Il est peut être temps de faire une petite entête pour vous remercier non ? Oui, je commence tard, mais il vaut mieux tard que jamais non ? Enfin bref, un petit message de l'auteur pour vous remercier du fond du coeur pour vos reviews qui me poussent à continuer ma fiction et de la publier le plus vite possible ! Sans vous je n'aurais peut être pas fait quelque chose comme ça :D. Bonne lecture et continuez à me donner votre avis, ça m'est très utile !
Alice.
Chapitre 8 :
Le problème avec les soirée alcoolisées, c'est le lendemain. Kaitlin se réveilla avec une mine effroyable, n'ayant pas prit la peine de se démaquiller, tout le travail de Raven s'était étalé sur l'ensemble de son visage. Un mal de tête l'assaillit dès qu'elle tenta de se relever, et elle se laissa retomber en grognant. Le réveil affichait dix heures, et elle devait probablement être la première réveillée à en juger le silence inhabituel qui régnait dans la demeure. Elle se leva finalement, sa tête la faisant atrocement souffrir, et brutalement, tous les souvenirs de la soirée lui revinrent en mémoire. Kaitlin plongea sa tête dans ses mains en se rappelant comment elle avait dansé avec Sean et Alex, puis comment elle avait faillit embrasser Charles...Elle rougit de plus belle à cette pensée et son mal de tête ne fit qu'amplifier.
Elle souffla un grand coup et se leva avec énergie de son lit : cette soirée n'allait pas la turlupiner pendant toute la journée, elle était bien décidée à s'entraîner avec Charles pour être capable d'affronter Shaw et ses acolytes. Une fois préparée, elle descendit en bas, et constata avec horreur le désastre monstre qui régnait dans le salon. Kaitlin avait complètement oublié le petit détail du rangement, qu'ils avaient convenus la veille. Elle soupira une fois de plus et décida de prendre un verre de jus d'orange avant de s'atteler au nettoyage.
A peine eut-elle commencé à ranger qu'une tête fatiguée surgit dans la salle, tête qui n'était autre qu'Alex, encore bien endormi. Kaitlin le salua rapidement de la main, auquel il répondit par une grimace qui devait ressembler à un sourire.
- Qu'est ce que c'est que ce bordel... ? Marmonna-t-il en s'étirant.
- Le bordel qu'on a laissé hier soir, et qu'on doit ranger ce matin...
Alex grogna et se dirigea vers le frigo pour prendre du lait, avant de venir aider Kaitlin au nettoyage. Ils avaient presque fini quand Raven entra dans la pièce, dangereusement épuisée. Kaitlin, et à vrai dire tous les membres de la maison ne l'avaient jamais vue comme ça : contrairement à Kaitlin, elle n'avait pas prit la peine de se démaquiller, elle ne s'était même pas changée.
- Alerte aux zombies ! Cria Alex pour détendre l'atmosphère.
Étrangement, Raven ne répondit pas, elle se contenta de grogner en s'asseyant dans la cuisine. Alex et Kaitlin se regardèrent en fronçant les sourcils, décidément, Raven n'allait vraiment pas bien. Ils décidèrent de ne pas remuer le couteau dans la plaie et terminèrent le nettoyage au moment où Sean, Alex, Erik et Moira entrèrent dans la pièce. Kaitlin dû se retenir de ne pas foudroyer l'agent du regard lorsqu'elle s'excusa pour avoir interrompu la soirée. Kaitlin allait s'installer pour enfin déjeuner quand Erik l'interpella :
- Kaitlin, Charles à besoin de toi.
- Hein, quoi ? Déjà ?
- Il t'attends dans le bunker, dépêche-toi.
- Mais... protesta-t-elle.
- Depêche-toi, c'est important.
Kaitlin soupira et se demanda qu'est ce qui pourrait être si urgent pour que Charles la prenne au saut du lit. Néanmoins, elle se dirigea au pas de course vers le bunker et y entra pour découvrir un Charles pimpant et frais comme après une bonne nuit de sommeil. Jamais elle ne comprendra comment il peut avoir autant d'énergie. Malheureusement, à peine eut-elle aperçut le regard de Charles que les souvenirs de la veille firent surface à la vitesse de l'éclair, la perturbant au plus au point. Le télépathe en revanche ne laissait rien transparaître et traîna presque Kaitlin au centre du bunker et se mit face à elle.
- Bon écoute, il ne nous reste plus beaucoup de temps avant que nous puissions intervenir, alors je dois te forcer un peu la main...
- Heu... C'est à dire ?
- Lorsque tu déploies ton bouclier, je ne peux toujours pas lire tes pensées, mais je peux accéder à certains recoins de ta mémoire. Pour arriver à contrôler tes pouvoirs, je dois trouver l'élément déclencheur, ce qui te pousse à refouler tes capacités.
