Attention: Ni Labyrinthe ni Bleach ne m'appartiennent.

En raison de mon retard, je vais poster deux chapitres cette semaine, bonne lecture !


Rapidement Minho redescendit quelques marches pour dire aux blocards de se protéger du soleil si ils ne voulaient pas finir brulés. Newt proposa alors d'utiliser une moitié de leurs sacs en draps et de prendre la seconde moitié pour la nourriture. Une fois que tous les blocards eurent passés leurs draps sur leur tête, faisant comme un châle, le groupe partit. En arrivant en haut des marches le groupe fut stupéfait de la chaleur étouffante, même respirer devenait douloureux.

Tsukishiro regarda les blocards monter puis, quand elle vit Ichigo et Toshiro terminer la marche, elle posa les yeux sur le paysage devant elle. Le sol était nu et poussiéreux, couvert de multiples cailloux gris-brun. Devant elle la terre était plate et sèche, stérile, et s'étendait à perte de vue. Il n'y avait ni arbre, ni buisson et pas la moindre colline ou vallée en vue. A l'horizon la blanche pouvait voir la chaleur former des vagues ondulantes. Enfin le ciel était d'un bleu sans nuage. En plissant les yeux la jeune fille vit au loin une chaine montagneuse, à mi-chemin de celle-ci ce trouvait ce qui ressemblait à des bâtiments, des immeubles peut-être, mais elle ne pouvait dire quelle distance les séparaient de cette ville aux contours cubiques.

En regardant à sa gauche elle remarqua que le soleil descendait vers l'horizon, elle put donc estimer que la ville se trouvait plein nord, là où ils devaient justement aller.

- A quelle distance se trouve cette ville à votre avis ? Demanda Newt.

- Cent cinquante kilomètres peut-être. Suggéra Toshiro. En tout cas c'est dans la direction qu'on doit prendre, au nord.

- Tu vises un peu loin, fit Minho, je dirais une cinquantaine de kilomètres et les montagnes peut-être à cent dix.

- Comment peux-tu être aussi précis ? Demanda Ichigo, intrigué.

- Je suis un coureur. Répondit-il comme une évidence. J'ai appris ça dans le Labyrinthe, même si les distances étaient plus courtes. Pas vrai Tsuki ?

- Hum hum. Acquiesça-t-elle.

- En tout cas l'homme-rat n'a pas exagéré avec ses histoires d'éruption solaire. C'est mort de chez mort ici. Observa Newt. Je me demande si le monde entier est comme ça.

- J'espère pas. Je donnerai n'importe quoi pour voir une touffe d'herbe ou une rivière si possible, se serai bien ça aussi. Fit Minho.

- Je me contenterai d'une touffe d'herbe. Soupira Newt.

- C'est vrai, moi aussi. Admit la blanche. Je me disais aussi qu'on pouvait difficilement faire plus différent du Labyrinthe. Là bas on était piégé entre des murs avec ce qu'il fallait pour survivre et ici on est libre de faire ce qu'on veut mais sans rien pour vivre, seulement une direction. Ironique n'est-ce pas ?

- Très juste. Affirma Minho. Mais bon, c'est pas comme si on y pouvait quelque chose.

Le groupe hocha la tête avec un soupir.

- Bon, maintenant on va devoir atteindre la ville, le soleil ne va pas tarder à se coucher alors on devrait avancer un peu et s'arrêter avant de continuer de nuit, ça sera surement plus agréable. Qu'est-ce que tu en penses ? Demanda la blanche à son ancien second.

- Ça me va, et les autres, vous en dites quoi ?

- C'est un bon plan. Fit le capitaine.

- Je suis d'accord, la nuit il fera surement plus frai alors ce sera moins dur d'avancer. Affirma le roux.

- Pour moi c'est bon. Termina Newt, en accord avec le reste du groupe.

- Alors on y va. Ordonna Minho.

Personne ne protesta.


Pour la suite du voyage le groupe dû s'adapter. Ils durent donc faire tenir leurs provisions et les sachets d'eaux dans un sac sur deux alors que l'autre sac suffisait à couvrir deux blocards marchant l'un à côté de l'autre. Finalement le groupe prit la route sur l'étendue rocheuse.

Minho partageai son drap avec Newt et Ichigo avec Aris, sans grand étonnement Tsukishiro partageai le sien avec le capitaine. La jeune fille tenait le coin gauche du drap tandis que le sac se trouvait sur son épaule droite. Toshiro, lui, se tenait à sa droite. Ils s'étaient convenus de s'échanger le sac toutes les tente minutes. Pendant un moment ils se contentèrent de marcher silencieusement dans la poussière, suivant Minho et Newt à la trace vers la ville. Finalement ce fut le blanc qui rompit le silence.

- Tu es couverte de sang. Dit-il.

