Salut ! Me voilà avec un tout nouveau chapitre! Dans celui-ci il commence à se passer des choses, et l'intrigue de l'histoire apparaît enfin ;)

N'oubliez pas de laisser une petite trace de votre passage, cela me ferait plaisir et m'aiderait notamment pour écrire la suite !

Bonne lecture

Méfaits accomplis

nox xx


Chapitre 4 : Les fantômes du passé

« Tu es trop faible, si tu savais... »

Ces quelques mots résonnaient à l'oreille de la jeune fille. Elle ne savait pas où elle était, tout était flou dans son esprit, embrouillé, comme si quelque chose l'empêchait de réfléchir ou de se réveiller, comme si elle était prisonnière d'un affreux cauchemar duquel elle ne pourrait plus jamais s'échapper.

Elle avança, tentant de déceler quelque chose parmi l'unique brume qui s'offrait à elle. Hermione se mit à marcher, encore et encore. Elle se demandait depuis combien de temps elle parcourait ce brouillard inquiétant. Enfin au bout d'un certain moment, alors qu'elle commençait à perdre patience, la jeune Gryffondor se heurta à quelque chose de plat et de dur qui la fit vaciller en arrière. Face à elle, une porte. Hésitante, elle se demanda où est-ce qu'elle pouvait se trouver, et que faisait cette porte ici même. Voyant qu'il n'y avait aucune autre issue, elle se décida à l'ouvrir. Tout à coup, elle se retrouva dans le parc de Poudlard. Cependant bien différent de celui qu'elle avait vu jusqu'à présent. Le saule cogneur n'était plus là, et les élèves qu'elle apercevait avaient tous des comportements bizarres. La plupart marchaient très vite, scrutant du regard le moindre recoin, visiblement paniqués. L'ambiance paraissait très hostile, comme si tout le monde cherchait à fuir quelqu'un ou bien quelque chose.

Sans trop réfléchir elle continua son chemin, traversa le hall d'entrée pratiquement désert puis arriva non loin d'un arbre où se tenaient à son pied deux jeunes élèves qui étaient assis. Peut-être était-ce Harry et Ron? Ils avaient toujours l'habitude de venir faire leurs devoirs dans le parc quand le temps le leur permettait, sauf que là, il fallait se l'avouer, il faisait un peu froid. La jeune fille s'approcha de plus en plus, lorsqu'elle fut à une certaine distance pour pouvoir entendre les deux jeunes gens, elle se rendit compte que ce n'était pas Harry et Ron qui étaient assis, mais un jeune homme au visage assez séduisant, avec des cheveux d'un noir de jais et des yeux bleus pur comme l'océan. Il tenait dans une main sa baguette magique - étrange tout de même - et dans l'autre une sorte de lettre. A ses côtés, une jeune fille très jolie - aux cheveux mi- longs et châtains, vêtue de l'uniforme de Poudlard et portant un bandeau dans les cheveux - avait l'air grave. Hermione put apercevoir qu'elle avait les yeux noisette. Le jeune homme et la jeune femme devaient avoir seize, dix-sept ans tout au plus.

Instinctivement, Hermione se cacha derrière un arbre pour pouvoir les observer. Son geste l'étonna quelque peu mais c'était, comment dire, instinctif... Le temps sembla s'accélérer autour d'Hermione, les gens marchaient à toute allure et le soleil commençait à se coucher. Mais que pouvait-il bien se passer? Hermione commença à s'inquiéter d'autant plus qu'elle n'avait jamais vu les deux élèves au pied de l'arbre. En observant bien, elle n'avait jamais vu non plus les autres élèves qui marchaient à toute allure. Les deux jeunes gens étaient toujours là, mais cette fois ci, enlacés l'un contre l'autre. La jeune femme pris la parole en premier :

- Je suis désolée qu'il n'ait pas accepté, je sais que c'était ton vœu le plus cher... Mais comprends-le, il ne pouvait pas te laisser ici, surtout dans les circonstances actuelles, dit-elle d'une voix qu'elle tentait de faire paraître normal, mais Hermione sentit la peur dans ses paroles.

- Ne t'en fais pas je vais m'arranger, je vais aller à l'endroit habituel, répondit-il d'une voix enrouée.

- Pourquoi ne viens-tu pas chez moi? Mes parents seront ravis de... commença-t-elle mais celui la coupa.

- Je ne peux pas ! Que diraient ceux de ma maison? Je te rappel que tu as...

- Pourquoi cela a autant d'importance pour toi?! dit-elle sur le ton de la colère. Aurais-tu honte de fréquenter une Gryffondor ?

- Excuse-moi, je suis vraiment idiot, répondit le jeune homme avec un petit sourire plein de charme.

