Chapitre 19 - Déchirement

Célia et Roderik étaient sortis de l'eau depuis un bon moment grâce à leur dragon. Ils avaient regagné les cotes, ou du moins la colline, pour dire de s'asseoir et se sécher. Ils avaient discuté durant un bon moment. Ils avaient joué aussi avec leurs dragons, partageant ainsi leurs joies.

Mais ce fut l'heure de rentrer pour chacun. Roderik accompagna Célia jusque chez elle, tous deux se tenant par la main et marchant à travers les sentiers du village, le visage souriant. Suivit de leurs dragons qui marchaient à coté d'eux, et étaient arriver au niveau de la demeure du chef

- J'espère que ton père sera d'accord. Remarqua-t-il

- Muh ? pourquoi ? pour que tu me fréquentes ? je pense que oui. Et...

- Non pas pour ça Célia. Pour autre chose de plus... important. et que j'ai oublié de te demander juste après t'avoir embrassé et t'avouer mon amour pour toi.

- Ah bon ? et... c'est quoi ?

- Bah c'est un truc que je n'avais pas prévu sur le coup, du moins pour aujourd'hui... et je n'ai pas ce qu'il faut là mais... faut que je te le demande.

Il lui prit ses deux mains et la fixa avec le plus grand sérieux. Célia en était tout intriguée.

- Roderik ?

- Célia. Veux-tu... m'épouser ?

La jeune fille se mit à lui sourire et lui sauta au cou avec joie

- Bien sur que je veux ! répondit elle en resserrant ses bras autour de lui.

Étreinte qu'il lui rendit avec soulagement et joie. ils s'embrassèrent puis se regardaient.

- Bon bah y'a plus qu'à espérer que ton père ne me massacre pas avec une hache ! quoique je voie mal ton père me massacrer avec une arme. Et encore moins ta mère.

- Oh dit pas ça... ils pourrait s'ils le voulaient ! enfin... plus maman que papa !

- Vraiment ?

- Oui. Mais ne t'en fais pas. je sais que maman prendra mon parti. Et papa s'y fera après avoir compris la nouvelle ! hi hi !

- D'accord. J'en discuterais avec lui demain matin.

- Et moi je vais en parler avec maman... ce soir.

Ils étaient déjà arrivé à proximité de la demeure du chef du village. Célia s'avança encore, mais pas Roderik.

- Ça va ? pourquoi t'avance plus ?

- Je vais m'arrêter la Célia.

- Pourquoi ? t'a peur de lui à ce point?

- Non, c'est juste que... c'est mieux comme ça. de plus, il doit être là, a t'attendre.

- J'en doute, mais... comme tu veux. À demain alors ?

- À demain.

Ils restèrent là à se regarder, Célia attendant un geste de sa part. Mais au bout d'un moment, rien ne se produisit.

- Bon. euh... j'y vais. Dors bien Célia. Souriait-il

- Toi aussi... Roderik... dit-elle légèrement déçue.

Lâchant la main de la jeune fille, il se retourna pour descendre avec Brathor, la pente qui le ramenait au village. Mais Célia, trop malicieuse comme sa mère, ne voulait pas en rester là ! avec un sourire à sa dragonne, elle courut vers lui.

- Rod ! fit-elle

- Hein ? fit-il surpris de son surnom

Il c'était retourner et voyait la brune courir vers lui pour lui sauter dans les bras et l'embrasser. Cela dura quelques secondes, puis Célia s'écarta de lui.

- Euh... Célia ?

- Quoi ? c'était pour te donner du courage pour demain matin !

- Ah... euh ok. souriait-il

- Bonne nuit Rod. Souriait-elle en se dirigeant vers chez elle.

Elle lui fit un signe de la main et rentra chez elle avec Perla, continuant de fixer le jeune homme avec un sourire joyeux. La porte refermée, Roderik parti vers chez lui, et Célia, voyaient que sa mère était endormie dans le fauteuil, face aux dernières flammes du feu. Éclair dormait dans le salon, pas loin de Mérida. Elle leva sa tête et grogna légèrement, mais se tut en reconnaissant la fille de sa cavalière et qu'elle la vit lui faire « shhh » du doigt. La dragonne se rendormit, et Célia fit de son mieux avec Perla pour être discrète et aller se coucher. Mais la voix de sa mère la fit sursauter

- Hum... Harold ? fit-elle à demi éveillé

- Euh, non maman, c'est moi.

