Lumos!
Voici le chapitre 2 corrigé (UPDATE DU 12 AVRIL 2018 !) Laissez-moi une review ça me ferait énormément plaisir et surtout je saurais si l'histoire vous intéresse ou non. J'ai conscience que ce chapitre n'est pas très intéressant mais vous verrez que tout commence dès le prochain ;)
Je pense que vous l'aurez remarqué… j'adore faire de longue descriptions et je sais que ça peut en déranger plus d'un(es) mais honnêtement quand j'écris j'ai envie que mes lecteurs soit plongés entièrement dans l'univers ! Et sachez aussi que ce n'est pas en deux ou trois chapitre qu'Hermione va se jeter dans les bras de Drago. J'espère juste que vous êtes patients (rires).
Bonne lecture amis Potterhead !
Méfaits accomplis
nox
Chapitre 2: Diversae Animae
Harry Potter, Ronald ainsi que Ginny Weasley avaient empruntés le chemin qui les rendraient à la salle commune des Gryffondor, passant par le hall d'entrée, ils arrivèrent enfin au pied du grand escalier bondé d'élèves regagnant leur maisons respectives. Les premières années, qui étaient juste derrière nos trois préfets, avaient leurs regards portés sur les tableaux incalculables qui habillaient les murs blancs, plutôt d'une couleur à la limite du jaune sale. Poudlard n'étant plus très récent. Les bouches étaient grandes ouvertes mais aucun son ne pouvait en sortir. Le spectacle qui s'offrait à leurs yeux était si beau, si magique qu'ils n'auraient jamais pu imaginer cela et même dans leurs rêves les plus fous. Une jeune demoiselle, vêtue d'une robe de mariée blanche et d'un voile, tenant à la main un bouquet de roses blanches, s'inclina gracieusement devant les jeunes sorciers. Un groupe de plusieurs hommes de différents âges levèrent leurs verres de Whisky pur feu en signe de bienvenue. Ce spectacle avait aussi émerveillé nos trois héros, la première fois qu'ils étaient venus ici avec Percy, qui à cette époque-là, était l'un des préfets de Gryffondor. Plus personne n'avait de nouvelles de lui depuis qu'il avait préféré croire les sottises du ministre de la magie et d'Ombrage plutôt que la dure vérité que Harry avait révélé. Le retour de celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. La famille Weasley en était, et en est toujours très affectée et plus particulièrement Molly, ce qui était après tout, normal pour une mère.
Pendant que tous les élèves, ainsi que les préfets étaient absorbés, soit pas le décor, soit par leurs pensées, ils étaient enfin arrivés devant le portrait de la grosse dame - occupée à casser des verres et des assiettes avec son horrible voix- plus vite qu'ils ne l'auraient cru. Harry était réticent quant à l'idée de passer par le grand escalier et non pas par les nombreux passages secrets qu'il empruntait depuis des lustres, de peur de se faire attaquer encore une fois par ce bon vieux Peeves ou alors par une bande de filles qui cherchaient à faire boire à Harry un de ces fameux filtres d'amour. Mais il devait se rendre à l'évidence, et en tant que préfet il ne pouvait guère emmener des premières années dans des passages que lui seul connaissait.
Cinq bonnes minutes passèrent sans qu'Harry, Ron ou Ginny, ne daignent ouvrir la bouche pour dire le mot de passe, que eux seuls étaient en mesure de connaître, Neville regarda en direction de Ron puis il lui dit :
- Ron, c'est quoi le mot de passe cette année ?
- Euh, ben...je, balbutia-t-il.
- Alors c'est quoi ? ajouta Neville impatient d'entrer dans la salle commune les bras chargés par un énorme pot de fleur.
- Je n'en sais rien, comment veux-tu que je le sache ? répondit alors Ron de manière sereine comme si de rien n'était.
- Mais tu es préfet ! Tu dois connaître le mot de passe Ron ! rétorqua Neville, exaspéré par le comportement de Ron, c'est vrai il était quand même l'un des préfets de Gryffondor.
