Note de l'auteur : Bonjour à tous ! Voici le troisième chapitre de 'Glory Up'. Je tenais de nouveau à vous dire merci, à vous qui laissez des petits mots pour me dire ce que vous pensez de cette histoire. Par ailleurs, cette histoire est en rating M, et ça commence dans ce chapitre! Voilà voilà.
Encore une dernière chose, qui je pense est nécessaire d'aborder ; J'ai déjà fait part dans les deux chapitres précédents mon désir de faire voir le monde de la psychiatrie d'un oeil nouveau, dans le sens où les personnes qui en font partie n'ont pas à être de gros parias de la société. Que ce sont des humains, comme vous, comme moi. Avec peut-être parfois une sensibilité exacerbée et douloureuse, qui en fait des personnes encore plus intéressantes selon moi. Quoiqu'il en soit, cette histoire concerne un patient psychotique, certes. Avec une pathologie, des symptômes positifs et négatifs, et une prise en charge spécifique. Mais ces différents éléments ne seront pas le coeur de cette histoire, qui reste bel et bien la relation proscrite entre un professionnel et son patient psychiatrique et ce que cela peut impliquer. Pour en apprendre davantage sur la manière de prendre en charge des patients dans un tel milieu, je vous renvois donc à l'histoire de Patmol25, 'Un pas de côté'. Je suis certaine que bon nombre d'entre-vous l'ont déjà lu, mais si ce n'est pas le cas alors allez-y ! Elle est géniale. L'auteur décrit avec une précision hors-pair la relation d'aide, l'accompagnement et l'écoute active que tout professionnel social doit posséder. Dans cette histoire règne un professionnalisme que moi-même j'envie carrément dans ma profession sociale. Professionnalisme, soit dit en passant, pas du tout présent dans mon histoire puisque Draco part en vrille.
Maintenant que c'est dit, car ça me turlupinait, j'espère que vous ne serez pas déçu et que vous apprécierez tout de même ce chapitre. Une bonne lecture à vous :)
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CHAPITRE 3
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Un flou indescriptible régnait dans la tête de Draco. Allongé sur son lit, il regardait la lumière en déclin qui passait par les interstices de son volet. Tout était silencieux dans son appartement, et le seul mouvement qui régnait se situait dans les particules de poussières qui dansaient devant les yeux du blond.
Il ne s'expliquait toujours pas les démarches qu'il avait entreprises l'après-midi même, en allant voir ce Sirius Black dans sa propriété. Il s'expliquait encore moins ce sentiment irrépressible d'urgence qui l'avait étreint à la lecture du dossier de son patient, et qui ne l'avait plus quitté depuis. Le poussant à agir impulsivement.
Jamais encore il n'avait outre-passé les limites de sa profession de cette manière. Et encore moins aussi intensément. Ce Harry Potter lui faisait perdre la raison. Ce Harry Potter lui faisait peur.
Alors qu'il évoquait son visage dans sa tête, son corps, ses mains, à la recherche d'indices pouvant expliquer cette obsession inexplicable, Draco se sentit frissonner. Il ne le connaissait même pas ! Si au moins ils avaient eu un échange émouvant, une situation bouleversante, ou n'importe quoi susceptible de justifier cet attrait pour cette affaire, mais même pas. Rien de tout ça.
Il n'y avait que ce regard vert indescriptible, ces tremblements de terreurs divins quand il l'avait trouvé entouré des policiers, cet élan puissant de protection qui l'avait assailli sans qu'il ne le sente arriver. Il s'était senti si foutument vivant ! Vivant comme il ne l'avait plus été depuis tellement longtemps. Vivant comme s'il pouvait changer le monde. Le changer, lui. Le sauver, même.
Draco se releva doucement et se mis assis sur son lit. Se frottant le visage de ses deux mains comme pour effacer les derniers évènements, il souffla longuement puis se leva pour aller se doucher. A quoi bon essayer, il ne dormirait pas ce soir de toute manière.
Sous les longs jets d'eau brûlants, le blond se lava machinalement le corps tout en repensant aux évènements de l'après-midi. Ils ne cessaient de repasser en boucle, encore et encore, et l'incongruité de ses décisions lui sautait toujours plus au visage.
Draco n'avait pas retrouvé son patient après avoir quitté son parrain. Si dans les premières minutes il l'avait activement recherché, guettant le moindre mouvement aux alentours malgré la pluie tombante, il s'était vite résolu à rentrer chez lui. La raison s'était finalement fait un chemin en lui, sournoisement, le détournant de ses idées incongrues. S'il l'avait retrouvé, qu'aurait-il fait de toute manière ?