Un peu étonnée elle le regarda avant de poser les yeux sur ses vêtements. Il était vrai qu'elle était dans un drôle d'état, mais avec la chaleur ambiante le sang avait séché presque immédiatement, formant diverses tâches brunes sur ses vêtements. En y regardant de plus près des tâches de sang couvraient le bout de ses chaussures, ses manches et son t-shirt. De nombreuses tâches couvraient également ses bras, ses poignets et ses mains, mais le fait d'avoir manipulé du tissus pour aider Winston avait retiré une grande partie du sang, n'en laissant que très peu à ces endroits. Enfin quelques tâches étaient présentes sur son short, du fait qu'elle avait dû s'essuyer dessus, et sur le bout de ses cheveux.

- Ce n'est pas comme si je pouvais y changer quelque chose. Fit-elle en haussant les épaules.

- C'est vrai. C'était le tout de le savoir.

- Merci. Sourit-elle doucement. J'imagine qu'avec la chaleur ça finira par craqueler et disparaitre. C'est un peu… glauque mais bon.

- Glauque mais vrai. Assura son ami.

Pour toute réponse elle hocha la tête. Après un moment les cris de Poêle-à-fire attirèrent l'attention des blocards, qui tournèrent les yeux vers ce que pointait du doigt le cuisto.

Loin devant eux, vers la ville, deux silhouettes couraient à leur rencontre, soulevant à chaque foulée de petits nuages de poussière.

Les deux blancs se regardèrent avec surprise avant de voir que tout le groupe avait cessé son avancée.

- Rapprochez vous les uns des autres. Ordonna doucement Minho. Et préparez vous à massacrer ces deux tocards au premier faux pas.

Les ombres silhouettes furent floues un moment jusqu'à ce que les deux individus ne se trouvent qu'à une centaine de mètres d'eux. Le groupe était tendu, chacun ayant encore bien en mémoire leur rencontre avec les fondus. Finalement les deux personnes s'arrêtèrent à quelques mètres des blocards, il y avait un homme et une femme. Tous deux avaient la même allure, grands et dégingandés. Leurs têtes et leurs visages étaient presque entièrement emmaillotés dans des haillons beiges percés pour leurs yeux et leur bouche. Leurs vêtements étaient composés de bout de tissus crasseux, consolidés çà et là de bandes de jean. Les deux arrivants se tenaient devant eux, haletant comme des bêtes.

- Qui êtes-vous ? Demanda prudemment Minho.

Ils ne répondirent pas, reprenant leur souffle.

- Qui êtes-vous ? Fit Minho en insistant sur chacun de ses mots.

De nouveau ils ne répondirent pas, à la place ils se séparèrent et firent un grand cercle autour des blocards, les fixant un à un. La petite blanche sentit la colère et l'impatience se déverser en elle, que voulaient ces gens exactement ?

Une fois que les deux nouveaux se rejoignirent Minho reprit.

- On est plus nombreux que vous, gronda Minho, alors dites nous qui vous êtes !

- Des fondus, répondit finalement la femme.

A sa voix elle semblait agacée, d'un geste brusque elle leur indiqua la ville.

- Des fondus ? Demanda Minho. Comme ceux qui on voulu s'introduire dans notre bâtiments ?

- Personnellement je trouve qu'ils n'y ressemblent pas du tout. Nota la blanche en croisant les bras.

- On est des fondus. Répéta simplement l'homme, d'un ton nettement plus doux que sa partenaire. On est venus voir si vous en étiez aussi, si vous aviez la Braise.

Minho se tourna vers ses camarades mais personne ne dit rien. Il se tourna de nouveau vers les nouveaux arrivants.

- On nous a dit qu'on l'avait. Vous pouvez nous en parler un peu ?

- Pas la peine, répondit l'homme, si vous l'avez-vous saurez bientôt tout ce qu'i savoir.

- Alors que nous voulez-vous ? Demanda Newt. Qu'est-ce que ça peut vous faire qu'on soit des fondus ou pas ?

La femme répondit mais ne prit pas du tout en compte les questions de Newt.

- Qu'est-ce que vous faites sur la Terre Brûlée ? D'où vous sortez ? Comment vous êtes arrivés là ?

La blanche regarda attentivement les deux fondus, ils n'avaient rien à voir avec ceux qui les avaient attaqué, ceux là semblaient… normaux. En regardant son compagnon elle le vit froncer les sourcils, il devait se dire la même chose. Les deux personnes devant eux étaient lucides, bien assez pour s'étonner de voir un groupe venir de nulle part. Ils n'avaient définitivement rien à voir avec les bêtes sauvages qui les avaient attaqués dans le dortoir. La jeune fille fut sortie de ses pensées en voyant Minho et Newt s'approcher d'elle.

- Qu'est-ce qu'on leur dit à ton avis ?

- Je ne sais pas. Avoua-t-elle.

