Hello tout le monde!

Merci à tous! On est rendu à plus de 200 vues! Et assez de follows, de favorite, et de reviews pour que je sois encore plus motivée pour poster cette fiction! Je suis contente que vous aimiez à ce point Sander, donc ouais, merci beaucoup!

Je poste en avance, parce que je sais que je ne serai pas dispo demain. Mais tout devrait revenir à la normale dès la semaine prochaine.

Guest : Merci de me soutenir et de t'être manifesté!

Disclamer : Personne ne m'appartient, il n'y a que Sander à qui je peux faire faire tout ce que je veux ;p

Bon, assez bavardé, je vous laisse avec ce chapitre, un peu plus long que les autres, parce que le fun commence enfin.


-Bruce!

Je saute dans ses bras. Il me rend mon étreinte. Trop longtemps sans le voir. J'ai eu peur. Un peu quand même. Même si je sais que c'est maintenant que je devrais avoir peur. Maintenant que Loki est ici. Maintenant qu'il passe devant ce labo, un sourire aux lèvres. Pas bon signe. Pas bon signe du tout. Ce type est un livre ouvert. Toutes ses émotions passent sur son visage. Et s'il est heureux d'être ici, alors il va falloir faire gaffe. À tout. Je récupère la main de Bruce dans la mienne, alors qu'il suit du regard ce dieu vert. Je serre un peu plus ses doigts entre les miens. Je ne les lâche que quand la figure princière de Loki disparaît au détour d'un couloir.

-C'était vraiment si terrible?

Je me blottis entre ses bras. Grimace. Parce que j'ai un peu mal partout. Il pose sa main gauche dans mes cheveux. Je le sens se tendre contre moi. Il a dû sentir un peu de sang dégouliner de l'une de mes blessures. Je relève la tête. Il me regarde, ses yeux chocolat presque envahis de vert.

-C'est rien. Ca va.

Il sourit avec ironie.

-Bien sûr que ça va.

Ton sombre. Je déglutis. Me rapproche encore plus de lui, obligée de me tenir sur la pointe de mes pieds pour tenter de l'engloutir tout entier. Mais même comme ça, je suis trop petite. Trop petite pour le protéger du monde extérieur. Trop petite pour ne pas l'inquiéter. Je déteste ça.

-Ca va Bruce. Je vais bien. Je me suis simplement battue et j'ai pas un Hulk pour me réparer.

Il grogne. Dépose un baiser sur mon front.

-Tu m'avais promis de faire attention.

-Je sais. Et j'ai fais comme j'ai pu.

Il hoche la tête. Se détache de moi pour prendre de quoi bander mes blessures. Il ne dit rien. Fait ça doucement, avec toute la tendresse dont il est capable, alors que je sens encore de la colère en lui. J'aimerai lui prouver que ça va. Qu'il ne m'a pas tant amoché que ça. Mais je me suis retrouvée balancée contre un mur. Ce n'est pas rien pour un humain normal.

-Docteur Banner, Jones, vous êtes attendus sur le pont-

Je fronce les sourcils. Pourquoi? Il range sa trousse de soin. Agrippe ma main. On s'engouffre dans les couloirs sombres et clos. Je ferme les yeux. Le laisse me guider. Jusqu'à ce que qu'il me lâche la main. Je rouvre les yeux. Nous sommes arrivés. Tous les autres sont déjà là. Enfin, tous sauf Stark. Mais ce n'est pas pour me déplaire. Moins il y a de monde, mieux je me porterai. Bruce s'installe face à un siège, en face de Romanoff. Il semble avoir peur de s'asseoir. Je le comprends. Je me poste à sa droite. Et j'aimerai bien lui faire un câlin qui dure longtemps. C'est stupide. Nous sommes entourés de militaires. De menaces potentielles. Je soupire. Un peu malgré moi. Et je retranche mes bras contre ma poitrine. Des écrans s'allument. Loki. Je me penche en avant. Il est dans une cage. Une cage trop grande pour lui. Juste à la taille de… Je sers les poings. Le salaud. Un frisson parcourt mon corps tout entier. Mes muscles se tendent. Quel salaud. Fury avait prévu une cage pour Hulk. A l'intérieur de cette cellule aménagée, l'espion menace le dieu. Mais tout ce que je vois est cette cage. Pour mon meilleur ami. Une paire d'yeux verts fixés sur la caméra me ramènent à la réalité.

