Attention: Bleach et Labyrinthe appartiennent à leurs propriétaires respectifs.
Comme promis voilà le second chapitre d'aujourd'hui ! A bientôt !
Dans la soirée les blocards fabriquèrent des sacs rudimentaires avec des draps pour pouvoir transporter leurs provisions et quelques vêtements de rechange. Le problème fut de stocker l'eau, cependant certains aliments se trouvaient dans des sacs plastiques, sacs qui furent utilisés pour l'eau. C'était un système qui ne tiendrait pas bien longtemps mais c'était tout ce qu'ils avaient.
Force de discutions Newt et Tsukishiro réussirent à persuader Minho d'être leur chef.
Ce soir encore Tsukishiro avait décidée de dormir dans le dortoir des garçons. Tous étaient silencieux, trop anxieux pour dire quoi que ce soit. Après le Labyrinthe ils avaient tous peur de ce qui les attendaient.
Mais ils étaient décidés à survivre, ils avaient réussis jusqu'ici, ils y arriveraient une seconde fois.
Tous les blocards avaient mis leur réveil pour cinq heures du matin, le temps de se préparer et de déjeuner. Quand les réveils sonnèrent le groupe se leva et partirent à la douche. Tsukishiro, elle, s'était levée avant les autres. Elle avait donc eut le temps de prendre une douche sans devoir attendre que les hommes aient fini pour pouvoir y aller à son tour. Aussi elle accueilli ses camarades un à un dans le réfectoire. Le petit déjeuner fut silencieux, trop. Une dizaine de minutes avant l'heure indiquée par l'homme au costume blanc les blocards étaient assis sur les bancs du réfectoire, leur sachet d'eau à la main et leur sac en toile près d'eux.
Dans la nuit le mur de verre s'était rétabli, coupant une nouvelle fois le réfectoire en deux. Les blocards murmuraient entre eux, attendant que le transplat apparaisse.
Tsukishiro, elle, était silencieuse, assise entre Toshiro et Aris, le nouveau. Le blanc discutait distraitement avec Ichigo, assis à sa gauche. Puis la voix d'Aris se fit entendre doucement.
- La première fois que tu l'as entendue, dans ta tête, est-ce que toi aussi tu as crue… devenir cinglée ? Demanda-t-il à la maton.
La jeune fille était surprise de l'entendre, depuis qu'ils l'avaient trouvé le garçon n'avait pas dit grand-chose. Elle repensa à sa question, elle posa son regard sur le mur en face d'elle et répondit.
- C'était il y a longtemps mais oui, je pense avoir douté de ma santé mentale. Mais je m'y suis faite. Et puis j'ai découvert de qui ça venait et je me suis sentie bien mieux. Cela dit je n'en ai pas parlé à tous le monde, quelques personnes étaient au courant, à la base, avec tout ce qui s'est produit dernièrement plus de monde a été mis au courant. Et toi alors ?
- Ça a été bizarre, avoua-t-il. Je suis resté dans le coma quelques jours et à mon réveil ça m'a semblé normal de parler avec Rachel. Mais si elle n'avait pas répondu… je pense que je serai devenu fou. Les autres filles du bloc voulaient me tuer, elles me détestaient vraiment, Rachel était la seule à m'avoir protégé…
La jeune fille comprenait relativement bien ce qu'il disait mais d'un autre côté elle ne voulait pas en entendre d'avantage, ça ne faisant que raviver la douleur de l'absence d'Hana. Soudain elle entendit Minho élever la voix pour se faire entendre de tous les blocards.
- Il ne reste que trois minutes. Vous êtes tous décidés à venir ?
Le groupe hocha la tête.
- Personne n'a changé d'avis dans la nuit alors ? Parce que c'est maintenant où jamais. Une fois qu'on sera lancé, le tocard qui voudra abandonner je vous garantis qu'il ne repartira pas indemne.
Tsukishiro soupira, il en faisait trop.
- Un problème Tsukishiro ? Demanda-t-il.
- Non. J'admirais ton leadership.
- Fiche-toi de moi, je te n'ai pas besoin de te rappeler qui est venu me demander de faire ça, n'est-ce pas ?
- Bien sur que non. Répondit-elle tranquillement.
Le capitaine était surprit, ces deux là se disputaient rarement et Minho était particulièrement dur avec elle aujourd'hui. Mais il vit une sorte d'amusement dans le regard de Newt et Tsukishiro. Il comprit alors, cette petite mascarade était là uniquement dans le but de renforcer l'idée que Minho devait être leur chef. Ce qu'il ne manqua pas de rappeler en montrant son tatouage aux blocards.
- C'est l'heure, annonça-t-il finalement.
Le mur transparent devint opaque et disparu. Sur le mur d'en face apparu alors une grande surface grise scintillante.
- Allez ! Ordonna Minho en saisissant son sac de tissu et son eau. On n'a que cinq minutes pour passer, dépêchons ! J'y vais le premier et Tsuki sera la dernière, entendu ?
La jeune fille hocha la tête.
