Salut à tous!
Tout d'abord, je tiens à remercier toutes les personnes qui follow cette fic', ainsi que celle qui l'a mise en favoris.
Ensuite, j'aimerai vous dire que j'ai fini tous les chapitres de HBBR donc vous aurez la suite en temps et en heure tous les dimanches à moins que j'ai un imprévu de dernière minute et dans ce cas-là je m'en excuse par avance.
Disclamer : Il n'y a que Sander qui est sous mon influence, malheureusement, parce que sinon Bruce serait beaucoup plus badass
Bon, je vous laisse avec ce chapitre plus court que le précédent mais bon... C'est un chapitre de transition :)
-Sander.
La voix de Bruce se soulève peut-être un peu trop. Beaucoup trop pour lui. D'accord, je n'aurai pas dû réagir avec autant de précipitation en bousillant le joli minois de la russe. Mais ne comprend-t-il pas? Si Hulk était apparu, il aurait tout ravagé. Il aurait détruit des centaines de mondes, des centaines de vies. Encore, on aurait été au fin fond du Canada, je dis pas, mais là on est dans l'un des pays les plus peuplé de la planète!
-Quoi?!
Je deviens agressive. Je ne devrais pas devenir agressive. Surtout pas avec lui. Mais il le fait exprès ou quoi?
-Elle allait te tirer dessus et j'aurai eu un Hulk enragé sur les bras!
Je complète ma tirade de grands gestes. Il frissonne quand je prononce le nom "interdit". J'en soupire intérieurement.
-Sans compter qu'il y aurait aussi eut à gérer une équipe armée jusqu'aux dents...
Cette fois-ci, c'est l'espionne qui réagit en pinçant ses belles lèvres pleines. Elle a fait une erreur, fatale pour quelqu'un comme elle. Et elle le sait. Alors elle tente de reprendre les commandes, de s'en remettre, comme elle peut. C'est à dire en revenant au sujet principal.
-Docteur, nous avons besoin de vous.
Elle le supplie presque du regard. Pathétique. Il soupire. Non. Non. Non. Ne laisse pas parler ton empathie mec. Ca pourrait trèèèèèès mal tourner.
-Je dois juste retrouver votre cube?
La rousse hoche la tête. Je sens qu'il va abdiquer.
-Une équipe se chargera d'aller le récupérer des mains de Loki.
-Loki?!
Je me réinvite dans la 'est ce que Loki, le putain de dieu de la malice nordique, vient foutre là-dedans?
-Vous le connaissez?
La russe me fixe du regard, les yeux plissés, prête à dégainer une fois de plus. Je le sens. Mais c'était plus fort que moi.
-Je connais par coeur la mythologie nordique. Et donc l'histoire du dieu de la malice. Mais je sais pas si parle du même Loki...
Je prends un ton légèrement menaçant. Je sais pas ce qu'elle va nous sortir de nouveau encore, celle-là. Elle porte la main à son oreille.
-Changement de plan, on emmène aussi la gamine.
Je grogne à l'appellation de gamine mais, au moins, elle a réussi à me convaincre de la suivre. Par curiosité scientifique. Tch. Je me hais d'être si faible. Mais comment un dieu peut-il exister en chair et en os? C'est impossible normalement, non? Surtout que si celui-là est vraiment en liberté, ça va saigner. C'est le pire, avec tous ses gosses. Genre, je sais pas moi, il est quand même le padre du loup du ragnarok, Fenrir? Ou celui de Jormungand, l'immense serpent qui entoure Midgard, notre Terre, et qui se mort continuellement la queue? Bref, c'est pas le Dieu le plus sympa de l'univers contrairement à son frangin Thor. Et encore… Les Ases sont un peu trop guerriers à mon goût…
-Sand'?
Je relève mon visage, que je ne savais pas avoir baissé, tant j'étais perdue dans mes pensées, pour croiser le regard chocolat de Bruce. Il m'interroge des yeux. Doit-on y aller ou pas? Ca pue, cette histoire mais en même temps Loki… Non, penser rationnellement. Le tesseract, un objet inconnu en forme de cube et tout bleu, potentiellement destructeur de monde, est entre les mains du deuxième pire dieu de la mythologie nordique, classé juste après sa fille, gardienne des enfers. Bon, vu comme ça, c'est même pas la peine de penser à rester ici sans rien faire. Alors je donne mon approbation à mi-mot, marmonnant pour que l'autre rousse ne m'entende pas.
