Bonjour tout le monde ! Me voici de retour pour vous jouer un mauvais tour ! Vanina ferme-la… Enfin bref, pour tout vous dire, il y a là l'apparition d'une jeune fille qui porte un nom à plusieurs variantes, enfin, vous verrez bien… et il y a de la torture pour ma petite Madoka… pauvre chérie !
Bien, bonne lecture… ou pas !
Vanina-chan ^^'
…
Chapitre 6 :
Madoka était vraiment anxieuse. Elle avait eu seulement trois jours d'entrainement et ils allaient lui faire passer son examen.
_ C'est normal, lui avait dit Kyoya, tu es une surdouée.
Ce à quoi elle s'était entendue répondre que lui avait dû avoir deux heures de formation seulement avant de passer l'exam. Il avait éclaté de rire à cette remarque et lui avait avoué qu'il avait fait plus d'une semaine d'entrainement avant son examen et il avait ajouté qu'elle allait réussir sans problème.
Plusieurs personnes attendaient devant la salle d'examen. Il y avait Yu et Kenta, mais aussi Benkei et Ginga, Ryutaro, Teru, Sora, Hyoma et Hikaru, Tsubasa, Tobio et les jumeaux et…
_Si tu n'avances pas, on va finir par te rentrer dedans, déclara une voix habituellement exécrable.
Et Kyoya venait d'arriver. Il la poussa gentiment vers la porte de la salle d'examen.
_ Il y aura d'abord une salle où tu devras t'équiper, expliqua Ryutaro avec l'appui de Sora qui n'avait pas envie de voir Madoka recalée avant le début. Puis tes ordres se feront comprendre. Tu dois tuer tous tes adversaires pour arriver à l'épreuve finale. Assure-toi de les avoir achevés, conseilla-t-elle. Sinon, tu devras faire demi-tour et retrouver celui qui n'est pas mort.
Chacun son tour, ils vinrent étreindre Madoka, en lui chuchotant des conseils : d'abord, Ginga lui dit comme d'habitude de garder confiance et d'avoir l'esprit du bladeur et tout son blabla habituel, ce qu'elle trouva dépassé et pour la bonne cause. Ensuite Yu, Kenta et Benkei qui la fit décoller du sol en pleurant. Après Tobio, qui lui souffla un grand courage, les jumeaux lui servirent un bref signe de tête. Puis Ryutaro, qui la mit en garde contre les illusions que le simulateur allait lui bourrer dans le crane, Hyoma et Hikaru :
_ Fait attention, lui murmura son amie à l'oreille, j'ai dû tuer Hyoma à l'épreuve finale…
Une bourrade de la part de Hyoma, un sourire de Teru, à peine un signe de Tsubasa, une longue tirade de Sora qui fit le câlin le plus étouffant du monde à sa « petite sœur », et…
Elle ne s'attendait pas du tout à ce que Kyoya lui tombe dans les bras, aussi fut-elle étonnée quand il l'attira contre lui et encore plus quand il respira son odeur dans son cou.
_ Promets que tu reviens bientôt de cet enfer.
Les murmures au creux de l'oreille de Madoka la firent frémir.
_ Promets.
_ Je reviens bientôt, je te le promets.
Elle fut la seule à voir les yeux rougis de Kyoya. Il renifla, lui sourit tristement et se détourna.
Madoka poussa la porte du simulateur. Elle atterrit en effet dans une salle remplie d'arme en tout genre. Elle prit d'abord deux revolvers chargés qu'elle plaça sur ses cuisses, elle prit aussi quatre recharges, qu'elle fixa à sa ceinture. Elle inspecta deux sabres, avant d'en choisir un troisième qui lui parlait plus que les deux autres. Elle l'accrocha dans son dos, puis saisit une dizaine de lames, qu'elle cacha à des endroits plus stratégiques les uns que les autres. Elle vérifia ensuite la connexion que recevait son ordinateur portable et se dirigea vers la porte avant de voir une barre de métal. Elle stoppa sa marche et pesa le pour et le contre. Autant prendre un max d'armes mais pas trop et en abandonner quelques-unes en chemin ! Elle attrapa la barre, la soupesa, puis l'abattit dans le vide. Parfait !
