Salut tout le monde!

Punaise, mais c'est qu'on se retrouve à beaucoup trop de vues! Merci à tous, vraiment. Je me disais, pour fêter les 500 vues, je comptais écrire un OS un peu plus comique avec Sander. Ca vous dirai?

Aussi, je vous annonce officiellement que nous sommes rendus à la moitié de l'aventure. Et que tout va s'accélérer très vite parce que la bataille de New York avance à grands pas!

Disclamer : Je ne sais pas s'il est vraiment utile de le préciser une nouvelle fois mais Sander n'appartient qu'à moi alors que les autres sont les jouets de MARVEL.

Bon, je vous laisse lire tranquille maintenant :)


Je suis les avancées des garçons. Sans en faire moi-même. Je n'arrive pas à me concentrer sur quoi que ce soit. J'ai besoin de sentir Bruce près de moi. J'en ai terriblement besoin. Il le sait. Il fait en sorte de ne pas trop bouger. De rester presque immobile pour que je puisse me blottir contre lui. Il jongle avec des chiffres. Des statistiques. Des calculs. Tous plus complexes les uns les autres. Je ne tente même pas de comprendre. J'attends longtemps. Mais pas vraiment bouffie d'ennuis. JARVIS y est pour quelque chose. Je ne le comprends pas. Ce robot m'intrigue. Comment peut-il avoir une voix si humaine? Comment peut-il aussi bien retranscrire ses émotions? Comment peut-il se montrer sarcastique? Ou même ironique? Et puis comment est-il capable de sortir d'aussi bonnes vannes en l'espace de quelques secondes? C'est douillet, de parler avec lui. Je ris même un peu. Et cela faisait si longtemps que je n'avais pas ris comme ça, sans arrière pensées... Même si je sais que tout ça va bientôt partir en fumée. Parce que Stark a ordonné à son IA de se renseigner sur Fury. Cela n'augure jamais rien de bon. Surtout quand on parle de cet espion menteur et manipulateur. Au bout d'un petit moment, JARVIS se tait. Je plisse les yeux. Fronce les sourcils. Je redeviens sérieuse. Il a les résultats de ses recherches. J'agrippe la main de Bruce, attendant le verdict avec gravité. Une porte s'ouvre dans notre petit laboratoire, dernière bulle de paix dans ce vaisseau anxiogène. Le directeur Fury s'avance, sombre. En colère aussi. Tant mieux.

-A quoi vous jouez Mr Stark?

-Je me posais la même question à votre sujet.

Il est perché sur une table. Celle avec le sceptre. Celle avec l'écran de JARVIS. Je suis proche de Bruce. Je lui tiens la main. Parce que je ne supporte pas l'espion. Le directeur. Mais j'aimerai beaucoup me hisser près de l'ingénieur. Juste pour avoir une meilleure vue sur le borgne. Sur le pirate.

-Je vous ai fait venir pour localiser le tesseract.

Je plisse les yeux. Moi je n'ai pas été appelée pour ça. Et ma mission est terminée puisque je lui ai amené l'autre connard. Un frisson dégouline le long de ma colonne. Sale dieu à la con.

-Les spectromètres sont programmés pour repérer les rayons gamma. Ensuite, on obtiendra ses coordonnées à cent mètres près.

Bruce parle d'une voix forte. Assurée. Je serre un peu sa main. Pour lui donner du courage. Ou pour m'en donner à moi. Je ne sais plus trop…

-Vous n'aurez alors qu'à récupérer votre cube.

Je renifle de dédain.

-Ca devrait pas être trop compliqué pour vous.

Mon timbre est pareil à de l'acide. Incisif. Brusque. Et terriblement vrai. L'écran de JARVIS se colore en rouge. Mais je ne le vois que du coin de l'oeil, toute mon attention tournée vers ce directeur de pacotille.

-C'est quoi la phase 2?

