CHAPITRE 31

C'était un jour de pluie. Le ciel était d'un gris foncé, menaçant, grondant. Une femme d'une vingt-trentaine d'années marchait hâtivement dans les rues de Londres. Il n'y avait pas grand monde dehors. En même temps beaucoup craignaient pour leur vie. Les mangemorts tuaient toujours, ils faisaient au moins 3 victimes par jour, et la plupart étaient des femmes et des enfants. Des lâches, voilà ce qu'ils étaient.
De grosses gouttes de pluie tombaient lourdement sur son manteau noir, lui arrivant jusqu'aux genoux. Sa grande capuche était relevée, des gouttelettes glissaient le long et tombaient sur le bout de son nez, pour continuer leur course vers le sol, où elles s'écrasaient dans un clapotis, se mêlant aux autres venants des nuages qui grondaient toujours.

Les mains dans les poches, resserrant son manteau contre son corps afin d'être au plus au chaud que possible, elle continuait sa route, tête baissée. Au détour d'une ruelle sombre, elle alla se mettre à l'abri elle leva le visage et réajusta sa capuche en même temps qu'elle transplanait dans un bruit sourd, atténué par le chant de la pluie.

Elle se retrouva devant une petite maison. Le temps était le même. L'endroit dans lequel elle avait atterri semblait calme, mais surtout très triste. Elle continua à avancer, comme si elle connaissait le chemin par cœur. Elle arriva devant la porte d'entrée qui était close, et s'arrêta devant. Elle toka une fois a la porte. Un faible sourire s'esquissa sur ses lèvres fines légèrement roses, et d'une voix presque enrouée et douce, elle dit :

- Oh, Angelika, vous voilà enfin, entrez donc !

La jeune femme hésita un instant vu qu'elle était entièrement trempée. Elle voulut utiliser ses pouvoirs pour se sécher, mais elle n'eut pas le temps.

- Entrez, et ne vous en faites pas, rien n'est rangé. Donnez-moi votre manteau, je vais le ranger. Entrez, il fait bon à l'intérieur.

Elle se mit à sourire puis remercia cette femme pour sa gentillesse. Elle lui proposa un peu thé, la mère de famille s'approcha de sa collègue avec une tasse joliment décorée et, à l'aide de sa baguette, versa un peu de thé bien chaud. Elle but gorgée par gorgée, la mixture envahit tout son corps de bien-être et elle retrouva peu à peu contenance.

- Je vais mieux, merci. Sourit Angelika.

Elle lui donna quelques gâteaux puis s'installa prés d'elle. " Pauvre petit chaton mouillé " pensa-t-elle.
- J'en suis heureuse alors.

Angelika savait à quel point cette femme était malheureuse et qui faisait tout pour cacher son immense chagrin, celui d'avoir perdu un de ses fils, tué par ce maudit Mage Noir. Les yeux chocolat, de la très triste mère de famille se posèrent sur ceux aveugles de la jeune femme puis soupira sans que cela ne s'entende.

- J'ai reçu vos lettres, reprit doucement Angelika, c'est pour cela que je suis venue.

- J'ai aussi reçu les vôtres. Je suis écoeuré par ses événements. J'ai encore appris la mort d'une petite fille ce matin. Comment cela ce fait-il qu'il soit encore en vie ? Comment Merlin peut-il laisser un monstre pareil sur terre ?

Angelika baissa tristement la tête. Même ses pouvoirs de dragon ne suffiraient pas pour le tuer, mais elle savait quoi faire le moment venue. C'était pour cela que son peuple l'avait envoyé sur terre. Sa mission n'était pas encore terminée.

Elle murmura une phrase inaudible et une orchidée apparue dans ses mains. Elle attrapa la fleur fanée la donna à Molly tout en soufflant, que dans son monde cette fleur portait chance et avait le don de réconforter les coeurs blessés. C'était comme une coutume chez elle. Elle la remercia tout en laissant quelques larmes qui perlaient le long de son visage.

- Je vous aiderai Angelika, et j'accepte aussi le dernier service que vous m'aviez demandé.

- Je savais que je ne pouvais pas rêver mieux pour lui, mais je suis toujours aussi gêné de vous demander une telle chose.
Elle pouvait sentir les mains de Molly se poser sur les siennes.

- Ce que vous me demandez là est pour moi le service le plus merveilleux que jamais personne ne m'est demandé. Elle leva doucement la tête. Mais savez-vous que Severusest encore vivant et qu'il voudra, ce qui est normal, s'il l'apprend un jour, reprendre son bien ?

- Oui. Souffla la jeune Dragonne. Mais je doute qu'il accepterait.

- Severus vous aime, ma grande, il vous aime passionnément et a la folie. Depuis votre arrivée au château, il a changé, grace à vous, il a changé, son coeur de pierre s'est attendri, vous avez brisé la glace qui dormait trop longtemps en lui, Angelika, elle lui caressa la joue avec douceur avant de sourire.

- Je sais Molly et c'est bien cela qui me fait terriblement peur. Elle marqua une pause avant de reprendre. Je l'aime à la folie, lui aussi, mais très bientôt nos chemins vont se séparer à jamais. Et je crains plus que tout ce jour.

Molly regarda cette jeune femme avec tristesse. Elle lui remit un peu de thé dans sa tasse.

- Ce n'était qu'un rêve Molly, un très beau rêve, rien de plus...

