà neuf heures et demie, répéta Kyoya qui venait d'entrer.
_ Ça ne va pas ?
_ Non, j'ai passé une bonne partie de la journée à chasser des Ombres supérieures et tu ne peux pas savoir comment c'est fatigant !
_ Non, je…
Un bruit retentit dans le couloir et ils purent entendre :
_ Ah ! Ce n'est pas mauvais de rentrer ! Je suis de retour !
Le tout digne de Benkei en personne, sauf que ce n'était pas lui mais :
_ Tiens, Amano !, fit Tobio.
_ Salut Amano !, s'exclamèrent d'une même voix les jumeaux Dan et Reiki qui l'entourait.
Tobio portait une valisette noire, portait son éternel attirail et avait, comme toujours, une sucette en bouche. Mais il avait les yeux tellement cernés qu'on aurait juré que c'était voulu.
_ Je me souviens… Tuer des Ombres prélève de l'énergie…
_ Oui, et les chasseurs de King subissent d'énormes conséquences psychiques qui affectent le physique, ajouta Cap 'Taine Capri. Et comme je reviens de mission, je suis fatigué et mes gardes du corps aussi.
_ Il te protège pendant l'exécution ?, demanda Madoka, passionnée.
_ Ouais, un truc dans le genre… J'ai faim.
Le ventre de Madoka grogna, ce qui fit rire tout le monde.
_ Moi aussi…
Ils mangèrent donc en « famille », c'est-à-dire qu'en gros, il y avait tout le monde et personne ne mangeait dans son coin. Mais il manquait quand même quelques gens, comme Ryuga et sa secrétaire.
D'ailleurs, ceux-ci ignorant l'heure et leurs bâillements, ils ratèrent le repas entièrement. Vers onze heures du soir, Ryuga qui faisait des allés-retours depuis vingt minutes environs, fut contraint de demander de l'aide à son adorable secrétaire :
_ Ju-chan, appela-t-il (par le surnom qu'il lui avait donné en associant le Ju- de Julliet et en rajoutant –chan), à la manière d'un enfant. Je dois chercher un document aux archives et il n'y pas d'électricité, l'éclairage se fait grâce à des fenêtres.
_ Prenez une lampe, proposa-t-elle sans se rendre compte qu'elle aurait pu dire ça à un enfant, justement.
_ Je… j'ai peur du noir, tu peux venir avec moi ?
_ Bien sûr.
Ryuga ouvrit la bouche de surprise tellement il s'attendait à ce qu'elle rit de lui. Donc, cinq minutes plus tard, ils étaient au rez-de-chaussée, lampe en main et…
_ Moi j'ai peur des araignées.
_ Tu cries quand il y en a ?
_ Non, j'ai trop peur pour ça, justement.
_ Nous voilà bien, il n'y personne d'autres la haut, à part les voisins d'étages, c'est la galère…
Ils entrèrent et descendirent les cinq marches qui suivaient. Ils avancèrent dans un débarra qui s'emblait avoir été visité maintes fois, mais à mesure qu'ils avançaient, les traces de vie humaine récentes devenaient douteuses. Mélanie accrochait Ryuga par sa veste pour ne pas le perdre, car ils étaient tellement stimulés par la peur qu'ils marchent vite. Très vite même.
_ Que cherchons-nous ?
_ Des documents archivés dont j'ai besoin pour améliorer une arme qui s'avère inutilisable. Il faut que je la modifie, j'ai donc besoin de ses archives de création. Qui datent de plusieurs mois, mais je ne comprends pas qu'il y ait autant de poussière…
_ Où se trouvent les archives ?
_ Dans la dernière rangée, la n°13 je crois, rayon C et le nombre… 234. Qu'est-ce qu'il y a ?
_ Araignée, expliqua-t-elle en se remettant à trottiner car elle s'était immobilisée.
Ils continuèrent dans le silence jusqu'à la rangée 10, puis ils comptèrent car les chiffres s'effaçaient.
_ 11, 12, 13…
Ils s'immobilisèrent devant, une énorme toile d'araignée, laquelle était parsemée de ces petites choses à huit pattes et huit yeux rouges chacune, et au centre il y avait…
_ La plus grosse araignée du monde…, annonça en français Mélanie tétanisée.
Ryuga n'eut pas besoin de parler français pour comprendre et se dépêcha de chercher lentement pour ne pas casser la toile, ce qui serait tombée. Il tâtonna dans le rayon C jusqu'à sentir les gros classeurs des archives qu'il avait lui-même écrit lors de la création des armes contre les Ombres, il chercha le dossier 234, puis reposa tout aussi lentement et silencieusement le classeur sur l'étagèrent où il avait élu domicile.
_ Ju-chan, appela le blanc (nda : comme on dit le blond, le roux, on peut dire le vert, le blanc, la rose, en fonction de la couleur des cheveux…)
Evidement elle ne réagit pas, trop occupée à regarder l'araignée qui venait d'ouvrir ses huit yeux. Elle porta ses mains à sa bouche, et dans son mouvement, lâcha sa lampe qui percuta le sol dans un vacarme assourdissant parce qu'il venait de briser le silence. Le monstre, c'en était forcément un, bougea. Mélanie se liquéfia sur place, esquissant un pas, les yeux toujours rivés sur son cauchemar.