Neville avait pris un ton légèrement supérieur et accusateur, et cela ne plut pas du tout à Ron. Il semblait qu'il ait pris de l'assurance ces derniers temps, lui qui d'habitude se laissait marcher sur les pieds si facilement. Ronald grommela quelques injures dans sa barbe, inexistante, puis regarda ailleurs pour éviter un éventuel dialogue avec Neville qui lui expliquerait son rôle de préfet.
- Non mais franchement Ron ! Le mot de passe est Electus In Sanguine Mixti ! ajouta Ginny d'une façon hautaine, exactement comme Hermione, et cela le fit frissonner. Il ne saurait dire de quoi exactement.
En entendant ce que venait de dire Ginny, Harry se demandait qui avait pu donner un mot de passe aussi stupide, car pour ceux qui ne le sauraient pas, «Electus in sanguine mixti» signifiait « L'élu au sang mêlé ». Il détestait être sous le «feu des projecteurs», le fait qu'il apparaissait chaque semaines dans la Gazette du sorcier avec des titres tels que «Potter l'élu?» ou encore «Potter complice dans la mort de Albus Dumbledore» l'énervait au plus haut point. Sans parler des filles de Poudlard qui lui courait après juste parce qu'une rumeur affirmant qu'il était l'élu circulait depuis un an déjà. Seul Harry avait entendu la prophétie, seulement lui savait qu'il était l'«élu». Mais bon, si cela permettait de créer un espoir, ne serait-ce qu'un tout petit espoir... Alors pourquoi pas après tout?
Tous les trois s'avancèrent au milieu de la pièce toujours aussi chaleureuse qu'avant, accompagnés par les jeunes sorciers. Harry put commencer son discours sur les règles auxquelles les élèves devaient obéir, tel que, ne pas s'aventurer dans la forêt interdite, ne pas dépasser le couvre-feu de vingt et une heures, ainsi qu'un bon nombre d'autre mises en gardes car en tant que préfet il était dans l'obligeance de le faire. Même si Harry n'avait jamais respecté l'une d'entre elles, il se disait qu'il fallait bien les prévenir quand même, d'autant plus que le danger était dorénavant omniprésent. Après avoir fini son monologue insupportablement long et barbant, Harry put enfin libérer les pauvres premières années, terrifiés par les mises en garde du célèbre Harry Potter. Il était à présent vingt-deux heures passé et la modeste salle commune des Gryffondor n'était remplie que par très peu d'élèves. Parmi eux, Seamus Finnigan et Dean Thomas étaient en train de s'amuser en jouant une partie de bataille explosive, Katie Bell terminait sa dissertation sur les propriétés du dictame et son commentaire sur la chance liquide en compagnie de Romilda Vane, qui elle ne lâchait pas Harry des yeux. Quelques deuxièmes et troisièmes années testant quelques articles provenant de la boutique de Fred et George, achetés sur le chemin de traverse, ainsi que Neville bouquinant tranquillement un livre, dans un des coins les plus sombres de la pièce, s'intitulant «Le guide complet sur les plantes rares : Mimbulus Mimbletonia.», Lavande Brown se tenait juste à côté de lui. Harry tendit l'oreille et pu entendre ce que Neville était en train de lui raconter.
- C'est une plante très, très rare Lavande! Je ne pense même pas qu'il y en a une dans la serre de Poudlard. J'ai hâte d'en parler au professeur Chourave. Une de mes grandes tantes m'en a offert un jour, j'ai vraiment eu de la chance. Tu savais que cette plante ressemble à un cactus gris, avec des pustules en guise d'épines. Ces pustules sont un mécanisme défensif qui éjecte de l'Empestine quand on les touche !
- Mais c'est génial Neville, tu es si brillant Neville ! cria Lavande – ce qui attira tous les regards sur elle -, apparemment très intéressée par cette plante ou par Neville qui sait. Et cette manière de répéter «Neville» deux fois… Depuis l'épisode du ministère, Neville avait lui aussi eu le droit à de nouvelles admiratrices, dont Lavande.
-Euh merci, répondit Neville quelque peu surpris par sa réaction excessive.