Elle poussa la porte…
Elle se trouvait dans la rue de l'hôpital, comme dans un retour en arrière. Sur le sol était inscrit : « Suivre le chemin d'un autre temps et tuer l'Ombre qui vous menaça autrefois. »
Ce qu'elle entreprit donc de faire : elle se dirigea voir cette rue où Kyoya l'avait sauvée, cependant, elle sentit immédiatement le level2 qui la suivait dans son dos. Elle prit le temps d'aller dans la rue sombre et en ruines. Là, elle ne laissa pas son adversaire l'approcher elle se retourna avec un regard neutre à faire peur et descendis l'Ombre. Celle-ci éclata et fit gicler un liquide semblable à de l'encre sur le sol. L'encre forma quelques mots, une phrase, le nouvel ordre quoi.
« Rendez-vous sur la place prochaine, dans deux rues à gauche, maison au toit bleu et volets gris. Chez Furukawa-san. Son enfant est seul, aux prises avec trois Level1. »
Les Furukawa étaient des amis de ses parents. Leur fils avait une petite dizaine d'années mais il était vraiment doué avec les ordinateurs il s'entendait donc très bien avec Madoka qui lui en apprenait un peu plus à chaque fois que leurs parents se voyaient. Cela stimula Madoka dans sa course : le pauvre gamin devait déjà être possédé ! Elle n'avait pas l'intention ni l'envie de le voir mourir…
Arrivée devant la petite maison, Madoka se précipita à l'intérieur par la porte laissée ouverte. Il commençait à faire froid, les jours s'assombrissaient, ce n'était surement pas pour profiter du temps qu'elle n'avait pas été fermée…
_ Akio-kun ! Où il est, bordel !, jura Madoka.
Elle escalada les escaliers quatre à quatre, barre de fer à la main. Une pensée lui vint : les ombres ne craignaient pas les attaques physiques… quoi qu'avec de la chance, les possédés peuvent se faire tabasser. Elle déboula dans la chambre du petit garçon. Celui-ci regardait le plafond d'une façon très inquiétante et lorsque qu'il tourna la tête vers Madoka, celle-ci se paralysa sous son regard bourré de suffisance, comme s'il détenait la puissance absolue, la force de la faire mourir d'un claquement de doigt.
_ Akio…
Sur son bras droit, trois marques résidaient, pas celles d'un level3, celles de trois level1. Madoka le sentait, c'était différent.
_ Je ne peux pas te tuer, tout de même.
Le garçon s'exprima avec l'indifférence d'un souverain qui va condamner un innocent.
_ Tu m'as appris tant de choses utiles… je vais faire une exception… oui, pourquoi pas, une exception…
_ Akio, je suis désolée, ne m'en veux pas, je vais te tirer dessus.
L'expression du garçon changea.
_ Me tirer dessus ?, répéta-t-il. Mais, ça va me faire mal, ajouta-t-il en penchant la tête sur le côté et en ouvrant grand ses yeux.
Un sanglot échappa à Madoka, elle se sentit poussée vers le sol et atterrissait donc à genoux. Le garçon s'approcha et prit son menton dans sa main. Il lui releva la tête et sourit d'un air manipulateur.
_ Tu n'en as pas envie, alors pourquoi te forcer ?
La barre de fer chuta avec fracas sur le sol de la petite chambre. Madoka ne bougeait plus, absorbée par le regard enrôleur du petit garçon.
_ On va t'épargner d'ailleurs…, déclara-t-il comme si elle était un animal. Tu nous a tellement appris, tu mérites bien ça.
_ A… Akio…
_ Oui ?, l'interrogea-t-il de son ton mielleux.
_ Les Ombres…
_ Mmh ?
_ Celles… qui te contrôlent…
_ Elles ne me contrôlent pas.
_ Fait-les sortir… elles usent de ta conscience…
_ Ce n'est pas vrai !, cria-t-il déstabilisé.
_ Elles te contrôlent, elles font ce qu'elles veulent de toi…
_ Non, non, non ! Elles m'ont ouvert les yeux ! Elles m'aident !
_ Bien sûr que si ! Tu n'es pas Akio !
Le garçon la gifla. Son visage se crispa et ses cheveux noirs se hérissèrent. Il rentra la tête dans ses épaules et cria :
_ Ce n'est pas vrai, tu mens ! Tu dis n'importe quoi pour tuer mes amies les Ombres mais c'est nous qui allons te tuer !
