Disclamer : Harry Potter appartient à JKR et Charmed à Constance M. Burge, mais cette histoire est à moi.
Correction chapitre : non corrigé
NdA : Bon, comme ma fin semble vous avoir laissé sur votre faim, je vous mets un dérivé de la fin que j'avais prévu au départ avant de changer d'avis à la dernière minute. J'espère qu'elle vous plaira un peu plus que l'autre.
Ps : C'est une suite directe de la fin du chapitre 23 en aucun cas une fin alternative. (Je n'aime pas les fins alternatives, car elles me laissent toujours un goût amer. J'ai toujours l'impression que l'on me vend un mensonge dans ces cas-là.) Le chapitre est centré sur les évènements qui suivent le retour de Harry ainsi que sur sa rencontre avec Chris.
NdA 2 très important à savoir : Les Anges de La Mort sont immatériel et incapable de toucher ce qui est matériel. De plus, la magie ne fonctionne pas sur eux. C'est comme ça que Harry a pu avoir la vie sauve.
Merci pour vos com's
La nouvelle source
Épilogue
La première fois que Chris vit Harry, il avait deux ans. C'était au beau milieu de la nuit alors qu'il venait de faire un cauchemar. Harry était apparu soudainement devant lui. Celui-ci très surpris de se trouver devant le bambin, avait lancé un regard circulaire autour de lui. Ainsi, il avait noté la présence d'un autre enfant dans la pièce, mais ce dernier dormait à point fermé contrairement à Chris. Lorsque l'enfant le vit, ses pleurs s'étaient tus et un sourire resplendissant avait illuminé son visage d'ange. Harry avait été conquis par celui-ci. Et sans pouvoir s'empêcher, il s'était avancé vers le bambin et l'avait pris dans ses bras. Il avait ensuite joué avec lui jusqu'à ce qu'il s'endort. Alors que l'enfant s'endormait, Harry avait su sans comprendre d'où pouvait venir ce savoir, que lui et le bébé étaient liés par la magie. Cette constatation, au lieu de le mettre en colère, lui avait étonnamment fait plaisir. Ce qui avait surpris Harry sans pour autant l'alarmer.
Après que l'enfant se soit endormi, Harry était parti à la découverte des lieux. En parcourant les différentes pièces de la bâtisse où il avait atterri après que Malfoy et compagnie aient jeté le sortilège, Harry s'était rendu compte qu'il se trouvait au manoir des sœurs Halliwell. Découvrir où il se trouvait lui avait fait comprendre la nature de ce qui le liait au petit bambin. Mais encore une fois, la colère ne s'était pas emparée de lui. Il avait du temps devant lui pour trouver le moyen de briser le lien, c'était dit Harry avant de retourner auprès de l'enfant. Il lui avait ensuite jeté un autre regard avant de lui tourner le dos. Il y avait quelqu'un qu'il devait voir. Quelqu'un à qui il n'avait pas arrêté de penser depuis que cette stupide sorcière l'avait ramenait dans son monde d'origine. À cette pensée, Harry avait senti la colère gronder en lui. Il aurait dû lui faire payer avant de partir.
Craignant de réveiller et de faire peur à l'enfant, Harry s'était rendu aux enfers afin de retrouver Chris. Pour lui, le jeune homme avait certainement dû être secouru par Snape et les sorcières. Connaissant l'affection que la plus jeune des sœurs portait à son amant, Harry était certain que ces dernières avaient dû remarquer la disparition de son amant et s'être lancées à sa recherche. Donc, ce fut confiant qu'il retourna aux enfers. Il se rendit directement dans ces appartements en se disant que Chris pouvait s'y trouver au vu de l'heure avancée de la nuit. Cependant, lorsqu'il se rendit sur les lieux, il n'y trouva personne. Ses quartiers étaient vides. Déçu, mais pas le moins du monde inquiété par cette absence, Harry s'était lancé à la recherche de Snape, lui pouvait lui dire où se trouvait Chris.
