Ça y est, cette fois c'est vraiment terminé ! Merci, merci mille fois de vos reviews et de votre soutient, je ne pensais pas que ma fiction aurait plu autant ! Comme promis, le petit épilogue qui se finit en beauté et peut-être un peu trop bisounours, m'enfin... Bonne lecture !
Thanks you Guests for all your nice reviews, it was always a good pleasure to recieve them. Have a nice reading !
Épilogue :
Finalement, tout est rentré dans l'ordre, la guerre a été évité et le gouvernement à soigneusement omis de parler des mutants. Charles à atteint son objectif, mais il y a perdu un ami et l'usage de ses jambes. Kaitlin s'en est mieux sorti que lui, mais une affreuse cicatrice lui rappelait les événements passés constamment. Hank, Alex et Sean sont restés à l'institut pour épauler Charles et Kaitlin, mais il ne faisait aucun doute qu'ils finiraient par s'en aller à un moment. Le télépathe avait décidé de fonder une école dans son manoir qui pouvait largement accueillir plusieurs mutants, et Kaitlin n'avait pas hésité à le soutenir. Charles parlait avec Moira dehors, tandis qu'elle poussait son fauteuil immaculé et Kaitlin les observaient à la fenêtre. Elle n'aimait pas les voir ainsi, mais il fallait que Charles efface la mémoire de l'agent pour ne prendre aucun risque... Une fois que Kaitlin aperçue Moira retourner à sa voiture comme une automate, elle descendit les escaliers à la rencontre du télépathe, seul sur le gravier. Kaitlin avait toujours un pincement au cœur de le voir ainsi, mais elle s'était aussi rendue compte qu'elle ne l'avait jamais aimé autant qu'a ce moment précis. Lorsque Charles l'aperçue, son regard se radoucit et un petit sourire vint se dessiner sur ses lèvres, comme à chaque fois qu'il la voyait. Arrivée à son niveau, Kaitlin s'installa à califourchon sur ses cuisses, une habitude qu'elle avait prise dès que Hank avait terminé le fauteuil ultramoderne qu'il avait confectionné lui-même. Charles laissa échapper un ricanement et elle lui lança un regard espiègle :
- Qu'est ce qui t'arrive ?
- J'étais en train de t'imaginer faire ça en publique, dit-il en lui souriant.
- On peut essayer, dit-elle en posant sa main sur sa joue qu'elle caressa doucement avant de se pencher vers lui. Charles l'embrassa passionnément, mais quelque chose en lui le força à la repousser. Depuis qu'il n'avait plus l'usage de ses jambes, à chaque fois que Kaitlin l'embrassait, il ne pouvait penser qu'à ce qu'ils ne pourraient plus faire ensemble, à tout ce que cette balle l'avait privé. Le geste du télépathe fit l'effet d'un électrochoc dans le cœur de la brune qui se redressa un peu trop brutalement. Charles comprit aussitôt son erreur et passa ses mains autour de la taille de Kaitlin pour la rassurer.
- Tu sais que tu n'es pas obligée de rester... Je comprendrais tout à fait que tu ne veuilles pas d'un... handicapé, cracha-t-il avec difficulté.
Son amante le regarda avec horreur, elle savait à quel point ces mots étaient dur pour lui, et encore plus pour elle. Elle ne revenait pas qu'il puisse encore penser ça, alors qu'elle lui avait certifié mille fois qu'elle l'aimait à en mourir.
- Tu as perdu la tête ? Dit-elle, un peu en colère. Charles Xavier, vous êtes l'homme de ma vie et j'en ai absolument rien à foutre que vous ne soyez plus doté de l'option marche.
Sa petite blague le fit légèrement sourire, mais il ne semblait pas convaincu, comme si c'était encore autre chose qui le préoccupait. Lentement, sa main droite descendit le long de sa cuisse, procurant un frisson à Kaitlin, puis il s'arrêta brusquement sur sa cicatrice encore fraîche. Elle était circulaire et formait une bosse encore rouge à la surface de sa peau, on aurait dit un gros champignon ridé. Kaitlin avait eu du mal à s'y faire, puis elle avait finit par la considérer comme une part d'elle-même. Charles fronça les sourcils en la voyant, mais Kaitlin l'arrêta en lui saisissant la main.
- Ce n'est rien, elle va disparaître, dit-elle pour le rassurer, mais il n'en avait pas encore fini. Charles, dit-moi ce qui ne va pas.
Il aurait voulu dire qu'il s'en voulait à mort, mais qu'il en voulait aussi à Erik, qu'il ne savait plus ou il en était, et qu'il était aussi excité qu'effrayé à l'idée de devenir directeur d'une école.