Sur ces mots, Madoka fut projetée en arrière. Percutant un mur, elle se dépêcha de dégainer son revolver. Le paysage fut comme assombri… elle sentit le recul de l'arme dans ses mains… une fois… deux fois… trois fois… Trois Ombres, trois balles. Elle avait réussi.
Madoka garda les yeux fermés. Elle savait que les balles ne blessaient pas les possédés mais elle savait aussi que c'était une théorie. En circonstance, le garçon avait complétement assimilé les Ombres quand elles l'avaient possédé. Alors… était-il mort ?
Elle se força à ouvrir les yeux le petit garçon gisait à terre, inerte. Des lambeaux d'Ombres grésillaient çà et là. Leur consumation avait brûlé le sol pour former un nouvel ordre qu'elle ne lut pas tout de suite. Elle s'accroupit et chercha le pouls dans le cou d'Akio. Elle chercha pendant une minute au moins avant de se rendre à l'évidence : il était mort.
_ Mort…, répéta-t-elle une dizaine de fois les larmes aux yeux.
N'y tenant plus elle sanglota doucement. Elle se tourna vers l'ordre, écarquilla les yeux et quitta la maison en courant : la prochaine cible était Kenta.
…
Une demi-heure plus tard, Madoka avait abattu les Ombres qui menaçaient Kenta, emmené l'enfant à l'hôpital parce qu'elle l'avait « endommagé », tué deux Chasseurs de têtes de Kyoya, et achevait une ombre de niveau supérieur. Bref… elle avait envie d'arrêter de tirer sur les gens avant de devenir folle. Malheureusement pour elle, les ordres se succédaient, les possédés devenaient de gens de plus en plus proche d'elle, elle s'épuisait. Mais elle avait promis, alors elle devait rentrer le plus vite possible à l'Academy Hunter.
« Trouvez Hikaru avant qu'il ne soit trop tard »
Très explicite comme ordre… Elle sortit son ordinateur portable et un instant plus tard, elle courait dans les rues à la poursuite de son amie.
{Après une course qui en aurait essoufflé plus d'un…}
_ Hikaru ?, demanda Madoka en apercevant enfin la silhouette de la jeune femme. Hikaru, c'est toi ?
Alors, l'hélée se retourna, découvrant un visage fou aux yeux rougeâtres et aux lèvres crispées d'un sourire machiavélique. Madoka avait depuis peu abandonné le sentimentalisme et dégaina une fois de plus son revolver. Elle le chargea et visa :
_ Madoka ?, appela la vraie voix d'Hikaru. Que… qu'est-ce que tu fais ? Tu… Tu ne vas pas… pas me tuer tout… tout de même ?
_ Non, je ne vais pas te tuer.
_ Pourquoi cette arme alors ?
Elle ne répondit pas.
_ N'as-tu pas remarqué qu'elle tuait plus qu'on te l'avait dit ?, questionna l'Ombre qui possédait son amie. Tu ne penses pas que tu vas nous tuer toute les deux si tu appuies sur la détente ?
Elle fit un pas, puis un second et voyant que Madoka baissait la tête, elle avança encore.
_ Désolée, je n'ai pas le temps pour jouer à ça, déclara gravement Madoka.
L'ombre n'eut pas le temps de s'étonner, elle gisait déjà à terre, des lambeaux de fluide sombre s'éparpillant autour d'elle.
« Rio et Ginga ne vont pas vous attendre pour contrôler l'univers »
Super…
…
Une fois les deux gigolos roux tués, car oui ils voulaient « contrôler le monde pour le beyblade ! », Madoka dût sauver le pauvre Yu qui avait malencontreusement percuté une Ombre Royale, descendre Tsubasa et ses rêves de purifier le monde en faisant tout cramer, sauver tout un tas de gens innocent qui n'avait rien demandé attaqués par des level1, tuer deux level3 qui pillaient une boulangerie, un level1 qui avait volé le contenu d'un coffre-fort à la banque et faire tout un tas d'autre truc épuisant. Bref, quand la nuit arriva, elle fut bien contente qu'on lui ordonne de se reposer.
…
Nile était fatigué. Il avait besoin de voir Kyoya. Son meilleur ami lui manquait cruellement. C'était pour ça qu'il se rendait au Japon. Il sortait de l'aéroport, le bruit lui lacérait le cerveau.