Kaitlin pâlit, remonter dans sa mémoire ne donnerais rien de bon, mais elle hocha la tête. Si c'était la seule solution, alors elle le ferait. Les deux mutants s'assirent en tailleur, genoux contre genoux, et Kaitlin se concentra aussi fort qu'elle put. Le bouclier se mit en mouvement jusqu'à englober le télépathe. Kaitlin ouvrit les yeux pour les plonger aussitôt dans le regard pénétrant de Charles. Celui-ci lui saisit la main et entrelaça ses doigts avec les siens. Kaitlin sursauta à ce contact, mais la chaleur de la main du télépathe la rassurait bien plus qu'elle ne devrait.
- Je vais entrer dans ton esprit, il faut que tu restes calme, ça ne va pas être agréable.
Kaitlin serra les doigts de Charles comme toute réponse et celui-ci posa deux doigts sur sa tempe. Kaitlin émit un hoquet lorsqu'elle sentit ses souvenirs affluer dans son esprit, jusqu'à ce que le flux se stoppe sur un moment précis : Kaitlin n'avait que seize ans, et elle se revoyait marcher dans une allée sombre tard le soir. Elle était rentrée de chez une amie malade pour lui apporter ses devoirs, et même si elle habitait un coin tranquille, aucune rue n'était sûre la nuit. Alors qu'elle marchait tête baissée, à l'affût du moindre bruit, une main vint se plaquer sur sa bouche, l'entraînant dans un cul-de-sac à l'abri des regard. Elle se débattait comme elle pouvait dans les bras de son agresseur qui la tenait fermement. Lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle découvrit deux autre types en noir au sourire malsain, et des larmes s'échappèrent de ses yeux. Kaitlin fut projetée à terre, et les deux autres types commencèrent à la déshabiller.
- Laissez-moi ! Pitié, au secours ! S'époumonait l'adolescente en larmes.
- Personne ne t'entends ici... dit sombrement l'un des types en souriant d'avantage.
Soudain, alors qu'elle allait abandonner toute résistance, une chaleur fulgurante parcouru l'ensemble de son corps, faisant bouillonner sa peau. Un type appuya sa main sur les hanches de Kaitlin, et la retira aussitôt en hurlant à la mort. Kaitlin vit avec effroi qu'il tenait sa main, brûler jusqu'à la chair. Par réflexe, l'un des agresseur frappa l'adolescente si fort qu'elle cracha un filet de sang. Les types ne prêtant plus attention à leur ami brûlé se remirent à leur tâche, avant que Kaitlin hurle comme elle ne l'avait jamais fait :
- LACHEZ-MOI !
Elle ne se souvenait pas de ce qu'il s'était passé pendant se moment là, et même Charles n'arrivait pas à voir ce qu'il se passait, jusqu'à ce que la Kaitlin de seize ans ouvre les yeux et pousse un cri d'effroi en se redressant : les trois types étaient étendus par terre, raides mort.
Charles retira brusquement ses doigts de sa tempe en sursautant, alors que Kaitlin brisait son bouclier pour plonger son visage en larmes dans ses mains. Le télépathe avait ressentit avec un telle violence les émotions de Kaitlin qu'il s'en retrouvait haletant et en sueur, les yeux exorbités par une peur qu'il n'avait jamais vécue. Il reporta son attention sur Kaitlin, qui s'était recroquevillée sur elle-même comme la première fois où il l'avait vue. Charles ne savait quoi faire face à son désarroi et décida simplement de l'envelopper dans ses bras puissants, ce qui, sans le savoir fit un bien fou à Kaitlin. Celle-ci était prise de soubresauts et ne se calma qu'après dix bonnes minutes où Charles ne l'avait pas lâchée. Finalement, elle se redressa, le visage rougi par les pleurs et le menton tremblotant. Lentement, elle articula :
- J'ai refusé de parler pendant une semaine entière après cet... accident, prononça-t-elle, comme si ce n'était pas le mot à employer.
Charles ne disait toujours rien, il savait qu'elle avait besoin de se confier et qu'elle avait juste besoin de quelqu'un pour l'écouter.
- Je ne l'ai jamais dit à personne. Pendant toutes mes années lycée j'ai été terrorisée à l'idée de ressentir quoique ce soit, je me suis transformée en robot et j'étais devenue insensible à n'importe quoi, j'accumulais tellement d'émotions en moi que j'étais une bombe à retardement. La bombe à explosée il y a quelques jours, lorsque vous m'avez trouvée...