Harry se mit à rire silencieusement, imaginant Neville Londubat et Lavande Brown sortant ensemble et s'embrassant fougueusement comme Ron et Lavande l'an passé, même s'il avait toujours penser voir Neville et Luna comme un éventuel nouveau couple. Nos trois préfets prirent place devant la cheminée où les flammes dansaient comme lorsque Sirius venait leur parler en cachette, mais Harry savait très bien que cela ne serait plus possible désormais. Assis sur l'inconfortable fauteuil rouge et or, Harry, Ron et Ginny regardaient le foyer qui crachait des flammes juste devant eux. Ginny tremblait, non pas parce qu'elle avait froid mais de peur plutôt. Harry lui pris la main -sous le regard foudroyant de Ronald- et la regarda tendrement ce qui la calma quelques minutes après. Elle semblait visiblement inquiète, comme la plupart des gens en ce moment d'ailleurs, même s'ils faisaient comme si tout allait bien. Ses lèvres tremblait et Harry aurait voulu la prendre dans ces bras, la serrer contre lui, l'embrasser amoureusement... Mais avec Ron à côté de lui et Dean pas très loin, c'était tout bonnement impossible. Dean avait quand même était l'ex-petit ami de Ginny et Ron, bien qu'acceptant leur relation, il n'en restait pas moins possessif avec sa petite sœur.
- Ginny, tu vas bien? demanda Harry, inquiet.
- Oui ça va, merci de t'inquiéter pour moi Harry.
Harry regarda une fois de plus Ginny, absolument pas convaincu par elle, et put déceler dans ces yeux, la même angoisse de tout à l'heure.
- Ginny, dis-moi ce qui ne va pas.
- Je... Tu n'es pas inquiet pour Hermione? Commença-t-elle d'une toute petite voix.
- Inquiet pour Hermione? Pourquoi? S'étonna-t-il.
- Tu sais bien qu'elle est devenue préfet en chef ! Qu'elle va devoir partager le même appartement avec Drago Malefoy. Harry, je sais très bien qu'Hermione ne se laisse pas faire, mais j'ai peur pour elle... Il est un mangemort et elle une...
- Née moldue? Je sais, répondit calmement Harry. Mais Hermione est très intelligente, elle ne se laissera pas faire, moi aussi je la connais bien Ginny.
- Je n'en suis pas si sûr, et s'il lui faisait du mal ? Il n'a pas été très tendre avec elle depuis qu'ils sont à Poudlard...
- Je ne lui laisserais pas ce plaisir à ce serpent ! rétorqua Harry, d'un ton plus énervé.
- De toute façon, Hermione est pire qu'un serpent, une vraie anguille cette fille-là, moi je m'inquiète plus pour ce pauvre Malefoy, ajouta Ron d'un air enjoué, la bouche pleine de gâteaux qu'il sortait d'on ne sait où d'ailleurs, et qui avait le don d'énerver Ginny.
- Ronald Weasley, il t'arrive de réfléchir parfois ! Drago est un mangemort pas un enfant de chœur, Hermione est en danger et toi tout ce que tu trouves à dire c'est cette stupide plaisanterie ! Et arrête de manger! En plus tu n'es même pas jaloux qu'elle soit avec Malefoy, hurla-t-elle en jetant tous les coussins qui étaient sur le canapé, sur Ron.
- Mais calme-toi pauvre folle! Et puis je ne vois pas pourquoi je serais jaloux qu'elle soit dans le même dortoir que Malefoy.
- Laisses tomber Ron, tu as vraiment la capacité émotionnelle d'une petite cuillère, c'est désespérant!
Elle lança un dernier regard noir à Ron qui lui était hébété, embrassa Harry puis partit se coucher dans le dortoir des filles.
Harry et Ron s'apprêtaient à rejoindre eux aussi leur dortoir respectifs lorsque une fumée bleuâtre apparut juste devant eux, après avoir traversé la fenêtre. Le patronus en forme de chat, celui de Minerva McGonagall, s'arrêta et annonça :
Le Ministre de la Magie, Rufus Scrimgeour vous attend, vous Potter et Monsieur Ronald Weasley dans la salle de métamorphose au deuxième étage pour vous énoncer le testament d'Albus Dumbledore.
Vous devez impérativement vous présentez devant la salle, à 23h.