Il n'aurait peut-être pas dû boire autant hier soir, mais sa copine l'avait jeté sans plus de remords pour un autre et ça lui avait fait un tel choc qu'il avait noyé ses souvenirs dans l'alcool. Bref, tout ça pour dire qu'il avait très très mal à la tête.
Son portable sonna dès qu'il s'assit dans un taxi qui passait par là. Il décrocha :
_ Nile
_ Mmh ?
_ Salut, c'est Kyoya.
_ Salut mon pote, tu tombes bien, je voulais t'appeler.
_ Pourquoi ?
_ Ma petite amie a rompu.
_ Désolé.
_ C'est sûrement mieux comme ça, marmonna-t-il. Tu voulais me parler ?
_ Madoka passe son exam…
_ C'est une bonne nouvelle, non ?
_ …
_ Avoue, tu flippe comme un malade, n'est-ce pas ?
_ … Je, oui, je…
_ Putain, Kyoya, c'est la première fois que je t'entends bégayer ! Je ne pensais pas que c'était possible.
_ J'aimerais bien que tu rentres à l'académie, on a plein de choses à se dire.
_ Je suis en route.
_ Sérieux ?
_ J'arrive dans quelques heures.
_ Je t'ai déjà dit que tu étais doué ?
_ Non.
_ Tu es vraiment doué.
_ Madoka t'a vraiment changé. J'aimerais bien trouver une fille moi aussi…
_ Et si on reparlait de ça quand tu seras là.
_ Oui, à tout à l'heure.
Il raccrocha. Au même moment, une moto passa à côté du taxi. La conductrice n'avait pas de casque et ses longs cheveux noirs, presque bleus nuit, battaient l'air derrière elle. Elle portait un manteau noir et lorsqu'elle tourna la tête pour les doubler, Nile lui trouva quelque chose de familier. Peut-être parce que c'était son genre de fille… Son cœur rata un battement, mais il n'en prit pas compte.
…
« Supprimez Tobio »
Le choc fut dur pour la pauvre Madoka.
…
Explication : vous savez tous, vous les fans de Kyoya, que Tobio, Cap'taine Capri, et mon petit lion se sont battus, et tout le blabla, ce qui a entrainé une amitié entre eux. En gros, dans ma tête, Tobio a bien vu que Kyoya en pince beaucoup, beaucoup pour Madoka et donc, il s'est rapproché de Madoka, au cas où… je ne sais pas mais je vais bien trouver. Bref, ce qui explique que Madoka ai un choc.
…
Nile s'endormit pendant le trajet mais fut réveillé par son portable.
°° Vous avez un nouveau message°°
_ Je t'emmerde, tu ne sais pas à quel point. (Il parle au portable, pas à l'auteur qui le prive de sa sieste)
Le message était de Kyoya :
« Retrouve nous au café en face de l'académie. Fin du message (etc…) »
Nous ? Depuis quand Kyoya avait un dédoublement de la personnalité ?
_ Vous êtes arrivé monsieur. Ça vous fera XXXX Yens.
Il régla et remercia le chauffeur et se rendit au lieudit.
Il eut du mal à ne pas se boucher les oreilles en entrant, mais trouva vite Kyoya… qui était en compagnie d'une jeune femme de l'âge de Nile… qui avait les cheveux bleus-noirs et un manteau noir… et cet air rebel qui faisait arrêter son cœur pour le faire repartir quinze fois plus vite.
« Mon genre de fille… », pensa-t-il.
Il se retint de se gifler. Pourquoi fallait-il qu'il soit attiré par la fille qui lui serait à jamais inaccessible ? Une amie de gang de Kyoya, plus précisément celle qui l'avait aidé à créer les chasseurs de têtes.
_ Salut Nile !
_ Bonjour Mayurana. Salut Kyoya.
Il s'assit en face de la jeune femme.
_ Qu'est-ce que tu bois ?, demanda-t-elle.
_ De l'eau avec un cachet d'aspirine…
_ Cuite ?
_ Exact.
_ Qu'est-ce qu'il t'est arrivé ?
_ Il s'est fait larguer, répondit Kyoya.
_Sérieux ?
_ On ne peut plus ! Arrête donc de crier.
_ Elle conne ton ex…
_ Quoi ?
_ Rien, quoi de neuf ?
_ Madoka passe son exam, déclara Kyoya.
_ Et il flippe à mort, compléta Nile.