Le blond sorti de la douche, s'essuya rapidement et s'habilla. Que faire, maintenant ? Il se regarda longuement dans la glace, cherchant quelque chose qui aurait changé chez lui. Il s'approcha du miroir, et retraça légèrement du doigt les traits de son propre visage. Qui lui arrivait-il ? Il n'était pas inconscient et encore moins ignorant, il savait qu'il avait dépassé les limites. Il savait d'autant plus qu'il n'y avait pas que lui en jeu, mais le bien-être et l'avenir d'Harry Potter. C'était dangereux pour lui de continuer à traiter avec le patient, car déjà la relation thérapeutique était abîmée. De son côté, c'était indéniable.
Cependant Draco ne pouvait s'empêcher de penser que si de son côté il y avait quelque chose d'invraisemblable dans ses émotions vis-à-vis du garçon, ce n'était pas le cas pour lui. Et Draco ne voulait pas le laisser tomber sous des excuses farfelues. Il se sentait capable de neutralité et d'objectivité. Il avait été formé pour ça, après tout. Il saurait se montrer à la hauteur. D'ailleurs, le but de tout ça n'avait-t-il pas toujours été en faveur du brun ? Toutes ses actions visaient son bien-être. Il veillerait dorénavant à rester dans l'éthique de son métier, voilà tout.
Satisfait de ses résolutions et légèrement soulagé aussi de s'être expliqué avec lui-même, le blond détacha le regard de son reflet et sortit de la salle de bain. Il ne voulait pas rester seul ce soir. Il ne voulait pas penser. Juste… Pas penser.
Regardant l'heure à sa montre tout en attrapant sa veste au porte-manteau, il se dirigea vers la porte. Un jeudi soir, à 22h30, il savait où le trouver.
… … …
Draco arriva une demi-heure plus tard. Levant les yeux vers l'hôpital, il vit de la lumière dans la pièce qu'il cherchait. Satisfait, il entra dans le hall pour prendre l'ascenseur et monter jusqu'à son service.
Il ne prit même pas la peine de frapper à la porte du bureau et il entra directement.
Quand il passa l'entrée de la pièce, Jon Wright sursauta violemment en levant la tête de ses dossiers.
« Put… ! Draco ! Mais t'es malade ou quoi, fulmina-t-il en reprenant contenance.
- Je suis content de te voir, moi-aussi, railla le blond. Tiens, j'ai amené ça pour te sortir de tes dossiers, ton préféré ! fit-il en montrant deux bouteilles de vin rouge qu'il avait été acheter à l'épicerie ouverte 24h/24 en venant. »
Maintenant amusé, le médecin-psychiatre se leva de son bureau en secouant la tête et en allant chercher deux verres à pieds dans une de ses armoires, cachés derrière des bouquins.
« Et que me vaut cette visite, cher collègue ? Tu t'ennuyais peut-être ? demanda Jon Wright en posant les verres sur son bureau, devant Draco qui avait pris place nonchalamment sur une des chaises.
- Eh bien comme effectivement je m'ennuyais et que j'ai remarqué, par hasard, que nous étions jeudi soir – et que c'est la soirée où tu rattrapes invariablement ta paperasse en retard, je me suis dit qu'en tant que grand gentleman, j'allais te mettre davantage à la bourre dans tes papiers, » dit le blond avec un petit sourire fier.
Jon Wright s'avança doucement vers le blond.
« Dit plutôt que je te manquais, » fit-il en posant ses mains dans la nuque de Draco et en les faisant ensuite glisser lentement sur son torse. Le blond soupira de cette initiative et il pencha sa tête en arrière pour la poser contre le ventre de son collègue, debout derrière lui.
« Sûrement pas, » souffla pour toute réponse le blond, frissonnant et se penchant encore un peu plus en arrière pour laisser plus d'accès aux mains du médecin. Celui-ci se colla tout à fait contre lui, et passa ses mains sous le t-shirt de Draco. Cette peau si douce lui avait manqué.
Il continua ses caresses, de plus en plus dirigées vers le bas. La respiration des deux hommes s'accélérait indéniablement, d'autant plus quand Jon dégrafa le pantalon du blond et glissa sa main directement à l'intérieur de son caleçon, ce qui provoqua chez le blond un sursaut de plaisir.
Draco retint un gémissement en sentant les doigts se refermer sur son sexe déjà dur et il ferma les yeux pour en apprécier encore plus le bien-être. Il sentait que son collègue était lui-aussi très excité, car il sentait la bosse qui déformait son pantalon contre sa nuque.