- Aah... Célia. Tu es rentrée... Fit Mérida en se levant doucement de son fauteuil, à demi réveillé

- Oui, je... je sais, il est tard, je n'ai rien dit mais... je vais me coucher maman. On parlera demain. Promis... et... bonne nuit.

La jeune fille se dirigea vers l'étage, l'air innocente, suivit de la dragonne noire. Mais elle avait à peine monté 3 marches, que sa mère l'appela d'une voix calme.

- Célia ?

- Oui maman ? fit-elle

- Tu as pu parler avec Roderik ?

- Euh... oui.

- Et ?

Au lieu de répondre, elle se pinça les lèvres, regarda timidement autour d'elle avant de rougir.

- Il t'a dit quoi ?

- Qu'il...

- Qu'il quoi ?

- Qu'il m'aimait maman.

Le visage de Mérida s'illumina de joie face à la bonne nouvelle pour sa fille.

- C'est vrai ? il te l'a dit ?

- Oui ! et on sait même... euh...

- Vous avez échangé un baiser ?

- Oui... fit-elle d'une petit voix gênée derrière son sourire

- Et toi, rassure-moi tu l'aimes ?

- Oh oui maman ! je l'aime ! hi hi ! et il m'a même demandé si je voulais l'épouser !

- Sérieux?! et... et t'a répondu quoi ? demanda t-elle étonné et joyeuse

- J'ai dit oui! dit-elle avec un immense sourire radieux

Mérida folle de joie pour son enfant, la prit dans ses bras. Célia rendait avec joie son étreinte.

- Oh je suis tellement contente pour toi ma chérie !

- Merci maman...

- N'empêche, je le savais ! j'avais vu juste !

- Hihi... et il viendra parler à papa demain matin !

- Oh ? que... demain ? ah.

- Quoi ?

- Ton père n'est pas encore rentré. Je sais donc pas s'il le verra demain matin.

- Bah il pourra toujours te parler à toi ?

- Hum... La tradition veut que ce soit au père que l'homme vienne demander la permission de fréquenter et d'épouser sa fille. pas a la mère.

- Oh...

- Mais sache que je vous soutiens Célia. Je suis très contente ! et le jour de ta réussite ! oh ma chérie ! tu as dû passer une belle journée !

- Oh ça oui maman ! une magnifique journée !

- Il t'a raccompagné jusqu'ici ?

- Oui.

- Avec un dernier baiser avant le départ ?

- Maman !

- Oops... désolée. Bon. Tu as faim ?

- Non pas vraiment. Je suis plutôt fatigué et je vais aller me coucher.

- Euh oui...vas-y tu as eu une sacrée journée. Encore bravo ma chérie. bonne nuit.

- Toi aussi maman. À demain.

Elles s'embrassèrent et Célia monta avec Perla jusqu'à sa chambre. Laissant ses vraies émotions s'affichait sur son visage, sans gène qu'on la voit ou qu'on se moque d'elle. Elle ne cesser de sourire, toucher ses lèvres, rire discrètement, avant d'enlever ses vêtements sales, de mettre sa tenue pour dormir, de s'allonger dans son lit et de s'endormir avec un sourire, ses pensées remplit de ces derniers instants magiques avec Roderik. Perla se posa à coté du lit et se reposa de même.

Mérida monta elle aussi se coucher dans sa chambre, le visage souriant et le coeur heureux pour sa fille. mais inquiète pour Harold, qui n'était toujours pas revenu. Sa tristesse et son inquiétude augmenta quand elle vit le lit vide.

- Si ça se trouve, il passe la nuit à la belle étoile avec Krokmou. Comme il l'a déjà fait depuis ces 3 derniers mois...

Elle se mit en tenue pour dormir, se faufila sous les couettes, et posa sa main sur l'oreiller d'Harold avant de s'endormir à nouveau, un demi-sourire aux lèvres.

oO*Oo

Le lendemain, après avoir passé toutes les deux une bonne nuit, enfin cInq avec Maud, Perla et Éclair, les filles se levèrent. Mais pas toutes à la fois. Maud était levé et œuvré à de la petite couture. Mérida préparée un copieux petit déjeuner de victoire et de célébration. Harold n'était toujours pas rentré.