- Je ne pourrais plus jamais te faire l'amour, dit-il d'un traite en rougissant un peu.
La brune écarquilla les yeux de stupeur, puis un petit rire lui échappa, ce qui déstabilisa le télépathe. Elle se pencha de nouveau vers le professeur et saisit son visage à deux mains pour l'embrasser doucement avant de déclarer :
- Je ne suis pas une nymphomane tu sais ?
Charles rougit de plus belle mais Kaitlin continua de tenir son visage qui lui paraissait de plus en plus sexy entre ses deux mains. Elle s'approcha de ses lèvres pour qu'elles ne soient qu'à quelques centimètres et fixa Charles d'un air enjôleur :
- Et puis... Il y a pleins d'autre façons de se faire plaisir... susurra-t-elle.
Charles ne pouvait pas résisté à Kaitlin lorsqu'elle se transformait en femme fatale et se dépêcha de prendre possession de ses lèvres tout en passant sa main sous son t-shirt. Mais une fois de plus, le télépathe la repoussa, il tenait à dire une dernière chose pour être persuadé que tout était clair, et qu'il n'avait réellement aucune raison de s'en faire. La brune fronça les sourcils, cette fois un peu énervée qu'il continue à la repousser, mais son expression changea du tout au tout lorsque Charles la fixa très sérieusement.
- Kaitlin, je te promets que j'arrêterais de m'en faire une fois que tu auras bien écouté ce que je vais te dire. Es-tu sûre de vouloir rester avec moi tout en sachant que... que nous ne pourrons pas fonder une famille ? Débita-t-il pour ne pas que les mots lui brisent le cœur en morceaux.
Contre toute attente, la brune se mit à rayonner et se leva pour courir vers le château en lui recommandant de ne pas bouger, ou voulait-elle qu'il aille de toute façon ? Charles soupira un grand coup, elle était si imprévisible, et si différente de la fille qu'il avait recueillie sur une banc, recroquevillée sur elle-même et effrayée de tout. La bataille contre Shaw l'avait endurcie, elle était devenue une femme forte, mais il se demandait si ce n'était pas une bonne chose finalement. Kaitlin avait cessé de montrer ses sentiments, c'était comme si son bouclier s'était transformé en une carapace que seul Charles pouvait percer, et il adorait savoir qu'elle ne se dévoilait qu'à lui. Kaitlin revint un grand sourire aux lèvres, semblant cacher quelque chose derrière son dos. Elle se posta face à Charles qui n'y comprenait rien et elle se mit à bafouiller tellement elle était heureuse :
- Euh... En fait... Bon, OK. Après la bataille, les médecins ont soigné ma blessure.
- Oui, je suis au courant... dit Charles qui commençait presque à se renfrogner.
- Mais il m'ont aussi examinée pour être sûre que j'avais rien d'autre, continua-t-elle.
- Oui et ?
- Regarde par toi-même ! Dit-elle en lui tendant une feuille.
Charles s'en saisit et n'y trouva rien de formidable, ce n'était qu'un résultat d'analyse mais devant l'air ravie de Kaitlin, il continua à le lire jusqu'au bout. Comme il s'y attendait, rien n'était spectaculaire, mais en descendant tout en bas, un petit encadré portait un message visiblement écrit par les médecins :
« Patiente diagnostiquée enceinte. État du fœtus : 4 jours. »
Charles relit plusieurs fois la phrase, il n'y croyait absolument pas. Puis lentement, l'idée s'encra dans sa tête, et il sentit une larmes perler au coin de son œil, que Kaitlin s'empressa d'essuyer. C'était tellement typique d'elle de lui annoncer sa grossesse en lui donnant une fiche... Il lâcha la feuille et étreignit avec force la brune qui pleurait de joie. Celle-ci se retourna pour s'allonger dos à lui, et Charles entoura sa taille de ses bras, ivre de joie.
- J'espère que c'est une fille, dit alors Kaitlin.
- Je préférerais un garçon, renchérit Charles.
- Hors de question, je veux une petite princesse, continua-t-elle en riant.
- Non non, je veux qu'on ait un petit génie, répondit-il en riant à son tour.
- Qui te dit qu'elle ne sera pas aussi douée pour les calculs que pour les robes à froufrous ?
Ils éclatèrent tous les deux de rire et le télépathe déposa un baiser sur sa tempe. Kaitlin ferma les yeux, imitée sans le savoir par Charles.
A ce moment, ils auraient juré que le temps s'était arrêté juste pour eux.
FIN