La fumée s'évapora et Harry, ainsi que Ron se demandaient pourquoi le ministre de la magie était à Poudlard et pourquoi ils devaient assister à la lecture du testament de Dumbledore. Harry regarda sa montre en or que Mrs et Mr Weasley lui avait offert pour son dix-septième anniversaire et remarqua qu'il était vingt-deux heures quarante.
Nos deux amis prirent la direction du portrait pour se rendre au deuxième étage.
Pendant ce temps-là, Pansy Parkinson, Zabini Blaise et Millicent Bulstrode, les trois préfets de Serpentard, accompagnaient eux aussi les premières années dans leurs dortoirs se situant dans les cachots.
- «Verus Sanguis !» Dit Blaise au portrait, et il coulissa vers la droite. Vraiment avoir un mot de passe pareil, cela ne peut être que des Serpentard, tellement fières de leur sang, leur «sang pur».
A la seule différence des Gryffondor, les trois serpents ne faisaient que l'éloge de leur maison et de leur directeur. Pansy quant à elle ne gêna pas pour parler du Prince des Serpentard, qui n'était d'autre que Drago Malefoy. Le plus beau, le plus intelligent mais aussi le plus méchant des élèves de Serpentard. Tout le monde le craignait à part peut-être Blaise et Théodore mais personne n'était assez courageux pour l'affronter, mais en même temps qui voudrait affronter une personne tant appréciée, admirée et crainte ?
Millicent se vantait d'avoir été plusieurs fois la petite amie de Drago, même si ce dernier avait rompu chaque fois avec elle le jour de son anniversaire ou lors de la saint Valentin. Pansy quant à elle se sentait quelque peu mal à l'aise, peut-être parce que Drago ne dormirait plus dans les cachots mais dans une tour, et qui plus était, dans le même dortoir que Granger. Elle n'était jamais sortie avec Malefoy, même si un bon nombre de filles en rêvait. Ce n'est pas qu'elle fut laide ou quoi que ce soit dans ce genre, au contraire, Pansy était une élève douée, de bonne famille et très jolie mais elle avait toujours considéré Drago comme un grand frère, rien de plus ni de moins. Enfin c'était ce qu'elle prétendait. Après avoir eux aussi averti les élèves sur les dangers qu'ils pouvaient rencontrer, ils s'assirent devant la cheminée et discutèrent une bonne partie de la nuit ayant une pensée pour leur ami.
Au même moment, Hermione Granger et Drago Malefoy avaient suivi le professeur Mc Gonagall dans son bureau pour écouter toutes les instructions qu'elle avait à leur donner. En tant que préfets en chefs, Hermione et Drago auraient beaucoup à faire durant l'année scolaire à Poudlard et la directrice leur énonça quelques règles à suivre. Contrairement aux autres préfets, les préfets en chef n'obéissaient pas aux mêmes règles. Le couvre-feu était à une heure du matin pour eux, contre vingt-trois heures pour les préfets. De plus, ils avaient le droit de donner une retenue aux élèves qui avaient commis tout type de fautes et ainsi de suite. Hermione n'était pas emballée par cette nouvelle règle, car à ce moment-là elle vit Drago esquisser un sourire malsain et elle savait qu'il ne se priverait pas pour donner un maximum de retenues aux élèves de Gryffondor. Après deux bonnes heures à blablater sur le règlement, la directrice libera enfin les deux préfets en chef. Drago passa devant Hermione et claqua la porte violement puis s'en alla dans son dortoir réservé aux préfets en chefs situé au sixième étage. Avant qu'Hermione ne franchisse la porte d'entrée du bureau, Mc Gonagall l'interpella et lui annonça que le ministre de la magie l'attendait dans la salle de métamorphose à vingt-trois heures, pour le testament de Dumbledore. Elle regarda l'énorme pendule suspendue au plafond et vit qu'il était précisément vingt-deux heures quarante. La jeune fille lâcha un long soupir, puis se dirigea en direction du grand escalier. Elle arpentait les couloirs pour se rendre au rendez-vous, au bout d'un moment elle croisa Harry et Ron dans les couloirs aussi.
- Qu'est-ce que vous faites là? C'est bientôt l'heure du couvre-feu ! s'indigna-t-elle.