_ Il faut que tu montres ta chérie à ta grande sœur, fit Mayurana.
_ Mayu, je t'ai dit que tu n'allais pas l'aimer, elle est hyper-rationnelle !
_ M'en fout.
Le portable de Kyoya se manifesta bruyamment.
_ Merde, ils ont besoin de moi. Désolé, je dois vous laisser.
Et il partit avant que l'un d'eux ne proteste.
_ Bon, que fait-on ?
_ On reste là, j'ai pas envie de bouger, grogna Nile.
Ils parlèrent alors de la fainéantise de Nile, de Madoka, et de tout plein d'autre sujets qu'il est inutile d'annoter. Il se mit à pleuvoir. Au bout de deux heures d'attente, le café fut envahi et Nile, qui n'en pouvait plus, sortit avant de commettre un meurtre sur le gamin pourri-gâté qui hurlait. Mayurana le rejoint et ils se dirigèrent vers l'appartement de la jeune femme.
…
« Sora se meure chez lui, abrégez ses souffrances »
Madoka n'avait plus de larmes à verser pour son pseudo grand frère adoré.
…
Ils étaient trempés jusqu'aux os lorsque Mayurana ferma sa porte. Ses vêtements lui collaient à la peau, la rendant plus attirante encore. Son dos, sa colonne vertébrale qui donnait envie de la suivre jusqu'au creux de ses reins. Ses jambes, son ventre, sa poitrine, son cou et son visage. Son éternel regard rebel cachait toute sa douceur bienfaisante.
Nile esquissa un pas vers elle, tendit sa main.
_ Il faut que je sorte.
_ Tu rigole, il pleut à seaux !
_ Je…
Mayura était au courant pour ses pulsions. Des coups de folie le plus souvent. C'est d'ailleurs ce qui l'incita à venir glisser sa main dans celle tendue de Nile. Il tressaillit.
_ Non, ne…
Elle se hissa sur la pointe de ses pieds.
_ Mayura, écartes-toi.
Elle l'embrassa très franchement avec la fougue qu'elle avait toujours retenue jusque-là. Il ne put résister.
Mayu retomba sur ses tant il fut brusque, envahissant sa bouche. Il descendit dans cou. Puis, sentant l'encolure du T-shirt de Mayurana, il s'arrêta net et s'écarta, le visage dans l'ombre de ses cheveux. Sa main enlaçait toujours celle de la jeune femme.
_ Excuse-moi. Je suis désolé.
Elle passa sa main dans la frange orange.
_ Nile, plus tu te retiens, pire c'est. J'en ai rêvé de ce moment mais si tu t'en empêche « pour moi », lâche-toi pour toi.
Il passa un bras autour de sa taille, la poussa contre le mur et posa ses mains de chaque côté de sa tête. Mayurana leva son regard plein d'espoir vers le sien, troublé. Il mordit le lobe de son oreille. Il sentait les ongles de Mayurana dans sa nuque, dans ses cheveux. Ses mains se laissèrent tomber jusqu'à ses hanches. Il chercha la fin du T-shirt pour les glisser sur la peau de la jeune femme qui demandait un autre baiser. Il captura ses lèvres. Ses doigts avaient des fourmillements lorsqu'il remonta un peu plus le long de sa colonne vertébrale.
Un coup énorme contre la porte d'entrée les fit tressaillir.
_ Oh, non…
Mayura n'alla pas ouvrir. Elle se dégagea de la douce étreinte de Nile et saisit une barre de métal posée sur le sol. La porte s'ouvrit sur un homme de grande taille et très baraqué.
_ Yuma-san*, salua-t-il.
Elle ne répondit pas et attendit qu'il approche plus.
_ Il est temps que tu payes !
Mayura écrasa son arme sur la tête de son adversaire. Cependant, la vibration émit par le choc remonta dans ses bras, l'empêchant de bouger. L'homme se releva en grognant et s'avança.
Nile lui balança son poing dans la figure et lui fit traverser la pièce en sens inverse. A l'aide de coups, lui fit dévaler les escaliers de l'immeuble et une fois en bas, il s'exclama :
_ Si tu as un autre problème, reviens me voir !
_ Nile ?
_ Ouais, quoi ?, répondit-il acide.
_ Où est Mayu ?, demanda Kyoya.