- Mais rien n'est encore fini, Angelika. Restez souper ce soir, Ron, Harry et Hermione ne vont plus tarder.

- Oh, ils viennent tous ce soir ?

- Oui. Vous restez donc ?

OoO

Harry dormait à poings fermés dans la petite chambre d'amis. Sa mèche, qui cachait la plupart du temps la preuve qu'il était le survivant, était relevée et laissait apparaître sa fine cicatrice en forme d'éclair qui était plus rouge que jamais depuis le début des événements, Harry avait sans arrêt mal à cet endroit précis. De sombres heures approchaient, Harry le savait. La fin de toute cette lutte qu'il avait vécue, depuis ce jour où Voldemort avait essayé de le tuer alors qu'il n'était qu'un enfant, allait arriver plus vite qu'on ne le pensait

Il ne savait pas s'il était prêt pour cet affrontement mais, après tout, il n'avait pas vraiment le choix. Une légère brise le réveilla. Il frissonna pendant qu'il cherchait du regard celle qu'il aimait. Touchant les draps, Harry vit qu'elle n'était plus dans leur lit. Il n'eût pas bien longtemps à chercher puisqu'il l'aperçut, assise sur les rebords d'une petite fenêtre ouverte. Elle avait le visage tourné vers le parc et ses cheveux couleurs feu se soulevaient à mesure du souffle régulier du vent.
Harry se leva et marcha dans sa direction, ce ne fut qu'en arrivant à sa hauteur qu'il s'aperçut qu'elle caressait du bout des doigts une épée, mais pas n'importe laquelle.

- l'épée de Godric Gryffondor ?

Elle lui sourit, tristement, comme si elle avait su depuis le début que le grand jour était enfin arrivé.

- c'est un signe, Harry. Je l'ai trouvé ici lorsque je me suis réveillée tout à l'heure…

Harry n'osait pas regarder l'épée. Il n'avait pas envie de penser au lendemain, pas maintenant en tout cas.

- Ginny...

Elle évita ses caresses. Non, elle ne pouvait pas faire ça, elle savait ce qu'il se passerai demain.

- Je me suis préparée à ce jour, Harry. Si tu venais à mourir, je te suivrais, où que tu ailles !

Harry tenta une nouvelle fois de poser sa main sur la joue de son aimée et la força à le regarder dans les yeux.

- Je ne vais pas mourir.

- Pourtant la prophétie dit que seule la mort d'une personne pourra le vaincre !

Il se pinça les lèvres. Alors elle était au courant. Ne sachant que dire, il la prit dans ses bras. Il l'aimait tellement. Ce soir, ils avaient toute la nuit pour se faire des câlins. Demain, Voldemort mourra.

oOo

Tous étaient prés pour l'ultime bataille. La nuit était tombée depuis longtemps. Le seigneur des ténèbre était prévenu de la présence de Potter et de sa clic. Il eu un sourire machiavelique sur son visage. Il allai mourir une bonne fois pour toute ce soir ! Tous étaient désormais en position et surveillaient l'arrivée des Mangemorts. Le coeur de tous battait à la chamade. Harry avait interdit a ce que Ginny vienne sur le terrain de bataille, mais elle avait tellement insisté qu'il avait finalement abandonné. La pluie se mit à tomber. L'ennemie se rapprochait. Le vacarme était épouvantable. Ils allaient vivre un véritable enfer. La peur se lisait sur les yeux de tous.

Le seigneur des ténèbre avança doucement vers le petit groupe puis déclara la guerre. La bataille était hard, et n'était pas en faveur du petit groupe. Même si aucun d'eux nest morts, ils étaient en minorité face aux mangemorts.

- Tu crois peut-être que c'est avec une épée que tu pourras me vaincre petit Potter ? Pesta le seigneur des ténèbres tout en lui lançant un AVADA KEDAVRA qu'il évita aussitôt.

- Oui c'est avec cette épée que je vais te tuer, Voldemort !

Un rictus malveillant se dessina sur les lèvres de celui dont tout le monde avait peur.

- Tu es fini, Potter. FINII !

Un élan de courage parcourut le corps du jeune garçon, pendant qu'il s'apprêtait à brandir son épée, Harry revit toute son existence passer devant ses yeux. Sa vie insupportable chez les Dursley, sa rencontre avec Hagridet sa découverte du monde de la magie, sa première année aux côtés de ses deux meilleurs amis, toutes leurs aventures, son premier baiser avec Ginny. Il étendit son bras avec une brutalité proche de la rage. Mais avant même que l'épée ne touche cet être infect, elle se volatilisa aussitôt puis transperça à la place son serpent. Harry vit une souhaite très fines devant lui. Angelika. Il comprit alors qu'elle venait de détruire le dernier horcux. Voldemort perdit, sous un cri effroyable, toute sa splendeur, sa force. Harry ne comprenait pas, tous les horcrux étaient à présents détruits, pourquoi était-il encore en vie ? Alors qu'il se posait encore des questions, il vit la jeune femme aveugle avancer vers le seigneur des ténèbres et une fois à ses côtés, elle murmura quelque chose avant d'enfoncer, sous les yeux paniqués du jeune sorcier, l'épée de Godric Gryffondor dans son coeur avant de sourire et de s'écrouler par terre.

A suivre ...

Le prochain = dernier chapitre :)

Bonne journée a vous :D