Bleach et Labyrinthe appartiennent à leurs propriétaires respectifs.
Un long silence emplit la pièce, l'idée que leur amie aux cheveux blancs soit une cible à abattre était incompréhensible, inimaginable. Alors qu'une vague de protestation allait retentir une sonnerie se fit entendre dans tout le bâtiment. La sirène était forte, si puissante que les blocards durent se boucher les oreilles. La plupart des visages étaient à la fois surpris et perplexes. Tsukishiro regarda tout autour de la pièce, cherchant l'origine du bruit assourdissant. Il n'y avait rien, ni fentes, ni haut parleurs… rien. Malgré le bruit la jeune fille réussi à entendre les cris de Minho.
- C'est la sonnerie des nouveaux !
- Je sais ! Acquiesça-t-elle.
- Mais pourquoi maintenant ? Demanda Newt.
- Aucune idée ! Admit-elle.
Près de la porte la blanche vit Poêle-à-frire se diriger à toutes jambes vers la sortie.
- Arrête ! S'exclama-t-elle.
- Quoi ?
- Ne sort pas d'ici, il se passe peut-être quelque chose de grave !
- Justement, il ne faut pas rester là !
Alors qu'il voulu ouvrir la porte il remarqua que celle-ci ne bougeait pas, elle était bloquée. Il tenta de la forcer avec son épaule mais elle ne se déplaça pas d'un centimètre.
- Vous avez cassé la poignée bandes de tocards ! Gronda-t-il.
- Comme si on avait eut le choix ! S'exclama Ichigo.
Le maton des cuisto soupira avec une grimace et alors qu'il allait ajouter quelque chose la sonnerie s'interrompit, soulageant les blocards. Il eu un long silence, chacun attendait avec appréhension la suite des évènements.
- J'espère qu'ils ne vont pas nous donner un nouveau. Fit Newt en croisant les bras.
- Et où serait la boite hein ? Ironisa Minho.
- Ce n'est pas le moment vous deux. Gronda la seule fille présente.
- Regardez ça. Fit le capitaine en se plaçant non loin d'eux, indiquant la porte qui s'était entrouverte.
Les blocards redevinrent silencieux, hésitant à s'approcher. Par l'ouverture le groupe put voir que la lumière avait été éteinte dans le réfectoire. Les blocards se regardèrent avec inquiétude, qu'allait-il les attendre de l'autre côté de la porte ?
- Quelqu'un est volontaire ? Suggéra Newt.
- Je vais y aller, fit Minho, Tsuki, tu es avec moi ?
- Oui. Affirma-t-elle en hochant la tête.
- Attendez, on ne sait pas ce qu'il y a derrière, c'est peut-être dangereux… Hésita le roux.
- Tu veux te joindre à nous ? S'amusa Minho.
- Heu…
- Qui sait, on aura peut-être un nouveau bleu à qui botter les fesses pour passer nos nerfs. Rit Minho pour détendre l'atmosphère.
- Tu me fais penser à Gally quand tu dis ça. Soupira la blanche en lui passant devant.
- Quoi ? Hé ! C'est faux !
- Tu ne devrais pas y aller Tsukishiro. Intervint le capitaine.
- Pourquoi ? S'étonna-t-elle. Parce que je suis une fille ?
- Mais non. Soupira-t-il. Tu sais bien que je n'ai pas ce genre d'idées reçues. Je parle de ton tatouage. Ce qui est marqué dessus…
- Je sais, mais je dois y aller. Il faut aller voir.
- Mais…
- Laisse tomber le bleu, coupa Newt, tu ne la convaincras pas. Allez-y, mais faites attention.
- Ça marche. Assura Minho.
La jeune fille hocha la tête et fit un sourire désolé au blanc, elle était têtue et ce n'était pas près de changer.
Dans le réfectoire tout était sombre et la faible lumière de la chambre n'éclairait pas à deux mètre, à tâtons Minho s'avança pour aller enclencher les interrupteurs, laissant la jeune fille en retrait pour surveiller le moindre bruit suspect. Après un moment l'asiatique annonça qu'il avait trouvé l'un des interrupteurs. Un déclic se fit entendre à travers la pièce et la lumière revint. Il fallu un moment aux deux coureurs pour s'habituer à la lumière mais quand cela fut fait le duo se regarda avec surprise, les cadavres, et l'odeur qui les accompagnaient, avaient disparus sans laisser de traces, comme si ils n'avaient jamais été là.
Il eut un moment de silence avant que les deux coureurs ne soient tirés de leurs pensées par des bruits de pas derrière eux. Newt passa devant eux en boitillant.
- Comment c'est possible ? Demanda-t-il en regardant partout autour de lui. Personne ne peut déplacer autant de corps en si peu de temps ! Et puis on aurait forcément entendu quelqu'un entrer et déplacer les cadavres ! C'est insensé !
- Parce que pour toi tout ce qu'on a vécu jusqu'ici était sensé ? Demanda ironiquement la blanche.
- Ce n'est pas le moment d'être sarcastique, Tsuki. Soupira l'asiatique.
La jeune fille grogna et croisa les bras sur sa poitrine tandis que les autres blocards sortaient de la chambre. Le calme prit place dans la pièce au fur et à mesure que le reste du groupe découvrait la pièce vide.
- Newt a raison, c'est impossible que quelqu'un ait pu déplacer les corps en si peu de temps, on n'est restés dans la pièce qu'une vingtaine de minutes.
- Sans parler de l'odeur, c'était intenable. Ajouta la blanche. Une odeur ne s'évapore jamais à ce point là. Jamais.
- Il y a forcément quelqu'un qui les a retirés, ce n'est pas possible autrement ! S'exclama le roux.
