Salut tout le monde!

Voilà, je l'avais dit la dernière fois… Il m'arrive d'être en retard… Vraiment désolé tout le monde!

Bon, aujourd'hui, toujours pas d'action mais bon, y a pas que de l'action dans la vie :p (enfin, je dis ça, mais je sais que je parle à des gens qui aiment les MARVELs alors c'est un peu idiot de ma part de dire ça mais bon…)

Bref.

Disclaimer : Sander est ma marionnette mais les vengeurs sont les jouets de Marvel

Bonne lecture, on se retrouve en bas :)


Le sommeil est tellement réconfortant… Goudronneux, vide dans l'espace et le temps, nous ne sommes plus que des mirages à la dérive. Je trouve cette absence de pensée réconfortante. Chaleureuse même. Alors je m'y abandonne volontier.

-Sander debout.

Merde. Mes yeux s'ouvrent à la vitesse de l'éclair et je me relève, tous les sens en alerte. Je récupère mon sac, que je fourre sur mon dos, prête à courir.

-On est arrivés.

Arrivés? Arrivés où? Ah oui, je me souviens. On est au SHIELD.

-T'aurai pas pu dire ça avant que je panique?!

Il sourit comme un idiot. En plus, il avait prévu le coup puisqu'il a les mains en l'air, son torse est le plus loin possible de ses genoux. Connard.

-T'as de la chance qui y ai plein de gens. Sinon je t'aurai frappé, abruti.

Ah, là il sourit moins! Nah! Les portes de la boîte de conserve qui nous sert de transport s'ouvrent, miss l'espionne s'engouffre à l'extérieur. Bruce ne semble pas rassuré. Pas plus que moi. Je soupire. Quand faut y aller, faut y aller. Mais je prends quand même sa main. On sait jamais. Il la serre fort et nous voilà partis vers le soleil. Et les espions. Il y en a partout. Tous habillés militairement. Je tremble un peu. Bruce ne sait pas quoi faire. On dirait un lion en cage. C'est un peu ce que nous sommes. Tout mes muscles sont contractés, prêt à se battre, ou à fuir. Je me retiens aussi de faire apparaître Hulk. C'était pas une bonne idée. Pas du tout. Je me retranche dans les ombres des avions, les bras croisés, le regard fuyant, ma capuche bien ancrée sur la tête. J'espère disparaître dans l'obscurité. C'est pas bon.

-Docteur Banner.

Je fixe mon regard sur la personne ayant parlé. Un blond parfait, une veste de cuir brun sur le dos, chemise à carreaux. Un vieux de la vieille. Pourtant, il paraît assez jeune, 30 ans, pas plus. Mais il s'habille comme un vieux de 90 piges. Tien, Bruce a arrêté de tourner en rond. Il s'avance. J'aimerai le retenir. Je sais pas qui c'est ce type, encore moins ce qu'il nous veut et puis, il vient d'arriver avec l'autre rousse. Mais mon instinct me pousse à le laisser tranquille. Pourquoi?

-Ah, vous êtes là. Bonjour.

Il tend sa main en avant. Il connaît cet homme? Comment? Son regard bleu dérive sur moi. Je plisse les yeux.

-Vous êtes qui?

Il s'avance. Sourire colgate.

-Captain Steven Rogers, mademoiselle.

Il tente de me serrer la main. Je la récupère pas. Mes neurones tournent à dix mille à l'heure. Qu'est ce que Captain America fait là putain! Qu'est ce que prépare Fury? Cette histoire va mal tourner. Pour tout le monde. Je le sens. Je le sais. J'en suis sûre. Et puis…

-D'où est-ce qu'il est vivant?!

Je le pointe du doigt. C'est pas vraiment la meilleure façon de demander mais c'est la plus efficace.

-Sander!

Je roule des yeux. Mais c'est vrai que c'est pas cool.

-No offense Cap mais j'ai pas vraiment toutes les infos.

Il hoche la tête. Mais je suis sûre qu'il comprend pas vraiment ma réaction. Pas grave, Bruce sait. Bruce sait toujours.

-L'agent Romanoff m'a fait un petit récapitulatif de la situation dans l'avion mais vu que tu dormais, je n'ai pas voulu te réveiller… Captain fait parti de l'équipe qui va récupérer le cube des mains de Loki. Et il y aura peut-être aussi Tony Stark.

