Chapitre 12 – Le jour tant attendu

La soirée avait été belle malgré la neige qui soufflait dehors comme pas possible. Étant vers la fin de l'année, les températures étaient assez basses et on était mieux au chaud devant la cheminée ! et heureusement que les réserves de bois avaient été faite en grandes masses !

Mérida, Harold et Maud avaient passé la soirée à savourer le bon repas chaud et copieux que Maud avait fait. Un repas digne d'un grand repas au château, faisant le grand bonheur de la mère qui était devenu de plus en plus gourmande. Maud leur avait raconté des histoires sur l'enfance de Mérida, ses farces à sa mère, ce qu'elle faisait, comment elle était, les frayeurs qu'elle avait pu leur faire, les grands moments de rires, les craintes de la princesse, les prouesses de la princesse dès son plus jeune âge, etc.

Entendre ces histoires faisait plaisir à Harold, qui en savait un peu plus sur l'enfance de sa femme, tandis que celle-ci rougissait, se cacher derrière ses cheveux, ou suppliait Maud de ne pas raconter telles ou telles choses ! mais comme Harold voulait savoir par curiosité pourquoi elle se mettait dans un tel état, Maud racontée tout, et l'histoire se transformer en grands instants de rire entre les trois.

Ils avaient passé tous les trois une bonne partie de la soirée à rire et discuter, faisant réagir le bébé face aux fous rires de la mère.

- Harold ! le bébé ! il bouge ! fit-elle avec une voix excitée

- De quoi ? il ... il arrive ?! demanda-t-il avec une voix et un visage alerté

- Non. il réagit aux rires ! constata-t-elle avec joie

- Oooh ! ça, ça veut dire qu'il tient bien de vous pour aimer rire !

- C'est génial... roucoula-t-elle à son ventre

- M'étonne pas. Fergus sera content aussi. Souriait Harold en caressant le ventre de sa femme.

- C'est sur ! mais...

- Mais quoi Princesse ? s'inquiéta Maud

- À votre avis ? ce sera un garçon ou une fille ? demanda-t-elle sérieusement

Maud et Harold semblaient hésitant à parler, mais il adressa un sourire rassurant à sa femme

- Mérida. Nous avons déjà eu cette discussion plusieurs fois.

- Je sais. Mais le moment approche ! et...

- Et advienne que pourra. Peu importe du moment que le bébé va bien et nous soyons tous heureux.

- Je suis d'accord, mais on n'a toujours pas choisi de prénom !

- Ah euh... oui en effet.

- Pfff... moi j'ai rien qui me vient.

- Faudra bien lui donner un nom ! il va pas s'appelait le bébé pendant des mois !

- Surtout qu'on l'a appelait comme ça pendant 9 mois, c'est sur que non.

- Vous savez... commença Maud avec un sourire en commençant à débarrasser la table

- Quoi Maud ?

- La plupart des parents cherchent un prénom pendant des mois, mais c'est le plus souvent une fois que le bébé est là, et qu'ils voit son visage, qu'ils trouvent le prénom idéal.

Les deux parents se regardèrent avec un sourire et se prirent mutuellement la main.

- Si ça se trouve, on fera partie de ses gens là.

- Oui. Probablement.

- C'est ce qui est arrivé à votre mère, Princesse.

- Vraiment ?

- Oui. Et votre père proposé toute sorte de prénom mais ils ne plaisait pas a votre mère, qui n'arrivait pas à trouver son coup de coeur.

- Maman... murmura Mérida avec un sourire

- Princesse... je n'ai pas d'ordre à vous donner mais... il est tard. Vous devriez aller dormir.

- Oui Maud. Tu as raison. Harold ?

- Je te suis. Je remets un peu de bois dans le feu, et je monte.

- D'accord. Bonne nuit Maud

- À vous aussi Princesse.

Mérida monta prudemment à l'étage tandis que Maud débarrasser la table, et qu'Harold mettait quelques bûches dans le feu.

- Bien. Voilà qui devraient faire l'affaire quelques heures. Bonne nuit Maud.

- À vous aussi, monsieur.

- Maud. Appeler moi Harold. Ça me fait bizarre dès qu'on m'appelle monsieur.