- On a vu bien plus étrange que ça, cela dit. Soupira le blanc.
Le roux le regarda un moment avant d'hocher la tête avec une grimace.
- Hé les gars, intervint Winston, les fous furieux… on ne les entend plus.
Les blocards tendirent l'oreille, plus un bruit, rien.
- C'est vrai… admit Minho, un peu étonné avant de se diriger à grandes enjambées vers le dortoir.
Les blocards ne tardèrent pas à le suivre, curieux. Minho fut le premier à entrer et une exclamation de surprise ne tarda pas à lui échapper. Alerte Tsukishiro se faufila jusqu'à lui, laissant les blocards sur le pas de la porte, hésitants à entrer. La jeune fille regarda de tous les côtés, vers toutes les fenêtres… La pièce n'avait pas changé mais les ouvertures étaient maintenant occultées par des murs de brique rouge. Il n'y avait plus aucune ouverture vers l'extérieur, la seule lumière présente venait des plafonniers poussiéreux. La petite blanche écarta ensuite les blocards pour se frayer un chemin vers sa chambre, voulant vérifier si le même phénomène avait eut lieu là bas, les laissant entrer à leur tour dans le grand dortoir. Elle revint quelques minutes plus tard au pas de course, annonçant que c'était pareil dans sa chambre.
- Je veux bien pour les cadavres, mais ils ne peuvent pas avoir eu le temps de construire un mur ! S'exclama Newt. C'est quoi ce bazar nom d'un chien !
- Hé ! Protesta la petite blanche.
- Ho excuse moi, cela dit tu n'es pas un chien mais un loup, ça ne compte pas.
- C'est un canidé aussi !
Alors que Newt allait ajouter quelque chose Minho annonça que le mur de brique était plein et qu'il n'avait pas l'air récent.
- On s'est fait piéger. Grogna Toshiro.
- Comment ça ? S'enquit Poêle-à-frire.
- Ils l'ont déjà fait avec la Falaise, qui sait ce qu'ils sont encore capable de faire.
Un long silence suivit sa déclaration. Il avait raison, plus ils avançaient et plus ils étaient perdus, tout ceci n'avait aucun sens. Tsukishiro et Aris prirent congé en partant inspecter leur chambre, pour voir si rien n'avait changé. Le groupe décida de faire de même. Toshiro et Ichigo remarquèrent alors que les lits avaient été faits, leurs vêtements sales avaient disparus, les armoires avaient un peu changées de place… Enfin de nouveaux vêtements étaient posés sur leurs lits avec des montres digitales. Il eut un dernier signe des plus étranges, l'écriteau portant le nom d'Hana s'était changé en un nouveau.
Aris Jones, groupe B, sujet B1,
Le Partenaire.
Fatigués et dépassés par les évènements, la plupart des blocards montèrent sur leurs lits pour s'allonger et se reposer afin de réfléchir posément à ce nouveau problème. Toshiro et Ichigo firent de même, mais le roux était bien plus préoccupé par le sort d'Hana que par ce qui se passait à ce moment précis. Il posa sa tête sur son oreiller en regardant le plafond sans le voir. Décidé à obtenir une réponse de sa part le jeune homme tenta une nouvelle fois de lui parler via la télépathie.
Hana. Hana répond… S'il te plait réponds-moi, on se fait du souci, où es-tu… ?
Après un moment sans réponse le roux s'apprêta à laisser tomber pour l'instant, mais tout d'un coup la voix claire de la maton des medjack résonna dans son esprit. Cependant la réponse qu'il obtient ne fut absolument pas celle qu'il avait espérée.
Sors de ma tête ! Je ne sais pas qui tu es, va t'en, sors de ma tête !
Quoi ? Mais Hana… Qu'est-ce qui t'arrive ? C'est moi, Ichigo… Tsuki est très inquiète pour toi elle aussi, dit nous où tu es.
Fiche moi la paix ! Fous le camp !
Le roux secoua la tête, c'était bien Hana, il en était certain, mais pourquoi agissait-elle ainsi ? Que s'était-il passé ?
Je ne te connais pas ! Et cette Tsuki non plus ! Laissez-moi tranquille !
Sa voix était tremblante, à la fois effrayée et en colère. Pourquoi ?
Hana, calme toi, ce n'est que moi, je ne te veux pas de mal. Qu'est-ce qui ne va pas ?
La jeune fille se tue un moment, si longtemps que le jeune homme eut du mal à savoir si elle était toujours là.
Laissez-moi, tous. Sinon je vous jure que je vous fais la peau.
Suite à ces mots sa présence disparue pour de bon. Ichigo déglutit, ce n'était pas Hana, pas la douce Hana qu'il avait rencontré au Bloc, cette Hana là il ne la connaissait pas. Hana était toujours tranquille et raisonnée et surtout elle ne parlait pas de cette façon, pas elle.
Le jeune homme s'attarda un moment sur le ''tous'', Tsukishiro avait donc assistée à leur discussion, c'était possible, il n'avait pas encore assez de métrise sur son pouvoir de télépathie pour distinguer plus d'une personne. Où alors elle avait essayé de la contacter avant lui… La première option semblait la meilleure, il se promit d'interroger la petite blanche un peu plus tard. Il avait mal, cette jeune fille à qui il s'était tant attaché avait disparue, cette fille avec qui il avait eut l'impression de partager quelque chose de fort l'avait oubliée… Pourquoi ? Que leur voulait encore le WICKED, car oui, ça ne pouvait être qu'eux à l'origine de tout ça, aussi bien pour Hana que pour le dortoir, les cadavres, Aris… Tout. C'était toujours WICKED, encore et toujours WICKED.