Merci pour les updates. J'acquiesce. Mais c'est peut-être pire. On a donc vraiment à faire à Loki le dieu de la malice. Sinon, y aurait pas eu autant de héros pour le contenir. Je me retranche près de Bruce. Il pose sa main sur mon épaule. Je rappatris mes bras contre mes côtes. On est plus dans un pays tolérant. Je déteste ça. J'ai une folle envie d'un câlin. Mais c'est impossible. Pas ici. Pas alors que nous sommes entourés de militaires. D'hommes sans âme. De fantômes prêt à obéir à l'aboiement d'un chihuahua. Toute forme de faiblesse reviendrait à signer notre arrêt de mort, à tous les deux.

-Ca va devenir difficile de respirer.

Elle est encore là, elle? Et comment ça, difficile de respirer?! Le sol vibre. Beaucoup. Beaucoup trop. Je déglutis. Cap s'avance, Bruce aussi. Et il se laisse un peu de marge, juste de quoi agripper ma main discrètement. Mais j'ai encore un mauvais pressentiment.

-C'est quoi? Un sous-marin?

Un sourire pâle, semblable à une grimace, s'étale sur mon visage.

-Ca pourrait être drôle. Bruce sous des mètres et des mètres d'eau!

J'utilise un humour dérisoire. C'est pour ne pas penser au fait que moi aussi, je vais me retrouver à des kilomètres de l'air pur, sans aucun moyen de m'échapper. Les garçons continuent de s'avancer vers le bord. On est trop près. Je force le doc à s'arrêter. Et d'immenses pales sortent de nul part.

-Oh non Sander, c'est bien pire!

Il hurle pour couvrir le bruit des moteurs. Mais cette fois-ci, je ne suis pas d'accord. Je vais avoir vue sur le ciel. C'est déjà mieux que de ne pas avoir de vue du tout.

-Suivez-moi.

Je me retourne. Elle fixe nos mains jointes avec mépris. Je me dégage et agrippe mon bras droit. Elle a raison. Faiblesse. Toujours éliminer nos faiblesse. Mais lui n'en a que faire. Il passe un bras autour de mes épaules et nous avançons, l'un collé à l'autre. C'est réconfortant. De le savoir toujours là. Peu importe notre vie si compliquée, il est toujours là. Même quand une myriade de soldats nous entourent, nous étouffent. On rentre dans les couloirs sombrent de ce porte-avion nouvelle génération. Plus d'échappatoire. La structure métallique semble fondre sur moi, m'engloutir, ôter l'oxygène de mes poumons. Je me recroqueville contre Bruce. Je sens que je vais adorer notre séjour dans cet outil de torture.

-Messieurs dame.

Fury. Fury et sa langue de vipère. Fury et son oeil qui me fixe sans le vouloir. Que je fusille du regard. Et qui récupère quelques dollars de la part du Cap. Certainement un pari de gagné. Il gagne toujours. Puisqu'il sait toujours sur quoi parier. Il s'approche de nous. Mes lèvres se plissent d'instinct, mon corps tout entier se tend encore plus, mes poings se ferment et mes yeux ne forment plus qu'une fente.

-Merci d'être venu.

Il tend sa main en avant. Bruce ôte son bras de mes épaules pour la lui serrer.

-Merci de ne pas nous avoir séparé.

Le borgne se tourne vers moi.

-Miss Jones. Je ne savais pas qu'en plus d'être assassin, vous vous intéressiez à la mythologie nordique.

Bruce agrippe mon poignet. C'est bien, il sait comment ça va finir.

-Et moi je ne vous savais pas qu'en plus d'être un menteur invétéré, vous étiez suicidaire.

-Combien de temps resterons-nous?

Bruce tente de faire tampon entre cet espion de pacotille et moi. Vaine tentative...

-Le moins longtemps possible, juste de quoi retrouver le tesseract.

Il ment. Il ment comme il respire. Mais on doit se fier à lui. Le doc sort son baratin scientifique. Je comprends rien. Je ne comprends jamais rien quand il sort sa science. Alors je récupère un de mes bouquins mythologique et me plonge dedans. Ça faisait longtemps que je n'avais pas ouvert celui sur les nordiques. C'est pourtant le plus intéressant, avec le panthéon grec. Je commence ma lecture quand un bras doux et familier s'empare du mien et me conduit dans un dédale sans fin de couloirs sombres. Je continu de lire. Il a dû remarquer que j'étais dans mon monde. Alors il va me guider. On débouche dans un grand laboratoire tout blanc avec une immense fenêtre donnant sur l'extérieur. Trop bien. Un coin à gauche a été aménagé pour moi, regroupant le plus d'ouvrages possibles sur Loki. Ne manquerait plus qu'un pouf et je serai au paradis. Je m'étale sur le sol froid, près de l'immense baie vitrée. Bruce aussi s'y met. On ne parle pas. On a pas besoin de ça. Je tente de faire abstraction du fait que nous sommes dans une forteresse volante. Sans aucune issue. Arrête. Arrête de penser à cet air qui te manque! Tu as un méchant à attraper. Où pourrait-il bien être, ce dieu tyrannique? Là où il pourrait gagner. Mais pourquoi est-ce que je pense à autre chose… Pourquoi est ce que le passé revient frappé à ma porte? Je ne l'ai pas invité… Non. Se recentrer. Un peu. Le temps de trouver ce cube bleu. D'ailleurs...

