Bonjour ! Me revoilà après tant de mois d'absence. Je sais, je n'ai aucune excuses mais cette fiction me bloque tellement que je n'arrive pas à avancer normalement ! Et pourtant je sais où je compte aller et je connais presque la fin de mon histoire.

Aujourd'hui on se retrouve pour un chapitre très long. Sans doute le plus long que j'ai jamais écrit et pourtant j'ai skip certains passages pour éviter que ce soit trop long. J'ai voulu centrer ce chapitre sur Drago et Hermione et non sur l'histoire principale comme j'ai pu le faire dans certains de mes chapitres…

J'espère qu'en tout cas il vous plaira. J'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire.

FC ~


Chapitre 7 : Cognard et feinte de wronski

Drago venait de déposer Hermione sur le canapé de la salle commune. La jeune femme s'était évanouie après l'affrontement avec l'épouvantard. Quelle surprise, lui qui avait toujours pensé que son pire cauchemar serait d'échouer lamentablement aux examens, lorsqu'il avait eu la vision d'un homme torturant une femme. Qui plus est deux élèves de Poudlard : Un serpentard et une gryffondor. Il se dit qu'il devrait tirer cela au clair dans un futur plus ou moins proche. Il l'observa quelques instants. Sa chemise trempée de sueur lui collait à la peau, ses cheveux bruns étaient encore plus en bataille qu'à l'accoutumée et sa respiration saccadée. Des traces de larmes avaient séchées sur sa peau hâlée et il voyait bien, de par ses gémissements et ses paupières closes qui ne cessaient de s'agiter, que son sommeil devait être animé de sombres visions. Malgré cette posture de faiblesse qu'avait la jeune femme, elle suscita une vive émotion au serpentard. Il s'agenouilla face à elle et posa sa main sur sa joue dans un geste qu'il semblait ne pas contrôler. A son contact, la jeune femme de détendit et sa respiration devient plus lente et profonde.

- Sa peau est douce et elle sent bon, pensa le jeune homme en la regardant d'une douceur qu'on ne lui connaissait pas.

Il oubliait sans doute qu'il avait Hermione Granger sous les yeux. La vision qu'il avait de la jeune femme et sa position de faiblesse sur le moment réveilla une douce chaleur dans son ventre. Soudain il fut pris d'une vive révulsion comme s'il se rendait compte de l'immondice de ses pensées. Il se releva rapidement, revenant précipitamment à la réalité. Il la toisa d'un regard mauvais comme si elle était l'unique fautive du geste que Drago venait de lui procurer. Sa respiration se fit de plus en plus haletante et une goutte de sueur perla le long de son dos. Il sortit en trombe de la salle commune des préfets sans un regard pour la rouge et or tout en jurant d'insultes toutes plus violentes et abjectes que les autres. Il arpenta les couloirs déserts du château en courant comme si le simple fait de courir pouvait lui ôter de la tête la vision de la jeune femme allongée sur ce foutu canapé. Ses pas le menèrent devant le cachot des serpentard, il avait besoin d'oublier ce qu'il s'était passé.

Hermione en larme… Il passa rapidement dans la salle commune sous le regard inquisiteur des autres élèves. Hermione dans ses bras… Il respira bruyamment et déboutonna le premier bouton de sa chemise. Sa peau douce hâlée… Il passa une main dans ses cheveux avant d'entrer dans un dortoir quasiment vide.

6Salut Drago que me vaut ta visite ce soir ? minauda Daphnée Greengrass.

- Tu le sais bien, dit-il en s'approchant de la jeune fille blonde d'une manière féline.

Ses cheveux bruns et une odeur de vin… Drago plaqua la serpentard contre le mur et l'embrassa férocement ce qui amusa la jeune femme. Il avait besoin d'extérioriser tout ça. L'affrontement avec les doxy l'avait épuisé. C'était surement le doxycide qui lui avait fait tourner le cerveau. Evidemment quoi d'autre. Comme si le prince des serpentard pouvait désirer un sang impur. A cette pensée un léger rictus moqueur de dessina sur ses fines lèvres ce qui excita d'avantage sa pauvre compagne pour cette nuit. Bordel il ne pouvait pas penser de la sorte, pas d'elle pas de cette foutue…

- Hm… sans de bourbe, marmonna-t-il en déboutonnant la chemise de Daphné qui n'y prêta pas attention.