- J'espère qu'il sera vite de retour pour le déjeuner triomphal de Célia. ainsi que pour la présentation de son futur gendre. Héhé... souriait-elle à Maud

- Tout ira bien Princesse, vous verrez. Souriait Maud avec confiance et complicité

Célia se leva aussi de bonne heure. Elle voulait être prête pour l'arrivée de son père, de Roderik, et de la déclaration. Elle remit une tunique similaire à la sienne propre, se fit toute belle pour faire honneur. Coiffa ses cheveux refis ses tresses. Et descendit fin prête avec Perla, rejoindre sa mère.

- Bonjour maman ! Bonjour Maud !

- Bonjour ma chérie ! bonjour Perla !

- Bonjour mademoiselle !

- Alors ? Bien dormi ?

- Je crois que je n'ai jamais aussi bien dormi de toute ma vie maman !

- Je vois. Hihi.

Arrivée en bas, Célia caressa la tête d'Éclair avec un immense sourire.

- Bonjour Éclair !

La dragonne répondit d'un grognement joyeux, avant de reprendre son petit déjeuner. Célia servit donc à sa dragonne le sien, avant de s'installer prendre le sien.

- Tu es très belle ce matin. Complimenta sa mère.

- Oh... merci maman... rougissait Célia.

- Votre mère a raison. Vous êtes radieuse ce matin !

- Merci Maud...

- Je ne pense pas que ce soit pour nous, hein ? ajouta sa mère avec un clin d'oeil

- Euh... bah en fait... bafouilla-t-elle

- Trésor, je te taquine !

- Hihi. Papa n'est pas encore là ?

- Non. il n'est pas rentré cette nuit.

- Oh...

- Il a dû dormir à la belle étoile avec Krokmou. Comme d'habitude. Répondit-elle avec habitude

- Oui. sans doute...

- Mais ne t'en fais pas. il sera là, et...

Mérida s'interrompit, l'oreille attentive. Célia et Maud firent de même avec étonnement. Un bruit répété et sonore se faisait entendre à l'extérieur de la maisonnette.

- C'est quoi que j'entends ? des bruits d'ailes ?

- Oui... c'est Papa ?

- Peut-être. Allons l'accueillir ! souriait-elle

- Oui !

Elles se levèrent ensemble, les dragonnes restant sur place. Mais des appels se firent entendre, et prouvèrent que ce n'était pas Harold qui était là, mais Astrid. D'ailleurs le ton de la voix de la guerrière ne rassurer pas la princesse.

- Mérida ! Harold ! appela-t-elle encore

- Astrid ? fit Mérida en ouvrant la porte.

- Aah... Tu es la... où... où est Harold ? fit elle légèrement essoufflé en descendant de Tempête pour aller rejoindre la rousse et la brune.

- Il n'est pas là. Qu'est-ce qui ce passe ? pourquoi tu es dans cet état-là ? s'inquiéta Mérida

- On a besoin de l'un de vous deux au village... fit-elle en reprenant son souffle

- Mais pourquoi faire? demanda Célia tout intrigué

- On... on a trouvé un drôle de colis accrocher sur le toit de la grande salle... on n'a pas voulu toucher, ni le décrocher sans la présence du chef... donc... faut que tu viennes. puisque Harold n'est pas là...

- Pour un simple colis ? vous pouviez vraiment pas l'ouvrir sans nous .

- Sauf que dessus... y'a comme... du sang... dit-elle avec une grimace inquiète.

- Du sang ? répéta Célia avec horreur et dégoût

- Oh miséricorde ! murmura Maud les mains sur la bouche

- Ok je viens. Éclair, viens! nous partons ! appela Mérida les sourcils froncé

- Je viens aussi. Viens Perla !

- Je vais rester la, Princesse.

Mérida approuva, et les filles partirent donc vers le village à dos de dragons. L'urgence semblait trop importante pour y aller à pied. Mérida pouvait voir de loin les villageois rassembler devant la grande salle, le nez en l'air. Elles atterrirent toutes les six, et rejoignirent les rangs. Célia vit Roderik et le rejoignit, s'échangeant juste un sourire et restant côte à côte, le regard fixé vers le toit du bâtiment.