Il ne prit pas la peine de répondre et gravit les escaliers quatre à quatre. Dans l'appart', Mayurana était aux prises avec trois hommes. Deux gisaient déjà à terre en plus de ça. Nile fonça dans le tas et se retrouva vite à ses côtés. Kyoya arriva mais un 6° homme tenta de l'étrangler. Il le fit passer par-dessus lui, l'écrasa au sol et lui balança son pied dans le ventre. Il le jeta ensuite par-dessus la rampe d'escalier :
_ Bon voyage…
Nile achevait le dernier homme qui ne tenait déjà presque plus debout.
_ Mayu-chan, tu t'es vraiment ramollie !, fit Kyoya. D'habitude tu ne m'ne laisse pas un seul.
Mayura se tenait le ventre
_ Je…
Elle cracha du sang et se laissa choir à terre. Nile la rattrapa au dernier moment. Kyoya perdit son sourire.
_ Il faut l'emmener à l'académie. On a besoin de Ryutaro.
*C'est le nom de gang de Mayurana, Mayu, à l'envers Yuma + san parce qu'elle est trèèèèès respectée par ce genre de personne (les brutes sans cervelle)
…
{Infirmerie de l'Academy Hunter}
_ Elle n'a plus besoin de soins, annonça Ryutaro, le regard cerné et fatigué. Je vous interdis d'aller la voir. C'est clair ?
_ Mais, je…
_ Est-ce bien clair, Nile ? Je ne veux pas que la blessure se rouvre et tu serais très apte à la faire.
_ Pourquoi ?
_ Elle t'aime, imbécile, et si elle bouge la blessure s'ouvre !
_ Mmh…
Ryutaro prit congé d'eux avec un air excédé qui ne le (il ne sait pas que c'est une fille) quittait plus depuis qu'il avait son poste à l'académie. Nile réussit à se retenir deux secondes puis entra dans la salle. Kyoya était à la salle des simulateurs, personne ne saurait rien. Il s'assit par terre, à côté du lit de la blessée. Elle lui lança un pauvre regard affaibli. Il lissa calmement les cheveux de nuit de Mayurana. Ses mains tremblaient nerveusement. Mayu ferma les yeux et ne tarda pas à s'endormir. Plusieurs minutes plus tard, quelqu'un entra dans l'infirmerie. Nile, plongé dans la contemplation du visage de Mayurana descendait lentement et sans s'en rendre compte vers les lèvres de celle-ci dans l'espoir de les capturer.
_ Nile, qu'est-ce que tu fais ?
Il se redressa avec une lenteur exagérée et servit un regard noir à Ginga.
_ Nile, je suis content de te voir mais tu ne devrais pas être ici. De plus, profiter du sommeil de Mayurana-san pour je ne sais pas quoi lui faire ne te ressemble pas, tu devrais avoir honte.
« Tiens, qu'est-ce qu'il fait là l'autre tapette ? » se demanda Nile.
_ Je n'ai pas à avoir honte. Qu'est-ce que tu fous là ?
_ Je viens voir Mayurana-san, Ryutaro m'en a donné l'autorisation.
_ Quoi ? moi je n'ai pas le droit !
_ Je sais, dégage !
_ Nile, sors d'ici immédiatement, toi aussi Ginga.
_ Mais… Ryutaro… commença Ginga.
_ Il en est hors de question, s'entêta Nile
_ Nile, je me fous de ton avis ! Je suis crevé(e), la blessure à mis longtemps à se refermer et si elle s'ouvre de nouveau, Mayu ira à l'hôpital ! Alors tu sors ou bien c'est moi qui vais te faire sortir !
_ Vous allez fermer votre gueule, oui ? Foutez le camp et fichez-moi la paix ! Ryutaro, j'ai trop mal, t'aurais de la morphine ?
_ Non, j'ai d'autres trucs, ça devrait faire l'affaire. (se tournant vers les autres) Vous ne comprenez pas quoi dans « partez » ?
Il (elle) les poussa vers la sortie et ferma la porte à clef.
_ Ouvre cette porte !, s'écria Nile. Je veux voir Mayura !
Il frappa à la porte comme un taré ( ?) mais il se rendit bien vite compte qu'il s'acharnait pour rien. Il se détourna, jeta un regard noir de la mort qui tue à Ginga.
_ Pourquoi allais-tu la voir ?