Il se dit que cette nuit il passerait ses nerfs et sa frustration sur la jeune femme. Honnêtement il se fichait que ce soit Daphné ou une autre fille de sa maison pourvue que ce ne soit une brune aux cheveux bouclés…


Hermione se réveilla péniblement dans la salle commune qu'elle partageait avec Drago. Elle était allongée sur le dos, contre le canapé en cuir de la salle principale, une couverture au-dessus d'elle. Il devait être encore très tôt car le soleil ne s'était pas encore réveillé. Plongée dans l'obscurité de la pièce éclairée seulement par la lune, elle se remémora rapidement les souvenirs de la veille. Elle supposa que Drago l'avait emmenée ici après l'épisode de la tour d'astronomie, et, comme il n'avait pas accès à la chambre de la jeune Gryffondor, il avait dû la déposer sur le canapé. La jeune rouge et or se sentait encore vaseuse et confuse de la veille. Confuse par l'épouvantard qui s'était changé en Jane et le mystérieux jeune homme, par le comportement de Drago et surtout par le sien. Drago avait été incroyablement aimable avec elle. Il l'avait touchée, sans doute portée dans ses bras. Lui qui hier encore refusait ne ce serait-ce qu'un subreptice frôlement. Ce fut presque d'une douceur qu'on ne lui connaissait pas. Et le pire, se disait-elle, c'est que sa proximité ne lui avait pas déplu bien au contraire. Elle ne devait pas tourner très rond à son humble avis. C'était ce qu'elle se disait et elle essayait de s'en convaincre quitte à penser qu'elle était droguée à un quelconque filtre d'amour. A cette pensée, elle se leva d'un bond et courut à sa chambre. Elle ouvrit précipitamment le tiroir de sa table de chevet. L'amortencia était encore là, aussi étincelant qu'au premier jour. Elle soupira soulagée mais pas pour très longtemps. Quelque chose l'a tracassait. En effet, elle se souvint très bien avoir apprécié l'étreinte de Drago et cela ne l'enchantait pas le moins du monde. Pourquoi avait-il été si doux avec elle ? Cela ne lui ressemblait pas. Elle se dit qu'il devait certainement préparer un mauvais coup et si ce n'était pas ça, qu'il était en train de devenir fou. Si l'un de ses acolytes les avaient vus ainsi, elle était certaine que cela aurait fait jaser. Dans la précipitation elle n'avait pas remarqué si quelqu'un les avaient vus. Cela dit, elle se devait de remercier son homologue masculin pour l'aide qu'il lui avait apporté. Elle se promit d'aller le remercier mais avant cela, elle décida de prendre un bon bain dans la salle de bain des préfets en chef.

Lorsque la baignoire fut entièrement pleine, elle plongea dans l'eau brulante et se prélassa comme elle aimait le faire chaque matin. Ce petit luxe qu'elle osait s'accorder depuis ce début d'année. Ses membres endoloris de détendirent instantanément au contact de l'eau chaude et des huiles essentielles et elle soupira d'aise.

- Je vous en prie Jane répondez-moi, supplia Hermione au tableau qui était face à elle. En vain, Jane ne dit un mot.

Hermione souffla. Entre la quête des horcruxes, le comportement étrange de Drago et le journal de Jane, elle ne savait plus où donner de la tête. Après avoir cogité de nombreuses minutes elle décida enfin de sortir. Elle enfila rapidement son uniforme puis, voyant que ces efforts pour peigner sa tignasse hirsute étaient vains, quitta la salle de bain pour se rendre dans la chambre de Drago.

La jeune préfète en chef toqua trois fois et voyant qu'elle ne recevait toujours pas de réponse – même négative de la part du jeune Serpentard- décida d'entrer sans sa permission.