Le blond fit tourner sa chaise à roulette pour se mettre en face de son collègue et se mit debout. D'un geste assuré, il défit à son tour la ceinture et le bouton de pantalon du médecin pour accéder à sa verge tendue. Après avoir baissé sur les genoux son propre pantalon et son caleçon puis ceux de son vis-à-vis, le blond mis ses mains sur les hanches du médecin et le rapprocha d'un coup sec de façon à ce que leurs deux sexes se touchent. Deux gémissements sourds résonnèrent à la soudaine friction, et ils se mirent à bouger en rythme pour provoquer davantage d'ondes de plaisir en se frottant l'un à l'autre.
C'était devenu subitement précipité et un peu sauvage, mais c'était toujours comme ça entre Draco et Jon Wright. Même quand celui-ci tentait autre chose, le blond revenait à la charge avec de puissants assauts.
Tout en prenant le sexe du médecin dans sa main, le blond le poussa légèrement jusqu'à ce que les fesses de l'homme butent contre le bureau et y prennent appui.
« On est pressé, blondie ? susurra le médecin en haletant.
- Tais-toi et continue à me toucher, » murmura le blond en cherchant à écarter les jambes du médecin avec sa main. Quand celui-ci comprit la demande implicite, Draco glissa un doigt jusqu'à son entrée tout en continuant à le caresser de son autre main.
Le médecin gémit de plus belle en sentant la douce intrusion et avança ses hanches dans un réflexe de luxure. Il masturba un peu plus fort le blond sous le désir grandissant et un petit cri s'échappa de ses lèvres quand Draco fit entrer un deuxième doigt en lui.
« C'est bon Draco, c'est bon… Viens maintenant, chuchota Jon dans une supplique.
- Tu es prêt ? demanda tout de même le blond.
- Depuis le temps.. Oh, oui… Viens.
- Tourne-toi alors, » dit tout bras Draco en se reculant légèrement.
L'homme se tourna dans un mouvement saccadé et se pencha en avant pour offrir ses fesses au blond.
« Grouille-toi, j'en peux plus, » grimaça-t-il en posant sa propre main sur son sexe douloureux et pulsant.
Le blond fit un sourire en coin avant d'agripper les fesses de son collègue et plaça son sexe devant son entrée. Il avait tellement envie de se soulager qu'il serait bien entré d'un coup en lui mais il se força à avancer doucement pour que l'autre s'habitue à sa présence.
Cependant c'était sans compter Jon qui était impatient et celui-ci s'empala d'une traite sur la verge du blond en leur arrachant à tous deux un halètement de pur plaisir.
Prenant ça comme un signal, Draco commença des vas-et-viens rapides et de plus en plus brusques, jusqu'à ce qu'une épaisse couche de sueur les recouvre tous les deux. N'y tenant presque plus, Draco s'empara du sexe du médecin et le masturba au même rythme que ses coups de butoir. Leurs gémissements ne furent bientôt plus qu'un son continu et Jon Wright jouit bruyamment dans la main du blond. En sentant les fesses se resserrer autour de son propre sexe, une brève vision s'imposa à Draco, celle d'un Harry Potter couché dans son lit d'hôpital à quelques mètres d'eux. Cela l'acheva et un sifflement s'échappa de ses lèvres quand il éjacula à son tour en de long jets brûlants, la tête penchée en arrière sous l'effet brusque de la jouissance.
Après quelques instants et essoufflé, il se retira lentement en s'efforçant de reprendre une respiration normale. Il appuya son front contre le dos de l'homme qui lui tournait toujours le dos, en essayant lui-aussi de se remettre de son orgasme.
Finalement Jon Wright se retourna et les deux hommes se regardèrent en souriant légèrement, encore un peu essoufflé. Le médecin-psychiatre releva son caleçon et son pantalon qui étaient toujours sur ses genoux, faisant fi de la semence qui le maculait. En se rhabillant, il jeta un œil sur les lèvres du blond en face de lui. Ils ne s'étaient même pas embrassés. Rares étaient les fois où ils l'avaient fait, se dit-il avec amertume. Draco n'aimait pas être embrassé. Pas par lui en tout cas, il lui avait déjà fait comprendre.
Mais au moins, ils avaient de bons moments de baise, il n'y avait pas à dire. Et cela réjouissait grandement le médecin. Il faut dire, que Draco était un excellent amant.
Ça leur arrivait de coucher ensemble depuis longtemps, et ils étaient amis depuis encore un plus long laps de temps. Jon Wright ne savait plus très bien quand tout ceci avait commencé, si c'était quand Draco avait commencé à se sentir seul ou quand lui avait eu du mal à trouver un partenaire qui en valait la peine. Quoiqu'il en soit, leur amitié avait des sursauts de relations sexuelles quand l'un ou l'autre en exprimait le besoin. Chacun y trouvait son compte.