- Jamais de la vie ! ce serait un manque de respect ! je n'y arriverais pas.

- Comme vous voulez. À demain.

- À demain monsieur.

Harold monta donc avec un sourire amusé face à la réaction de Maud. Il arriva à sa chambre ou il vit Mérida déjà couché.

- déjà ? mais tu t'es même pas changé !

- La flemme ! le bébé me fatigue tellement que j'ai plus le courage de faire le moindre truc!

- Je vois ça. Et bien dans ce cas je fais pareil.

Il alla donc se coucher auprès de sa femme, totalement habillé, après avoir juste enlevé sa prothèse et son autre chaussure.

- Voilà. Fit-il avec un sourire

- Tu fait quoi demain ?

- Hum... demain je dois travailler avec Gueulfor à la forge, mais je dois aussi travailler sur une prothèse de rechange.

- Une prothèse de rechange ?

- Oui, une que je stockerais ici. On ne sait jamais, un jour je peux casser celle-ci et en avoir besoin d'une déjà prête. Surtout par les temps enneigés, faut tout prévoir.

- Je comprends. Très bonne idée mon amour...

- Qu'est-ce qui va pas Mérida ?

- Je vais encore être seule, empoté avec ce gros ventre et avec la poissonnière !

- Je constate que tu l'adores vraiment au point de lui avoir trouvé un surnom!

- Harold ! Elle m'interdit de faire ceci, cela, de manger ce que je veux, elle crie tout le temps et elle n'est pas agréable ! elle ne rit jamais ! j'appréhende de me retrouver seule avec elle quand le bébé arrivera ! se plaignit-elle

- Mais rassures-toi, les filles sont là pour toi. Et puis au moindre problème, on viendra me chercher et avec Krokmou, je serais la aussi vite que possible.

- Sauf que tu devras rester dehors. Maugréa t-elle

- Hein ? pourquoi ?

-Tradition viking d'après elle ! les hommes et surtout le père doit pas être prêt de la mère pendant l'accouchement.

- Sympa.

- Harold... j'ai peur... je veux que tu soit près de moi le moment venue.

- Tout ira bien ma chérie. La journée de demain se passera à merveille, comme toutes les autres. Mais pour l'instant, tu vas te détendre et passer une bonne nuit pour par affoler le bébé. D'accord ?

- D'accord... je t'aime... dit-elle en l'embrassant puis en se blottissant contre son mari.

- À demain Mérida. À demain petit bébé... dit-il en caressant le ventre de sa femme.

- Faudra sérieusement réfléchir à un prénom... ça devient urgent...

- La nuit porte conseil. Nous trouveront cette nuit j'en suis sur.

Mérida sourit puis s'endormit paisiblement. Harold la rejoignit peu de temps après. La nuit ne fut pas très calme étant donnée que Mérida avait gigoté une bonne partie de la nuit parce qu'elle n'était pas à l'aise avec son gros ventre, ce qui fait qu'Harold n'avait pas trop bien dormi aussi.

Le lendemain, le réveil fut pénible pour Harold, car Mérida lui avait donné des coups de pieds involontaires dans ses jambes à cause de son sommeil agité. De plus la tempête de neige avait fait rage durant toute la nuit, mais elle semblait avoir diminué au matin. Il faisait froid dans la maison et le temps donner plus envie de rester au chaud chez soi. La maison aurait surement besoin d'être chauffé. Harold se leva donc courageusement du lit, remit sa chaussure et sa prothèse, et recouvrit chaudement Mérida avec les peaux pour pas qu'elle et le bébé attrape du mal. Il embrassa la joue de sa femme et descendit l'escalier, pour se couvrir très chaudement pour prendre du bois dans la réserve à l'extérieur, car celle de la maison était presque vide.

Maud était levée et s'affairer déjà dans la maison. Après des salutations rapides, Harold ouvrit la porte, laissant le vent et la neige entrer dans la maison, et se batailla avec elle pour la refermer le plus vite possible. Le vent soufflait fort et avec la neige, et il ne voyait presque rien. il se dirigea prudemment vers l'étable où se trouvait la réserve de bois et en prit quelqu'une déjà bien recouverte de neige et les rapporta chez lui, refaisant entrer la tempête chez lui.