- Décidément tu prends trop ton rôle à cœur Hermione, soupira Ron. Et toi? On peut savoir ce que tu fiches ici?
- Là n'est pas la question! Et si tu veux tout savoir, je me rends au deuxième étage.
- Toi aussi? S'étonna Harry. Alors toi aussi tu dois voir le Ministre de la magie?
- Oui, c'est bizarre qu'il veuille nous voir tous les trois, en plus à Poudlard. Il n'aurait pas pu nous voir dans le bureau du Professeur Mc Gonagall? Fait attention Harry, il voudra peut-être t'interroger sur ta relation entre toi et Dumbledore.
- En effet c'est louche cette histoire, tu crois qu'il va nous renvoyer de l'école ou alors nous emmener au ministère? ajouta Ron.
- De toute manière je ne lui dirais rien, je lui ai bien fait comprendre l'an dernier, allons-y, conclu Harry sans faire attention à ce que Ron venait de dire.
Nos trois amis arrivèrent à la salle, devant eux se tenait Rufus Scrimgeour qui leur fit un bref signe de tête en signe de salutation et adressa un regard particulièrement noir à Harry. La salle n'était pas très grande, juste assez pour pouvoir y contenir une dizaine de personnes. Les trois Gryffondor ainsi que Scrimgeour prirent place sur un fauteuil dans un coin, Harry, Ron et Hermione sur un, Scrimgeour sur un autre en face d'eux. Le ministre sortit un parchemin entouré d'un ruban rouge magique, d'une des poches de son long manteau bleu foncé en velours, qui d'ailleurs n'allait pas du tout avec son pantalon en soie jaune canari. Il déroula le parchemin puis annonça à haute voix:
- Voici donc, je suis venu ici pour vous énoncer le testament de Monsieur Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore, Ancien directeur de Poudlard, président du Magenmagot, Docteur en Sorcellerie, Enchanteur en chef, Manitou suprême de la Confédération internationale des Mages et Sorciers, et fondateur de l'Ordre du Phénix. En raison de la volonté d'Albus Dumbledore, je souhaite léguer mes quatre biens les plus précieux à Harry James Potter, Ronald Bilius Weasley et Hermione Jane Granger.
Harry, Ron et Hermione échangèrent un regard de surprise.
- Apparemment vous avez l'air surpris de savoir que Dumbledore ai pensé à vous pour son testament ? interrogea Scrimgeour.
- Pas le moins du monde, assura Harry qui en réalité était très étonné par cette nouvelle.
- Bien... A monsieur Ronald Bilius Weasley, pour qu'il soit illuminé dans les moments de doutes et que l'espoir ne le quitte jamais je lui lègue mon précieux Déluminateur.
Le ministre tendit à Ron le déluminateur qui le regardait les yeux rempli de larmes.
- Savez-vous pourquoi il vous a légué ceci? demanda le ministre de la magie.
- Euh ben aucune idée, balbutia-t-il.
- Donc si je comprends bien, vous n'étiez pas si proche de Dumbledore? ajouta Scrimgeour.
- Euh, non... C'est plutôt Harry qui...
Hermione toussota et empêcha Ron de continuer, elle le regarda l'air de sous-entendre « Tais-toi ! Ne dis plus un mot!», mais le mal était déjà fait.
-Je vois... A Miss Hermione Jane Granger, je lui offre mon exemplaire des «Contes de Beedle le Barde» en espérant qu'ils soient à son goût et qu'elle puisse s'en instruire et qu'ils lui montre la bonne voie.
Il lui tendit un énorme livre très abîmé, un peu sale par endroit. Le livre paraissait avoir traversé tous les âges. Harry jeta un coup d'œil à la couverture et vit que le titre était en Runes, il n'avait jamais appris aux lires. Elle caressa le livre, aux reliefs fantastiques, entre ses mains et une larme vint s'abattre sur la couverture écaillée par endroit.
- Pourquoi Monsieur Dumbledore vous a légué cet ouvrage? demanda Scrimgeour.
- Il...Il savait que j'aimais lire, que c'est très important pour moi ... dit-elle en pleurant, ne pouvant cacher son émotion.
- Mais pourquoi ce livre en particulier?