Quelle fut sa surprise en découvrant l'intérieur de la chambre de ce dernier. Un grand lit deux places en fer forgé occupait le centre de la pièce et des draps de soie verts et argents faisaient office de literie. Au plafond, un luxueux lustre en cristal éclairait toute la pièce et de nombreux chandeliers étaient disposés sur les quelques tables que comprenait la pièce. Sur les murs, quelques photos de Drago avec ses parents très solennelles puis d'autres avec ses amis de Poudlard en train de faire la fête. Hermione se surpris à sourire en voyant ces dernières. Il avait l'air d'un jeune homme tout à fait comme les autres. Son sourire s'élargit lorsqu'elle vit une photo de lui avec Blaise Zabini et Théodore Nott trinquant avec joie et le sourire aux lèvres, une choppe de whisky pur feu à la main. L'endroit était somptueux et froid à l'image de son propriétaire. Au fond de la chambre, il y avait un grand bureau sur lequel étaient soigneusement rangés ses livres de cours et autres parchemins. Bien qu'ils fussent ennemis, elle ne pouvait nier le fait qu'il était un excellent élève, pas autant qu'elle certes, mais faisant partis des meilleurs de Poudlard. Alors qu'elle faisait volteface et s'apprêtait à sortir de la chambre, le regard d'Hermione se posa sur un petit carnet posé sur le lit de Drago. Lorsqu'elle s'approcha, elle put apercevoir que le carnet ressemblait légèrement à celui de Jane sauf que celui du jeune homme était plus petit et plus soigné. Jamais elle n'aurait pensé que Malefoy avait un journal intime. C'était plus que déroutant. Un peu comme si Rogue faisait la promotion des nouveaux shampoings de la marque Sorci'hair. Elle se mordit la lèvre, tourmentée par un questionnement intérieur mettant en jeu sa morale. La curiosité l'emportant sur la raison, elle décida d'en lire son contenu. Evidemment, en l'ouvrant, elle se rendit compte que les pages étaient blanches. Il avait surement usé d'un sortilège de camouflage. Il ne fallut pas longtemps à Hermione pour révéler – par un autre sortilège- ce que le journal tentait de cacher. Ce qu'elle lut par la suite la stupéfia. Drago parlait d'elle dans ce journal, pas uniquement, il parlait également de ses parents, de ses amis, de son enfance. Il y avait même quelques poèmes. Hermione avait l'impression d'être tombée sur la tête tellement elle ne croyait pas ce qu'elle avait devant les yeux. Tout en étant allongée elle lut quelques passages à voix haute.

« Aujourd'hui j'ai pris le train pour aller à Poudlard. Ma première année à l'école de sorcellerie. Je suis de sang noble et j'irais forcément à Serpentard comme tous les membres de ma famille. Dans le train j'ai rencontré le fameux Harry Potter –pas de quoi en faire toute une histoire c'est un ignorant et je suis bien meilleur que lui. Il y avait une sang-de-bourbe avec lui et un traitre à son sang. Une certaine Hermione Granger. Encore une qui pense tout savoir. Il faut qu'elle apprenne à rester à sa place. Elle a osé me répondre, à moi un sang-pur. Je lui ferais payer cet affront » […] Hermione déglutit puis tourna quelques pages et tomba sur un autre passage qui semblait remonter à leur deuxième année:

« La chambre des secrets a été ouverte. Le sang des sangs de bourbes va couler et bientôt cette race impure retournera d'où elle vient. Père m'a dit dans un hibou qu'il fallait que j'aide l'héritier de Serpentard. Certains pensent que c'est Potter. Moi je n'y crois pas. Potter est l'ami des sangs impurs, d'elle également […] Granger a été pétrifiée. Je savais que son tour viendrait et je me délecte de la savoir dans cet état. A vouloir fourrer son nez partout on récolte ce que l'on sème. »

Hermione était choquée par les propos qu'elle venait de lire. Elle savait ô combien Drago pouvait être ignoble avec les nés moldus mais un tel déferlement de haine à son égard était incompréhensible à ses yeux. L'a haïssait-il réellement à ce point parce que son sang était différent du sien ou bien cette haine cachait-elle d'autres raisons bien gardées du jeune homme ? Elle ne se rendit même pas compte qu'elle avait fini par s'allonger sur le lit du jeune homme. Malfoy était réellement un mystère. Hermione allait poursuivre sa lecture lorsqu'elle entendit la porte de la salle commune s'ouvrir. Elle se releva precipitamment le cœur battant à tout rompre, utilisa un sort de duplication puis rangea le carnet là où elle l'avait trouvé. Au moment où elle allait sortir de la chambre, elle se retrouva nez à nez avec Malefoy qui la surplombait de toute sa hauteur, le regard froid mais brillant d'une lueur qu'elle ne connaissait pas. Il la fixa quelques secondes qui parurent durer une éternité puis dit de son éternelle voix trainante :

- Que faisais-tu dans ma chambre Granger ?

- Je… je voulais juste te remercier, balbutia la jeune femme. Merci de m'avoir aidée hier et de m'avoir ramenée ici, souffla-t-elle en le regardant dans les yeux.