- Bon. Il est où ce colis ? je n'ai même pas eu le temps de déjeuner ! demanda Mérida

- Il est la Mérida. On attendait juste l'avis d'Harold. Ou le tien vu qu't'ai là. D'ailleurs, d'où qu'il est ? Lui répondit Gueulfor

- Je sais pas.

- Bon. On fait quoi alors ? on attend qu'il tombe tout seul du toit ?

- Non, descendez-le. Et avec prudence et douceur s'il vous plaît.

Un Viking monta donc sur une échelle pour descendre l'étrange paquet qui était à moitié accrocher au toit. C'était un colis plus ou moins rectangulaire, comme un tapis enroulé. De petite taille, exagérément attaché, dans un tissu vert foncé genre caca d'oie, avec des taches de sang et de la saleté terreurs sur une partie du tissu. Rien de rassurant.

Le viking attrapa donc le colis pour le passé à ces collègues en dessous, mais la corde lui lâcha des mains et le colis tomba à terre dans un fracas plus ou moins métallique.

- J'avais dit en douceur ! pesta Mérida

- Désolé, ça m'a glissé des mains ! c'est un peu lourd en plus !

- J'espère que ce n'est pas cassée et qu'on pourra comprendre ce qu'il contient.

- Bonne question en effet. Approuva le forgeron

- Bon, je vais l'ouvrir et régler cette histoire.

Mérida marcha donc vers le colis à terre, et s'agenouilla pour l'ouvrir. Tout le monde observait la scène avec intrigue et angoisse. La princesse fit une mine dégoûter à la vue et à l'odeur du sac et du sang, et de toucher ce sac.

- Beeurk... oooh pourquoi c'est sur moi que ça tombe... rho. mais il est vachement lié ce colis... Célia !

- Oui maman ?

- Passe moi ton couteau s'il te plaît.

- Tiens. fit-elle en lui donnant son couteau

- Merci.

La brune rejoignit son Viking, et Mérida poursuivit sa tache. Elle coupa Thor sait combien de corde pour finalement arriver à la dernière. Soupirant elle déplia le tissu tout en grognement publiquement.

- Pfou... j'espère que ce colis vaut le coup pour être attaché comme ça ! parce que si...non... non...

- Alors Mérida qu'est-ce que c'est ?

- Non...ce n'est pas vrai... murmura-t-elle les yeux horrifiés

- Maman ? c'est quoi ?

- Non... non... NON! hurlait-elle comme une démente en reculant du colis, ses mains agrippé à sa tête

Le village murmurait d'appréhension, d'intrigue et de curiosité face à la réaction de la femme du chef. Astrid la prit par les épaules pour la calmer et savoir quoi, tandis que Gueulfor s'approcha du paquet, le visage songeur. Mais quand il vit le contenu, son visage changea d'expression pour laisser place à de la peine, de la douleur, et de l'horreur.

- Par Thor et par Odin réunit... pas ça...

- Gueulfor ! y'a quoi dedans à la fin ?! s'emporta Astrid qui perdait patience

- Pfff... soupira le vieux forgeron avec tristesse

De sa main valide, il saisissa le contenu, les yeux triste mais rageur. Il le montra devant la foule. Chacun d'eux poussa des cris d'horreur, mit sa main devant la bouche, exprimé des regards et visages horrifiés ou fit une tête de condoléances.

- Non... souffla Astrid, les larmes aux yeux

- Impossible... c'est pas vrai... firent la plupart des camarades de Mérida

- Non...non... gémissait encore Mérida les mains devant la bouche

- Non... la prothèse de papa... gémissait Célia.

Prise d'un sanglot, elle cacha son chagrin dans les bras de Roderik, qui, peiné, la laisser pleurer contre lui. Le groupe d'amis de Mérida semblait tout aussi peiné, voir plus que les autres habitants à la vue de la prothèse de leur ami d'enfance, brisé, écrasé, partiellement ensanglanté.

- J'y crois pas... soupira Rustik

- Si la prothèse d'Harold est la... fit Varek

- C'est que... fit Kognedur

- C'est qu'il... fit Kranedur

- ... est tombé... conclut Astrid d'une voix étranglée

- NOOOOOOOOOOOOOOONN ! Hurla Mérida

Elle se débattit pour que Astrid la lâche, mais celle-ci tiens bons. Mais elle se prit un coup dans le pied de la part de rousse, qui se rua vers la prothèse de son mari, pour la tenir dans ses mains, et la... fracasser sur le sol !