S'excusant auprès de Maud qui frissonnait à cause du vent, il marcha frigorifié et les bras chargé vers la cheminée et y déposa les bûches. Il alluma donc sans plus tarder le grand feu qui allait bientôt réchauffer toute la maison. Devant cependant refaire un gros chargement, il prit le petit chariot en bois et la fit sortir de la maison pour aller la remplir au maximum. Il ne voulait pas que ce soit les filles qui le fassent, elle aurait déjà beaucoup de travail avec Mérida et l'arrivée du bébé.

Ce n'est que dix minutes plus tard et prés être devenu un bonhomme de neige nordique qu'il rentra de nouveau avec le chariot plein à craquer de bois. Déjeunant vite fait, il salua Maud et repartit vers la forge. Krokmou l'attendait comme tout les matins et l'emmena prudemment en vol.

Mérida se réveilla bien plus tard, cherchant Harold du regard elle se rendit compte qu'il était tard et qu'il était parti depuis longtemps. Elle se leva donc du lit, enfila sa cape et descendit. À son grand bonheur personnel, Maud préparée un délicieux repas a l'Écossaise ! genre copieux à souhait.

Elle passa donc une partie de la matinée avec Maud, jusqu'à ce qu'Astrid débarque à la maison, recouverte de neige. Apparemment la tempête ne se calmer pas.

- Il fait toujours autant de vent ?

- Oui. Et ça veut pas s'arrêter ! à ce mois de l'année, c'est rare !

- Tu es venue avec Tempête ?

- Oui. Elle est dans ton étable avec ton cheval. T'en fais pas, elle cassera rien et elle lui fera pas peur.

- J'men fait pas pour ça. par contre je me demande comment va Angus par ce temps...

- D'après ce que j'ai vu, il va bien.

- Mais il est vieux... Je devrais allait lui mettre sa couverture pour pas qu'il... dit-elle en prenant sa cape d'hiver

- Woh woh woh ! tu vas ou là ? s'interposa Astrid

- Dehors. J'en ai que pour quelques minutes, et j'ai besoin de prendre un tout petit peu l'air !

-Tu crois vraiment que je vais te laisse sortir dans ton état par ce temps !? Harold ne serait pas content de savoir ce que tu veux faire !

- Votre amie a raison Princesse ! ce serait imprudent ! pensez au bébé ! intervint Maud

- Mais j'y vais pas seule ! Astrid vient avec moi, n'est ce pas ?

- Non. Je préfère y allait seule et que toi, tu restes là !

- Angus ne se laissera pas faire. Au pire, je lui parle, je ne fais aucun effort, et c'est toi qui fais tout le reste.

- Rien ne te fera changer d'avis ?

- Non. et puis je veux le faire tant que la poissonnière n'est pas là !

- Pff... Très bien. Allons-y.

- Soyez prudente ! et couvrez-vous bien princesse !

Les deux jeunes femmes sortaient de la maison, couverte de la tête aux pieds, pouvant lutter contre le froid. Mais à peine dehors, Mérida se prit une bonne rafale de vent au visage.

- Pouah ! quel temps de chien !

- Jte l'avait dit ! rentre avant d'avoir choppé un rhume ! ordonna Astrid en criant contre le vent

- Non ça va aller ! jsuis enceinte pas en sucre ! dépêchons-nous et rentrons puisque c'est ce que vous voulez tous ! fit de même Mérida

- Ok !

Elles rentrèrent vite dans l'étable, frissonnant une fois la porte refermée. Astrid alla chercher la couverture d'Angus, tandis que Mérida s'approcha pour lui parler.

- Bonjour Angus. Comme je peux pas trop bouger, c'est Astrid qui va te couvrir. D'accord ?

Le cheval émit un hennissement pour dire son accord. Astrid recouvrit donc le cheval de sa couverture, et elle s'apprêtèrent à renter à la maison.

- Voilà. Allez viens on rentre. J'ai deux trois blagues à te raconter !