C'est sûr que si on lui avait demandé honnêtement son avis, il aurait dit qu'il avait déjà voulu tenter quelque chose de plus sérieux avec le blond. Peut-être même se construire un truc de bien. Il avait même essayé d'en parler, une fois. Mais Draco Malfoy ne se mettait pas en couple si facilement. Il ne se rendait pas vulnérable ou en position d'aimer ou d'être aimé sans y avoir pensé consciencieusement. Et apparemment, Jon Wright, tout médecin qu'il était, n'avait pas obtenu le rôle. Alors il s'était contenté de prendre ce que le blond lui offrait, et il en était satisfait. Plus ou moins quoi…
Draco s'était rhabillé à son tour, mais sans prendre la peine de reboutonner son jean sombre. Il s'était de nouveau assis sur la chaise qu'il avait occupé un peu plus tôt et il se démenait pour l'instant à tenter de débouchonner une des bouteilles de vin rouge. Il offrait un spectacle plaisant, lâchement installé avec le pantalon légèrement ouvert, affichant un bout de caleçon noir.
Se morigénant silencieusement pour sortir de ses pensées, le médecin-psychiatre s'ébroua et vient à la rescousse de son collègue qui galérait. Il lui prit la bouteille des mains en lui lançant un regard narquois, ce qui eut juste pour effet un lever de yeux au ciel de la part du blond.
Une fois qu'ils furent assis l'un en face de l'autre avec un verre dans la main, le silence entre eux depuis leur ébat n'avait pas encore été brisé. Mais ce n'était pas malaisant. Draco aimait cette quiétude après le plaisir. Néanmoins… Il y avait un sujet qu'il devait aborder.
« Alors, comment s'est passée la journée dans le service aujourd'hui ? » demanda le blond, l'air de ne pas y toucher.
Son vis-à-vis leva un sourcil interrogateur vers Draco, il n'avait pas l'habitude de l'entendre s'enquérir des aléas de l'hôpital. Cependant, content que le blond engage la conversation, il répondit de bon cœur.
« Eh bien… Rien de spécial. Pas de fugues, pas de bagarres ni quoi que ce soit de cet ordre-là. Excepté peut-être Madeleine qui a encore faillit faire une syncope en entrant de la chambre de Mathiew Crow pendant qu'il s'astiquait allègrement le manche, » fit-il dans un grand éclat de rire.
Draco eut un sourire amusé. Cette bonne vieille sainte-nitouche de Madeleine ! Il tritura quelque peu le coin du bureau avec ses doigts, bu une gorgée de vin et l'interrogea de nouveau.
« Je me suis promené en ville cette après-midi, commença-t-il. J'ai cru y voir Harry Potter, ce serait possible ? » demanda-t-il finalement en levant les yeux vers son amant, veillant à garder un visage neutre.
Jon Wright vrilla son regard dans celui du blond et le regarda longuement. Etrangement. Cette question était-elle anodine ? Voulait-il seulement avoir des nouvelles d'un patient après que celui-ci ait eu une crise en public peu de temps auparavant ?
« Oui… C'est possible, répondit-il prudemment. Pourquoi ?
- Eh bien… Il y a peu, il était encore en plein épisode de délires de persécution, donc bon. Je me pose des questions sur les bienfaits d'une sortie, seul de surcroit ? Ce n'est pas dans tes habitudes, Jon. Je m'interroge, » justifia le blond.
Soufflant intérieurement, le médecin-psychiatre était soulagé de l'attrait finalement purement professionnel du blond. Depuis que celui-ci avait passé la nuit dans l'isolement à la demande du patient, Jon n'avait pas su cerner cette relation entre eux deux.
« Il tournait en rond, expliqua Jon en haussant les épaules. Il était lucide, correct, et en demande de sortie. On a fait une brève réunion avec les membres de l'équipe présents et il a été autorisé à sortir avec mon aval. Il est revenu en temps et en heures, ce qui nous a conforté dans l'idée qu'on pouvait lui faire à nouveau confiance. D'ailleurs…
Le blond haussa un sourcil devant le ton soudain hésitant de son interlocuteur.
- Il a demandé à ce que tu sois son référent, fit l'homme.
Le blond haussa les sourcils, surpris et intérieurement réjoui.
- Moi ? dit Draco, mais nous n'avons pas vraiment eu le temps d'établir une relation de confiance pourtant, expliqua-t-il néanmoins.