Il ne lui fallut que quelques secondes pour trouver le maître des potions. Celui-ci se trouvait, comme le roi des démons pensait et malgré l'heure tardive, dans les laboratoires en compagnie de La Pucelle. Et pour ne pas changer, ils se chamaillaient comme des forcenés. Un sourire moqueur aux lèvres, Harry s'approcha d'eux. Le démon avait du mal à croire que l'homme qui se tenait devant lui était réellement son ancien professeur de potion. Le sorcier taciturne qu'il avait connu lorsqu'il était à Poudlard ne se serait jamais abaissé à se disputer aussi enfantinement avec quelqu'un. Enfin, sauf avec son parrain Sirius, car avant la mort de l'héritier des Black, dès que ces deux-là s'étaient trouvés dans une même pièce, les noms d'oiseaux et le sortilège ne tardaient jamais à voler dans cette dernière. À un certain moment, Harry s'était demandé s'il n'avait pas une tension sexuelle entre eux deux.
Bref, Harry s'était silencieusement approché des deux potionnistes avant de faire connaitre sa présence. Cependant, contre toute attente, aucun des deux n'avait semblait le voir. Harry avait eu beau crier et leur faire signe, aucun des deux ne s'était tourné vers lui. Il avait fallu quelques minutes à Harry pour comprendre qu'il n'était ni visible ni audible pour les deux passionnés de potions. Affolé, Harry avait utilisé ses pouvoirs pour faire tomber quelques fioles des étagères afin de signaler sa présence, mais à sa grande horreur, ses derniers n'avaient pas fonctionné. Pas que l'ancien sorcier ait perdu sa magie. Non, rien de tout ça, car il pouvait parfaitement sentir sa magie circuler en lui. Donc, le problème ne venait pas d'eux, s'était dit Harry. Alors, d'où pouvait-il venir ? Pourquoi ni Snape ni La Pucelle ne pouvaient ni le voir ni l'entendre ?
Alors qu'il se creusait les méninges, il se souvint d'avoir aperçu un groupe de sorciers pénétrer dans la salle sur demande au moment où Draco et ses amis lançaient le sortilège. Il se souvint aussi que ses derniers avaient envoyé des maléfices dans sa direction alors que le vortex qui devait l'amener s'ouvrait sous ses pieds. Ces sortilèges étaient-ils responsables de son état ? De son incapacité à communiquer à avec les autres ? Et si c'était bien le cas, pourquoi pouvait-il voir et toucher l'enfant des Halliwell alors que cela semblait impossible avec quelqu'un d'autre ? Il était même incapable de toucher les objets. Et si sa mémoire était bonne, il avait traversé les portes et les murs quand il était au manoir Halliwell et ceux de ses appartements.
C'est stupide, mais sur le moment, il n'y avait pas fait attention. Merlin ! Ne lui dites pas qu'il était devenu un fantôme ! Qu'il avait fini par mourir sans s'en rendre compte malgré le fait qu'il soit le putain maître de la mort ! s'était alarmé Harry. Complètement paniqué et surtout hors de lui, l'ancien sorcier s'était mis à crier à tue-tête le nom de la Mort. La Faucheuse s'était matérialisée devant lui et l'avait observé d'un air impassible avec un visage sans expression.
_ Que puis-je faire pour vous, Maître ? avait-elle demandé comme salutations.
_ Suis-je mort ? avait crié plus que demandé Harry.
_ Pas que je sache, avait répondu La Mort.
_ Alors, pourquoi suis-je invisible aux autres et suis incapable de toucher quoi que ce soit ?
_ Il me semble que vous êtes parfaitement visible à votre fiancé, lui avait fait remarquer La Mort.
_ Oui, mais mis à part lui, personne d'autre ne me voit, avait souligné Harry avec exaspération. Et comment tu sais qu'il peut me voir ? s'était ensuit écrié, Harry.
_ Je suis la mort, Maître. De ce fait, je vois tout. Je suis partout à la fois. Et étant donné que vous êtes maintenant mon Maître, mon regard est en permanence posé sur vous afin de pouvoir intervenir à tout moment, avait révélé La Faucheuse d'une voix sans timbre et monotone.
_ Si je ne suis pas mort, pourquoi ai-je l'impression d'être un esprit errant ? avait demandé Harry en tentant de ne pas paniquer suite à la déclaration super flippante pour son intimité.
_ Parce que c'est ce que vous êtes dans l'état actuel, lui avait confié la Mort.
_ Je ne comprends plus rien, s'était écrié Harry en étirant ses cheveux en arrière. Si je ne suis pas mort, alors, pourquoi suis-je devenu un esprit ?