- La vérité ? Proposa Newt.

- La vérité ? Géniale ton idée. Se moqua l'asiatique avant de se tourner vers les fondus. On est envoyés par le WICKED. On est sortis d'un trou un peu plus loin, au bout d'un tunnel. On doit traverser la Terre Brulée sur cent soixante kilomètres en direction du nord. Ça vous va ?

Les deux fondus ne répondirent rien mais enchainèrent en donnant l'impression de ne toujours pas les avoir écoutés.

- Tous les fondus ne sont pas fondus, fit l'homme. Ils ne sont pas tous au bout du rouleau. Chacun évolue à son niveau. Il faut savoir qui accepter et qui refuser, ou tuer. Vous avez tout intérêt à le comprendre vite fait, si vous voulez venir chez nous.

- Chez vous ? S'étonna la blanche avec une certaine impatience dans la voix, jamais les deux shinigamis ne l'avaient vu autant sur la défensive. Vous venez de la ville là-bas, hein ? C'est là que vivent les fondus ? Vous avez eau et nourriture ?

Ses questions étaient importantes et signifiaient beaucoup pour la survie du groupe, mais une fois de plus les deux fondus ne répondirent pas, se contentant de leur tourner le dos pour repartir vers la ville, agaçant d'avantage la jeune fille.

Cependant avant qu'ils ne partent la femme se tourna une dernière fois vers eux.

- Si vous ne l'avez pas encore, ça ne va pas tarder. Comme pour l'autre groupe. Celui supposé vous tuer.

Une fois cela dit les fondus partirent au petit trot vers la ville, laissant les blocards abasourdis. Finalement les silhouettes disparurent dans l'étendue désertique.

- L'autre groupe ? Demanda Poêle-à-frire.

- Je me demande si il parlait de mon groupe… Fit distraitement Aris.

- Le groupe B ? S'enquit le capitaine. Ça voudrai dire qu'ils seraient devant nous, en ville…

- Surement oui. Admit le roux, pensif.

- Peu importe ! Râla Minho. C'est plutôt l'idée qu'ils doivent nous tuer qui devrait tous nous inquiéter ! Ou peut être ce que nous ont dit ces fondus sur la Braise !

- Je ne pense pas qu'elle faisait allusion à nous tous. Intervint plus calmement la blanche. Après tout je dois surement être la seule cible du groupe B. Fit-elle en indiquant le tatouage sur son cou.

- On en sait rien, peut-être pas ! Elle ne peut pas t'avoir reconnue Tsuki ! Si qui que ce soit essaye de s'en prendre à toi ou à n'importe lequel d'entre nous c'est comme si il s'en prenait à tout notre groupe, pas vrai les gars ?

Une salve d'affirmation lui répondit. Malgré tout la blanche était bien moins optimiste que lui. Elle était inquiète, pensive, et ça le capitaine l'avait bien vu, mais que lui dire ?

- Bon, qu'est-ce qu'on fait ? Demanda Ichigo.

- On avance bien sur. On n'a pas le choix. Fit doucement Newt.

- Oui, et puis on ne peut pas éviter la ville, sinon on va tous mourir de faim, de soif et d'insolation. Affirma Minho. Là bas on pourra peut-être trouver un abri pour se protéger du soleil et peut-être même de quoi manger, fondus ou pas il faut prendre le risque.

- Et pour l'autre groupe ? Demanda Ichigo.

- Ils aurons probablement avancé mais si ce n'est pas le cas… Fit le blanc.

- Surtout qu'on a rien pour se défendre. Ajouta Jack, le blocard chargé d'aider Winston.

- Si c'est les filles dont nous a parlé Aris je leur montrerai mes deux flingues et elles fuiront à toutes jambes ! Fit Minho en faisant rouler les muscles de ses bras.

- Quel tocard. Gémit la blanche en recevant un regard noir de son ancien second, regard qu'elle esquiva tranquillement.

- Peu importe, avançons maintenant et on avisera plus tard. Bon, on va avancer, Newt va devant, Ichigo va remplacer Jack et Tsuki fermes la marche avec Toshiro. Allez, on y va !

Le groupe se remit en marche, cette fois Toshiro prit le sac, libérant l'épaule de la plus jeune.

Après un moment c'est avec soulagement que le groupe vit le soleil tomber sous l'horizon, rendant le ciel orangé et le faisant devenir de plus en plus foncé. Enfin la lumière aveuglante et frappante du soleil devenait supportable. Finalement les étoiles firent leur chemin dans le ciel et les blocards continuèrent un peu en se guidant grâce aux faibles lumières de la ville devant eux. Le drap n'était maintenant plus nécessaire, soulageant les bras des blocards. Puis le soleil disparu entièrement, emportant ses derniers rayons avec lui, couvrant le paysage d'un brouillard noir. La nuit était là.