Bon, pour vous faire attendre, je poste un bout de chapitre dédicacé à Ren-Ryu-chan. Je n'ai pas grand-chose à dire là-dessus, j'espère que cela plaira à l'intéressée ! Bonne lecture, et merci pour les reviews.

Chapitre 5 :

Bien plus tard dans la nuit, alors que Ju-chan s'était pelotonnée sur le torse de Ryuga qui n'arrivait donc pas à dormir à cause d'elle, le patron tombait de sommeil mais n'arrivait pas à dormir pour autant. Il songeait à l'énorme araignée mais ses pensées virevoltaient et s'entrechoquaient si fort qu'il en avait mal au crâne. Soudain une douce chaleur se fit sentir dans le creux de son cou. En effet, Mélanie, qui n'avait déjà pas assez de place dans ses bras venait de se blottir plus haut, sous le menton de Ryuga. Il décida donc de se détendre et malgré lui, la cala entre ses jambes, la fit déplier ses membres car elle était recroquevillée et crispée. Il eut droit à quelques grognements, puis elle accrocha ses bras autour du cou de Ryuga avant de pousser un gémissement d'aise. Il se mit à rougir et…

C'est ce moment que choisit l'ombre royale pour infester la petite secrétaire. Cependant elle fut rejetée par une sur-force et fut, de cette réaction, projetée dans l'autre humain. Elle n'eut pas le temps de comprendre mais il se laissa facilement envahir.

C'est alors qu'une chose incroyable se produisit :

L'ombre réalisa que Ryuga était amoureux de Mélanie.

Qu'ils étaient dans une position plus que favorable pour Ryuga.

Que la chambre de Ryuga se trouvait juste à côté et qu'elle comportait un lit confortable.

L'âme négative de LDrago, qui n'avait pas refait surface depuis l'ultime bataille, fut intéressée par le désir et l'excitation de son hôte.

Car oui, Ryuga, poussé par l'ombre avait perverti ses pensées et…

Une fois Ju-chan confortablement installée sur son lit, Ryuga lui monta (littéralement) dessus et s'attaqua (littéralement aussi) aux premiers boutons de sa chemise. Pourtant, au quatrième il s'arrêta, pris par un énorme doute : et si Ju-chan l'aimait, qu'elle se réveillait pendant son ignoble action, elle le haïrait jusqu'à la fin de ses jours. Alors que s'il la réveillait maintenant, il y avait des chances pour qu'elle soit d'accord de coucher avec lui. Seulement si elle ne l'aimait pas, se retrouver sous lui avec sa chemise transformée en décolleté, il n'était pas sûr qu'elle apprécie la blague.

Il allait s'y remettre, donc. De toute façon, vu tous les mecs qu'il s'était tapé avant de redevenir hétéro (brusquement après l'arrivée de Ju-chan…) il pouvait bien au moins la peloter un peu…

_ Non, de toute façon, elle n'est pas le genre de nanas à se laisser faire.

C'était sorti tout seul. Dès qu'il réfléchissait il se mettait à parler, c'était psychologique. Alors il chuchota à l'oreille de Ju-chan, qui grognait en essayant de se dégager de lui :

_ Mélanie…

_ (grognement)

_ Ouvre les yeux.

_ N… (grognement 2)

_ Fais attention, j'ai plein d'envies qui m'assaillent mais qui pourraient ne pas te plaire…

_ Quoi ?, croassa-t-elle d'une voix rauque et remplie de sommeil. Qu'est-ce que tu veux ?, demanda-t-elle en français.

_ Je t'aime.

_ Pardon ?

_ Si tu pouvais parler en japonais, je comprendrais mieux.

_ Qu'as-tu dis, je pense ne pas avoir compris…

_ Je t'aime.

Et il plaqua gentiment ses lèvres sur celles de sa secrétaire, ce qui étouffa l'exclamation de surprise de Mélanie. Exclamation qui mua en gémissement lorsque la jeune femme sentit une langue s'insinuer contre la sienne. La tête engourdie par le sommeil, Mélanie laissa Ryuga user de sa bouche à son bon vouloir. Les yeux mi-clos, elle murmura son nom lorsqu'il achevait d'enlever leurs vêtements.

Les canines de Ryuga s'allongèrent, ses ongles poussèrent tels des griffes, ses oreilles devinrent pointues, ses cheveux poussèrent et ses pupilles jaunes rétrécirent avant de virer au rouge.

« Mélanie, tu hallucine, pensa celle-ci. Ce n'est sûrement qu'un rêve, quoi de plus ? ». Elle se « rendormit » et dans ses « pieux rêves », elle couchait avec Ryuga qui avait un air de… dragon ?

….

Ce matin-là, Mélanie se réveilla avec un mal de crane phénoménal, dans un lit qui n'était pas le sien et complétement nue en plus !

_ Mais qu'est-ce que je fous là ?, se demanda-t-elle d'une voix cassée, en français.

Elle se leva péniblement, ignorant l'heure indiquée sur le radioréveil. Elle trouva ses vêtement cependant sa chemise n'avait plus de boutons. Elle entreprit donc d'ouvrir l'armoire à sa gauche et dénicha une chemise noire dans laquelle on aurait pu en mettre deux comme elle. Jugeant son aspect potable dans le grand miroir fixé sur la porte de l'armoire, elle sortit et atterrit dans le bureau de Ryuga, lequel préparait du café pas loin, d'après l'odeur. Elle prit la pile de document sur laquelle il était collé un post-it à son nom et ordre de classer par capacité les dossiers des membres de l'académie. Elle se plongea littéralement dans son travail.