_ Ju-chan, répéta Ryuga d'un ton plus pressant, cette fois-ci.
Pas de troisième appel, elle détala et il se dépêcha de la suivre, parce que, oui il n'avait pas peur des araignées, mais là…
Mélanie remonta les escaliers quatre à quatre et s'enferma dans le bureau. Teru qui vivait à l'Académie mais avait sa propre chambre, fut réveillé par un claquement de porte significatif de « Ha ! Au secours ! ». Il sortit donc de sa chambre et tomba sur Ryuga qui lui fourra un dossier d'archive dans les mains et expliqua :
_ Il y a d'énormes araignées en bas, Ju-chan pique une crise, pas le temps de t'expliquer !
Et il grimpa les marches qui menaient à son cher bureau. Il se prit la porte que sa secrétaire avait fermée à clé.
_ Mélanie Ju-chan ! Ouvre cette porte !
_ Non ! Je ne t'ouvrirais pas sale monstre !
_ Quoi ?
_ … Trop peur… araignée… va-t'en…
_ Ju-chan ! Bordel, ouvre-moi où j'éclate la porte.
_ Non… araignée… suivre… pars…
Il explosa donc la porte.
Sa secrétaire était planquée dans un coin de la pièce et il se demanda comment elle pouvait tenir entre la bibliothèque et l'armoire des armes. Recroquevillée part terre, elle leva les yeux et se précipita vers lui. Elle allait lui tomber dans les bras, comme dans son rêve de la nuit dernière. Ju-chan s'était arrêtée juste quand son réveil avait sonné, cette saloperie, il en avait souffert, d'ailleurs, il était mort écrasé par le poing du Ryuga.
Mais Mélanie ne tomba pas dans les bras de son patron. Elle se pencha pour voir si les araignées ne les avaient pas suivis, écarquilla les yeux parce qu'une partie de la toile s'était prise dans le manteau de celui-ci et referma la porte… Heu, le bout de porte sur Ryuga parce qu'il y avait une araignée accrochée dans sa toile dans le manteau de Ryuga.
Celui-ci, toujours déçus d'avoir osé fantasmer, jeta le cauchemar miniature par la fenêtre et ré-explosa la porte, enfin ce qu'il en restait, et se dirigea vers la jeune femme de nouveau casée entre les meubles, les mains sur les oreilles. Il tendit les bras, après avoir jeté son manteau à l'autre bout de la pièce car elle le repousserait sinon.
Ju-chan s'y blottit brutalement et le fit tomber contre son bureau. Les voilà donc, lui assit par terre le dos contre son bureau, elle agrippant son haut à l'en déchirer, la tête dans son cou et secouée de sanglot tellement violents qu'il n'arrivait pas à la serrer dans ses bras et Teru qui revenait de son inspection les trouva bien mignons.
Il n'avait jamais vu son patron rougir autant, ni rougir tout cours et il était bien content qu'il réagisse pareillement. Il posa les archives sur la table et s'excusa intérieurement envers Mélanie avant de déclarer :
_ En effet, ses ARAIGNEES sont des monstres, j'espère qu'elles ne vont pas remonter dans l'Académie.
La secrétaire se tétanisa elle se ratatina tellement que Ryuga pouvait la serrer dans un bras. Teru partit.
{Plusieurs minutes passent et…}
Ryuga n'avait jamais imaginé un jour que tenir une fille dans ses bras histoire de la réconforter était si… euphorisant ? Alléchant ? Attirant ? Tentant ? Engageant ? Appétissant ?
Pas de doute, c'était un sadique. Qui pouvait trouver que l'odeur d'une fille pleurant de peur pouvait être attrayante ?
Jusqu'à ce que…
_ Ju-chan. J'ai peur du noir…
Teru venait d'éteindre la lumière, ne sachant pas que son patron ne vivait que parce qu'elle existait.
_ J'ai peur.
_ Moi aussi, Ryuga…
_ J''…
_ Moi aussi…
_ On est dans la merde.
_ Euh… Oui.
Fin !
En fait je voulais écrire plus mais il est déjà 21 : 59 alors je voulais vraiment poster avant demain et voilà, c'est galère. Le prochain chapitre portera sur l'exam de Madoka et pour les fans de romance OC/Ryuga, je vais peut-être… non je ne dirais rien.
Les fautes, s'il y en a dites le moi, j'ai trop envie de dormir pour lire.
Nayu, je sais que t'es à court d'internet mais dès que tu viens donne ton avis…
Ren Ryu-chan (c'est classe comme surnom, non ?) ton avis aussi parce que je sais que tu n'as pas pu aller surfer sur le net. Ju-chan tu trouves comment ? ça déchire !
Sinon, vous autres lecteur qui ne m'avez pas encore mis de com's, vous êtes trop méchants… TT_TT
Mais vous pouvez toujours vous racheter, Reviews ?
Vanina ^^'