- D'accord ! souriait-elle

Astrid rouvrit la porte de l'étable, alors que Mérida adressa une dernière caresse à son cheval.

- Mérida ! vient ! je ne vais pas tenir la porte indéfiniment

- C'est bon j'arriv... ooh ! fit-elle en cessant tout mouvement

- Mérida ?

- Je... ooh ! fit-elle en s'accrochant à la poutre en bois avec une grimace

- Mérida ! fit la blonde en lâchant la porte

La princesse descendit progressivement vers le sol en se tenant toujours a la poutre, grimaçant de plus en plus

- Mérida ! ça va ? s'inquiéta la Viking en s'agenouillant à terre

- Non... le... le bébé...

- Quoi il arrive ?!

- Je... je crois ! j'ai de l'eau qui coule le long de mes jambes !

- Oh la la... je t'avais prévenue de rester au chaud !

- Je... je sais... qu'est-ce qu'on va faire ? aaaaahhh !

- Mérida !? qu'est ce que t'as ?!

- J'ai mal ! j'ai eu une énorme douleur ! c'est affreux...

- Le travail a commencé... il faut qu'on te ramène à la maison ! et Gertrude qui n'est pas là ! rhoooo...

- Je veux Harold... pas la poissonnière !

- Fais pas la difficile ! allez viens il faut vite rentrer !

- Je peux pas bouger ! j'ai mal et... AAAAAAHH !

La princesse hurlait de plus belle et pleurer à moitié

- Non... jsuis pas prête... sanglota-t-elle

- Bon. Procédons par ordre. Fit calmement Astrid.

La blonde se leva avec détermination et calme, et se dirigea vers sa dragonne.

- Tempête. Il faut que tu ailles d'urgence prévenir Harold et Gertrude que le bébé arrive! va vite à la forge ma belle !

La dragonne rugit de compréhension et sortit doucement de l'étable avant de s'envoler vers le village.

- Je reviens prévenir Maud de préparer le terrain ! Fit Astrid à l'attention de Mérida.

Elle sortit en vitesse, laissant la princesse dans ses peurs, ses douleurs et ses larmes. elle se tenait le ventre en suppliant son bébé d'attendre encore un peu qu'Harold arrive... Astrid revient une minute plus tard en fermant la porte derrière elle.

- À nous deux. Fit elle a son amie.

Elle prit la petite charrette de l'étable, la vida de son contenu avec urgence et l'approcha de Mérida.

- Allez viens.

- Je peux pas bouger Astrid ! j'ai ... j'ai besoin qu'Harold soit là !

- Harold va venir ! Tempête est partie le chercher ! et moi je suis là ! tu ne peux pas mettre ton bébé au monde ici c'est trop dangereux !

- Mais...

- Je sais. Mais je te demande une minute de courage et je m'occupe du reste ! tu peux faire ça ?

- Oui...

- Alors on y va. prend mes mains et lève toi ! fait le pour le bébé !

Mérida reprit un visage de confiance, saisi les mains de son amie et se leva en grimaçant. Elle s'installa dans la charrette et Astrid entreprit de la faire sortir de l'étable en la poussant. Manœuvre qui demanda du temps, mais les deux jeunes femmes arrivèrent vite devant la porte, Mérida luttant bravement contre le temps et les douleurs.

- MAUD ! OUVREZ LA PORTE ! hurla Astrid

Maud ouvrit vite la porte suite à l'appel de la jeune fille, et Astrid put ainsi amena Mérida au chaud. Vient ensuite la manœuvre de faire lever de nouveau Mérida de la charrette pour lui enlever son manteau plein de neige et l'installer sur la table de travail...

Tempête volée aussi vite que possible contre le vent féroce, jusqu'au village et en particulier la forge car ce n'est là que se trouver Harold. Ce dernier était en plein travail sur les plans de sa nouvelle sorte de prothèse, tandis que Gueulfor forger encore des haches.

- Pfiou ! quel temps ! heureusement que c'est pas comme ça toute l'année ! hein Harold ?

- Mouais... heureusem...

Il fut coupé par le cri puissant d'un dragon venant de dehors.

