Salut!
Voilà le chapitre 8 de ma fiction. On pourrait le qualifier de chapitre transitoire bien qu'il contienne certains éléments importants pour la suite. A la base il devait être beaucoup plus long et porter un autre titre sauf qu'en fait il fait 5 pages et que la suite est d'avantage longue... Je ne voulais pas faire un chapitre trop long pour éviter un déséquilibre avec les autres. Dans ce chapitre on a un petit rapprochement entre nos deux héros! Je dirais qu'après 8 chapitres il était temps... Bref je vous souhaites une agréable lecture.
PS: N'oubliez pas de me laisser des reviews! Je vois que ma fiction est lue mais je n'ai pas de retours et c'est assez frustrant... Je prend tout les avis qu'ils soient bon ou mauvais tant que ça reste poli et constructif!
PS 2: Merci Mia pour ta review ! j'espère que ce chapitre te plaira.
Chapitre 8 : Laisse-moi te toucher
Elle sentit une douleur vive dans son crâne et une sensation d'intense fatigue. Elle essaya d'ouvrir difficilement ses paupières qui paraissaient peser au moins une tonne. Quand elle ouvrit enfin les yeux, non sans difficulté, elle vit une crinière rousse se jeter sur elle.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda Hermione la voix pâteuse.
- Oh Hermione par merlin tu vas bien ! s'exclama joyeusement Ginny.
- Laisses la respirer un peu Ginny, plaisanta Harry.
Ginny s'écarta du cou d'Hermione afin de la laisser doucement recouvrer ses esprits. Hermione observa un peu autour d'elle. Elle était allongée dans un lit qui semblait être à l'infirmerie et en face de ce dernier, toute l'équipe de Quidditch de Gryffondor ainsi que d'autres camarades. Soudainement, les souvenirs lui revinrent en tête. Elle se vit frappée de plein fouet par un cognard, tombée de son balai puis attrapée de justesse par… Drago Malefoy.
- Tu nous as fichu une sacrée trouille Hermione, souffla avec soulagement Ginny.
- On a vraiment cru que tu été mal tombée, ajouta Harry penaud.
- J'ai l'impression de passer mon temps à l'infirmerie… Au fait qui a gagné le match ? demanda tout naturellement Hermione.
- Donc tu tombes de ton balai, risque de mourir mais à ton réveil tu t'inquiètes seulement de savoir qui a gagné, ricana Katie.
- Hermione granger délaisse les livres pour le Quidditch ? Questionna Dean avec une pointe d'amusement et d'admiration sous les rires des autres Gryffondor et même celui d'Hermione.
- Vous avez raison mais même si j'ai adoré ce match, le Quidditch ce n'est pas pour moi, répondit timidement la jeune Gryffondor dans un sourire.
- Tu plaisantes j'espère ? répondit Seamus. Tu as fait gagner Serpentard avec tous tes buts même si Harry a attrapé le vif d'or quand Drago s'est subitement dégagé de sa trajectoire. Tu étais éblouissante sur le terrain, s'exclama-t-il avec enthousiasme.
- C'est exact, tu étais déchainée contre le pauvre Ron, plaisanta Ginny. Il est encore en train de bouder dans la salle commune, ajouta Ginny sous les rires de ses camarades.
Hermione ne put s'empêcher d'être fière d'elle de voir ses amis la soutenir et la féliciter pour ses prouesses. Ils continuèrent de discuter un long moment avant de prendre congés lorsque l'infirmière les jeta dehors, l'heure des visites étant déjà dépassées depuis bien longtemps. Elle leva les yeux sur la grosse horloge accrochée sur le mur et vit qu'il était vingt-deux heures. A ce moment-là, elle se mit debout, enfila ses chaussures et quitta l'infirmerie après avoir signée une décharge.