-Oh je sais. Une bête sauvage qui prétend encore être un homme.

Je sers la mâchoire. L'espionne lance un regard devant elle. Sur Bruce. Je fais de même. Il sourit. Amère. Loki n'a rien compris. Il est un homme qui prétend être une bête. Parce que je ne l'ai jamais vu devenir un monstre. Jamais. Que ce soit Hulk ou lui. Aucun des deux n'est un monstre de cruauté. Contrairement au dieu de la malice.

-Vous devez être désespéré pour faire appel à ces créatures perdues pour assurer votre protection.

Je plisse les yeux. C'est vrai que nous ne sommes pas parfait. Aucun de nous. Même pas Rogers, qui semble encore lutter contre ce présent si éloigné de ce qu'il connaissait. Il y a l'espionne et les crimes qui résonnent dans son sillage. Sans même savoir ce qu'elle a fait, je sais que ce n'est pas joli. Sinon Fury ne l'aurait jamais embauchée. Il y a Thor, qui reste sur une terre qui n'est pas la sienne. Bruce. Perdu à ressasser le passé. Sans cesse. Et moi. Moi et mes mains meurtrières. Qui ai assassiné mon frère et qui prétend l'avoir fait pour protéger le monde. Nous ne sommes que des êtres en attente du purgatoire. Un bras se pose sur mon épaule. Je détends tous les muscles de mon corps d'un coup.

-Il m'a l'air sympathique ce garçon.

Bruce me regarde. Je vois de l'inquiétude dans ses yeux. Il a peur pour moi. Parce que j'ai déconnecté un peu. Je tente de le rassurer en lui prenant la main.

-Loki va faire traîner les choses.

Captain. Je secoue la tête. Se reconcentrer.

-Alors Thor, Sander, quel est son plan?

Pourquoi moi? Ah oui, je suis censée tout savoir de lui.

-Il a une armée. Appelée les chitauris. Qui ne viennent ni d'Asgard ni d'aucun monde connu.

-Et il va venir envahir la Terre pour vous tenir tête.

Je pointe le dieu du doigt. Il fronce les sourcils. Je ne suis pas si ignorante que ça, maître du tonnerre.

-Loki est jaloux de son frère et c'est un enfant gâté qui a vu toutes ses certitudes tomber en éclat. Il est prêt à tout pour se récupérer un trône.

Je marque une pause. Ils me fixent tous comme si j'avais un nez rouge. Et je déteste ça. Je croise les bras, me ratatine un peu.

-C'est évident, non?

Je plonge mon regard dans celui de Bruce pour un peu de soutien. Il m'en apporte en détournant l'attention de tout le monde sur lui.

-Il a donc besoin d'ouvrir un autre portail. Voilà pourquoi Loki a enlevé Selvig.

Selvig? Qui c'est Selvig? Je crois avoir loupé beaucoup trop d'informations en roupillant dans l'avion. J'aurai pas dû. Je sers mes poings, plisse encore un peu plus les yeux. Natasha se met à parler.

-Loki le contrôle par une espèce d'envoûtement.

Elle marque une pause. Baisse le regard.

-Lui et un autre...

-On peut savoir pourquoi Loki s'est laissé arrêter?

Cap'! Elle allait dire un truc important! Un truc sur son passé. Ça aurait pu être intéressant. Mais non, monsieur veut des réponses! Je soupire.

-On devrait pas se concentrer sur lui.

Je hausse un sourcil. Pourquoi?

-On sent bien que ce type est un fou furieux.

-Hey c'est faux ça! Furieux certes mais fou? Je crois pas.

A son tour de hausser un sourcil. Il ne comprend pas. Mais c'est vrai quoi! Il sait parfaitement ce qu'il fait!

-C'est qu'un malade mental bon à enfermer Sander.

-Prenez garde à vos paroles! C'est aussi mon frère.