_ C'était la manière la plus rapide et certaine que j'ai eu de vous sauver la vie à ce moment-là. Les sortilèges utilisés par les sorciers qui vous ont attaqué étaient tous mortels. Si un seul vous avez touché, vous auriez perdu cette enveloppe corporelle à laquelle vous semblez tant tenir, avait expliqué patiemment la Mort.
_ Et comment je fais pour redevenir visible ? avait questionné Harry après avoir longuement pesté sur sa maudite chance.
_ Je ne sais pas encore, car c'est la première fois depuis La Création, que je tente de préserver la vie d'un être vivant au lieu de la prendre. Donc, je ne peux vous dire quand je pourrais vous rendre visible aux autres, avait dit la Mort sur un ton indifférent.
_ Comment ça, c'est la première fois que tu tentes de sauver la vie de quelqu'un ! s'était exclamé Harry. Tu as bien ramené à la vie Snape et cette sorcière.
_ Effectivement, je les ai ramenés à la vie, pas sauver d'une mort certaine.
_ Et où est la différence ? Avait râlé Harry.
_ La différence est qu'ils étaient déjà morts avant que je ne les ramène à la vie en recourant à un procédé complexe qui, pour des raisons que vous n'avez pas besoin de savoir, ne peut être réutilisé. Je suis la Mort. De ce fait, je ne peux ni donner la vie ni la sauver, car cela m'est tout simple impossible. C'est contre ma nature.
_ Je vois, avait soupiré Harry. Alors, si tu ne peux ni sauver ni donner la vie, comment as-tu fait pour mouvais ?
_ J'ai provisoirement fait de vous un Ange de la Mort, lui avait appris La Faucheuse. De ce fait, tout comme les autres anges, vous allez devoir allez chercher les âmes des défunts afin de les conduire où elles doivent aller. Et cela, jusqu'à ce que vos autres serviteurs, avec mon aide, parviennent à trouver un moyen de vous rendre visible, avait ensuite expliqué patiemment la Mort.
_ Quoi ? C'est une blague ? S'était écriait Harry.
_ En aucun cas.
Harry avait pris plusieurs inspirations afin de se calmer. Il s'était répété encore et encore qu'il ne pouvait pas tuer La Mort, parce que c'était la Mort pour commencer. Ensuite, s'il parvenait par miracle à le faire, il allait rester invisible pour le restant de sa vie. Et ce n'était pas ce qu'il voulait.
_ Quand tu dis jusqu'à ce que mes autres serviteurs trouvent le moyen de me rendre visible, de qui parles-tu ?
_ De ces deux-là, avait dit la Mort en pointant Snape et la Pucelle du menton.
_ Snape est au courant de ce qui m'est arrivé, avait dit Harry en ressentant le soulagement le gagner.
Pour lui, si le sorcier était dans la confidence, il était certain de pouvoir redevenir visible un jour, car il avait toute confiance en ses capacités à trouver une solution.
_ Cela fait près de trois ans qu'il est à votre recherche. Et sans son intervention et celle de la démone, le sortilège lancé par les jeunes sorciers de votre monde d'origine n'aurait jamais fonctionné, car il fallait qu'il soit récité des deux mondes et en même temps.
_ Oh ! Et comment Snape a su la date et l'heure où il fallait lancer l'invocation ? avait demandé Harry très impressionné par les talents de son ancien professeur.
_ Il a fait appel à moi pour l'aider à vous retrouver lorsqu'il s'est aperçu de votre disparition.
_ Malin, avait soufflé Harry très impressionné. Mais cela ne m'étonne pas de lui.
Après cela, la Mort s'en était allée en l'informant qu'il tiendrait Snape au courant de sa présence. Mais avant que La Faucheuse ne disparaisse, Harry lui avait demandé si Chris était toujours en vie. La Mort lui avait dit que oui. Heureux d'avoir de savoir que son amant était bien en vie, Harry était repartit à sa recherche. Et même si celui-ci ne pouvait pas le voir, Harry serait lui, très heureux de revoir son visage, car Chris lui avait énormément manqué. Toutefois, l'ancien sorcier avait beau faire de tous les enfers plusieurs fis pendant des jours et des jours, il n'était pas parvenu à trouver Chris. Il n'avait découvert la vérité sur ce qui était arrivé à ce dernier et qui il était qu'un mois après son retour. Comme il ne parvenait pas à trouver Chris, et qu'à chaque fois qu'il avait demandé à la Mort de lui dire où se trouvait Chris ce dernier lui avait répondu qu'il ne voyait pas pourquoi il devrait répondre à une question dont Harry connaissait déjà la réponse.