Sur le chemin la menant à son dortoir, elle ne put éviter les sifflements d'admiration et les félicitations de certains élèves de Poudlard concernant son match de la journée. Finalement arrivée devant le portrait de la salle commune des préfets, elle prononça le mot de passe et se faufila à l'intérieur du passage étroit. Elle n'avait qu'une hâte retirer son uniforme de Quidditch et prendre un bon bain chaud. Alors qu'elle traversait le salon commun éclairé par quelques chandelles, elle aperçut allongé sur le divan Drago Malefoy en piteux état. Le bras sur les yeux, toujours en tenue de Quidditch et affreusement blessé. Elle n'avait pas du tout suivie la bagarre générale qui avait eu lieu sur le terrain après sa chute mais les blessures qu'il avait n'étaient pas seulement le fruit de coup de poings. Ils avaient surement du en venir aux baguettes. Connaissant la fierté du serpentard, il avait probablement refusé d'aller à l'infirmerie pour se soigner. Mais bien qu'il fût son ennemi, elle ne pouvait pas le laisser dans cet état et sa morale lui imposait de l'aider à son tour comme lui au sommet de la tour d'astronomie. Elle s'approcha doucement de lui et l'observa un instant. Lui qui avait toujours cette apparence proprette et guindée, paraissait à ce moment-là à mille lieux de cela. Ses cheveux blonds platine étaient ébouriffés, de larges cernes se dessinaient sous ses paupières closes et sa bouche était légèrement entrouverte. Il était négligemment allongé sur le canapé et par merlin s'il n'était pas un foutu mangemort-petit-prince-des-serpentard, Hermione aurait pu le trouver dangereusement ensorcelant. Il paraissait plus vulnérable et plus accessible. La jeune rouge et or secoua vivement la tête afin de s'extraire de la tête de telles pensées.
- Malefoy réveille-toi, tenta Hermione afin de le réveiller.
- Hum… lâche-moi, répondit vaguement Drago dans un grognement.
- Lève-toi, il faut te soigner, souffla-t-elle en levant les yeux au ciel.
Drago ouvrit doucement les yeux et s'assit avec difficulté sur le canapé, toisant au passage sa compagne de chambre.
- Qu'est-ce que tu me veux Granger ? Grogna-t-il presque.
- Te soigner, répondit naturellement Hermione.
- Me soigner ? Tu plaisantes j'espère, plaisanta Malefoy dans un rire mauvais.
- Oui te soigner, siffla Hermione entre ses dents. Je te rends juste la pareille par rapport à l'autre fois dans la tour et pour tout à l'heure également.
- Ecoute moi bien Granger, je n'ai pas besoin d'une casse pied comme toi. Crois-tu réellement que je vais laisser un sale sang de bourbe poser la main sur moi et…
Drago ne put terminer sa phrase que le coup était parti. Une violente claque retentit sur la joue du grand blond. Hermione le fusillait du regard, la main toujours dans les airs. Elle se sentit tellement idiote. Evidemment, elle avait pensé que peut-être il n'était pas si mauvais que ça, qu'il avait un bon fond, qu'il avait grandi au mauvais endroit accompagné des mauvaises personnes. Mais non, ce n'était qu'un petit con égoïste et raciste par-dessus tout. Elle voulait l'aider et voilà comment il la remerciait. Un pas en avant puis deux en arrière. Tantôt glacial tantôt brulant.
- Mais qu'est-ce qu'il te prend ? Beugla Drago une main sur sa joue endolorie.
- Pourquoi faut-il toujours que tu sois désagréable avec moi ? Je sais que mon sang est impur, que mes parents sont des moldus, que selon toi je n'ai pas ma foutue place dans cette école ! Tu me le répètes suffisamment depuis sept longues années Malefoy. Mais saches que je suis là et il va falloir t'y faire que cela te plaise ou non. Pourrais-tu prendre la peine de te comporter au moins une fois comme un adulte ? J'en ai plus qu'assez de toutes ces disputes, ces moqueries et ces piques que toi et ta pitoyable bande vous me lancez depuis mon arrivée ! Alors s'il te plait laisse-moi te soigner sinon je te jure que je te tue, gronda Hermione de toutes ses forces, sa baguette pointée vers Malefoy.
Drago l'avait observée débiter ces paroles sans broncher. Il était mi admiratif et mi exaspéré face à l'attitude d'Hermione. Il ne put s'empêcher d'esquisser un large sourire tant il était agréablement surpris par l'aplomb de la jeune femme. Il avait toujours su que la lionne n'avait pas sa langue dans sa poche et qu'elle n'avait peur de personne ou presque mais jamais il aurait pensé qu'elle le frappe à nouveau et qu'elle lui octroie une petite leçon de morale. Personne n'avait jamais essayé de lui tenir tête et il fallait que ce soit cette foutue Gryffondor qui le fasse. Soit elle était d'un courage sans nom soit complètement suicidaire. Drago éclata d'un rire franc sous l'œil inquisiteur d'Hermione.