_ C'est une de mes plus grandes rivales au beyblade. Elle a aidé Kyoya à créer les chasseurs de têtes, elle est bien plus puissante que moi…
« Ah, d'accord, il est resté sur le beyblade… Aujourd'hui il sauve des vies mais il est resté bloqué sur ses treize ans… Faudrait qu'il atterrisse un jour ! », pensa Nile alors que l'autre continuait son blabla tout seul. D'ailleurs, il le laissa parler avec le mur pour rejoindre Kyoya.
…
Madoka soufflait, hors d'haleine, en arrivant chez elle. Elle pria deux ou trois petites secondes mais elle savait qu'il était trop tard. Le dernier ordre qu'elle avait reçu, après avoir achevé Sora en pleurant de toutes les larmes qui lui restaient dans son corps, était de tuer ses parents. Elle savait que ceux-ci étaient infecté, c'est d'ailleurs pour cela que Kyoya lui avait fait rejoindre l'académie. Mais elle ne sentait pas de les faire mourir de sa main.
Elle poussa la porte de la cuisine, silencieuse, l'oreille tendue la guidant vers la conversation basse de ses parents. Puis soudain, quelque chose lui tomba dessus. Elle se retourna et attrapa son sabre. Sachant l'épreuve finale proche, elle avait décidé d'économiser ses munitions. A peine eut-elle achevé le geste qu'elle pourfendait son ennemi. Elle ne parvenait pas, cependant, à voir son visage. Redoublant d'efforts pour ne pas succomber à son assaillant qui maniait le sabre bien mieux qu'elle, elle sortit une de ses lames méticuleusement bien cachée et la lança avec force sur l'autre combattant. Il esquiva trop tard et un mince filait de fluide noir s'échappa lentement de sa plaie. Elle ne sut pas pourquoi elle était persuadée qu'il souriait. Bizarre… En tout cas, elle ne pourrait pas le vaincre de cette façon, alors elle tira son revolver, à contre cœur.
Elle pointa l'arme sur son assaillant et retira son sabre… trop brusquement car elle trancha involontairement la tête de son adversaire qui tentait de fuir. Du fluide gerba en toute part de la pièce, la tête tomba aux pieds de Madoka. Laquelle poussa un hurlement à faire fuir le diable en reconnaissant son père. Elle recula, s'entrava et tomba à la renverse. Elle atterrit au bas des escaliers en continuant de dire que ce n'était pas possible. Elle ne savait pas comment elle pouvait encore pleurer après toutes les larmes déjà versées ce jour, mais en fait elle s'en fichait… Elle venait de tuer son père.
Remontant les escaliers à toute vitesse, elle se heurta à quelque chose de mou, de vivant. Elle secoua la tête en criant que non, ce n'était pas possible. Devant elle, se tenait sa mère, couteau de cuisine le plus tranchant en main. Madoka porta la main à sa gorge, elle ne pouvait plus respirer. Quelqu'un leva son flingue à sa place, ça ne pouvait pas être elle qui était en train de recharger avant de presser la détente. Non, c'était quelqu'un d'autre qui venait de tuer sa mère, pas elle. Elle frotta ses yeux à se les arracher.
_ Non !, hurla-t-elle. Non, maman, non, ce n'est pas moi je te le jure.
…
Il le trouva dans la salle aux simulateurs, regardant un écran. Il était seul.
_ Arrête de la regarder, tu vas encore plus déprimer, conseilla Nile en voyant Madoka hurler en se recroquevillant à terre. Sur une page de l'écran défilaient des noms. Elle venait de tuer ses parents.
Nile arracha Kyoya à l'écran et l'emmena au réfectoire.
Ils passèrent la nuit à parler de Mayu et Madoka. Ils s'endormirent sur les tables…
Fin du chapitre 6 ! Je m'excuse vraiment de ne pas avoir posté plus tôt… Désolée ! Bon j'espère que ça vous a plu, que les fautes ne se voient pas trop :s et que tout le monde attend la suite avec l'envie de me tuer parce que j'ai rien raconté et que vous voulez la suite avec l'épreuve finale… Oups… Oui, maintenant que je suis grillée… Le prochain chapitre portera sur l'épreuve finale de Madoka !
A bientôt pour de nouvelles aventures ! Euh… … …
Bon, la folle que je suis aime quand même les reviews !
Vanina-chan ^^'