Ce ne fut que parce qu'il savait que son amant était toujours en vie et se trouvait quelque part dans le même monde que lui, que Harry n'avait perdu la tête. Donc, je disais que Harry avait fini par découvrir la vérité sur Chris aussi bien sur sa mort que sur son identité. Sa véritable identité. Ce fut au détour d'un couloir menant au laboratoire de potion que Harry avait tout appris. Ce jour-là, ou bien était-ce cette nuit-là -car il est très difficile de définir le temps qui coule aux enfers- Harry avait surpris une conversation, ou plus précisément, une dispute entre Snape et la Pucelle. La raison de leur dispute était de savoir qui des deux allaient lui annoncer non seulement la mort de son amant avant de lui expliquer que celui-ci n'était pas tout à fait mort étant donné qu'il était revenu à la vie ensuite. Intrigué et tentant difficilement de calmer sa colère lorsqu'il avait compris ce que Snape avait fait à la statue qu'était devenu son compagnon, Harry avait patiemment écouté les deux potionnistes se hurler dessus tout en préparant une potion qui devait l'aider à redevenir visible.
Ainsi, il avait réalisé que celui dont il était en train de tomber amoureux de jour en jour sans pouvoir s'empêcher lui avait menti sur toute la ligne. Son amant n'était pas de son temps. Il venait du futur. Et plus rageant encore, il était un Halliwell. L'enfant qui avait été lié à lui lors de la cérémonie des fiançailles. Un sentiment de trahison d'une force prodigieuse avait comprimé son cœur durant quelques secondes. Ensuite, Harry avait été pris d'une colère si grande, que sa magie avait explosé. L'exposition fut si grande, qu'elle avait détruit le laboratoire, ce qui aurait dû être impossible. Snape et La Pucelle qui s'en étaient sorti sans aucune égratignure grâce aux réflexes du sorcier, s'étaient lancé un long regard avant de dire dans un même ensemble : « Il semblerait que la question ne se pose plus ». Puis, comme si de rien n'était ils avaient tout remis en place grâce à quelques coups de baguette de Snape.
Après avoir tout remis en place, Snape avait dit dans le vide : « Je sais que vous êtes sous le coup de la colère en ce moment, mais quand cela sera passé, vous comprendrez que ce que j'ai fait été la meilleure chose à faire. Et pour votre compagnon, même s'il vous a menti sur son identité, semblait réellement tenir à vous. Vous avez droit à une seconde chance avec lui, ce que peu de personnes on, alors ne la gâchez. » Puis, il s'était penché au-dessus d'un chaudron. Harry était parti se défouler comme il le pouvait, dans la mesure, où non seulement, il ne pouvait rien touche et encore moins tuer. Il avait passé les jours suivants à faire des allers et retours du monde des morts à celui des vivants en ruminant sa colère. Il lui avait fallu trois mois pour que sa colère diminue de moitié. Et cela ne s'était fait que quand il avait vu Chris pour la seconde fois depuis son retour.
La seconde fois où Chris vit Harry, il était au jardin d'enfants avec sa mère et son frère. Harry s'était approché silencieusement de lui et s'était assis à côté de lui sans dire un mot ou un sourire. Pourtant, dès que l'enfant l'avait vu, un sourire éblouissant avait éclairé son visage. Et comme s'il avait su que l'adulte avait de la peine, il l'avait posé sa main sur la sienne tout en jouant avec une peluche. La troisième fois que Chris vit Harry, ce fut lors de son premier jour à la maternelle, celui-ci était venu lui dire bonne chance. La quatrième fois que Chris vit Harry, ce fut trois jours après sa rentrée à la maternelle. Ce jour-là, Harry qui avait commencé à lentement se faire à l'idée de la mort de son amant, lui avait mentit et était revenu à la vie en tant que bébé, devait aller chercher une âme près de l'école de l'enfant.