Bien dit big guy.

-Il a assassiné plus de 80 personnes en deux jours.

Mais toujours avec une intention derrière. C'est un génie du mal et pas un pauvre débile à mettre en cage. Personne ne devrait être mit en cage. Je lance un coup d'oeil discret sur Bruce. Imagine Hulk enfermé dans cette prison à sa taille. Je n'aime pas ça.

-Il a été adopté, dit Thor, à travers le brouillard qu'est devenu mon esprit pendant un court moment.

Je me mets à sourire. Parce que c'était drôle quand même. Stark débarque. Fait comme si de rien n'était. Mais on est en guerre contre une armée inconnue. Et entourés d'espions. Il parle à Bruce. Je ne comprends rien. Pas grave. C'est des sciences. D'ailleurs, moi aussi j'aimerai bien bosser. Maintenant que j'ai mon sujet à portée de main.

-Sander?

Je relève la tête. J'étais perdue dans mes pensées. Bruce est presque parti avec l'autre égocentrique.

-Allez dans les labos. Je vous rejoins après.

Il hoche la tête. Met son téléphone en l'air. Je fais de même. On peut se contacter. C'est déjà ça.

-Fury.

Il est entré quand ils sont partis. Je baisse mon bras. Range mon portable. Me tourne vers l'espion.

-Je veux interroger Loki.

Il hausse un sourcil. Mais acquiesce. Je sais qu'il va regarder notre échange. Si ça lui plait. Je m'engouffre dans les couloirs labyrinthiques. Manque de souffle. Respire. Respire tout doucement. Inspiration. Expiration. J'y suis. Je laisse la porte ouverte. Même si cela ne fera rien. Cette pièce aussi est fermée. Mais je sens l'air du dessous affluer. Un avantage de cette cage. Je me fonds dans les ombres. Sans bruit. Je l'observe. Il est assis en tailleur. Attendant quelque chose. Mais quoi? Je plisse les yeux pour mieux me concentrer.

-Ne faites pas votre timide.

Je sursaute. Pour me rendre compte que cette injonction vient de lui. Je m'approche. Capuche enfoncée sur le crâne. Mains dans les poches. Je m'assois sur le sol en face de son dos. Il se retourne. Ses yeux verts luisent de malice. Mais je ne me démonte pas. Je le fixe du regard. Un sourire. Presque une grimace. Se fond sur son visage.

-Vous ne parlez pas beaucoup pour quelqu'un qui doit m'interroger.

Je fronce les sourcils.

-Qui vous dit que je suis là pour vous interroger?

Il ricane. Il sait que j'ai raison.

-Belles blessures.

Je grogne. C'est de sa faute. Il le sait. Il en profite.

-Je suis déçu de ne pas voir votre monstre de compagnie.

Je serre les poings. Il n'a pas le droit de le mentionner. Jamais. Mon corps tout entier est tendu.

-Oh ou peut-être est-ce vous le monstre du duo?

Je me tais. Mais c'est incroyablement vrai.

-Cette lueur dans vos yeux… Elle ne trompe personne vous savez.

Je serre la mâchoire. Je crois savoir où il veut en venir. Et cela ne me plaît pas.

-Qui avez vous tué mademoiselle Jones, pour ne plus avoir peur?

Je ne dis pas un mot. Et son sourire s'élargit. Prend toute la place. À croire qu'il sait tout. Comment peut-il savoir? Observe le. Apprend à reconnaître ses mécanismes. Et ne pense pas à l'autre. A ce sang sur tes mains et dans ton coeur.. Loki se sert des peurs pour détruire. Des peurs qu'on dévoile dans notre comportement. Dans nos gestes. Dans nos paroles. Je me dois de rester neutre. Mais je ne sais pas si je vais y arriver.

-C'est bien dommage, moi qui aurait voulu rencontrer votre frère. Alec c'est ça? L'agent Barton m'en a touché deux mots.

Barton. Celui qui m'a pourchassé. Pour finalement me laisser en vie. Et près de Bruce. Clint Barton. Celui qui s'est rebellé contre Fury. Un petit peu. Parce qu'il avait confiance en moi. Un petit peu.