Drago dépassait Hermione de deux têtes au moins et c'est non sans un air moqueur qu'il la surplomba et l'observa s'épancher en remerciements. Sans quitter son regard, il se tenait contre le cadre de la porte, la main négligemment posée sur l'embrasure, la chemise semi-ouverte et quelques mèches retombant sur son visage aux joues légèrement rougies par l'effort. A cette vision, Hermione se disait qu'il avait soit couru soit qu'il venait de faire l'amour avec une femme. Elle se gifla mentalement d'avoir de telles idées et revenant à la réalité, essaya de passer la porte pour rejoindre sa chambre. Drago s'écarta et continua à la suivre des yeux jusqu'à ce qu'elle rejoigne sa chambre. Au moment où elle allait abaisser la poignée de sa porte, Malefoy s'adressa à elle.

- Il te reste une punition je te le rappelle. Tu vas jouer dans l'équipe de Quidditch de serpentard. C'est-à-dire mon équipe. Tu vas remplacer un poursuiveur qui s'est blessé. Et je te rappelle que tu n'as aucunement le droit de faire perdre l'équipe volontairement. Tu devras jouer comme si tu jouais pour ta propre maison.

- C'est une blague Malefoy ? Commenta Hermione en arquant un sourcil. Je ne suis pas une joueuse de Quidditch, si tu as envie que ton équipe perde grand bien te fasse mais je doute qu'une Gryffondor puisse jouer dans l'équipe de Serpentard, ironisa-t-elle.

Il s'approcha d'elle presque menaçant.

- Figure toi que j'ai une autorisation miss-je-sais tout. Tu vas jouer point, c'est indiscutable. Tu pourras évidemment t'entraîner avec mon équipe, avec moi ou seule tu fais comme tu veux.

- Je ne sais pas voler et je n'ai pas de balai, argumenta Hermione.

- Tu ne vas pas me la faire à moi s'il te plait, ironisa le grand blond en riant d'un rire glacial. Je sais que tu sais voler et plutôt bien en plus. Pour le balai t'en prendras un dans les vestiaires du stade, ce ne sont pas les balais qui manquent ici.

Hermione allait encore ouvrir la bouche que Drago lui montra que la discussion été close. Elle mordilla sa lèvre inférieure et regagna sa chambre en bougonnant. Elle jeta le carnet sur son lit et s'éloigna vers la salle de bain tout en pestant qu'avec les horcruxes, jane, et les cours, elle n'avait certainement pas le temps de s'occuper de Malefoy. Et merde, c'était quoi cet échange tout à l'heure pensa-t-elle. Une bonne douche froide lui remettrait certainement les idées au clair…


Les deux semaines qui suivirent furent plutôt chaotiques. Halloween approchait et le mauvais temps avec. Hermione n'avait pas raconté à ses amis sa petite aventure au sommet de la tour d'astronomie. Tout d'abord elle n'avait pas envie d'inquiéter Harry et Ron et puis comment expliquer que Malefoy l'avait sauvée, pris dans ses bras et rassurée. C'était aussi vraisemblable que Crabbe obtenant un optimal à toutes ses BUSES. Ron passait beaucoup de temps seul ou plutôt sans Harry et Hermione ce qui était assez déroutant. La recherche sur les horcruxes avait selon Harry avancée, affirmant que Luna validait la théorie sur les reliques de la mort. Et c'était donc sur des affabulations que reposaient leurs maigres espoirs. Harry s'était mis en colère lorsqu'Hermione lui annonça qu'elle devait jouer dans l'équipe de serpentard pour le premier match de la saison. Pas contre elle évidemment mais contre Rogue et ses maudits serpents. C'est pourquoi, même si elle devait jouer dans une équipe ennemie, il supervisa son entrainement et refusa catégoriquement qu'elle s'entraine avec les serpentard. Il se doutait qu'au moins l'un d'entre eux chercherait à blesser son amie. Elle n'avait plus croisé non plus Malefoy après leur échange dans la salle commune. Hermione avait été troublée par son comportement, certes, mais c'était surtout son regard qui l'avait gênée. Il était resté froid comme à son habitude mais elle avait pu y déceler autre chose qui la rendit sceptique. C'était impossible, surtout venant de lui, se rassura la jeune femme.