Elle ne sentit pas une présence inquiétante derrière elle. Elle entendit du café couler au fond d'une tasse mais n'y prêta pas attention… jusqu'à ce qu'une main lui effleure le visage.

Ryuga ne s'était jamais senti aussi fort mais ne s'était jamais trouvé aussi faible. Se faire posséder par Ldrago lui avait déjà affligé une belle blessure pour son amour propre autrefois, mais se faire avoir par une Ombre en même temps, c'était une honte des plus totales ! Même si c'était une Ombre Royale. Que de honte. Pourtant quel bonheur d'avoir passé la nuit avec Ju-chan. De toutes les nanas qu'il s'était fait, elle était de loin la meilleure. Même à moitié endormie, c'était une tigresse. C'était sa tigresse.

D'une main, il tenait sa tasse de café, de l'autre il lui caressait doucement le visage. Il la sentait se crisper à ce contact. Ses ongles avaient repris un aspect normal, ainsi que le reste de sa physionomie, cependant, il était conscient que ses canines demeuraient plus longues que la normale. Il était dans le dos de sa secrétaire.

_ Qu'est-ce qui vous prend ? Pourquoi faites-vous ça ?

_ Tu es belle quand tu t'affole comme ça, dit-il.

La jeune française ne supportait pas qu'on lui dise qu'elle était « belle » et elle s'obstinait à dire le contraire. Par ailleurs, Ryuga le savait, elle le lui avait dit. Sur ce, elle répondit :

_ Vous savez très bien que cela est faux…

_ Je te préfère dans le noir, tu es beaucoup moins craintive, plus câline.

_ Je vous demande pardon ?

_ Bien plus tigresse.

_ Qu'est-ce que vous racontez ?

_ Tu ne te rappelle pas, cette nuit même nous…

_ Qu'est-ce qu'il s'est passé, coupa-t-elle. Pourquoi j'étais nue dans ce lit ?

_ Dans mon lit, précisa-t-il avec un sourire. Tu es si belle.

C'en fut trop pour la conscience de la jeune femme. Elle saisit le classeur le plus gros qu'elle avait devant elle, se retourna et le balança dans la tête de son patron. Celui-ci reçut l'impact de plein fouet, étant donné qu'il était juste derrière elle. La tasse de café déversa son contenu sur son propriétaire. Il serra les dents pour ne pas crier de douleur lorsqu'il rencontra brutalement le par terre. Une main l'attrapa par le col et le plaqua sur son bureau. Une autre lui agrippa les cheveux, tellement fort qu'il grimaça un grognement de souffrance.

_ Qu'est-ce que vous m'avez… tenta Mélanie.

Ldrago pris le dessus de son possesseur et la physionomie de Ryuga changea brusquement, coupant Mélanie avant la fin de sa phrase.

_ Nous n'avons rien fait contre ton gré, siffla la métamorphose. Tu étais entièrement consentante !

L'Ombre prit alors le dessus de la métamorphose elle-même et déclara :

_ Et je ne te cache pas que tu étais même plus que consentante et que tu y as mis du tient ! Mon hôte ne s'était jamais aussi régalé d'après ses souvenirs !

_ Ryuga…

_ Je ne suis pas Ryuga.

Le rêve de Mélanie lui revint en mémoire. Des larmes perlèrent au coin de ses yeux.

_ Ce n'était pas un rêve !, martela l'Ombre comme si elle lisait ses pensées.

La jeune femme dégagea lentement une petite boite de sa poche, sans pour autant desserrer sa prise sur la chose ignoble en quoi son patron s'était transformé. Elle en extirpa une lame de rasoir propre mais qu'elle avait déjà utilisé. Elle écrasa Ryuga de tout son poids sur le bureau et lui immobilisa le poignet droit. D'une main experte, elle releva la manche de son patron et constata, comme elle s'y attendait, qu'il y avait des marques noires, quatre plus une petite couronne, sur l'avant-bras de celui-ci. D'une main toute aussi expérimentée, elle découpa le poignet de Ryuga, ne se souciant pas de ses vociférations contre les gestes précis et répétés de sa secrétaire. L'ombre se précipita hors de Ryuga pour s'attaquer à Mélanie qui prit l'agrafeuse, seule arme puissante à sa portée, et lui jeta dessus. L'Ombre l'esquiva, ou plutôt la laissa lui passer au travers d'elle-même. La secrétaire hurla lorsque l'Ombre se lança sur elle, pourtant, quand elle la sentit l'envahir, elle sentit aussi qu'elle était bien plus forte. Alors, comme l'Ombre faisait chemin inverse, elle la retint en elle pour la consumer avec son énergie.

N'était-ce pas dangereux ? Ne devrait-elle pas la laisser partir et appeler de l'aide ? C'était un peu trop tard maintenant…

L'Ombre éclata en lambeaux. Une main toucha son visage.

_ Tu viens de me sauver la vie, Ju-chan.

La voix de Ryuga fit vibrer tous les membres du corps épuisé de Mélanie. Elle éclata en sanglot dans les bras protecteurs du jeune homme.

_ Merci, murmura-t-il.