- Quoi ? Qu'est-ce qui est si drôle ? demanda-t-elle sur la défensive.
- Non rien, répondit Drago entre deux rires. Tu m'épates vraiment Granger. Tu n'as peur de rien, affirma le jeune homme dans un sourire moqueur.
- Certainement pas de toi, ajouta la jeune femme sur un ton ferme mais ne put empêcher un sourire déformer ses lèvres.
- Soit. Soigne-moi si ça te fait autant plaisir Granger, je pourrais dire à tout le monde que tu t'es enfin convertie en elfe de maison, railla-t-il.
Hermione ne prit pas en compte la dernière remarque du serpentard et se dirigea vers la salle de bain d'un pas décidé afin de préparer le matériel destiné à soigner son compagnon de chambre. Hermione attrapa au fond d'une des étagères de la salle bain de l'essence de murlap et de l'onguent puis retourna dans le salon. Elle s'assit à côté de Drago et commença à appliquer doucement les remèdes sur son visage tuméfié. A chaque fois qu'Hermione frôlait la peau du jeune homme, il ne put s'empêcher de gémir de douleur. Hermione était consciencieuse dans son travail et très douce. Le jeune homme ne pouvait pas le nier. Sa main se déplaça sur son visage et le serpentard ferma les yeux afin de profiter pleinement et honteusement de la sensation que le touché de la jeune femme lui procurait. L'atmosphère commença à devenir étrangement suffocante dans la pièce. Le jeune homme transpirait et sa respiration était légèrement sacadée.
- Ça va Malefoy ? s'inquiéta innocemment la jeune femme.
- Oui ça va aller tu peux continuer, souffla-t-il.
- Parfait, répondit la rouge et or de façon inaudible, presque dans un murmure.
- Ça me fait mal de te le dire mais tu as été époustouflante sur le terrain cette après-midi. Honnêtement si tu n'étais pas cette insupportable miss-je-sais-tout et une satanée Gryffondor je t'aurais bien prise dans mon équipe, plaisanta le jeune homme dans le but de détendre l'atmosphère.
- C'est très gentil de ta part Malefoy mais je n'ai pas très envie de jouer avec des serpents, ria-t-elle. Cela dit, je te remercie de m'avoir sauvée la vie.
- Je n'allais pas te laisser mourir bêtement en tombant d'un balai. Tu jouais pour nous, Crabbe est mon ami certes mais il n'aurait jamais dû te lancer ce cognard, conclut le jeune homme.
- N'en parlons plus, acheva la lionne. On continue ?
L'atmosphère qui s'était adoucie redevint très rapidement électrique. Drago opina de la tête et commença à retirer son pull. Hermione commença à être assez gênée et encore plus quand Drago commença à déboutonner lentement sa chemise. Hermione déglutit. Il ne put s'empêcher de la fixer de ses deux perles grises tout en continuant sa besogne. Par merlin, la jeune femme se sentit rougir tant la scène pouvait porter à confusion. Et ce regard… Aucun homme ne l'avait regardée comme ça ne serait-ce qu'une seule fois dans sa vie. Ni Krum, ni Ron. Surtout pas Ron. Il était envoutant et à la fois doux et presque brutal. Elle vit son torse se soulever au rythme de sa respiration et cette image aussi sensuelle soit-elle de son ennemi la décontenança. Lorsque le jeune homme termina de déboutonner sa chemise Hermione se risque à lever son regard qu'elle avait abaissé vers le jeune homme qui ne la quittait pas des yeux. Ils restèrent ainsi un long moment à s'observer, les yeux dans les yeux. La jeune femme sentit son cœur battre à un rythme effréné. Afin de refréner ces sentiments ou sensations naissants, elle reprit sa tâche et plongea sa main dans un des bols. Elle approcha avec hésitation sa petite main de la poitrine découverte du jeune homme et commença à masser l'endroit endolori délicatement. Alors qu'elle allait retirer sa main pour s'afférer sur une autre partie de son corps, Malefoy la lui rattrapa vivement et la plaqua sur sa poitrine, là où elle appliquait le soin auparavant. Le geste du jeune homme sembla choquer Hermione et le garçon lui-même. Il la scrutait intensément du regard, un mélange d'incompréhension et de désir inondait son regard grisé. Hermione sentit au travers de sa main, les battements frénétiques du cœur du jeune homme. Son cœur à elle battait au même rythme comme s'ils avaient été liés par une quelconque magie. Soudain elle sentit une douce chaleur l'envelopper et s'échapper par les pores de sa peau telle un tourbillon. Elle ferma délicatement les yeux puis…
Hermione se retrouva dans un autre environnement. Elle était dans un immense salon selon la décoration qui s'offrait devant ses yeux. Certainement une maison d'aristocrates.