-C'est ok, mais si ça tourne mal, je le laisserai faire ce qu'il veut, je te préviens.
Il grince des dents. Mais il sait que je le ferai. Je l'ai déjà fait dans le passé, quand j'étais encore trop petite pour me rendre compte du danger que Hulk représente véritablement. Mais au moins, il a eu mon argumentaire. Il se tourne donc vers l'autre, puisqu'il a prit sa décision.
-C'est d'accord. Laissez nous juste le temps de prendre nos affaires.
Il récupère sa trousse à pharma et sort de la barraque. Je le suis, restant sur ses talons, les sens en éveille. Il y a toujours des hommes armés autour et je ne sais toujours pas où ils sont. La rousse nous accompagne, tout en restant assez en retrait. Je l'aime pas du tout. Trop superficielle et peureuse pour moi. Elle a peur de Hulk. Qui pourrait avoir peur de Hulk? Enfin, je veux dire que moi aussi j'ai peur de lui, mais pas de la même façon. Moi, j'ai peur pour les gens autour, parce que je sais qu'il n'arrive pas à mesurer sa force mais elle, c'est une autre peur. Celle de se faire écrabouiller par une bête de trois mètres de haut. Pathétique. Hulk ressemble plus à un ours en peluche qu'à un monstre assoiffé de sang. Enfin, sauf si on le fait chier… Mais tout le monde réagit de cette façon là, non? En tout cas, je réagis comme ça. Y qu'à me voir maintenant, à jeter des coups d'oeil partout autour de moi, le dos courbé, la capuche rabattue devant les yeux, les poings fermés.
-Sander…
Cette fois, son ton est doux. Il fait son papa. Et me prend la main, pour me rassurer un peu. Je souris vaguement. J'aime bien quand il fait son papa. C'est dans ces moments-là que je frôle l'impression d'être en sécurité. Même si je ne le suis pas. Comment maintenant, entourée de mecs armés que je ne parviens pas à identifier, une espionne dans le dos et une menace planétaire sur les bras.
On arrive enfin à notre hôpital de fortune, je le laisse rassembler ses affaires alors que je dis au revoir à Naya. Elle ne comprends pas. Me hurle dessus dans sa langue natale. Et des larmes coulent sur ses joues. Je sais qu'elle pense à ces gens, tous ces gens.
-On ne peut pas sauver tout le monde-
Ça me brûle la langue. Je sais, que je ne devrais même pas oser penser à cette phrase, devant tant d'innocents. Mais c'est la vérité. Personne ne peut sauver tout le monde. Même pas Hulk, alors que c'est l'homme le plus fort du monde. Même pas Bruce, alors que c'est le scientifique le plus intelligent que je connaisse.
-Désolé Naya.
Et je disparais dans les ombres pour rejoindre l'espionne, en retrait, cachée dans l'entrée. J'ai mon immense sac sur les épaules et il me semble que quelque chose d'autre me tire vers le sol. Je déteste ça. La culpabilité. Ce sentiment qui comprime les entrailles, jusqu'à devenir intenable. Il n'y a qu'à voir comment je me sens quand cet irascible de Ross se met à tout faire péter autour de nous, sans même penser aux conséquences. Je deviens totalement folle. Parce que je sais très bien que quelques mondes vont encore s'éteindre. Je soupire. La rousse fait claquer sa langue contre son palais. Une distraction.
-Comme ça, vous êtes engagée par Fury?
Elle baisse son regard sur moi. Me méprise. Et puis fixe le vide devant elle.
-Oui.
Elle se replie sur elle-même. Mais j'ai quand même une autre question.
-C'est quoi le bouclier?
Cette fois, j'ai l'impression qu'elle me rirait au nez, si elle n'avait pas été en mission. C'est à mon tour de me renfermer dans ma coquille. Je déteste qu'on se foute de ma gueule. En fait, je déteste beaucoup de choses concernant cette femme.
À l'intérieur, les cris de Naya s'arrêtent, Bruce sort en trombe.
-C'est bon, lâche-t-il, sans même jeter un regard derrière lui.