Minho avança jusqu'au mur et s'arrêta devant.
- A tout à l'heure les tocards ! Fit-il en traversant la surface brillante et instable.
Suite à son départ Tsukishiro poussa gentiment les blocards à suivre. Tous sans exception marquèrent en temps d'arrêt avant de traverser, quoi de plus normal ? Personne ne savait ce qui les attendait. Finalement il ne resta plus qu'Aris, Newt, Ichigo, Toshiro et Tsukishiro.
Tu es sure ? Demanda mentalement Aris.
La jeune fille hocha imperceptiblement la tête et le poussa à entrer dans le transplat, ce qu'il fit en trainant des pieds. Il fut suivi de Newt et Ichigo. Il ne resta que les deux blancs. Le jeune capitaine se tenait devant le mur gris, avant de traverser il tendit la main vers la jeune fille. Bien que surprise elle accepta. Elle jeta un dernier coup d'œil sur la salle pour s'assurer qu'il ne manquait personne puis le duo traversa le transplat.
Pendant qu'ils traversaient la jeune fille sentit une vague de froid courir sur sa peau, la faisant frissonner. Mais la chaleur provenant de la main du capitaine la rassura. Soudain tout devint noir et ils entendirent des voix en face d'eux.
- Restez tranquilles et taisez-vous ! Ordonna la voix de Minho.
Le duo s'arrêta.
- Tsukishiro, tu es là ? Demanda-t-il.
- Oui, on était les derniers. Dit-elle. Tout le monde est là ?
- On était entrain d'essayer de se compter. Allez, on recommence les gars ! Un !
Personne ne dit rien, Tsukishiro émit un grand soupir et reprit.
- Deux !
Comme si c'était un signal les blocards commencèrent à se compter. Ce fut Aris qui termina.
- Vingt-deux !
- Parfait. Fit Minho. Tout le monde est là. Bon, savoir où on est c'est encore une autre question mais on est là. Je ne vois même pas mes mains. Grogna-t-il.
- Dommage qu'on n'est pas de lampe torche.
- Merci de cette affirmation qui n'était pas évidente pour tous, Ichigo. Railla Minho. Bon, on semble être dans une sorte de couloir, je peux sentir les murs de chaque côté et à l'oreille vous semblez tous à ma droite. Tsuki tu dois être là où on est arrivés, il vaut donc mieux éviter d'aller de ton côté. On va avancer vers ce qui est en face de moi, alors guidez vous à ma voix et avancez vers moi.
Quand il cessa de parler la blanche l'entendit s'éloigner, le bruit de ses pas fut bientôt suivi de bruissements de sacs et de sachets, indiquant que le groupe suivait. Quand elle sembla être la dernière la petite blanche partit vers la gauche jusqu'à ce qu'elle sente la surface d'un mur, froid et humide. Dès lors elle suivi le mouvement. Devant elle elle pouvait sentir l'odeur et l'énergie du capitaine et de son ami roux. Soudainement rassurée elle les suivit de près.
Le groupe avançait silencieusement, à l'affut du moindre bruit étrange. Autour d'eux l'air était humide et sentait le vieux cuir et la poussière, ce qu'apprécia guère la jeune louve à l'odorat sensible. Les blocards marchèrent ainsi un long moment, qui sembla une éternité. La jeune fille se dit qu'heureusement ils avaient les murs pour les guider parce que sans eux elle se sentirait dans le vide, il n'y avait que du noir, rien que du noir, seul le mur pouvait les raccrocher à la réalité. C'était étrange, déstabilisant.
Soudainement un murmure s'éleva dans le tunnel. La maton frissonna d'effroi, cette voix ne venait d'aucun blocards, elle en était certaine. Devant elle le capitaine la sentit se crisper, il recula d'un pas et saisi doucement sa main. La jeune fille sembla se détendre mais sera fortement sa main, comme si elle avait peur qu'il s'en aille.
- Arrêtez-vous. Fit Minho. Vous avez entendus ?
La plupart des réponses furent affirmatives et bientôt de nombreuses questions résonnèrent parmi les blocards.
- Tsukishiro, ça vient d'un des nôtres ou… Hasarda Ichigo, non loin des deux blancs.
- Non… Je ne connais pas cette voix. Avoua-t-elle, inquiète. Ça ressemblait d'avantage à la voix d'une personne âgée, enfin je pense, c'était trop bref pour être sur…
- Taisez-vous, tous ! Ordonna Minho à l'avant.
Le silence se fit rapidement et personne ne bougea d'un pouce. Tous attentifs au moindre bruit suspect. Moins d'une minute plus tard la voix balbutiante et éraillée résonna de nouveau dans le tunnel. Personne n'arrivait à savoir d'où elle pouvait provenir, c'était comme si elle était partout à la fois. A l'arrière le groupe ne put pas entendre grand-chose, coupés par des exclamations effrayés et des bruits de chute à l'avant. Il semblait que les blocards avaient été effrayés par ce qu'ils avaient comprit et certains semblaient être tombés à cause du choc.
- Vous avez comprit quelque chose ? Demanda Newt.