-Hey, le tesseract, il sert à quoi?

Je lève la tête de mon bouquin. Loki sera là où il pourra trouver ce dont il a besoin.

-A créer un portail interdimensionnel reliant…

-En anglais ça m'arrangerai.

-C'est la clé d'une porte qui mène à l'autre bout de l'espace.

Bah voilà, je comprends mieux quand on utilise des mots compréhensibles. Alors, qu'est ce qu'il cherche? Il a déjà sa porte. Pourquoi est-ce qu'il ne l'ouvre pas? C'est pas dans son passé que je vais trouver mes réponses. Et puis j'ai d'autres questions.

-Je vais sur le pont.

Bruce hoche vite fait la tête et se plonge corps et âme dans son boulot. Lui sait se concentrer. Je prends quand même le temps de lui faire un mini câlin. Parce que j'ai bien besoin de ça avant d'aller affronter le monde extérieur. Un monde d'espion, de mensonge, de secret. Un monde si loin du nôtre. Les couloirs étroits paraissent m'écraser sous une chape d'acier trempé. Ma respiration se bloque dans ma poitrine, sans que je puisse y faire grand chose. Penser au ciel. Aux oiseaux. Libres comme l'air. Je serai bientôt libre moi aussi. Bientôt. Je pose une main sur ma poitrine et avance, toujours plus vite pour rejoindre la lumière du jour et quitter cette impression d'étouffement. J'y suis presque. Encore un petit effort. Respire bon sang! Arrête de flipper et avance. Je déteste ma claustrophobie. Allez! Je me retrouve dans l'open space. Soupire. Le ciel est toujours là. Fury aussi par ailleurs.

-Pourquoi m'avoir permise de venir ici?

Il se retourne. Hausse un sourcil.

-Ce n'est certainement pas pour les jolis yeux de Bruce. Ni parce que je connais Loki. Ca ne peut pas être pour ça.

Un sourire se dessine sur ses lèvres menteuses.

-Je n'en attendais pas moins de toi. Cela fait trop longtemps que vous courez tous dans la nature.

Il voulait nous rassembler. Pourquoi? Pourquoi rassembler une équipe aussi… Dysfonctionnelle? Un bip résonne quelque part dans l'aéronef. Romanoff se redresse.

-On a une correspondance.

Je regarde l'écran. Il ressemble donc à ça, ce dieu du mensonge. Deux billes vertes en guise d'yeux, de long cheveux corbeaux et une peau si pâle… Longiligne, freluquet, en comparaison aux autres. Un dieu de pacotille face à ses compères.

-Jones.

Je relève le regard, en même temps qu'une dizaine d'agents. Saleté de nom de famille trop courant.

-Vous voulez y aller?

Aller chercher ce félon? Pourquoi pas. Je hoche la tête, enfile des mitaines pour un peu protéger mes mains quand je le frapperai. Je vais frapper un dieu. Un sourire, peut-être trop grand, éclaire mes lèvres. Et surtout, je vais revoir le jour. J'attrape mon téléphone, coincé dans ma poche.

-Bruce, je vais chercher Loki. Ce sera pas long-

Je me dois de le prévenir.

-Fais attention à toi-

A croire qu'il avait déjà prévu que je m'en aille pour aller chercher notre méchant…

-T'es sûr que ça ira?-

J'ai quand même peur de le laisser seul ici. Avec tous ces espions qui nous enferment dans leur cage de métal.

-Oui. Va-


Re! J'ai une petite interrogation… Ca vous dirai de faire un petit jeu de questions/réponses avec Sander? Ou de me proposer un OS d'une semaine sur l'autre sur le thème des Avengers, avec ou sans Sander? Ca pourrait peut-être être un moyen de rendre tout ça un peu plus interactif, qu'en pensez-vous?

Aller, à la prochaine :)