- Je sais que tu n'aimes pas ce système de référents, devança Jon Wright devant ce qu'il pensait être le début d'un refus du blond. Mais même si j'ai réussi à ce que tu ne sois pas concerné jusqu'à maintenant, les membres de l'équipe sont tout de même censés être référent d'au moins un patient. Tout le monde, Draco. Même toi. »
Draco resta silencieux devant l'annonce de son collègue. Il ne s'était pas attendu à ça, mais il en fut cependant ravi. Même s'il ne le montra pas. Il préférait laisser croire à son ami que cette situation ne lui plaisait pas tant que ça, lui qui avait par ailleurs toujours refuser d'être référent de qui que ce soit.
« Alors, relança Jon. Tu acceptes ?
- … Est-ce que j'ai le choix ? répondit le blond avec un sourire mutin. »
Non-content que Draco ne lui fasse une énième scène pour ne pas devoir faire de l'accompagnement individuel avec un patient, Jon Wright fit mine de lancer son verre de vin à la figure du blond. Il rigola, soulagé, et leur resservi un deuxième verre bien rempli.
« Mais, tu sais ce que ça veut dire, n'est-ce pas ? demanda tout de même le médecin.
- Je ne peux plus être son psychologue, fit le blond tout bas. Qui va reprendre le dossier ?
- Kingsley Shacklebolt. »
Draco hocha la tête, satisfait. C'était un excellent psychologue. Bien meilleur que quiconque du milieu. Bien meilleur que lui.
« Vous lui avez déjà expliqué ? demanda Draco.
- Non. J'attendais ta réponse, pour tout te dire…
- Normalement, j'ai une séance avec lui demain, à 9h. Je propose de la maintenir, et comme ça je lui expliquerai moi-même de quoi il en retourne. Qu'est-ce que tu en penses ?
- C'est parfait, » dit le médecin, un peu étonné tout de même de l'initiative du blond. En règle générale, il ne s'embarrasserait pas de ça. Peut-être commençait-il enfin à mûrir, pensa Jon Wright en rigolant intérieurement.
« Bon, sur ce ! fit Jon-Wright en se levant vivement de sa chaise. Merci pour cette soirée très… Très agréable, mais j'suis naze maintenant. Je vais rentrer. Sauf si… Tu as encore envie de me faire une petite douceur ? » dit-il avec un clin d'œil.
Draco leva les yeux au ciel et eu un reniflement dédaigneux. « Tais-toi va, tu ne risques qu'une chose, c'est que je te l'arrache avec mes dents.
- Ouille ! répondit le médecin-psychiatre en grimaçant, mais rigola ensuite fortement en se dirigeant vers la porte après avoir pris sa veste. Je te dis à demain beau blond, n'oublie pas de fermer la lampe en sortant, ajouta-t-il avec un grand sourire en passant le pas de la porte.
Une fois seul, Draco secoua la tête, amusé par les bêtises de son collègue. Il prit son verre de vin et but la fin d'une traite avant de se lever à son tour. Il avisa son jean toujours défait, le reboutonna et rangea ensuite les traces de leurs dernières activités.
Quand tout fut en ordre, il éteignit la lumière et sortit.
En se dirigeant vers la sortie du service sans se faire voir de l'équipe de nuit, il jeta un coup d'œil dans le couloir des chambres. Il se sentait bizarre, tout d'un coup. Il sentait la solitude, monstre invisible, qui voulait s'abattre sur lui.
Draco sursauta brièvement en entendant une pluie soudaine s'abattre sur les fenêtres de l'hôpital, le coupant dans ses pensées moroses, suivi d'un grondement sourd au loin. Il y avait de l'orage dans l'air.
Finalement peu enclin à rentrer chez lui sous ce temps maussade, Draco préféra se diriger vers son propre bureau. Sans allumer les lampes, il alla prendre une couverture dans une de ses armoires et s'allongea dans son grand fauteuil, face à la fenêtre.
Alors que la mélancolie l'avait menacé quelques dizaines de minutes auparavant, Draco ressentit finalement un calme bienfaiteur l'envahir. Il était là, couché dans le noir à écouter la pluie s'abattre sur les toits. Et c'était sans doute la même mélodie qu'un jeune patient aux cheveux noirs devait être en train d'écouter lui-aussi, seulement à quelques mètres de lui. Sous ce constat curieusement réjouissant, Draco se laissa envahir par le bien-être sans se poser plus de questions et s'endormit, apaisé.
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A suivre .. ! Dans le prochain chapitre, on devrait retrouver un contact intéressant entre Harry et Draco. J'espère que le lemon, qui n'est pas entre nos deux héros, ne vous à pas trop déplu ;)