Il semble avoir des larmes dans les yeux. Mais il les garde pour lui et suit l'autre sans faire d'histoire, laissant Naya sur le parvis, la trousse pharma dans les mains, pleurant toute seule. Je prends sa main à lui dans la mienne. Il la serre un peu fort. Pas grave. C'est qu'il en a besoin. Alors moi aussi je serre un peu plus. Il faut qu'il pense à autre chose que ceux qu'il laisse derrière lui sans assistance.
-C'est quoi le bouclier?
Je prends volontairement une voix enfantine. Ma voix normale. Ca faisait bien longtemps que je ne l'avais plus utilisée. D'habitude, je donne un peu plus de grave, pour faire l'ado rebelle et surtout pour être prise au sérieux. Ca le fait sourire. C'est un sourire un peu désabusé, mais c'est quand même un sourire.
-Le SHIELD est une organisation pour le maintien de la paix dans le monde, qui prévient toute menace d'origine humaine ou extra-terrestre.
-Ils font pas très bien leur boulot.
Son sourire s'élargit. Mes lèvres s'étirent toutes seules. Et mes yeux contemplent pour une dernière fois une Inde surpeuplée. J'espère ne jamais revenir dans ce mouroir géant.
-Vous aviez dit avoir des informations sur Loki.
Tient, Romanoff ouvre sa bouche. Se reconcentrer.
-Oui. Je connais tout ce que la mythologie nordique en dit.
Elle hoche la tête et étend son bras vers un oiseau de métal. Génial. Je resserre ma prise sur la main de Bruce et embarque d'un pas que j'aurai voulu décidé.
Les moteurs de l'avion se mettent en marche une fois que nous sommes tous entrés, vrombissant comme les ailes de millions de bourdons. Je me recroqueville dans un petit coin, serrée contre Bruce, bien à l'abri du regard transperçant de l'espionne russe. Tout va bien. Non? Je suis dans une putain de boîte de conserve! Je manque de souffle. Il me prend dans ses bras, je ferme les yeux. Il faut que je dorme. Ce n'est que comme ça que je vais penser à autre chose. Juste dormir. Mais je n'y arrive pas. Pas avec elle ici. Pas quand je sais que je vais revenir dans la peur constante, cherchant derrière les regards, les armes sur les ceintures et les menaces sombres. Quand je sais que tout le monde va le prendre pour un monstre et moi une folle. Je ne suis pas plus cinglée que lui est dangereux. Mais personne ne comprend. Jamais.
-Sand'.
Je lève la tête. Il me regarde avec ses iris chocolatés.
-On va pas rester longtemps.
Je plisse les yeux. Comment peut-il en être sûr et certain? Si ça se trouve, ils vont nous enfermer dans un coin. Et ça tournera mal. Très mal. Parce que je suis claustrophobe et que lui est Hulk...
-When you were asleep
And I was out walking
The voices started to speak
And they wouldn't stop talking
Cette chanson. Notre chanson, qu'on a entendu par hasard, chantée par une artiste de rue, alors qu'on se planquait encore aux Etats-Unis. Il chante, avec sa voix cassée. Me sourit. C'est vrai qu'il n'y a rien de mieux pour penser à autre chose. Alors je chante avec lui, avec ma voix rayée. L'espionne pince ses belles lèvres et elle disparaît avec le pilote, nous laissant tous seuls dans notre bulle. Je crois qu'elle jalouse notre complicité. Ou qu'elle ne comprends pas notre proximité… Pauvre espionne en manque d'amour... Nos notes se taisent. Je pose ma tête sur son épaule.
-Tu me connais trop.
Je baille. Il sourit, je le sais, même si je ne vois pas son visage.
-Que veux-tu, ça commence à faire longtemps.
C'est vrai. Cinq ans. Cinq ans à s'apprivoiser. À se comprendre. À trembler de peur. À hurler de rire. À se supporter. Ca commence à faire beaucoup. Mais c'est la dernière personne à qui j'ai accordé ma confiance. Et ça fait du bien d'avoir un ami, pour une fois. Je baille une nouvelle fois. Il a aussi ce mérite. Il arrive à me faire décompresser beaucoup trop vite à mon goût. Mes yeux se ferment.
-Je te réveillerai quand on sera posé.
Je hoche la tête et m'endors doucement.
Les reviews font vivre la pauvre petite auteure que je suis, qu'ils soient positifs ou négatifs, histoire que je puisse m'améliorer.