- Pas grand-chose, avoua Winston. Quelque chose comme « demi-tour ».
- Oui, moi aussi j'ai entendu ça. Confirma une nouvelle voix.
- Taisez-vous bon sang ! Gronda Minho. Si vous vous taisiez vous comprendriez mieux ce qu'il dit !
Le groupe se tut à nouveau. Quand la voix résonna à nouveau le groupe réussi à discerner toute la phrase.
- C'est votre dernière chance. Faites demi-tour et vous éviterez la découpe.
L'agitation se fit à nouveau sentir parmi les blocards.
- On évitera la découpe ? Qu'est-ce que ça veut dire ?
- Ça veut dire qu'on doit faire demi-tour !
- On ne va quand même pas obéir au premier tocard qui chuchote dans le noir !
- Il faut continuer. Cria Minho. Je n'en peux plus de cet endroit, on avance !
- Attend une seconde. Intervint Poêle-à-frire. La voix à dit que c'était notre dernière chance. On devrait y réfléchir.
- Oui, c'est vrai. On devrait l'écouter. Ajouta une voix.
- Certainement pas. Grommela la blanche, ce à quoi acquiescèrent Ichigo, Toshiro et Newt, les seuls à l'avoir entendue.
- Pas question ! Rappelez-vous ce que nous a dit l'homme rat. Ceux qui font demi-tour vont connaitre une mort horrible.
- Et alors ? Insista le cuisto. Pourquoi lui aurait plus raison que l'homme qui chuchote ? Comment savoir à qui se fier ?
Les shinigami savaient que la question était bonne, en même temps retourner sur leur pas ne semblait pas du tout être une bonne idée.
- C'est juste pour nous mettre à l'épreuve. Il faut avancer. Allez, on y va. Fit Minho.
C'est alors que la voix retentie de nouveau. Mais cette fois l'intonation n'était plus la même, l'homme parlait d'une voix d'un amusement presque malsain.
- Vous êtes fichus. Vous allez vous faire découper. Vous allez tous mourir.
La blanche tressailli mais ne dit rien, resserrant doucement sa prise sur la main du capitaine, qui se contenta de doucement presser la sienne. A travers ce geste il lui disait silencieusement qu'il était là, qu'il resterai avec elle. Le groupe se remit en marche. Minho n'avait pas eu tord en disant que les froussards et les faibles s'étaient déjà fait éliminer.
Au fur et à mesure de leur avancée la jeune fille nota deux choses, la première fut que l'air se réchauffait et la seconde était que la poussière semblait devenir plus épaisse.
Le temps s'écoulait lentement, trop au gout les blocards. Comment un tunnel si long pouvait-il exister ? A vu de nez le groupe avait déjà marché près de trois ou quatre kilomètres, et ce seulement depuis qu'ils avaient entendus la voix…
Soudain un hurlement retenti à l'avant du groupe. Le cri fut d'abord abrupt et surprit puis il devint un pur hurlement de terreur. La blanche reconnue la voix de Frankie, un des blocards, son cri emplissait tout le tunnel, effroyable, à glacer le sang, même quelqu'un subissant la transformation ne hurlait pas ainsi. Le garçon semblait se débattre au sol, gémissant comme un animal. La jeune fille secoua la tête et lâcha la main du capitaine pour s'élancer vers l'avant.
- Tsukishiro ! N'y va pas ! S'exclama le blanc.
Elle ne l'écouta pas, trop inquiète. Elle traversa la foule paralysée de peur et quand elle se sentit assez proche de Frankie elle s'agenouilla au sol et tenta d'attraper un pied ou un bras. Elle maudit la noirceur du tunnel, elle ne voyait rien du tout. Dans son dos elle sentit les blocards se rapprocher prudemment et elle sentit Minho arriver face à elle.
- Frankie! Frankie répond ! Qu'est-ce qui se passe ?! Demanda-t-elle avec inquiétude.
Elle réussi finalement à attraper un de ses bras, le pauvre se cambrait dans tous les sens, hurlant de douleur.
- Minho aide moi ! Ordonna-t-elle en se laissant tomber sur le garçon, essayant de le faire arrêter de se débattre.
- Tu es drôle ! Je ne vous vois même pas !
La jeune fille grogna et sera les dents en sentant le garçon lui donner, accidentellement, des coups de coude et de genoux. Elle se fichait pas mal d'avoir quelques bleus, du moment qu'elle pouvait aider son compagnon.
- Frankie arrête ! S'il te plait ! Qu'est-ce qui t'arrive à la fin ?!
Les cris s'interrompirent soudainement mais les convulsions, elles, ne cessèrent pas. La jeune fille tenta de le tenir comme elle put, lui maintenant le poitrail au sol. Mais quand elle voulu saisir sa tête elle cessa tout mouvement, perdue. Là où aurait dû se trouver ses cheveux, sa bouche, son nez ou ses yeux, il n'y avait rien. Tout ce qu'elle sentait était une parfaite et lisse sphère de métal.
- Qu'est-ce que…