- Tu vas me protéger n'est-ce pas ? Je suis sûre d'être une des prochaines... dit-elle d'une voix qui se voulait inquiète et où on pouvait déceler une peur grandissante.

- Tu sais très bien que... commença le jeune homme.

- Promets le moi, coupa-t-elle.

- Jane, je te fais la promesse de t'aimer et de te protéger à tout jamais, je ne lui laisserais jamais l'occasion de te faire du mal. Tu m'es trop précieuse, répondit le jeune homme d'une voix extrêmement irrésistible.

Ainsi elle s'appelait Jane. Le décor changea aussitôt. Elle se trouvait à la bibliothèque. Le jeune homme ainsi que la jeune fille qui s'appelait Jane, se trouvaient ici encore une fois assis à une table rempli de bouquins que la jeune Gryffondor aurait aimé feuilleter. Hermione se cacha une fois de plus derrière une rangée de livre. Le regard de Jane paraissait grave, et une fois encore, elle prit la parole en premier :

- J'ai quelque chose de très important à te dire... commença-t-elle sur un ton grave.

- Ce n'est pas grave, j'espère? répondit le jeune homme qui commençait à s'inquiéter sérieusement.

- J... je m'en suis rendue compte depuis un certain temps mais je ne savais comment te le dire... Je...

Avant qu'Hermione ne sache ce que Jane avait à dire, le décor changea et elle se retrouva dans une maison inconnue qui lui semblait étrangement familière. Cette fois ci Hermione aperçue Jane qui se tenait debout, tremblant de tous ses membres. Le jeune garçon qu'Hermione avait vu auparavant était en face d'elle, sa baguette magique pointée sur elle.

- Tu m'avais promis de ne jamais me faire du mal! Je t'ai cru, l'idiote que je fus, cracha-t-elle au visage de ce dernier qui paraissait avoir vieilli de quelques années mais n'en restait pas moins tout aussi séduisant qu'auparavant.

- C'est pour notre bien à tous les deux Jane... Comprends moi, elle va nous détruire, je l'ai vu, répondit-il sur un ton calme.

- Jamais je ne te laisserais ce plaisir, c'était toi depuis le début... Dumbledore m'a tout dit, il se méfiait de toi depuis le début mais moi j'ai voulu te croire parce que... Quand je pense que j'ai était assez stupide pour me laisser berner par de si belles paroles... murmura-t-elle à voix basse mais parfaitement audible pour le jeune homme ainsi qu'Hermione.

- Jane, je t'aime tu sais, laisses moi la tuer et ensuite nous pourrons partir tous les deux, dit-il sur un ton le plus neutre qu'il soit.

- Tu me déçois, et saches qu'elle n'est plus ici, elle se trouve là où tu ne pourras pas la trouver, ajouta-t-elle sur un ton de défi mais elle ne put empêcher les grosses larmes qui s'étaient mises à couler sur ses joues.

- Alors tu ne me laisses pas le choix, murmura-t-il d'une voix rauque.

A ces mots le visage du jeune homme se durcit, il était en proie à une immense colère mais bizarrement il avait un regard triste, vide. Hermione aurait voulu crier, elle savait ce qu'il allait se passer mais aucun son ne pouvait sortir de sa bouche, c'est comme si elle avait été pétrifiée. Elle vit Jane fermer les yeux et prononcer quelques paroles qu'elle ne put entendre. Il lui lança plusieurs doloris. Hermione vit la jeune femme se tordre sur le sol en poussant des hurlements, de plus en plus déchirants au fur et à mesure. Pourquoi s'acharnait-il sur elle à ce point?! S'il comptait la tuer, pourquoi la faire souffrir? Lorsque Jane fut incapable de prononcer un mot ni même de sortir un son de sa bouche il pointa de nouveau sa baguette sur elle et prononça la formule funeste:

-Avada Kedavra!


Hermione ouvrit les yeux et se leva en sursaut. Pleins de questions trônaient dans sa tête. Elle ne comprit pas tout de suite ce qui venait de se passer, ses souvenirs étaient en train de se dissiper. Hermione tentait de se remémorer le rêve. Étais-ce simplement un rêve ou la réalité? Cela paraissait tellement réel. Prise d'une total panique elle se mit à pleurer comme elle ne l'avait encore jamais fais. Elle se rappelait du visage de la jeune femme -Jade?- puis d'un éclair de lumière verte. C'était horrible. Hermione avait plaqué ses mains des deux côtés de son visage, elle pleurait silencieusement, elle ne savait pas pourquoi mais elle avait ressenti quelque chose d'étrange en voyant les deux jeunes gens.

- Pauvre jeune fille, pauvre jeune fille... dit-elle en pleurant.

- Tu te parles à toi-même Granger, à ce que je vois ! dit une voix traînante qu'Hermione reconnue aussitôt.