- Bon sang mais que se passe-t-il ? se demanda Hermione en regardant autour d'elle.
Quelques instants auparavant elle était dans sa salle commune avec Drago et elle ne comprenait absolument pas ce qu'il lui arrivait. A ce moment-là, elle vit avec horreur Lucius Malefoy entrer dans la pièce. Elle chercha désespérément un endroit où se cacher mais évidemment en vain. Il en était fini d'elle, il allait la torturer ou même la tuer. Elle était en partie responsable de son séjour à Azkaban et il était certain qu'il chercherait à se venger. Leurs regards se croisèrent. Elle chercha en vain sa baguette qu'elle ne trouva pas évidemment. Hermione ferma instinctivement les yeux attendant son supplice mais rien ne vint. Complètement déroutée, elle ouvrit à nouveau les yeux et vit le père Malefoy s'installer au coin du feu près de la cheminée. C'est là qu'elle se rendit compte que quelque chose clochait. Il paraissait beaucoup plus jeune premièrement et deuxièmement le décor était flouté comme dans un souvenir. Elle se demanda si ce qu'elle avait sous les yeux était un rêve comme celui qu'elle avait pu faire de Jane et du mystérieux jeune homme. Une autre personne entra dans la pièce ce qui arracha Hermione de ses pensées. Narcissa la mère de Drago prit place à côté de son mari et ils discutèrent de tout et de rien, du travail au ministère, de la prochaine fête qui aurait lieu dans la maison d'autres aristocrates, de Bellatrix qui croupissait à Azkaban. C'était clair, Hermione avait devant elle un ancien souvenir mais pourquoi voyait-elle cela ? Etait-ce réel ou une simple création de son esprit ?
- Maman, maman ! cria la voix familière d'un jeune garçon.
- Quoi donc mon chéri ? s'enquit Narcissa.
- J'ai reçu ma lettre de Poudlard, s'exclama un jeune garçon aux cheveux blond en entrant en trombe dans la pièce.
- Ton père et moi sommes fières de toi Drago, répondit avec amour sa mère en s'approchant de lui.
- Bien que tu aurais parfaitement été à ta place à Durmstrang fils, je tiens à te rappeler qu'il est de ton devoir d'honorer le nom des Malefoy ainsi que de la famille Black. Tu porteras avec fierté les couleurs de nos ancêtres à serpentard, répondit fermement Lucius.
- Je ne vous décevrez pas père, je suis fière d'être un Malefoy et je serais fière de ma maison, ajouta le jeune Drago avec aplomb.
Narcissa s'agenouilla face à lui et regarda Drago avec bienveillance. Hermione dû s'avouer qu'elle était une très belle femme et que son sourire paraissait éblouissant d'autant plus quand elle était en compagnie de sa famille. Elle lui murmura doucement afin qu'il soit le seul à l'entendre :
- Je serais toujours fière de toi Drago. J'ai insisté pour que ton inscription se fasse à Poudlard. Je souhaite que tu aies une vie normale, que tu te fasses des amis et que tu sois un excellent sorcier, ce dont je ne doute absolument pas. Tu verras que Serpentard sera comme ta seconde famille. Ton parrain sera là pour toi si tu en as besoin. Tu vas énormément me manquer mon petit garçon. Je t'aime mon fils, ajouta Narcissa d'une voix douce et en l'embrassant sur le front.
- Moi aussi Maman, murmura dans un souffle le jeune garçon.