- Je ne sais pas il pensait sans doute qu'il me plairait, ajouta Hermione en sanglotant.
Il détourna son regard pour le porter sur Harry. En le regardant fixement dans les yeux il poursuivit:
- A monsieur Harry James Potter j'ai décidé de lui offrir le vif d'or qu'il a attrapé durant son premier match de Quiddich pour lui rappeler la manière qui a fait que Gryffondor a remporté le match ce jour-là et lui rappeler ainsi l'importance de la persévérance et de la détermination. Je lui lègue enfin la noble épée de Godric Gryffondor grâce à laquelle il a pu sauver la vie de ses amis. Scrimgeour tendit la petite balle en or à Harry.
Hermione et Ron échangèrent un regard encore plus surpris que tout à l'heure.
- Voilà, je vous ai tout donné.
Harry le coupa :
- Où est l'épée?
- Elle ne vous appartient pas, Monsieur Potter.
- L'épée appartient à Harry ! C'est lui qui a pu la retirer du choixpeau magique en deuxième année ! Et puis Dumbledore est mort depuis deux mois, alors pourquoi avons-nous la lecture du testament seulement aujourd'hui?! rétorqua Hermione en se levant de son siège.
- Oui l'épée appartient à Harry ! ajouta Ron.
- De toute façon, même si vous la vouliez je ne pourrais pas vous la donner.
- Et pourquoi ça ? interrogea Harry.
- Parce qu'elle a disparu, elle est introuvable. Et nous avons retardé la lecture du testament pour vérifier qu'aucuns objets illégaux ne seraient en votre possession! répondit Scrimgeour.
- Vous n'avez pas le droit de faire ça ! C'est interdit par la loi ! s'indigna alors Hermione.
- J'ai tous les droits Miss Granger, sur ce je vous souhaite une bonne fin de soirée.
Il se leva de son siège puis sortit de la salle sur Demande. Après s'être assurés qu'il était bien partit, Harry,Ron et Hermione sortirent eux aussi de la salle.
- C'est bizarre que l'épée ai disparu... lança Ron.
- Le plus bizarre c'est pourquoi Dumbledore m'a légué l'épée et ce vieux vif d'or, je ne comprends pas pourquoi il m'a offert ça. Qu'est-ce que ça veut dire?! se demanda Harry en colère.
- Je vais étudier le livre, je l'ai feuilleté et j'ai vu qu'il était en Runes anciennes, peut-être qu'il y a une énigme à tout ça? Harry essaie d'ouvrir le vif d'or, je pense qu'il contient quelque chose, ajouta Hermione qui s'apprêtait à retourner dans ses appartements.
- Oui sûrement. A demain, bonne nuit Hermione, répondit Harry.
Ron déposa ses lèvres sur les joues d'Hermione puis s'en alla avec Harry au dortoir des Gryffondor.
Hermione quant à elle, se dirigea vers son dortoir. Elle arriva devant le portrait d'un vieil homme portant un monocle sur le visage.
- Le mot de passe, chère demoiselle ? demanda le vieil homme.
- « Diversae animae » répondit-elle d'une voix hautaine.
- Très bien, jeune fille.
Le tableau coulissa vers la droite et Hermione entra.
La pièce était immensément grande et luxueuse, avec une grande cheminée au fond de la pièce. Deux grands canapés en cuir ayant l'air confortables, une grande bibliothèque, des lustres en fer forgé accrochés aux murs de la pièce, des tapisseries couvrant les murs, ainsi que des rideaux de couleur vert et argent. C'était surement Malefoy qui avait dû payer pour avoir un tel luxe.
Elle aperçue Drago Malefoy sur l'un des canapés en train de lire un livre – sûrement de magie noire-, elle le regarda quelques secondes puis s'en alla dans sa chambre située à droite. Elle déposa son exemplaire « Des contes de Beddle le Barde » sur une des chaises en fer forgée de son immense chambre, puis s'affala sur son lit épuisée par cette longue journée.
Elle ferma les yeux ne pensant plus qu'à déchiffrer le mystère de ses contes.
Et voilà encore un chapitre qui était à mes yeux nécessaires. L'action commence au chapitre 3!