- Malefoy ?! Je peux savoir ce que tu fiches ici? Dit-elle en relevant brusquement la tête.

Il était adossé au mur, face à elle, la regardant de haut.

- Tu pleures? demanda-t-il d'une voix rauque ce qui étonna Hermione.

- Qu'est-ce que ça peut te faire? Tu comptes aller voir tout le monde pour dire que je pleure dans mon sommeil? répliqua-t-elle sur un ton froid tout en séchant ses larmes.

- Tu as raison, je m'en fiche complètement ! C'était pour te dire que le professeur Rogue t'as donné une semaine de retenue et c'est moi qui aura le droit de choisir tes punitions, dit-il avec un rictus sur les lèvres et en ayant repris son habituel air narquois.

- Comment? C'est une blague j'espère ! Une semaine de retenue?!

- Je ne mens pas, tiens c'est la lettre « officielle », tu ne sais vraiment pas te tenir Granger, et fait attention à ne pas me toucher je viens de me laver, ajouta-t-il en riant.

Hermione prit la lettre mais ne l'ouvrit pas, elle savait que l'expression de son visage en la lisant donnerait à Drago une entière satisfaction. Il s'empresserait d'aller l'imiter devant toute sa bande de Serpentard.

- Parkinson à eu une retenue au moins? demanda-t-elle en fronçant les sourcils.

- Le professeur Rogue, dit-il en détachant chaque syllabe, a estimé qu'il n'était pas nécessaire de punir Miss Parkinson.

- Que... J'aurais dû m'en douter ! Toujours ce foutu favoritisme ! C'est cette bécasse qui l'a cherché, dit-elle en dissimulant sa colère. « Miss Parkinson », espèce de crétin! Elle ressemble plus à un bulldog qu'à une miss...

- Ne t'avise pas d'insulter Pansy une nouvelle fois, espèce de sale sang de bourbe ! Cracha-t-il au visage de la jeune fille.

Hermione allait répliquer mais madame Pomfresh surgit tout à coup de son bureau.

- Allez, du balai petit ingrat ! Cette jeune demoiselle à besoin de repos! Dehors et tout de suite.

En l'occurrence Madame Pomfresh avait sûrement entendu l'insulte proférée à l'insu d'Hermione. Pour elle s'était comme si on lui enfoncait un poignard en plein cœur. Même après toutes ses années, elle n'arrivait pas à ignorer Malefoy lorsqu'il l'insultait de Sang de bourbe.

Drago se contenta d'un regard méprisable envers l'infirmière de l'école ainsi qu'Hermione, puis il sortit de l'infirmerie.

- Petit voyou ! dit-elle en regardant par la porte que Drago avait emprunté. Ensuite elle se tourna vers Hermione et lui emmena une boisson toute fumante. La préparation avait une couleur rouge sang et une odeur assez répulsive. Lorsqu'elle retourna à son bureau, Hermione put l'entendre murmurer des mots tels que « les jeunes », « de nos jours », « plus aucun respect »...etc.

Lorsqu'Hermione fut certaine qu'il n'y avait plus personne dans les parages, elle ouvrit la lettre et la lut à voix basse :

Mlle Hermione Granger, préfet en chef, de la maison Gryffondor, a outrepassé ses limites au cours de défense contre les forces du mal le vendredi 5 septembre à 14h30 en infligent délibérément un sortilège à Miss Pansy Parkinson, qui a été blessée, sans que cette dernière ne sois prête à riposter. Elle écopera d'une semaine de punition, sous la surveillance de - Hermione sembla s'étouffer dans sa propre bave- Monsieur Drago Malfoy, préfet en chef, de la maison Serpentard.

Les punitions auront lieu à partir de lundi à 23h, jusqu'à une durée non limitée.

Le professeur Rogue.

C'était forcément un cauchemar. Comment pouvait-elle avoir une semaine de punition en compagnie de Malfoy?! C'était injuste, beaucoup trop injuste. Hermione ferait cette semaine de punition mais elle se promit qu'elle se vengerait de Rogue, de Malfoy et de tous ces idiots de serpents. Elle redoutait tout de même les punitions que Malfoy allait lui donner... Quelques instants plus tard, après avoir réfléchis à toutes sortes de vengeances toutes plus folles les unes que les autres, Hermione but le liquide fumant d'aspect rougeâtre, -qui avait d'ailleurs bon goût- puis elle tomba de fatigue et s'endormit. Son répit fut de courte durée. Elle sentit qu'on la secouait. Elle se réveilla péniblement puis vit en face d'elle le professeur Mcgonagall, ayant les lèvres pincées.

Hermione savait qu'elle était en colère...