- C'est bien un cri de dragon que je viens d'entendre? Fit le forgeron en se grattant les oreilles

- Oui ! c'est celui de Tempête ! fit Harold en sortant vers l'extérieur

Le jeune homme et le moustachu sortit de la forge. Tempête venait d'atterrir au sol et se précipita vers Harold en faisant des signes de tête pressés et poussant des cris pressants.

- Qu'est-ce qu'il lui arrive ? pourquoi elle a la bougeotte comme ça ? s'étonna le blond

- J'en sais rien... mais pourquoi Astrid n'est pas dessus... Tempête ? pourquoi tu...

La dragonne lui indiqua d'un signe de tête et d'aile la direction de sa maison et continua de bouger avec empressement

- Mérida... comprit enfin Harold

- Quoi ? pourquoi tu fais ses yeux de merlan frit ?

- Le bébé Gueulfor ! il... il... va arriver ! c'est bien ça Tempête ?! s'exclama-t-il avec une pointe de joie et de panique

La dragonne acquiesça rapidement, impatiente de le voir réagir.

- Aaah ! jvais... jvais être papa... oh la la... et Gertrude qui vient plus tard d'habitude ! et faut prévenir Kognedur ! je...

- Hé ! calme toi petite tête ! respire et réfléchit ! intervient Gueulfor en lui donnant une claque sur la tête !

- Aie ! euh... oui ... déjà faut aller les prévenir.

- Ça je vais le faire ! toi fonce auprès de Mérida avec Krokmou et Tempête ! allez fonce !

- D'accord ! merci Gueulfor ! Krokmou ! Appela Harold avec une voix forte.

La furie nocturne descendit du toit et se mit en position de vol sur le sol. Harold grimpa vite et enclencha le mécanisme.

- À la maison mon grand ! vite ! allons-y Tempête !

Le trio s'envola aussi vite que possible, tandis que le forgeron souriait en se dirigeant vers la chaumière de Gertrude. en même temps il irait prévenir Stoik et chercherait la jumelle.

À la maison, Mérida était déjà en place sur la table tandis que Maud lui enlevait sa robe d'hiver pour faciliter le travail de Gertrude. Elle était donc en chemise longue blanche, une couverture épaisse sur elle le long de son corps, et le visage en sueur a cause de la douleur et de la panique. Astrid mettait du bois dans la cheminée et faisait chauffer de l'eau. Elle suivait les instructions de l'Écossaise, tout en se mordant la lèvre face aux cris de douleur de son amie.

- Gniaaaa ! j'en peux plus ! j'ai mal... sanglotait-elle

- Je sais Princesse... mais tenez bon encore un peu, ils ne vont plus tardez ! assura Maud en lui caressant le visage avec une compresse d'eau fraîche...

- Je sais mais... gneeeeuh !

- Respirer et inspirez ! allez-y... pfff pff... pfff pfff

- Pfff pfff... pff pfff...

- Pourquoi a-t-il fallut que ce soit la tempête ce jour-là !?

- Astrid, ne la faite pas paniqué...

- Désolée... qu'est-ce que je peux faire ?

- Continuer de lui appliquer la compresse d'eau pendant que je prépare le reste.

- D'accord.

Elle reprit le relais, Mérida soufflant et luttant comme elle pouvait tandis que Maud Finissait de tout préparer.

- Courage Mérida... ça va aller...

- Faite qu'il vienne vite... s'il vous plaît. gneeeeeuuh...

- Si le bébé se présente Princesse, je ne pourrais pas l'empêcher de venir au monde. Que votre époux soit là ou non, ça ne changera pas au principe universel...

- Je sais... gnoohh. je veux qu'il sorte, j'en peux plus... il n'est pas encore là qu'il me fait déjà vivre un calvaire ! Grogna-t-elle

- Harold... dépêches-toi... murmura la guerrière en espongeant le visage de la future mère.

Le viking le plus convoité du moment était en phase d'atterrir. Gueulfor avait réussi à trouver Gertrude qui était déjà en route. À l'aide d'un viking et de son dragon, elle put arriver aussi vite qu'Harold à la maison de ce dernier. Mais comme Harold arriva le premier avec Krokmou et Tempête, les deux dragons restèrent dehors, tandis que le futur père rentra en trombe à la maison.