Hermione ne put s'empêcher de s'émouvoir face à la scène qui s'offrait à ses yeux. Elle n'aurait jamais pensé que la mère de Drago pouvait être aussi douce et aussi normale que n'importe qu'elle mère. Et Elle avait toujours pensé que Drago appelait Narcissa « Mère » et non maman comme il l'avait fait dans cette vision. Et pour qu'il en soit ainsi, dans une famille de la haute aristocratie, Drago devait l'aimer profondément. C'était une certitude.
La jeune rouge et or se sentit happée par un nuage de fumée et une nouvelle vision s'offrit à elle. L'atmosphère était complètement différente. Elle entendit des rires mêlés à quelques phrases. Elle était dans une chambre, sa chambre ou peut-être une autre similaire. Eclairée par peu de chandelles, la pièce était plongée dans une lumière tamisée donnant à l'endroit un aspect intime. Elle vit des ombres sur son lit. Surement de là que provenait les voix. Elle s'approcha doucement, le cœur battant comme si elle savait déjà au fond d'elle ce qu'elle allait voir. Quelle ne fut pas sa surprise quand elle reconnut sur le lit le corps enlacé de Drago Malefoy et le sien. Hermione mis sa main sur sa bouche pour étouffer un hoquet de surprise. Par merlin que faisait-elle dans son lit avec Malefoy ? Mais ce qui la frappa surtout ce fut les mots d'amour que lui murmurai tendrement Drago à l'oreille suivit de doux baisers parsemant son corps entier de frisson et la faisant gémir sans retenue.
- Non ce n'est pas possible… trembla Hermione les joues rouges. Ce n'est qu'un rêve ou un cauchemar…
Drago commença à déshabiller tout doucement Hermione allongée sur le lit tout en l'embrassant fougueusement. Leur corps s'enlaçaient et se complétaient dans une harmonie parfaite. Leurs baisers étaient ardents et pressés comme s'ils avaient attendus toute leur vie pour se laisser aller ainsi. Hermione commença à suffoquer face à cette vision. Elle ne voulait pas en voir d'avantage. Etais-ce un sentiment de dégout qui la faisait agir ainsi ? Non. Certainement quelque chose de beaucoup plus complexe. Quelque chose qui germait en elle et qu'elle essayait de refréner. Elle sentit sa tête tourner et ne put s'empêcher un dernier cri :
- NON !
Hermione fut prise d'un soubresaut comme si son âme regagnait son corps. Elle était revenue dans la réalité. Sa main était toujours posée sur la poitrine de Drago dont le regard fiévreux avait laissé place à quelque chose de plus énigmatique.
- Par merlin c'était quoi ça ?! demanda Hermione la respiration haletante et les sourcils froncés.
- De quoi est-ce que tu parles Granger ? questionna Drago qui ne semblait pas comprendre l'attitude de la Gryffondor.
- Peu importe, je suis épuisée je vais me coucher, tenta Hermione en retirant sa main du corps brulant du Serpentard qui voulait à tout prix s'esquiver de lui et d'un éventuel contact physique avec ce dernier.
- Comme tu veux, répondit-il en se levant et en se rhabillant. Je vais faire ma ronde, à plus tard Granger, souffla le jeune homme d'une voix rauque.
- C'est ça, répondit promptement Hermione en détournant le regard espérant qu'il s'en irait le plus vite possible.
Drago s'approcha d'elle et c'est comme guidé par une force inconnue qu'il se mit devant Hermione et replaça délicatemment une mèche de cheveux derrière son oreille. Il l'examina un instant puis fit volte-face et passa par l'étroit passage menant à la sortie. Quand Drago fut enfin sortie de la pièce, Hermione se laissa glisser le long du mur la respiration haletante.
- Par merlin qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez moi ?! ragea la jeune femme en jetant sa baguette à travers la pièce.
Quelque part dans le château un jeune homme s'était adossé le long d'un mur et ne comprenait pas ce qu'il venait de lui arriver. Il était en colère, triste et incroyablement frustré. Il se prit la tête dans les mains se maudissant d'être aussi faible et d'avoir pu désirer une personne qui n'était pas faite pour lui. Il tapa du point sur le mur encore et encore jusqu'à que le sang jaillisse de ses mains et que la douleur lui ôte ses douloureuses pensées…