La veille du match la tension était à son comble. Hermione était paniquée de jouer son premier match de quidditch. Ron avait été furieux et refusait de lui parler alors qu'elle n'y était pour rien. Son comportement commencait de plus en plus à l'exaspérer. Il se comportait comme un gamin capricieux au lieu de la soutenir. La rouge et or était parti se réfugier dans sa chambre après un rapide dîner. Il était encore tôt et pourtant elle était déjà emmitouflée dans ses couvertures. Malgré l'envie de dormir, elle n'y parvenait pas, se retournant encore et encore dans ses couvertures jusqu'à en étouffer. C'était ridicule. Si elle perdait ce n'était pas grave, ce n'était qu'un match n'est-ce pas ? Elle se rassurait comme elle le pouvait mais elle savait bien que Drago ne la louperait pas si elle ne donnait pas le meilleur d'elle-même demain. Et puis, sans parler de lui, le caractère de la lionne faisait qu'elle n'avait pas envie d'échouer. Elle excellait dans toutes les matières et demain elle serait jugée devant tout Poudlard sur ses performances sportives. Elle en était capable. Voyant que malgré ses efforts le sommeil ne voulait toujours pas d'elle, elle se redressa sur son lit et se cala contre un gros coussin moelleux. Elle prit le petit carnet de Malefoy et entrepris de continuer sa lecture là où elle l'avait laissée.

« Je vais la tuer ! Cette satanée Granger a osé me frapper. Moi, Drago Malefoy. Personne ne s'était jamais permis de me frapper à part mon père. J'enrage. Certes, elle a voulu se venger et je reconnais qu'elle m'a plutôt surpris. Je suis partagé entre l'admiration et la haine. Elle a un sacré crochet du droit…J'ai tellement envie de lui faire mal pour que son masque d'intello se brise. J'ai envie de la briser et je la briserais. » Hermione malgré les mots assez violents ne put s'empêcher d'éclater d'un rire franc à ce souvenir. Qu'est-ce que ça avait été bon de lui donner ce coup de poings. Elle en rêvait depuis si longtemps et il le méritait très franchement. Hermione continua à tourner les pages puis tomba sur une confession dont elle ne se serait sans doute jamais attendue. C'est le cœur battant qu'elle se mit à lire :

« Aujourd'hui c'était le bal de Noel des quatre sorciers. La salle était magnifique et les mets somptueux. Jamais je n'aurais pu un jour penser que je m'amuserais à un événement de ce genre. J'ai dansé, j'ai ris, j'ai vécu pleinement ma vie d'adolescent pendant une soirée. Pas de magie noire, pas de hiérarchie, pas de faux semblants. Et Merlin, je me sens au plus mal ce soir que je me dois de le confesser. Ecrire m'aide à mettre des mots sur ce que je n'arrive pas à dire ou plutôt à assumer… Pourquoi est-ce qu'elle a éveillé autant de sentiments en moi cette nuit-là ? Elle qui était si belle et gracieuse. J'aurais tout donné pour être à son bras. Pourquoi ne me suis-je pas contenté de ma cavalière qui était parfaite pour moi ? Non… il a fallu que mes yeux se posent sur elle, sur son doux visage, son sourire innocent. Elle qui était si différente de moi, je l'aimais et la haïssait de me rendre aussi faible. Je me dégoûte. J'avais envie de me jeter sur son idiot de cavalier qui se pavanait avec elle. C'est à mon bras qu'elle aurait dû être, pas le sien. Elle était éblouissante et moi détruit et honteux. J'avais senti mon cœur battre un rythme effréné. C'était ça l'amour ? Ça me fait rire. J'ai essayé vainement de refouler ce sentiment. Pour autant jamais personne ne saura ce que je ressens. Un Malefoy se doit d'adopter une attitude impassible et noble. Que dirait père en me voyant ainsi ? Surement que son fils est un vaurien. Un poème me vint à l'esprit. Un poème que j'ai lu il y a fort longtemps alors que je m'étais perdu dans une librairie moldue et je dois dire qu'il résume plutôt bien mes sentiments à son égard :

Il pleure dans mon cœur

Comme il pleut sur la ville ;

Quelle est cette langueur

Qui pénètre mon coeur ?

Ô bruit doux de la pluie

Par terre et sur les toits !

Pour un coeur qui s'ennuie,

Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison

Dans ce cœur qui s'écœure.

Quoi ! Nulle trahison ?...

Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine

De ne savoir pourquoi

Sans amour et sans haine

Mon cœur a tant de peine »

Paul Verlaine, murmura tendrement Hermione. Une larme avait coulé sur sa joue. Ce qu'elle venait de lire était triste, beau et déchirant. Un amour à sens unique ? Hermione savait très bien ce que cela pouvait susciter comme sentiment. Mais au-delà de ça elle fut agréablement surprise de voir un Drago aussi humain et déchiré par ses sentiments. Elle eut un pincement au cœur. Elle aurait aimé qu'un homme puisse ressentir cela à son égard. Mais elle se dit aussi que cette jeune femme avait beaucoup de chance. Elle devait surement être une de ses beautés française de l'école Beauxbatons. Qui d'autre sinon ? A ses yeux Drago paraissait beaucoup plus humain. Certes elle avait violé son intimité mais elle était fière d'apprendre que malgré les apparences, Drago n'était pas celui que l'on croyait. Evidemment elle se cacherait bien de lui dire, sinon il l'a tuerait mais elle se disait en éternelle optimiste que peut-être ils pourraient discuter un peu plus ensemble malgré son sang… Et puis le fait que Malefoy connaissait un auteur moldu affirmait qu'il ne les méprisait pas tous. Hermione resta un long moment à fixer le plafond, complètement retournée par sa lecture. Elle reprit doucement, découvrant de tendres souvenirs avec sa mère, des souvenirs de vacances avec Blaise, des doutes sur sa position… Elle ne se rendit même pas compte qu'elle s'était endormie, le carnet au creux de ses mains.


Le jour tant attendu arriva. Hermione se réveilla doucement d'une nuit paisible. Néanmoins elle se décomposa quand elle se rappela que c'était aujourd'hui le match. Elle sentit son corps trembler et la nausée s'insinuer en elle. Alors qu'elle se sentait aller à la panique on toqua à sa porte.

- Entrez, fit la jeune gryffondor.

- Bonjour Miss, répondit un petit elfe de maison. Je vous apporte votre tenue pour le match d'aujourd'hui. Je vous souhaite bonne chance Miss, couina-t-il.

Hermione le remercia chaleureusement et l'elfe de maison prit congé. Evidemment elle prit sa tenue aux couleurs de serpentard et eut un haut le cœur. Elle se sentait comme une traitresse et espérait que ses amis ne lui en voudraient pas. Harry l'avait déjà rassurée ainsi que Ginny mais qu'en serait-il de Ron… Elle se dirigea d'un pas décidé vers la salle de bain afin de prendre un bain et ainsi se donner du courage. C'est habillé de sa tenue vert et argent, qu'elle entra dans la grande salle. Malgré l'étonnement que l'annonce d'Hermione faisant exceptionnellement partie de l'équipe des serpentard avait suscité, la plupart l'accueillir chaleureusement en lui souhaitant bonne chance. Rassurée, elle prit un bon petit déjeuner : des œufs et un bon jus de citrouille frais. Harry et Ginny lui firent un signe pour lui dire qu'ils se rejoignaient sur le terrain et s'éloignèrent de la grande salle. A ce moment-là, Ron apparut devant Hermione et se posta devant elle.

- Bonjour Ron comment vas-tu ? demanda joyeusement Hermione.

- Parfaitement bien, je vois que tu ne reconnais même plus dans quelle maison jouer, ironisa Ron.

- Mais qu'est-ce qu'il te prend ? Tu sais très bien que je joue exceptionnellement pour remplacer un poursuiveur et que ça fait partie d'une de ses stupides punitions que ma donnée Malefoy ! C'est pour ça que tu ne m'adresses plus la parole depuis plusieurs jours, s'énerva-t-elle.

- Une punition ? Ne me fait pas rire Hermione, je vous ai vus dans la tour d'astronomie ! Asséna le jeune homme, les oreilles rouges vives.

- C… comment ça ? Ce n'est pas ce que tu crois et puis qu'as-tu vu d'abord ? demanda Hermione prise de court.

- Je t'ai vue dans ses bras Hermione, répondit Ron en la toisant d'un sourire mauvais qu'elle ne lui connaissait pas. Je passais par-là totalement par hasard. Tu n'es qu'une hypocrite. Je n'ai rien dit, j'étais trop choqué pour en parler alors j'espérais que tu le fasses de toi-même. Deux semaines que j'attends mais non tu n'as rien fait et maintenant j'apprends que tu vas jouer dans son équipe. Je me demande bien ce qu'il doit se passer dans votre dortoir commun, ironisa-t-il.