- MÉRIDA ! s'exclama-t-il

- HA- HAROLD ! s'exclama-t-elle a travers les pare-vent de bois

Il se hâta de vite venir au chevet de sa femme, entièrement recouvert de neige. par réflexe, il prit la main de sa belle, et fixait son visage couvert de sueur, rougi par la douleur, avec quelques mèches rousses qui lui coller à la peau avec un sourire attendrissant.

- Désolé ma chérie. Mais je suis la maintenant.

- Oui, tu es la... tout va bien... souriait-elle à moitié essoufflé.

Il lui caressa la joue avec sa main mais elle fit une toute petite grimace au contact de sa peau.

- Oh... désolé, je suis couvert de neige et je n'ai pas enlevé mon manteau d'hiver... s'excusa-t-il

- Non ce n'est rien... c'est juste que ça m'a surpris... et puis ça me fait du bien au fignaaaaaahh... hurla-t-elle sur la fin

- AAAAH ! MERIDA ! s'exclama Harold

Le pauvre venait de se faire broyer la main par sa femme qui venait d'avoir encore une grosse douleur ! elle ouvrit les yeux et s'excusa auprès de son mari...

- Désolée... tu... je veux pas que tu finisses comme Gueulfor, mais le bébé me fait vivre un calvaire ! je ne peux pas le laisser sortir car il faut que j'attend...

Sa phrase fut incomplète car la porte s'ouvrit de nouveau avec un torrent de vent et de neige et des bruits de pas se firent entendre.

- Non les hommes restent dehors ! la blonde à couette vient avec moi, les autres allaient attendre dans l'étable. Bon. Où est-elle ? fit une voix forte et féminine

- ... que j'attende mon pire cauchemar... gémissait-elle en fixant le plafond

Harold et Astrid se regardèrent avec un demi-sourire amusé, mais compatissants. Gertrude arriva prés de Mérida, suivit de Kognedur, mais quand elle vit Harold, elle haussa le ton.

- J'ai dit aucun homme prés de la future mère ! jeune homme, allait attendre dehors !

- Hé ! lui parler pas comme ça ! il est arrivé avant vous ! et gnaaaaaaaaahh !

Cette fois elle eut le réflexe de lâcher la main d'Harold pour aller cogner son poing sur la table de travail

- Tradition viking ! aucun homme ! sortez je vous prie.

- Mais... je... fit Harold

- J'ai dit dehors ! ce qui est valable pour les autres et valable pour vous, même si vous êtes le futur chef du village !

- Eh ! la poissonnière ! arrête de lui parler comme ça ! s'énerva Mérida

- Peu importe ce que vous pourrez dire, il doit sortir. Les filles, emmenez-le.

- Non ! Astrid, non !

- Désolée Mérida. Viens Harold.

- Je viens.

- Harold ?! s'indigna Mérida

- Désolé. On se verra plus tard. Je n'ai pas le choix.

- Mais...

- Je t'aime. Sois prudente.

Il se fit entraîner gentiment par ces deux amies vikings, sous les protestations, les cris et les supplications de sa femme. Et quand la porte fut fermer, elles revinrent vers Mérida. Gertrude se lavait les mains et ordonna aux filles.

- Faites de même. Ensuite vous resterez au niveau de sa tête pour lui maintenir les bras, la soutenir et l'esponger.

- D'accord. Fit-t-elle pas très rassuré.

- Maud, condamner la porte. Je ne voudrais pas que d'autre personnes viennent perturber le travail. Ensuite, revenez prés de nous pour me passer le nécessaire.

- Entendu. Fit-elle en se dirigeant vers la porte.

Gertrude attendit que les demoiselles aient fini pour ensuite lever la couette et placer correctement les jambes de Mérida. Cette dernière se senti rougir de honte, mais ces amies la soutenez du regard.

- Le travail peut commencer. Vous êtes prête à laisser sortir l'enfant. Allez-y pousser !

Souhaitant en finir, et obéissant a la sage-femme pour une fois, Mérida poussa de toutes ses forces, tandis que ces deux amies lui donnaient leurs mains pour qu'elle ait un soutien. Mais elles grimacèrent face à la pression des mains de Mérida sur les leurs.