- NON ! NON ! NON ! IL EST PAS MORT ! IL EST PAS MORT ! hurlait-elle en cognant encore la prothèse au sol

- Mérida... Arrête s'il te plaît... gémissait Astrid en essayant de la calmer

- NOOON ! IL EST PAS MORT, VOUS ENTENDEZ ?! hurlait-elle de plus belle

- Maman... gémissait Célia contre Roderik

- IL EST... IL EST... il est ...

Elle s'effondra au sol, épuisée, brisé, larmoyante, serrant à présent ce qui restait de son mari contre elle, pleurant dessus...

- Pourquoi tu n'es pas resté... pourquoi tu m'as pas écouté. si tu n'étais pas parti, tu serais encore là, avec nous... avec moi... sanglota-t-elle

- Mérida... consola Astrid en posant sa main sur l'épaule de son amie

- Tu n'es pas mort... je le sais, je le sens...

- Mérida. Lâche-la. Conseilla tristement la Viking

- Non, je n'ai... il n'est pas mort Astrid... il n'est pas mort... comprends-moi

- Mérida. S'il te plaît.

Voyant que c'était inutile d'insister, elle laissa son amie lui prendre la prothèse détruite de ses mains. Elle pleurait encore, à genoux par terre. Célia continuait de pleurer contre Roderik, mais voyant l'état de sa mère, elle se détacha de lui pour aller relever sa mère avec dignité. Mais Mérida refusait de bouger.

- Maman...

- Je... peux pas accepter...

- Maman... s'il te plaît. gémissait sa fille en lui prenant la main

- Je... non... Célia... il n'est pas mort...

- Vient maman. On va essayer de comprendre d'où vient... la... le... colis. Et de trouver des réponses. Mais viens avec moi jusqu'à la maison... je t'en prie...

- D'accord...

La fille releva la mère. Mérida du rassembler tout son courage pour ne pas succomber davantage au chagrin, à ses jambes qui ne supportaient presque plus son poids, la réalité, le cauchemar et au fait qu'Astrid remettait la jambe en acier dans le tissu d'origine.

- Mérida... que vas-tu faire ? demanda Gueulfor

- Je... je ne sais pas pour l'instant...me calmer et accepter ce que je viens de savoir serait déjà pas mal pour commencer... ensuite, je parlerais avec le conseil du village.

- Oui mais... dans ces cas-là, l'inverse serait envisageable...

- Et pourquoi ?

- Parce que nous n'avons plus de chef. Et que tu devras prendre le relais et nous guider dans ces instants difficiles. Expliqua-t-il

- Oh... c'est... c'est vrai. Bon... dans ce cas... que le conseil me suive dans la grande salle. Les autres... rentrez chez vous... vous serez informé dans les plus brefs délais.

Chacun exécuta les ordres de la chef du village, le regard en peine, et dans le silence total. la bande de Célia partit aussi après avoir adressé des condoléances, des tapes sur l'épaule, etc. Roderik ne bougea pas, le regard perdu et peiné.

- Ça va aller ?

- Oui... je vais soutenir ma mère et assister au conseil. Je te retrouverais plus tard.

- D'accord. Bon courage...

- Merci...

Ils s'étreignirent tendrement avant de se quitter. Célia se rapprocha de ceux qui faisait partie du conseil. En l'occurrence sa mère, Gueulfor, Astrid, Rustik, les jumeaux, Varek, Mildiou et Gothi.

- Bien. allons-y. Fit Mérida d'une voix morne

Et tous entrèrent dans la grande salle. Gueulfor prit également à bout de crochet le colis, et referma la porte, le regard dur.


Mouais... ça semblait bien parti pour Célia et Mérida. De la joie pour une romance, une demande en mariage, présentation de Roderik en tant que gendre... mais tout cela fut vite enlevé en apprenant la mort d'Harold. Les pauvres.. mais qui a bien put faire ça !? qui serait à ce point aussi cruel pour envoyer un colis pareil ?! et pourquoi?! ;'(

Je vous dit a vendredi. avec peut être un chapitre moins triste. :/

Bye ! :)