Attention : Labyrinthe et Bleach ne sont pas à moi.

Bonne lecture !


Tsukishiro émit un cri de surprise et tenta férocement de se dégager de prise du fondu. Mais celui-ci n'en démordit pas et tira fortement, raclant sa jambe contre l'entrée de leur cachette. La blanche se mordit la lèvre pour ne pas crier de douleur. Le fondu répéta alors son geste, plus fortement, et cette fois la jeune fille ne put retenir un gémissement douloureux. Le duo ne s'attendait pas à tant de force alors que leur adversaire avait tant de blessures.

- Tsukishiro ! Essaye de ramener son bras dans le compartiment ! Fit le blanc en préparant un grand bris de verre qu'il avait ramassé sur le chemin.

La jeune fille hocha la tête et se traina de toutes ses forces vers le fond du compartiment. Quand le bras du fondu fut en vu le blanc n'hésita pas à lui enfoncer le bris de verre dans la chair déjà à vif. Le fondu hurla de douleur en lâchant prise.

- Il ne faut pas le laisser partir sinon il va rameuter les autres fondus ! S'exclama le capitaine en sortant immédiatement de leur cachette.

La blanche essaya de faire fi de la douleur qui lui tiraillait la jambe et le suivit. En sortant elle vit le fondu à genoux au sol, serrant son bras blessé contre lui. En croisant leur regard il se releva, la bave aux lèvres, et s'élança vers eux comme une bête sauvage. Ils réussirent à esquiver quelques coups mais la pièce était étroite et Tsukishiro fut bientôt rattrapée par sa douleur à la jambe. Dès lors le fondu l'attrapa par le cou et la plaqua violement contre le sol. La jeune fille gémit de douleur malgré un souffle difficile.

- Je vais t'prendre ton blair ! Rit le fondu avec folie.

- Surement pas ! S'exclama le capitaine en lui donnant un grand coup de pied dans les côtes, le faisant rouler dans le couloir adjacent.

Alors qu'il se relevait un couteau lui traversa le crâne, le faisant tomber raide dans le couloir humide. Les deux blancs sortirent vite de leur stupeur en voyant deux ombres s'approcher. Ils se raidirent en entendant les pas se rapprocher d'eux. Finalement une touffe rousse entra dans leur champ de vision et ils se détendirent d'un coup.

- Toshiro ! Tsukishiro ! S'exclama Ichigo avec un certain soulagement.

- Ichigo ! Soupira Tsukishiro.

- Comment as-tu… Commença le blanc.

- On venait de semer des fondus quand on a entendu des bruits de lutte et des éclats de voix. Expliqua Rinka en arrivant derrière le roux. Normalement j'aurai dit qu'il s'agissait de fondus qui se battaient entre eux mais Ichigo, par je ne sais quel moyen, a tout de suite su qu'il s'agissait de vous.

Ichigo se contenta d'hausser les épaules mais le capitaine comprit vite que le shinigami suppléant avait sentit son reiatsu.

- Merci beaucoup, fit finalement la blanche.

- Il ne faut pas rester là, reprit la brune.

- Tu vas pouvoir marcher Tsukishiro ? S'enquit le roux en voyant la peau sanglante et déchirée de la cuisse de la jeune fille.

- Ça ira. Assura-t-elle.

- Tu es sure ? Reprit le blanc.

- Oui. Répondit-elle en hachant la tête.

Sur ce le groupe se remit en marche rapidement, voulant éviter de croiser de nouveaux fondus. Rinka connaissait parfaitement les tunnels, appelés l'En-dessous, aussi elle guida les blocards avec assurance. Durant le trajet Ichigo expliqua à voix basse ce qu'il s'était passé depuis qu'ils avaient été séparés du groupe et le blanc fit de même, expliquant par la même occasion comment ils s'étaient retrouvés dans cette situation.

Après une heure de marche ils arrivèrent enfin à une grande échelle de fer qui devait les mener dehors. Une fois à l'extérieur les blocards purent voir des immeubles aux vitres brisées et des cadavres en pleine décomposition, le tout baigné dans le couché de soleil. Bien que le spectacle n'était pas des meilleurs ils étaient soulagé d'être à l'air libre.

Rinka réussi finalement à s'orienter et leur indiqua la direction des montagnes. Le groupe dû lui faire confiance car la vue dans la direction qu'elle indiquait était bouchée par des immeubles.

Le groupe la suivi silencieusement, sur leurs gardes. Plusieurs fois des bruits furent entendus en provenance des immeubles alentours et un groupe de fondu traversa leur rue à quelques mètres d'eux mais ne sembla pas les remarquer.

Au moment où la nuit allait tomber ils purent enfin apercevoir les montagnes.

- Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? S'enquit le roux.

- On doit trouver un abri pour la nuit, c'est trop dangereux d'avancer ici quand il fait noir.

- Et tu as une idée d'où aller ? Demanda Tsukishiro.

- Venez. Invita Rinka en reprenant sa marche.

La brune les mena dans un cul-de-sac, ça aurait pu paraitre idiot d'y dormir mais il se trouvait que les fondus n'auraient pas idée de venir y fouiller en sachant que c'était justement un cul-de-sac. De plus il y avait de vieux camions dans lesquels dormir et se cacher. Le groupe monta dans un vieux van désossé. Les fondus avaient récupérer tout ce qui pouvait servir mais les sièges conducteurs et le matelas en lambeaux fixé à ses lattes à l'arrière étaient encore utilisables. Le fait que des ressorts en métal ressortent du matelas avait du dissuader la plupart des fondus de s'en emparer, ce qui arrangeait le groupe. Ichigo et Rinka prirent les sièges à l'avant, laissant le lit du fond aux deux plus jeunes, surtout à Tsukishiro en fait, dont la jambe blessée devait être allongée. Avec de l'eau le capitaine nettoya les plaies de la jeune fille. Ce n'était pas profond mais la peau avait été déchirée à plusieurs endroits, laissant la chair à vif. Il ne fallait pas que ça s'infecte mais il n'y avait rien de propre pour bander la plaie. Finalement la blanche soupira et lui indiqua de prendre le rideau en lambeaux qui séparait le lit au reste du van. Bien qu'embêté le capitaine obtempéra, il secoua le tissus pour le défaire de la poussière qui s'y était déposée et s'en servit pour bander la plaie. Une fois cela fait il s'allongea à côté de son amie avec un soupir.