Pendant de longs moments. Mérida poussa. Hurla. Repris son souffle. Broya les mains. Hurla. Poussa de nouveau. Hurla. Respirer fortement en gémissant de douleur. Et tout ça sous les perpétuels ordres de la grosse viking. Maud assistait au travail en donnant à Gertrude ce dont elle avait besoin.

Pendant ce temps. Harold patienté difficilement dans l'étable avec son père, Gueulfor, Rustik, Varek, Kranedur et Krokmou. Les autres dragons attendaient dehors car il n'y avait pas assez de place pour tous dans la petite étable. Le jeune homme tournait en rond, la mine contrariée et grimaçante dès qu'il entendait les cris de sa femme.

- Oooh... pourquoi c'est si long...

- C'est qu'une impression fils. Tout ira bien.

- Et si...

- Ne parle pas de malheurs, c'est comme ça que tu les attires. Intervient Gueulfor avec un regard compatissant.

- Je m'inquiète juste pour elle et le bébé... c'est affreux de l'entendre hurler et souffrir sans que je ne puisse rien faire ! grogna-t-il en shootant dans un seau vide.

- Calme toi fils. J'ai connu cette épreuve quand ta mère t'a mis au monde.

- Et j'étais là pour te calmer ! rigola le forgeron.

Harold sourit faiblement et retourna dans ses pensées. Krokmou lui donna un petit coup de tête pour lui remonter le moral, ce qui eut le mérite de le faire sourire et d'adresser une caresse à son dragon. Cependant un nouveau cri fort en puissance de Mérida le fit perdre son sourire et il s'avança d'un pas presser vers la porte, mais fut stoppé par Varek qui lui attrapa gentiment le bras

- Essaye pas de passer mec. Souria Kranedur

- Ou je te cogne gentiment le pif pour t'empêcher de passer. Menaça avec un sourire Rustik

Harold grogna et abandonna l'idée d'avancer et retourna vers le sceau pour shooter à nouveau dedans. Mérida criée encore une fois et il en était venu à s'arracher les cheveux.

- Par Odin ! faite que ça s'arrête ! c'est insupportable !

- Harold... Soupira Stoik

- De plus je dois attendre qu'on vienne me chercher pour me dire comment ça c'est passer! et pour que je sache si c'est une fille ou un garçon !

- Calme toi mon gars. Conseilla Gueulfor.

- Et en plus, j'ai...

Le cri de Mérida s'arrêta, plongea l'étable dans un silence total. À la place des cris, on pouvait à présent entendre des pleurs de nouveau né.

- Je crois que l'attente est terminée. Souriait le forgeron

- Je suis... je suis... bafouilla Harold qui arriver plus à en placer une face au son de l'enfant

- Mon fils. Tu es père à ton tour. Annonça Stoik en saisissant fièrement les épaules de son fils.

- Merci... papa... souriait Harold à son père

La porte s'ouvrit alors et Astrid adressa un sourire à la salle, et un sourire plus grand quand elle vit Harold.

- Astrid ! tout... tout va bien ?! s'inquiéta Harold

- Oui Harold. Tout le monde va bien. Et justement, on réclame ta présence. Assura-t-elle en lui indiquant de la suivre.

- Mais Astrid...

- Quoi ?

- C'est... c'est une fille ou un garçon ?

Elle adressa un regard à l'ensemble des personnes présentent, et elle annonça avec un sourire.

- C'est une fille.


Et voila! C'EST UNE FILLE! YES! :D qui le savait que ce serait une fille? :D reste plus qu'à savoir comment cette demoiselle va s'appeler! :D et aussi comment elle sera physiquement! :D mais ça, ce sera pour la semaine prochaine! ^^

J'espère que ça vous a plus, que vous en avait ri par moment, car même si c'est un chapitre hyper sérieux de part l'événement, je pouvais pas m'empêcher d'ajouter quelques éléments comique. :)

C'est la première fois que j'écrit un chapitre sur un accouchement. j'espère aussi que vous l'avez trouver réussi? :3

A la semaine prochaine! :D