Hermione était complètement hébétée. Sa bouche s'ouvrait et se refermait à plusieurs reprises. Elle était déçue, blessée et en colère. Elle se leva d'un bon et tapa du poing sur la table ce qui lui valut quelques regards dans sa discrétion. Elle respira un bon coup pour se calmer et tenter de raisonner son ami.

- Ron tu te méprends totalement, dit-elle pour essayer de le calmer. Tu ne sais pas ce qu'il s'est passé cette nuit-là ! Je me suis sentie mal et il a été là au bon moment c'est tout, ajouta-t-elle-même si au fond, le souvenir de cette étreinte lui redonna quelques frissons. Elle ne pouvait pas lui expliquer en détail ce n'était ni l'endroit ni le moment.

- Je… je crois ce que je vois Hermione. J'ai besoin de temps pour y réfléchir… répondit le jeune homme roux en s'éloignant le regard voilé.

Hermione n'en croyait pas ses yeux et ses oreilles. Sa jalousie l'avait poussé à être horrible avec elle. Ses yeux étaient embués de larmes et elle retint difficilement ces dernières qui menaçaient de s'en échapper. Elle fustigea de nombreuses insultes son ami et essuya rageusement ses larmes. Elle quitta la grande salle sous l'œil de regards indiscrets qui avaient tout suivis. Elle savait que cette histoire n'était pas terminée malheureusement.


Arrivée dans les vestiaires de l'équipe des Serpentard, Hermione jeta avec rage son sac sur le banc. Elle était en colère contre Ron. Il n'avait strictement rien compris à la situation. Certes n'importe qui aurait pu se méprendre de la situation mais là il s'agissait de Drago Malefoy et d'Hermione Granger. Toute personne censée aurait deviné que la situation avait été beaucoup plus complexe mais évidemment ce n'était pas le cas de son ami. Elle avait besoin d'extérioriser la rage qui naissait en elle, c'est pourquoi elle se leva d'un bond, attrapa son balai et se mis en rang derrière l'équipe.

- T'es prête Granger ? Questionna Malefoy.

- Plus que jamais, répondit avec hargne la lionne.

- Parfait, répondit Drago ne pouvant s'empêcher d'esquisser un sourire en coin. Vous êtes prêts ? demanda le capitaine à son équipe qui répondit vivement. Je veux que vous donniez le meilleur de vous-même sur le terrain ! N'oubliez pas que c'est le premier match de la saison contre ces satanés Gryffondor ! Allez, on y va ! encouragea Drago sous l'œil mi- exaspéré et mi- amusé d'Hermione qui voyait Drago dans son parfait rôle de capitaine.

...

- Bienvenue Poudlard à ce premier match de Quidditch de la saison opposant Serpentard à Gryffondor ! Pour vous accompagner tout au long de ce match, Dean Thomas ainsi que mon assistant Seamus Finnigan, hurla Dean dans le micro sous le regard réprobateur de Mcgonagall.

- Bonjour Dean, le match d'aujourd'hui risque d'être riche en rebondissement. Les joueurs s'avancent sur le terrain accompagnés de Madame Bibine ! Je demande un tonnerre d'applaudissement pour soutenir nos deux équipes mais également Hermione Granger qui va jouer son premier match de Quidditch en 7 ans ! Nous avons tous hâte de voir les prouesses de notre Hermione nationale même si elle joue exceptionnellement pour l'équipe adverse, commenta Seamus sous les cris et les applaudissements du public présent dans le stade.

Hermione leva les yeux au ciel et vit le public qui hurlait, chantait et agitait des drapeaux dans tous les sens. Elle sentit une appréhension monter en elle accompagnée d'un sentiment d'excitation qu'elle n'avait jamais connu jusqu'alors.

- Les deux attrapeurs, Harry potter pour Gryffondor et Drago Malefoy pour Serpentard s'élèvent dans les airs et prennent position ! La tension est à son comble mon cher Seamus ! Nous attendons tous le coup de sifflet de l'arbitre afin que la rencontre puisse débuter, ajouta Dean.

Madame bibine siffla enfin le début de la rencontre et les joueurs purent enfin commencer le match. Quand Hermione vit Ron dans le but adverse, l'adrénaline monta en elle. Elle avait envie de se venger pour le mal qu'il lui avait fait tout à l'heure. L'équipe qui attrapa le souaffle en premier était Gryffondor.