-Il m'a raconté comment vous l'avez éviscéré pour lui ôter la bombe. Une micro bombe logée dans son ventre, c'est ça?

Il en rit. Comment peut-il en rire? Tout ça à cause de Barton. "Lui et un autre"… Cet autre c'était Clint. Qui lui a tout raconté. Parce qu'il savait que Fury m'appellerai. Et alors qu'une partie de mon cerveau tente de réfléchir, l'autre me rappelle la viscosité d'un corps ouvert, un rire plus dément encore que celui qui me fait face et surtout un goût de fer dans la bouche et dans le nez.

-Ce spectacle devait être magnifique…

Je me lève. J'en ai assez entendu. Je vois à travers mes paupières closes la dépouille toute fraîche de mon frère étalée sur le sol… J'entends en écho des applaudissements de joie. Des personnes que j'ai sauvé. Des personnes qui m'ont remerciée pour avoir assassiné mon frère et son égo. Je dois partir avant d'étouffer.

-Fury, à vous.

Je lance à la caméra qui me suit du regard. Je m'engouffre dans les boyaux du vaisseau. Je veux rejoindre Bruce. J'ai besoin de rejoindre Bruce. Et peu importe ces murs qui m'écrasent. Ces agents partout. J'ai besoin d'un peu de chaleur. Parce que je suis glacée de l'intérieur. La porte s'ouvre sur moi. Je me mords la joue. Je suis pathétique. J'ai fuit. J'ai simplement fuit.

-Sander.

Il paraît aller bien. Ils n'ont pas fait exploser le labo. Soulagement.

-Loki est une véritable ordure, je lance, acide, pour essayer d'évacuer tous ces souvenirs qui me polluent la tête.

Il voit immédiatement que quelque chose ne va pas. Je presse mon corps contre le sien. Mais un rire me fige.

-Il est si ignoble que ça?

Je détourne les yeux. Focalise mon attention sur Stark. Cet abruti qui me regarde avec un sourire moqueur sur le visage. Je sens mes poings se fermer de nouveau. Et de la rage engloutir tout mon être. Il faut que je me calme. Pour ne pas abîmer ce vieillard. Pour ne pas mettre Bruce en colère. Il faut que je chasse ces souvenirs de ma tête. Que j'ôte ce corps gelé de ma rétine. Mais je ne peux pas. Pas avec ce millionaire dans les pattes. Surtout pas avec lui. Bruce me maintient contre lui. Des bips éclosent un peu partout dans la pièce. Il soupire. Dépose un baiser dans mes cheveux. Se détache uniquement pour récupérer une tablette.

-Tu viens t'asseoir?

J'acquiesce. Il s'installe sur le sol. Je fais de même. Pose ma tête sur son torse. Je ferme mes yeux, piquants de larmes contenues. Je ne dois pas pleurer devant des étrangers. Ne jamais pleurer devant des étrangers. Encore moins devant des espions. Une main joue avec mes cheveux. Je n'arrive pas à me calmer. Je sens ma gorge nouée. Je vois à travers mes paupières closes les responsables de tout ce merdier qu'est censé être ma vie. Même si je ne sais pas lequel blâmer le plus. Le responsable d'origine, ce frère psychopathe jusqu'aux bouts des ongles? Ou bien ce dieu de la "malice", qui a fait ressurgir mon passé avec la délicatesse d'un éléphant dans un magasin de porcelaine? Un frisson me parcourt. Des lèvres se posent sur mon front. Je sens Bruce bouger pour attraper quelque chose. Un casque se retrouve sur mes oreilles. Le son de la pluie tombant doucement sur un lac. Je lève les yeux. Bruce travaille comme si de rien n'était. Il ne me demande pas comment ça va. Il sait que ça ne va pas. Il sait que Loki m'a fait du mal. Mais il n'ose pas demander comment. Je l'en remercie intérieurement pour ça. Je ne suis pas prête à lui expliquer. A lui dire que je pense de nouveau à ce frère tant haï. Alors je reste recroquevillée tout contre Bruce, le visage caché par mes cheveux maintenant détachés. A attendre que la crise passe.