Je ne l'entends qu'en écho. Parce que cette phrase ne semble pas convenir à Fury. Je le vois dans le plissement de son sourcil. Et dans sa main qui inconsciemment se rapproche de sa ceinture. Je fais en sorte de me positionner entre Bruce et lui. Un bruissement métallique résonne dans le silence froid qui s'est installé. Je tourne mon regard vers son origine. Captain. Et le bruit provient d'une arme posée sur le métal d'une table. Je fronce les sourcils. Dans mon ventre coule un flot de rage.

-La phase où le SHIELD se serre du cube pour faire de l'armement. Désolé, j'ai voulu aller un peu plus vite que vos trucs informatiques.

Je ne relève pas la pique lancée à Stark. Elle est insignifiante contrairement à ce que Rogers vient de nous annoncer. Je rabats mes bras contre ma poitrine. Mes poings se ferment. Mon corps tout entier se tend. Je suis contre les armes à feu. Contre tout ce qui peut tuer. Parce que mes poings ne l'ont jamais fait d'eux-même. Mais qu'un couteau a réussi. Comme une bombe. Comme un flingue. Ils ôtent des vies. Et cela me met furieusement en colère. Parce que personne ne devrait détruire de mondes. Tant de mondes… Une main se pose sur mon épaule, dans le vain espoir de me calmer. Mais je ne peux pas. Pas quand on parle d'armes de destruction massive.

-Depuis des années nous collectons tout ce qui est relatif au…

Je contourne la table. Regarde dans son oeil. Au plus profond de son oeil. Et j'y vois tout ce que je voulais savoir.

-Vous mentez. Vous ne savez que mentir. Tout le temps.

Il ferme ses poings. Ouvre la bouche pour me contrer. Mais je sais que tout ce qu'il pourrait dire ne changera rien au fait qu'il ne dise que mensonge sur mensonge...

-La gamine a raison.

Stark. Des plans. Trop de plans. D'armes. De tant d'armes… La main de Bruce sur mon épaule se resserre encore. Pour tenter de me calmer. Mais ce n'est pas possible. Je tremble. De rage. De haine aussi. Et je sais qu'il ressent la même chose. Parce qu'il respire un peu plus fort dans mon dos. Thor et Romanoff arrivent tous les deux. Bruce se tend un peu plus encore. Comme si c'était possible…

-Vous étiez au courant?

Je fronce les sourcils. Il lui faisait confiance. Un peu. A une espionne. Son foutu altruisme. Et sa foutue foi en l'espèce humaine.

-Il vaut mieux vous mettre à l'écart du laboratoire docteur.

Il veut rétorquer quelque chose. Mais je ne l'écoute pas. Je passe devant lui. Fait barrage de mon corps. Je respire fort. Un peu comme un taureau prêt à charger. Ou un sanglier. Je suis un sanglier qui cherche à protéger ses petits. Hulk et Bruce. Les deux. A parts égales.

-On était au milieu de nul part. On était occupés à faire notre boulot dans un des coins les plus paumés du monde! Mais non, il a fallu que votre face de rousse débarque pour nous foutre au milieu de ce bordel! Alors je suis désolé mais on était assez éloigné de ce labo avait que vous ne veniez nous demander notre aide pour gérer vos merdes!

Ma voix gronde. Hurle presque. Comme le tonnerre.

-Loki vous manipule.

Je vois son visage flotter dans mon esprit. Le temps de quelques minutes. Je sais que Loki m'a fait quelque chose. Je sais qu'il a retourné mon cerveau pour défaire toutes les défenses que je me suis créées au fil des années. Mais je sais aussi que tout ce qu'il a apprit vient de quelqu'un qu'elle a connu. A qui elle tient.

-Et qui me dit qu'il ne vous manipule pas? Vous êtes bien une amie de Barton, non? Il pourrait très bien l'utiliser comme levier pour que vous soyez de son côté…

Elle pince ses lèvres.

-Vous nous avez amener ici après tout, ajoute Bruce, clairement sur la défensive.