- Bonsoir Miss Granger, dit-elle toujours les lèvres pincées.

- Bonsoir professeur, répondit cette dernière en évitant soigneusement son regard.

- Vous savez sûrement pourquoi je suis ici? demanda la directrice.

- Je suis désolée professeur, c'était un accident, je... commença-t-elle.

- De quoi me parlez-vous? C'est vous la victime dans cette histoire! Je suis inquiète voilà tout.

Hermione sembla surprise mais ne le montra pas.

- Inquiète? Pourquoi?

- Miss Granger, faites attention à vous... j'ai l'impression qu'il se trame quelque chose de louche. Si vous voyez quelque chose d'anormal venez immédiatement m'en parler dans mon bureau.

- Mais je suis concernée? Le professeur Rogue a été injuste avec moi comme d'habitude, il ne faut pas en faire toute une histoire.

- Miss Granger faites-moi confiance, dit-elle en se levant pour prendre congé. Surveillez monsieur Malefoy aussi... Au revoir.

Madame Pomefresh apparut aussitôt en portant un plateau dans ses mains, elle le déposa sur la table de chevet puis s'en retourna à son bureau. Hermione prit le plateau qui contenait une assiette rempli de pomme de terre et de goulasch, une carafe remplie de jus de citrouille, des petits pains ainsi qu'un bon morceau de tarte à la mêlasse. Elle commença à manger lorsqu' Harry et Ron apparurent à l'entrée de l'infirmerie. Ils se précipitèrent vers son lit.

- Hermione, comment vas-tu? lui demanda Harry inquiet.

- Je vais très bien Harry, dit-elle en posant sa cuillère en or.

- On ne dirait pas, ajouta Ron.

- J'ai fait un rêve bizarre... ajouta-t-elle.

Elle entreprit de leur faire un résumé complet de son rêve, enfin des quelques souvenirs qui lui restait. Lorsque son récit fut terminé, Harry et Ron affichaient des regards perplexes.

- Ce n'était qu'un rêve, s'empressa-t-elle d'ajouter face à leur expression.

- Tu ne connais vraiment pas les deux personnes qui étaient présentes dans ton rêve ? ajouta Harry.

- Non, pas le moins du monde, à quoi tu penses Harry?

- Rien de bien important, quand est-ce que tu sors de l'infirmerie? demanda ce dernier.

- Aucune idée, je pense y rester jusqu'à demain puis je reviendrais lundi pour les cours. Il n'est pas question que je rate mon cours d'arithmancie. Au fait Malefoy est venu tout à l'heure.

Ron qui avait bu dans le gobelet d'Hermione s'étouffa avec le jus de citrouille.

- Alors c'était là qu'il était?! Il ne t'a pas fait de mal j'espère? demanda Ron, les oreilles rouges vifs, en signe de colère.

- Euh non je ne pense pas, balbutia-t-elle.

- Il a disparu tout l'après-midi ! Tous les Serpentard le cherchaient... Pourquoi il est venu? Ajouta Harry.

- Pour me donner la lettre de Rogue. Elle montra du doigt la lettre posée sur le lit.

Harry s'empressa de la lire à voix haute et ne put empêcher la fureur monter en lui.

- Vieux serpent ! Il n'a pas le droit de faire ça? A quoi il joue? Bon sang... Hermione fait très attention - il paraissait inquiet comme Mcgonagall- à Malfoy.

- Ne t'en fais pas Harry, il ne peut rien me faire, ajouta-t-elle pour le rassurer et se rassurer elle aussi. Contentes toi de trouver des informations sur les horcruxes, ne t'occupes pas du reste.

- J'espère que tu as raison... Prend soin de toi, si Malefoy tente quelque chose prévient nous...

Deux jours plus tard, Hermione se réveilla à l'infirmerie. Il devait être approximativement six heures du matin. Elle se hâta de rejoindre ses appartements qu'elle partageait, à son plus grand désarrois, avec Malefoy. Elle remonta les escaliers, passa par le portrait fou du 4ème étage, se retrouva nez à nez devant Peeves qui tentait de lui lancer des assiettes sur la tête puis arriva devant son portrait. Elle prononça le mot de passe « Diversae animae », puis passa par la petite ouverture. Elle se dirigea directement à l'immense salle de bain, ouvrit les tiroirs et pris une serviette moelleuse soigneusement pliée qu'elle déposa sur le rebord de la baignoire. Lorsqu'elle eut rempli la baignoire d'eau et de mousse, elle ôta ses vêtements et plongea dans l'eau bouillante. Quelle fut sa surprise lorsqu'en relevant la tête et posant ses yeux sur le tableau de la femme au regard triste, elle reconnue en elle la même jeune fille de son mystérieux rêve.

C'était Jane.


Alors qu'en pensez-vous?