- Quelle journée hein ? S'enquit la jeune fille avec ironie.

- Tu m'en diras tant…

Après un moment de silence elle reprit.

- J'espère que les autres vont bien, je suis inquiète pour eux.

- Je comprends. C'est déjà rassurant, en soi, qu'on ait pu retrouver Ichigo et Rinka.

- C'est vrai. Admit-elle. Quand je pense qu'on commence la journée avec une tempête, qu'on rencontre des fondus, qu'on se retrouve piégés dans un sous sol sordide, qu'on se fasse attaquer et qu'on termine la journée dans un van moisi dans une ville de fondu. Même la pire des agences de cinéma ne voudrai pas d'un scénario aussi grotesque.

Le capitaine émit un petit rire, elle disait surement vrai.

- Mais je suis contente que tu ais été là. Avoua-t-elle à mi-voix.

Le blanc se tourna vers elle avec surprise mais il vit qu'elle évitait soigneusement son regard avec un rougissement.

- Moi aussi je suis soulagé de ne pas avoir été seul.

La jeune fille se tourna alors vers lui, une certaine surprise inscrite sur ses traits. Devant sa surprise le capitaine rit doucement en la rapprochant de lui, faisant poser sa tête sur son torse. Bien que ce geste fut inattendu elle ne recula pas, au contraire, elle se replaça confortablement en se laissant bercer par les battements du cœur de son ami.

- On va rejoindre les autres et trouver le refuge, ne perd pas espoir. Lui dit-il.

- Oui. Tous ensembles. Fit-elle avant de sombrer dans le sommeil.

- Oui, ensemble. Murmura le blanc en regardant le plafond.


Dans la nuit Ichigo fut réveillé par un cauchemar, paniqué il regarda autour de lui et vit avec soulagement que tout était calme et que tout le monde dormait, hormis Rinka, qui s'enquit rapidement de son état. Après lui avoir assuré que tout allait bien et ne trouvant pas le sommeil il lui demanda comment la vie été ici. Pour lui tout était nouveau, comme l'avait dit Hitsugaya ce monde n'était surement pas le leur et ça s'était confirmé, aussi il était curieux sur ce qui avait mené ce monde à cette situation désastreuse.

La jeune fille lui expliqua que la température commençait seulement à baisser mais qu'il faudra sans doute des siècles avant que le niveau des océans ne diminue. Apparemment les éruptions solaires avaient causé beaucoup de morts. D'après elle si il n'y avait pas eu la Braise le monde aurait pu se relever plus vite. Elle ajouta qu'il y avait toujours des pays malgré tout mais qu'ils s'étaient soudés avec l'arrivé de la Braise, mettant en communs leur technologie et leurs ressources pour créer le WICKED. Apparemment le WICKED avait mi en quarantaine des régions entières pour ralentir la pandémie. Enfin elle les situa au Mexique et expliqua qu'on appelait maintenant cette région la Terre Brulée. Celle-ci s'étendait des tropiques du Cancer à celles du Capricorne. Ça s'étendait donc de l'Amérique centrale, à l'Amérique du Sud en passant par l'Afrique, le Moyen-Orient et l'Asie du Sud-est. Tout ça n'était plus qu'un immense désert.

Pour finir elle lui parla du ''bliss'' un médicament expérimental mis au point il y a des années pour calmer la maladie, elle la calmait mais ne l'enrayait pas. Apparemment ça engourdissait le cerveau, ralentissant alors la maladie. D'après Rinka seul les gens importants et riches en avaient.

Finalement le roux se rendormi, pensif, non sans se faire la note mentale de raconter tout cela à ses deux amis dormant à l'arrière.


Tsukishiro se réveilla aux premières lueurs du jour ce matin là, habitude prise au Bloc pour se préparer à aller arpenter les allées du Labyrinthe. A ses côtés elle vit que le blanc était toujours endormi, bien qu'il semblait sur le point de se réveiller. Elle se redressa doucement et s'étira. Elle avait des courbatures mais se sentait relativement bien, une nuit de sommeil sur un matelas, bien que dans un état misérable, faisait le plus grand bien, aussi bien physiquement que mentalement. En sortant du lit elle vit qu'Ichigo et Rinka dormaient toujours à point fermés. Silencieusement elle décida de profiter de la fraicheur matinale, dont elle ne pourrait plus profiter avant le soir même, si soir il y avait. Elle secoua la tête, ce n'était pas la peine d'être défaitiste dès le levé du jour. Elle sortit silencieusement du van et s'étira en restant à côté de la porte, préférant ne pas s'éloigner.

Un éclat en face d'elle attira son attention. De l'autre côté du cul-de-sac, sur un mur de béton écaillé se trouvait une plaque semblable à celles qui se trouvaient sur les murs du labyrinthe. De la couleur jusqu'aux caractères d'écritures, tout était exactement pareil. Pourtant le message était différant et il fallu cinq bonnes minutes pour qu'elle réalise ce qu'il y avait d'écrit dessus.

Tsukishiro, en réalité, c'est toi le chef