Comme il avait un peu de temps devant lui avant que la mort ne fauche la jeune fille qu'il était venu chercher, Harry n'avait pas su résister à l'envie d'aller jeter un œil à Chris. Et il remerciait Merlin de l'avoir fait, car ce jour-là, sans son intervention, le jeune Chris serait mort. Effectivement, à son arrivée, l'enfant de trois ans, était parvenu, il ne savait comment, à échapper à la vigilance de son instituteur et s'était aventuré sur la route. Harry avait rejoint l'enfant, une voiture lui foncée dessus. Le démon avait juste eu le temps de se saisir de l'enfant avant que la voiture ne le percute. Heureusement qu'il pouvait toucher le bambin, s'était dit Harry le cœur battant à tout rompe.
Lorsque les battements de son cœur s'étaient faits plus lents, Harry avait copieusement sermonné le demi-sorcier avant de le ramener à l'école. L'enfant, les larmes aux yeux, lui avait dit que c'était parce qu'il voulait le voir qu'il était sorti de l'école. Surpris, Harry lui avait demandé comment il avait su qu'il se trouvait à côté. Chris, un sourire joyeux aux lèvres, lui avait dit qu'il savait toujours quand il est à près de lui. Harry avait alors compris, que tout comme lui pouvait détecter la présence de l'enfant et le retrouver où qu'il soit, le contraire été réciproque. Depuis ce jour, Harry s'était fait un devoir de passer tout son temps libre près de Chris afin de s'assurer que rien n'arrive à celui-ci. Ainsi, les années étaient passées. Et avec le temps, un lien très fort s'était créé entre les deux. Un lien qui était passé de l'amitié à l'amour. Un amour si fort que rien ne pouvait détruire.
Lorsque Harry s'était aperçu que l'amitié qu'il avait développée envers Chris au fil du temps s'était transformée en sentiment amoureux, le demi-sorcier venait de fêter ses dix-sept ans. Harry avait très mal pris cette réalisation. En effet, jusque-là, Harry avait d'abord vu en Chris un enfant à qui il était lié et qu'il devait à tout prix protéger, puis un ami par la suite. De plus, même si cela pouvait paraitre étrange étant donné que l'enfant et son défunt amant étaient techniquement la même la personne, Harry les avait toujours vus comme deux personnes distinctes. Sans oublier qu'il n'avait jamais pu oublier son amant venu du futur malgré toute la colère qu'il avait pu ressentir à son encontre. Donc, lorsqu'il s'était rendu compte de la nature de ses sentiments envers Chris, l'ancien sorcier avait été submergé par la culpabilité. Il avait eu le sentiment de trahir son défunt amant. De plus, au vu de l'âge de l'être de lumière, Harry avait eu l'impression d'être une créature monstrueuse et perverse. Il s'était alors mis à se détester. À éprouver du dégout envers lui-même.
Envahi par tous ces sentiments négatifs, Harry avait mis de la distance entre lui et Chris. Ce dernier qui n'avait pas compris les raisons de cet éloignement était devenu sombre, mélancolique et coléreux. Sa famille avait pris son comportement pour une banale crise d'adolescence, l'avait laissé le temps qu'il lui fallait pour s'en remettre. Mais comme au bout de quatre mois rien n'avait changé, une réunion avait été organisée. Ensemble, ses tantes, ses cousines, son frère et sa mère avaient discuté avec lui. Et petit à petit, tous, Chris compris, avaient fini par réaliser que ce dernier vivait simplement un chagrin d'amour. En effet, pour le jeune adolescent vivait l'éloignement de Harry comme un rejet. Ce fut après cette discussion que Chris avait compris qu'il aimait les hommes, Harry en l'occurrence. Quelques jours après cette discussion, Chris avait annoncé la nouvelle à sa famille. Presque tout le monde avait accepté son homosexualité mise à part son frère jumeau, Wyatt.
En effet, ce dernier qui avait peur d'être lui-même gay avait eu des paroles odieuses envers son frère. Paroles qu'il n'avait pas tardé à regretter, mais que Chris ne parvint jamais à oublier. Harry n'était réapparu devant Chris que le soir du dix-neuvième anniversaire de l'être de lumière. Ce soir-là, Chris qui avait bu plus que de raison pour tenter de faire taire la douleur qu'il ressentait au fond de son cœur depuis la disparition de son ami imaginaire Harry Potter, l'être dont-il était tombé désespérément amoureux, avait, sans vraiment savoir comment, invoqué ce dernier. Très surpris, Harry qui était toujours rongé par ses sombres pensées, avait tenté de s'enfuir, mais Chris avait été bien plus rapide que lui. Effectivement, quand le jeune être de lumière s'était aperçu de la présence de Harry, il n'avait pas cherché à savoir le comment et le pourquoi de son apparition après près de deux ans d'absence. Il s'était tout simplement jeté dans ses bras et l'avait embrassé avec passion.