- Ginny Weasley qui passe à Bell. Bell qui renvoi le souaffle à Robins dans un magnifique retourné acrobatique ! Elle évite de justesse le Boutenchoc d'Urquhart ! C'est finement joué, commenta avec fougue Seamus. Elle évite le cognard de Goyle et fonce droit au but ! La tension est à son comble cher public !

- Oh ! Hermione intercepte le souaffle ! Quelle réception incroyable ! Elle fonce vers les buts ! Et par la barbe de merlin ! Dix points pour Serpentard, hurla Dean.

Hermione continua ses prouesses en se plaçant en tête d'une attaque du faucon. Accompagnée de Zabini et d'Urquhart, elle s'avança en triangle dans le but d'intimider l'équipe adverse ce qui fonctionna assez bien.

- A nous deux Ron, murmura la lionne en s'avançant vers les buts plus déterminée que jamais.

- Hermione qui fait la passe à Zabini ! Zabini qui tente une Fourberie de Finbourgh et c'est le but !

Le public était déchainé. Tous scandaient le nom d'Hermione peu importe l'équipe qu'ils supportaient en entrant dans le stade.

- Quel geste dangereux mais exceptionnel, commenta Seamus.

- En effet pour réussir cette action il faut que le poursuiveur lance le Souafle en l'air puis tente de marquer en tapant dedans avec son balai. Un grand match qui s'offre à nous aujourd'hui, s'exclama Dean.

Le match continua et les équipes de Serpentard et de Gryffondor offrirent un spectacle sans nom. Serpentard menait de deux-cent-dix points face à Gryffondor qui avait seulement cinquante points. Hermione chercha des yeux les attrapeurs et vit Drago s'élancer à toute vitesse, harry à sa poursuite. Alors qu'elle était encore en train d'observer les deux jeunes hommes, elle entendit des cris beaucoup plus pressants dans le public. Elle n'eut pas le temps de se rendre compte de quoi que ce soit qu'elle fut violemment percutée par un cognard. Elle chuta de son balai et elle se sentit tomber dans le vide. Le choc ainsi que la douleur qu'elle ressentait à ce moment-là l'empêcha d'esquisser un mouvement afin de tenter vainement une action qui pourrait la sauver avec sa baguette. Le sol s'approchait de plus en plus et ce n'est qu'à quelques mètres du sol qu'elle se sentit retomber sur quelque chose ou quelqu'un. Elle entendit des hurlements et des pas précipités sur le terrain. C'est à ce moment, bien qu'elle fût sonnée par le coup, qu'elle se rendit compte que Drago Malefoy l'avait sauvée une fois de plus. Il était essoufflé et respirait bruyamment. Il avait dû foncer en piqué vers le sol puis remonter au dernier moment pour la rattraper. Encore choqué par sa propre attitude, Malefoy n'osa esquisser le moindre mouvement. Soudain son expression changea, et c'est après l'avoir délicatement déposée au sol qu'il fonça sur Crabbe, la batte en main, et lui asséna un violent coup de poing. C'en suivit une bagarre générale. Zabini tentait de retenir un Drago le visage en sang qui se débattait avec rage lui intimant de le lâcher sinon quoi il lui réserverait le même sort. Crabbe faisait de même, retenu par madame bibine, Ron et Ginny. Mgonagall quant à elle arriva en trombe sur le terrain et hurla aux étudiants de se calmer, ce qui eut pour le coup aucun effet. Hermione qui se posait en simple observatrice ne comprenait plus rien à ce qui se passait, tout devenait flou autour d'elle et le terrain commença à tanguer. Elle entendit une dernière fois son nom et puis plus rien.


Et voilà pour ce septième chapitre, j'espère qu'il vous plaira. Normalement il ne devait pas se terminer ainsi mais je le trouve suffisamment long pour écrire d'avantage. Par conséquent je réserve la suite au chapitre 8 ! je pense que ça se voit que j'essaye de me débarasser de Ron et quoi de mieux que de le rendre responsable haha (je l'aime bien quand même le petit Ronny)

je vous retrouve bientôt pour la suite, je ne promet rien cependant... Si le chapitre vous à plu n'hésitez pas à me le dire et s'il ne vous a pas du plus faites le moi savoir aussi!

bisous