-Vous n'êtes pas venu pour mes jolies yeux, avouez-le.

Elle attend une réponse. Une réponse que j'espère, il ne va pas lui donner. Parce que s'il est effectivement venu pour son physique, je le prive de câlin pendant un mois. Derrière moi, il se déplace vers l'ordinateur de JARVIS.

-Je ne vais pas partir parce que vous devenez soudainement nerveuse. J'aimerai savoir pourquoi le SHIELD utilise le tesseract pour faire des armes de destruction massive.

Lui, il réfléchit. Pas moi. Je le laisse parler pour nous deux. Trop d'hostilité partout. Je n'écoute plus le monde extérieur. Sers mes poings un peu trop fort. Fixe l'espionne du regard. Mais c'est Fury qui fait mine de s'avancer. Rogers et Stark se bourrent le pif. Thor et Romanoff se battent presque. Mais je ne vois que le borgne. Je ne vois que ses pas. Ses pas qui se rapprochent. De moi. Mais surtout de Bruce. De mon Bruce. De mon Hulk aussi. J'entends comme son hurlement dans ma tête, alors que je tends mes poings en avant. Prête à me battre.

-Sander Jones.

Fury Il me parle. Et en me parlant, son corps se rapproche. Toujours plus. De plus en plus menaçant.

-N'avancez plus.

Je siffle. Acide. Prête à me jeter en avant pour l'empêcher d'approcher.

-Ne fait pas ça, qu'il me dit, en essayant de me calmer. Mais comment un monstre pareil pourrait-il me calmer, moi?

Je reste en position de combat. Je ne bouge pas. Je garde dans mon champ de vision la rousse. Tout en restant focalisée sur l'autre.

-Je ne voudrais pas avoir à vous arrêter pour le meurtre de votre frère.

Je m'apprête à me jeter en avant quand un morceau de métal se pose sur ma poitrine. Le sceptre. Je me retourne. Les yeux de Bruce luisent d'une inquiétante lueur de vert. Je sais ce que cela veut dire. Je le sais. Comme tout le monde. Et qu'est ce que fout cette arme entre ses mains?!

-Vous voulez vraiment savoir comment je garde mon calme?

Sa voix gronde comme le tonnerre. A croire qu'on a les mêmes habitudes. Grogner comme des animaux quand nous nous trouvons en danger. Que ce soit lui ou moi. C'est toujours l'autre qui passe avant. Toujours. Et c'est peut-être ça le problème. Mais un bip l'empêche d'exploser. Je ne sais pas si c'est bien ou mal. Parce que je sens déjà mon corps voler dans les airs, ballottée comme un foetus de paille par une explosion dont j'ignore l'origine. Ma tête heurte un mur. Un éclair blanc englouti ma vue, jusqu'à ce que mon corps ne se détende et que je ne tombe dans les limbes de l'évanouissement.

-ARGH!

Bruce! Je me relève d'un coup. Trop vite apparemment. Beaucoup trop vite. Ma tête me tue, parcourue du martèlement d'un pic à glace imaginaire. Mon dos aussi a payé cher. Je l'ai senti craquer un peu trop fort. Putain de fragilité humaine. Un hurlement atroce fend l'air. Pas le temps de se plaindre. Il faut que je trouve Hulk. Puisque c'est Hulk que j'ai entendu crier comme ça. De rage. Mais aussi d'agonie. Il faut que je le retrouve. Il doit être blessé. Ou on lui défonce la gueule. Ca revient au même. Hulk ne va pas bien et je ne suis pas là pour l'aider. Il faut que j'y aille. Je me lève avec précaution, puisque apparemment tous les muscles de mon corps ont décidé de me bouder. Certainement dû à l'explosion qui m'a projeté contre ce mur. Mais il n'est pas l'heure de se plaindre. Il est l'heure de rejoindre mon géant vert. Il a besoin de moi. Et j'ai désespérément besoin de savoir que tout va bien au milieu de tout ce chaos.


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