Elle marqua une pause le temps de reprendre son calme puis déclara, la voix tremblotante :
- J'étais entrée dans une université de lettres, et j'étais tellement terrorisée que je ne sortais plus. Les amphithéâtres me faisaient paniquer et j'avais peur de faire une crise. Évidemment, j'ai raté mes partiels. Mes parents qui ont fait tellement de sacrifices pour que j'entre dans une bonne université sont devenus furieux après moi. J'en pouvais plus, j'ai explosé, et ma maison aussi.
Voyant qu'elle s'apprêtait à fondre de nouveau en larmes, Charles tourna d'une main son visage humide vers le sien, et plongea ses yeux d'émeraude dans les siens avant de dire d'une voix convaincante :
- Kaitlin, tu n'es pas un monstre. Tout ce qui s'est passé auparavant n'est pas de ta faute, tu as réagis comme n'importe quel humain aurait réagi. N'importe qui d'autre aurait craqué bien avant, et toi, tu as tenu pour ne pas blesser les gens autour de toi. C'est ça l'humanité.
Voyant qu'elle commençait à retrouver espoir, Charles continua :
- Tu es la plus belle personne qui m'est été donné de rencontrer. Tu es intelligente, drôle, perspicace et attentionnée. Ne t'avises jamais de dire le contraire.
Cette fois, un sourire naquit sur les lèvres de Kaitlin, et Charles caressa de son pouce la pommette de la mutante, essuyant les larmes qui venait défigurer ce beau visage. Le télépathe se mit debout, et Kaitlin en fit de même, plus motivée que jamais. Charles reprit aussitôt l'entraînement :
- Cette fois, tu vas viser le mannequin, et je resterais à tes côtés.
La mutante tourna vivement la tête vers le jeune homme, un air horrifié sur le visage. Pour seul réponse, Charles se saisit de la main de Kaitlin et murmura :
- J'ai confiance en toi.
Galvanisée par la totale confiance que Charles lui accordait, Kaitlin se concentra encore plus fort qu'elle ne l'avait jamais fait. « Je ne suis pas un monstre, je peux me contrôler, je ne suis pas un monstre, je peux me contrôler... » répétait-elle dans sa tête comme un mantra. Finalement, elle sentit son énergie s'orienter vers le mannequin qu'elle visualisait dans son esprit, puis en contractant brusquement tout ses muscles, elle ouvrit juste à temps les yeux pour voir le mannequin réduit en miette par une onde de choc si puissante qu'elle vint se fracasser sur les murs. Une faille naquit dans le plafond, et avant même que les mutants puissent réagir, le bunker s'écroulait sur eux.
Prise d'un instinct soudain, Kaitlin se jeta sur Charles en criant son nom, le faisant tomber à la renverse et l'écrasant de tout son poids. Elle ferma les yeux et le télépathe en fit de même, attendant le choc. Des bruits sourds retentirent pendant longtemps, très longtemps, mais aucune pierre ne vint écraser les deux mutants allongés au sol. Une fois le tumulte terminé, Kailtin et Charles daignèrent ouvrir les yeux, se préparant mentalement à voir le paradis, mais il n'en fut rien. Kaitlin ne comprenait pas, la seule chose qu'elle voyait était le corps de Charles qu'elle écrasait et son visage émerveillé et heureux en regardant vers le ciel. Kaitlin tourna à son tour la tête et poussa un petit hoquet : elle les avait sauvés. Son bouclier s'était étendu tout autour d'eux et retenait de gros blocs de béton qui auraient manqués de les écraser.
Elle retourna son regard vers Charles, un sourire sur les lèvres. Celui-ci lui sourit en retour, puis planta son regard dans le sien, comme si il voyait Kaitlin sous un nouveau jour. Son cœur commençait à battre bien de trop fort, et des papillons semblaient danser le rock dans son estomac. Lentement, il posa de nouveau une main sur sa joue, et la respiration de Kailtin s'emballa bien de trop à son goût. Elle approcha son visage du sien, jusqu'à ce que leur lèvres ne soient qu'à quelques millimètres. Finalement, Charles provoqua la rencontre en appuyant avec passion ses lèvres sur celles, si charnues et délicieuses de Kaitlin. « Enfin... » pensèrent-ils en même temps. Le baiser devint de plus en plus passionné, et Charles passa une main sous le débardeur de Kaitlin pour caresser le creux de ses reins, ce qui fit frissonner Kaitlin. Sans le savoir, les émotions que provoquait Charles faisait s'écarter le bouclier de Kaitlin, écartant par la même occasion les morceaux de béton, jusqu'à dévoiler l'entrée, intacte.
Ils finirent par se détacher l'une de l'autre, à bout de souffle pour découvrir la porte d'entrée à quelques pas de l'endroit où ils étaient entrelacés. Charles déposa un dernier baiser sur la bouche de Kaitlin avant qu'elle ne se relève avec lui pour quitter ces ruines, mains entrelacées.