Lorsque Harry s'était aperçu de ce qui se passait, il était en train de jouir, figé au plus profond des entrailles de Chris. La culpabilité l'avait immédiatement pris et il avait voulu s'enfuir, mais Chris l'avait retenu et exigé des explications sur sa soudaine et inexplicable disparition. Et après un long silence, Harry lui avait tout raconté. Il avait commencé par lui révéler qui il était en réalité, chose qu'il lui avait cachée jusqu'à présent. Il lui avait parlé de sa vie dans sa dimension d'origine, de son arrivée dans la dimension de Chris, du piège dans lequel il était tombé et qui l'avait transformé en La Source, du mal. Il lui avait ensuite parlé de sa racontre avec le Chris du futur, de leur liaison, de son alliance avec ses tantes et sa mère, des fiançailles qui en avaient découlés, du combat contre les Titans, de son retour dans son monde d'origine, puis de son retour et des découvertes qu'il avait fait après cela. Il avait fini son récit sur les raisons de son départ. Chris l'avait écouté attentivement avant de lui donner un doux baiser avant de serrer contre lui.
_ Je ne peux pas te dire que je comprends ce que tu ressens en ce moment, mais je pense que cet autre moi ne t'en voudrait pas d'être tombé amoureux de moi, car je suis lui. Et même si je ne pourrais jamais être lui, car même si nous ne sommes qu'une seule est même personne, nous n'avons pas eu le même vécu. Mais sache une chose.
_ Quoi ?
_ Tout comme lui, je t'aime. Je t'aime bien plus que cet autre moi ne t'aurait jamais aimé. Je t'aime plus que tout au monde. Et contrairement à cet autre Chris, jamais, jamais je ne t'abandonnerais. Je me battrais avec le monde entier pour te garder auprès de moi. Et pour commencer, on va faire en sorte que tu redeviennes visible pour tous.
Chris avait dit ça avec tant de sérieux et de passion, que le cœur de Harry avait fondu. Et lentement, la culpabilité avait commencé à le quitter. Elle ne s'en alla pas d'un coup ni du jour au lentement. Non, elle s'était lentement atténuée au fil des semaines et des mois avant de disparaitre tout simplement.
_ Je t'aime moi aussi. Et tout comme toi, je ne laisserais personne nous séparer. Tu es à moi et à personne d'autre, lui avait dit Harry avant de lui refaire l'amour avec passion et tendresse.
Une semaine après s'être avoué leur amour, Chris avait pris contact avec Snape et de la Pucelle. Et avec son aide et celle involontaire de sa tante Phoebe, à qui il avait posé des questions sans en avoir l'air, ils étaient parvenus à rendre Harry visible de tous. La première chose qu'avait faite Harry – en fait, la deuxième chose, car la première avait été de s'enfermer dans ses appartements et de faire l'amour à son compagnon pendant des heures- avait été de faire connaître son retour. Harry s'était laissé guider par ses instincts démoniaques et avait massacré une centaine d'humains en compagnie d'un groupe de démons. Chris, au lieu d'être choqué en apprenant ce que Harry avait fait de l'une de ses tantes, avait simplement souri. Effectivement, depuis qu'il avait couché avec Harry, Chris était devenu un sorcier noir doublé d'un Ange des ténèbres.
Après son retour, le combat entre le bien et le mal, les Halliwell et la Source du mal était monté d'un cran sans qu'aucune des parties n'arrive à prendre le dessus sur l'autre. Chris joua au bon petit sorcier pendant un an avant que sa famille ne découvre qu'il était l'amant de la Source du mal. En comprenant que cette relation était certainement due à leur ancienne alliance avec la Source du mal, les Halliwell se donnèrent pour mission de briser le lien qui les unissait. Le combat du bien contre le mal se mua alors en combat pour sauver Chris de l'influence du mal.
Bon, cette fois c'est vraiment la fin. Je ne compte pas écrire une suite, car j'aime cette fin. Cependant, si quelqu'un désire écrire une suite, je ne vois pas d'inconvénient. Je demande simplement à être informé. Voilà, voilà ! Merci de m'avoir suivi dans cette aventure.
